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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2003060

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2003060

jeudi 1 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2003060
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantSFEZ

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête enregistrée le 9 juin 2020 sous le n°2003060, M. B A, représenté par Me Sfez, demande au tribunal :

1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 13 février 2020 par lequel le préfet de la Haute-Savoie a déclaré d'utilité publique l'aménagement d'un parking de centre-ville sur le territoire de la commune de Veyrier-du-Lac ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le délai de convocation de 3 jours des conseillers municipaux, prévu par l'article L. 2121-11 du code général des collectivités territoriales, à la séance au cours de laquelle le conseil municipal a décidé l'engagement d'une procédure d'expropriation de sa parcelle n'a pas été respecté ;

- le conseil municipal n'ayant été informé de l'estimation actualisée de la valeur de la parcelle à acquérir que le 17 juin 2019, il n'a pas pu valablement délibérer avant cette date et ne pouvait donc confier, en février 2019, à l'établissement public foncier de la Haute-Savoie le soin d'engager la procédure d'expropriation par saisine du préfet ;

- il n'est pas possible de s'assurer de la régularité de la délibération du conseil d'administration de l'établissement public foncier de Haute-Savoie du 8 mars 2019 ;

- la déclaration d'utilité publique a été signée par une autorité incompétente ;

- il n'est pas établi que le dossier d'enquête publique conjointe préalable, qui doit être transmis au préfet par application de l'article R. 112-4 du code de l'expropriation, l'ait été et comportait une note explicative suffisamment précise ;

- les observations recueillies dans le cadre de l'enquête publique ont été faussées par l'intervention du maire, circonstance qui ne permettait pas la remise d'un rapport objectif par le commissaire enquêteur ;

- le rapport du commissaire enquêteur n'est pas suffisamment motivé ;

- le projet de la commune ne répond pas à un but d'utilité publique ;

- le recours à l'expropriation n'est pas indispensable à la réalisation de ce projet ;

- les atteintes à son droit de propriété et le coût financier de ce projet sont excessifs.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 juillet 2020, l'établissement public foncier de la Haute-Savoie conclut au rejet de la requête et demande une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.

Le préfet de la Haute-Savoie a présenté un mémoire en défense, enregistré le 21 août 2020 par lequel il conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.

II. Par une requête enregistrée le 15 décembre 2020 sous le n°2007579, M. B A, représenté par Me Sfez, demande au tribunal :

1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 6 octobre 2020 par lequel le préfet de la Haute-Savoie a approuvé la cessibilité des parcelles nécessaires au projet d'aménagement d'un parking de centre-ville sur le territoire de la commune de Veyrier-du-Lac ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente ;

- il n'est pas établi que les indications cadastrales figurant en annexe de l'arrêté en litige correspondent aux biens visés par la déclaration d'utilité publique ;

- l'arrêté en litige est illégal dans la mesure où l'opération projetée ne répond pas à un but d'utilité publique ;

- l'illégalité de la déclaration publique prive l'arrêté attaqué de base légale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 juillet 2021, l'établissement public foncier de la Haute-Savoie conclut au rejet de la requête et demande une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.

Le préfet de la Haute-Savoie a présenté un mémoire en défense, enregistré le 8 juillet 2021 par lequel il conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.

Le mémoire enregistré le 7 novembre 2022 présenté par M. A n'a pas été communiqué.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'expropriation pour cause d'utilité publique ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Permingeat, premier conseiller ;

- les conclusions de M. Journé, rapporteur public ;

- et les observations de Me Hecketsweiler représentant M. A et de Mme D représentant l'établissement public foncier de la Haute-Savoie.

Considérant ce qui suit :

1. M. A était propriétaire d'une parcelle de terrain d'une superficie de 514 m2 cadastrée AE 412, située dans le centre de la commune de Veyrier-du-Lac, qu'il louait, jusqu'en 2014, à cette commune. Cette parcelle était utilisée comme parking public. Elle fait par ailleurs l'objet d'un emplacement réservé dans le plan local d'urbanisme. Dans les présentes instances, M. A demande l'annulation pour excès de pouvoir, d'une part, de l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 13 février 2020 portant déclaration d'utilité publique du projet d'aménagement de cette parcelle en un parking de 15 places comprenant une place destinée aux personnes à mobilité réduite et un emplacement pour cyclistes et, d'autre part, de l'arrêté de cessibilité de cette parcelle à l'établissement public foncier de la Haute-Savoie pris par le préfet de la Haute-Savoie le 6 octobre 2020. Ces deux affaires présentant à juger des questions connexes, il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.

Sur les conclusions à fin d'annulation pour excès de pouvoir

En ce qui concerne la déclaration d'utilité publique :

2. Aux termes de l'article L. 2121-11 du code général des collectivités territoriales : " Dans les communes de moins de 3 500 habitants, la convocation est adressée trois jours francs au moins avant celui de la réunion ".

