jeudi 21 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2002226 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | PUIGRENIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 9 et 20 avril 2020, la société Chavaz père et fils, représentée par Me Puigrenier, demande au tribunal :
1°) d'annuler la délibération du 14 octobre 2019 par laquelle le conseil municipal d'Etrembières a approuvé le plan local d'urbanisme de la commune, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Etrembières une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la communauté d'agglomération Annemasse Agglo n'a pas été saisie pour avis en sa qualité d'autorité organisatrice des transports, en méconnaissance des articles L. 132-7 et de l'article L. 153-16 du code de l'urbanisme ;
- de nombreuses modifications ne procédant pas de l'enquête publique et remettant en cause l'économie générale du projet ont été opérés postérieurement à l'enquête publique ;
- le commissaire enquêteur n'a pas répondu à ses observations formulées au cours de l'enquête publique, en méconnaissance de l'article R. 123-19 du code de l'environnement ;
- le classement en zone N des parcelles cadastrées section B n° 384, 1 720 et 1 723 est entaché d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation ;
- le classement en zone Uyd du tènement lui appartenant, qui fait obstacle à son activité de concassage, est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- le classement en zone Uya et Uc des parcelles cadastrées section B sous les n° 2 602, 2 603, 2 604, 2 606, 2 608, 2 609, 2 611, 2 612, 2 272 et 2 2275 et les orientations d'aménagement n° 4 et 5 sont entachés d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 mai 2021, la commune d'Etrembières, représentée par Me Duraz, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire à ce qu'il soit fait application de l'article L. 600-9 du code de l'urbanisme et demande au tribunal de mettre à la charge de la société Chavaz père et fils une somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la société requérante n'a pas intérêt à agir ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de l'environnement ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Beytout,
- les conclusions de Mme Bedelet, rapporteure publique,
- et les observations de Me Andine, représentant la société Chavaz père et fils, et de Me Duraz, avocate de la commune d'Etrembières.
Considérant ce qui suit :
1. Par une délibération du 14 octobre 2019, le conseil municipal de la commune d'Etrambières a adopté le plan local d'urbanisme de la commune. Par courrier du 12 décembre 2019, la société Chavaz a formé un recours gracieux contre celle-ci, implicitement rejeté. Par la présente requête, elle demande l'annulation de la délibération du 14 octobre 2019, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
Sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense.
En ce qui concerne la procédure d'élaboration du plan local d'urbanisme :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 132-7 du code de l'urbanisme : " L'Etat, les régions, les départements, les autorités organisatrices prévues à l'article L. 1231-1 du code des transports, les établissements publics de coopération intercommunale compétents en matière de programme local de l'habitat, les collectivités territoriales ou les établissements publics mentionnés à l'article L. 312-3 du présent code, les établissements publics chargés d'une opération d'intérêt national ainsi que les organismes de gestion des parcs naturels régionaux et des parcs nationaux sont associés à l'élaboration des schémas de cohérence territoriale et des plans locaux d'urbanisme dans les conditions définies aux titres IV et V () ". Et aux termes de l'article L. 153-16 du même code : " Le projet de plan arrêté est soumis pour avis : / 1° Aux personnes publiques associées à son élaboration mentionnées aux articles L. 132-7 et L. 132-9 () ". Aux termes de l'article R. 153-4 du code de l'urbanisme : " Les personnes consultées en application des articles L. 153-16 et L. 153-17 donnent un avis dans les limites de leurs compétences propres, au plus tard trois mois après transmission du projet de plan. / A défaut de réponse dans ce délai, ces avis sont réputés favorables ".
3. Il ressort des pièces du dossier que la communauté d'agglomération Annemasse Agglo, qui est à la fois l'établissement public de coopération intercommunale de rattachement de la commune d'Etrembières et l'autorité organisatrice des transports pour le territoire de cette commune, a été saisie du projet de plan local d'urbanisme arrêté et a rendu un avis le 9 octobre 2018 portant notamment sur la question des transports. Le moyen tiré de l'absence d'avis de la commune en sa qualité d'autorité organisatrice des transports doit donc être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 123-19 du code de l'environnement : " Le commissaire enquêteur ou la commission d'enquête établit un rapport qui relate le déroulement de l'enquête et examine les observations recueillies. / Le rapport comporte le rappel de l'objet du projet, plan ou programme, la liste de l'ensemble des pièces figurant dans le dossier d'enquête, une synthèse des observations du public, une analyse des propositions produites durant l'enquête et, le cas échéant, les observations du responsable du projet, plan ou programme en réponse aux observations du public. / Le commissaire enquêteur ou la commission d'enquête consigne, dans une présentation séparée, ses conclusions motivées, en précisant si elles sont favorables, favorables sous réserves ou défavorables au projet ".
5. Si ces dispositions n'impliquent pas que le commissaire enquêteur soit tenu de répondre à chacune des observations présentées lors de l'enquête, elles l'obligent néanmoins à indiquer, au moins sommairement et en donnant son avis personnel, les raisons qui déterminent le sens de celui-ci.
6. En l'espèce, il ressort du rapport d'enquête que le commissaire enquêteur a répertorié les observations de la société Chavaz, a donné un avis défavorable à sa demande concernant le classement des parcelles lui appartenant dans le secteur de Bois Layssuz et a donné un avis favorable concernant le classement des parcelles lui appartenant en zone Uyd, en explicitant succinctement les raisons déterminant le sens de ces avis. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation des conclusions du commissaire enquêteur doit être écarté.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 153-21 du code de l'urbanisme : " A l'issue de l'enquête, le plan local d'urbanisme, éventuellement modifié pour tenir compte des avis qui ont été joints au dossier, des observations du public et du rapport du commissaire ou de la commission d'enquête, est approuvé par : / () / 2° Le conseil municipal dans le cas prévu au 2° de l'article L. 153-8 ". Il résulte de ces dispositions qu'il est loisible à l'autorité compétente de modifier le plan local d'urbanisme après l'enquête publique, sous réserve, d'une part, que ne soit pas remise en cause l'économie générale du projet et, d'autre part, que cette modification procède de l'enquête. Doivent être regardées comme procédant de l'enquête les modifications destinées à tenir compte des réserves et recommandations du commissaire ou de la commission d'enquête, des observations du public et des avis émis par les autorités, collectivités et instances consultées et joints au dossier de l'enquête.
8. La société Chavaz soutient que de nombreuses modifications ont été opérées postérieurement à l'enquête publique. Toutefois il ne ressort pas des pièces du dossier que les modifications qu'elle énumère sans les détailler, qui procèdent de l'enquête publique, remettent en cause l'économie générale du projet de plan local d'urbanisme initialement soumis à enquête. Par suite, le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne les classements opérés :
9. D'une part, il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. Leur appréciation sur ces différents points ne peut être censurée par le juge administratif qu'au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste, fondée sur des faits matériellement inexacts ou entaché d'un détournement de pouvoir.
10. D'autre part, pour apprécier la cohérence exigée au sein du plan local d'urbanisme entre le règlement et le projet d'aménagement et de développement durable, il appartient au juge administratif de rechercher, dans le cadre d'une analyse globale le conduisant à se placer à l'échelle du territoire couvert par le document d'urbanisme, si le règlement ne contrarie pas les orientations générales et objectifs que les auteurs du document ont définis dans le projet d'aménagement et de développement durable, compte tenu de leur degré de précision. Par suite, l'inadéquation d'une disposition du règlement du plan local d'urbanisme à une orientation ou à un objectif du projet d'aménagement et de développement durable ne suffit pas nécessairement, compte tenu de l'existence d'autres orientations ou objectifs au sein de ce projet, à caractériser une incohérence entre ce règlement et ce projet.
11. En premier lieu, aux termes de l'article R. 151-24 du code de l'urbanisme : " Les zones naturelles et forestières sont dites " zones N ". Peuvent être classés en zone naturelle et forestière, les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison : / 1° Soit de la qualité des sites, milieux et espaces naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique ; / 2° Soit de l'existence d'une exploitation forestière ; / 3° Soit de leur caractère d'espaces naturels ; / 4° Soit de la nécessité de préserver ou restaurer les ressources naturelles ; / 5° Soit de la nécessité de prévenir les risques notamment d'expansion des crues ".
12. La société Chavaz soutient que le classement d'une partie de la parcelle cadastrée section B n° 384 et des parcelles cadastrées section B 1 720 et 1 723, situées au lieudit Bois Layssuz, en zone naturelle est entaché d'erreur manifeste d'appréciation et qu'il est contraire à l'objectif de maintien et de développement des activités économiques énoncé dans le projet d'aménagement et développement durable dès lors qu'elles ne présentent aucun intérêt du point de vue de la protection de la nature et des milieux naturels et qu'elle les utilise déjà pour le stockage de ses bennes de transport. Il s'agit toutefois de grandes parcelles formant un ensemble de deux hectares à l'état naturel qui font partie d'un ensemble plus vaste repéré comme un secteur d'intérêt écologique correspondant au domaine de l'Arve au titre de l'article L. 151-23 du code de l'urbanisme. Leur classement en zone N vise également à limiter la fréquentation de ce site au vu du risque de pollution lié à la présence antérieure d'une décharge sur ces parcelles, conformément à l'un des objectifs énoncés par le projet d'aménagement et de développement durable. Au demeurant, la société Chavaz ne dispose à ce stade d'aucune autorisation d'exploitation de ces parcelles au titre de la législation sur les installations classées. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation entachant le classement de ces parcelles et de la contrariété de ce classement avec le projet d'aménagement et de développement durable doit être écarté.
13. En deuxième lieu, la zone Uyd est définie par le règlement comme un secteur d'accueil des activités extractives et des activités économiques qui leur sont directement liées et l'article Uy 2 dispose que dans le secteur Uyd " () L'industrie est admise uniquement pour les activités extractives et les activités qui leur sont directement liées : recyclage et traitement des matériaux, vente de matériaux, centrale à béton, ". La société Chavaz n'est, dans ces conditions, pas fondée à soutenir que le classement en zone Uyd d'un tènement composé de plusieurs parcelles qu'elle exploite est entaché d'erreur manifeste d'appréciation dès lors que le règlement de cette zone contrevient à l'autorisation d'exploitation d'installation classée et au permis de construire pour une installation de concassage qui lui ont été délivrés antérieurement et qu'il est, de manière plus générale, contraire à l'objectif de maintien et de développement des activités économiques énoncé dans le projet d'aménagement et de développement durable.
14. En troisième lieu, la société Chavaz soutient que le classement du tènement qu'elle exploite respectivement en zone Uya et en zone Uc et l'institution des orientations d'aménagement et de programmation n° 4 secteur Balme et 5 Chez Fichard sont entachés d'erreur manifeste d'appréciation.
15. S'agissant du classement en zone Uc et de l'orientation d'aménagement et de programmation (OAP) n° 4 secteur Balme, la société Chavaz ne peut utilement invoquer le sursis à statuer qui a été opposé en 2016 à une demande de permis de construire portant sur des locaux à usage d'habitation mentionnant que le terrain serait destiné à des activités artisanales ni la présence d'une plateforme de vente de matériaux qu'elle exploite, qui ne lui donne aucun droit acquis au maintien d'un zonage favorable à ses activités. Si, pour fixer le zonage, la commune d'Etrembières doit tenir compte de l'existant, elle doit aussi prendre en considération les perspectives d'avenir. Or il ressort des pièces du dossier que la zone Uc créée s'insère dans un quartier où existe déjà de l'habitat pavillonnaire. En outre, plusieurs zones sur lesquelles étaient envisagées des constructions à usage d'habitation se sont révélées être inondables à la suite de la crue de l'Arve de 2015. Ainsi, compte tenu du besoin de logement existant sur la commune et des caractéristiques du secteur, le classement en zone Uc et l'institution de l'orientation d'aménagement et de programmation n° 4 au secteur Balme ne sont pas entachés d'erreur manifeste d'appréciation.
16. S'agissant du classement en zone Uya et de l'orientation d'aménagement et de de programmation n° 5 secteur chez Fichard, secteur dédié principalement à l'artisanat et à l'industrie par le règlement du plan local d'urbanisme, la société Chavaz fait valoir qu'elle y exerce des activités liées à l'exploitation de la carrière incompatibles avec ce zonage. Il ressort toutefois des pièces du dossier que conformément à l'objectif énoncé dans le projet d'aménagement et de développement durable, la commune d'Etrembières souhaite relocaliser toutes les activités liées à la carrière dans les secteurs dédiés en pied de carrière afin de permettre la mutation du bâti dans le secteur du pas de l'Echelle, afin notamment d'accueillir les entreprises artisanales du chemin des Morilles menacées par un risque de chutes de blocs. La société Chavaz ne démontre pas que la délocalisation de ces activités est impossible du fait de la différence de taille des deux tènements. La circonstance, par ailleurs, qu'un bâtiment existant dans cette zone présente une hauteur supérieure aux 10 mètres autorisés en zone Uya est sans incidence sur l'appréciation de la légalité d'un tel classement, destiné à fixer des perspectives d'avenir. Par suite, le classement en zone Uya et l'institution de l'orientation d'aménagement et de programmation n° 5 secteur chez Fichard ne sont pas entachés d'erreur manifeste d'appréciation.
17. Si la société Chavaz propose une localisation alternative des zones Uya et Uc, il n'appartient pas au juge administratif de se prononcer sur l'opportunité des politiques menées en matière de planification urbaine par les collectivités locales.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par la société Chavaz doivent être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune d'Etrembières, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demande la société Chavaz au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
20. En revanche, il y a lieu de mettre à la charge de la société Chavaz le versement à la commune d'Etrembières d'une somme de 1 500 euros à ce titre.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société Chavaz père et fils est rejetée.
Article 2 : La société Chavaz père et fils versera 1 500 euros à la commune d'Etrembières en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Chavaz père et fils et à la commune d'Etrembières.
Délibéré après l'audience du 7 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Thierry, président,
M. Hamdouch, premier conseiller,
Mme Beytout, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 septembre 2023.
La rapporteure,
E. BEYTOUT
Le président,
P. THIERRY Le greffier,
P. MULLER
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026