3. En l'espèce, les membres du conseil municipal de Veyrier-du-Lac ont été convoqués le 6 février 2019 à séance du 11 février suivant au cours de laquelle l'engagement d'une procédure d'expropriation de la parcelle de M. A a été décidé. Dès lors, le délai institué par les dispositions citées au point précédent a été respecté, la circonstance qu'il couvre deux jours de fin de semaine n'emportant aucune conséquence sur ses règles de computation.

4. Aux termes de l'article L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales : " Tout membre du conseil municipal a le droit, dans le cadre de sa fonction, d'être informé des affaires de la commune qui font l'objet d'une délibération ".

5. Il résulte des termes de la délibération du 11 février 2019 que les membres du conseil municipal de Veyrier-du-Lac ont été dûment informés du coût, alors estimé à 359 400 euros TTC, de l'acquisition et de l'aménagement du parking en litige avant de donner leur accord à l'engagement de la procédure d'expropriation. La circonstance que cette estimation initiale ait été ultérieurement ramenée à 274 150 euros, suite à un nouvel avis de France domaine sur la valeur de la parcelle du requérant, est sans influence sur la validité du consentement qu'ils ont alors donné dès lors que celui-ci repose sur les données disponibles à l'époque étant précisé, de surcroît, que, saisis de ces nouvelles informations, ils ont réitéré leur accord à la procédure d'expropriation par délibération du 17 juin 2019.

6. En se bornant à indiquer qu'il n'est pas possible de s'assurer de la régularité de la délibération du conseil d'administration de l'établissement public foncier de la Haute-Savoie, le requérant, à qui il appartenait de demander communication de cette délibération pour en contester utilement et le cas échéant la légalité, n'assortit pas ce moyen de précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.

7. Aux termes de l'article R. 112-1 du code de l'expropriation : " Sauf disposition particulière, l'enquête publique est ouverte et organisée par le préfet du département où doit se dérouler l'opération en vue de laquelle l'enquête est demandée ". Aux termes de l'article R. 112-4 du même code dans sa version applicable : " Lorsque la déclaration d'utilité publique est demandée en vue de la réalisation de travaux ou d'ouvrages, l'expropriant adresse au préfet du département où l'opération doit être réalisée, pour qu'il soit soumis à l'enquête, un dossier comprenant au moins : 1° Une notice explicative () ". Aux termes de l'article R. 112-6 du même code : " La notice explicative prévue aux articles R. 112-4 () indique l'objet de l'opération et les raisons pour lesquelles, parmi les partis envisagés, le projet soumis à l'enquête a été retenu, notamment du point de vue de son insertion dans l'environnement ".

8. Il résulte des pièces produites en défense qu'une notice explicative a été adressée au préfet de la Haute-Savoie conformément aux dispositions citées au point précédent. Ce document décrit par ailleurs l'objet de l'opération qui consiste en l'acquisition et le réaménagement de la parcelle AE 412 appartenant à M. A en parking public. Sont également détaillées les raisons ayant présidé au choix d'un tel projet à savoir l'affectation antérieure de cette parcelle comme parking public en vertu d'un bail conclu avec ses propriétaires, la résiliation, en 2014, par les intéressés de ce contrat, l'insuffisance de l'offre de stationnement en centre-ville et l'échec des tentatives d'acquisition amiable de la parcelle AE 412. La notice explicative précise enfin les conséquences, notamment environnementales, du projet. Elle satisfait ainsi aux exigences énoncées par les dispositions de l'article R. 112-6 citées au point 7.

9. La circonstance qu'une association de parents d'élèves ait invité ses membres à participer à l'enquête publique ouverte par le préfet de la Haute-Savoie et à s'exprimer en faveur du projet d'expropriation en litige et ce, après avoir obtenu des informations " de la mairie ", n'atteste nullement du fait que la municipalité de Veyrier-du-Lac, à qui il appartient d'informer les usagers qui l'interrogent sur les affaires en cours dans la commune, se serait immiscée dans la procédure d'enquête publique de manière à la fausser.

10. Aux termes de l'article R. 112-19 du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : " Le commissaire enquêteur () rédige un rapport énonçant ses conclusions motivées, en précisant si elles sont favorables ou non à l'opération projetée ".

11. En l'espèce et contrairement aux affirmations du requérant, le rapport du commissaire enquêteur mentionne le projet de l'intéressé consistant à créer, sur la parcelle AE 412, un parking payant réservé aux seuls riverains de sa parcelle. Par ailleurs, ce rapport indique bien l'avis personnel du commissaire enquêteur qu'il motive par l'énoncé de huit observations. Par suite, ce rapport satisfait à l'exigence de motivation énoncée par les dispositions citées au point précédent.

12. Il résulte des points 2 à 11 que le moyen tiré du vice de procédure entachant l'arrêté portant déclaration d'utilité publique en litige doit être écarté dans ses différentes branches.

13. L'arrêté contesté a été signé par Mme Gouache, secrétaire générale de la préfecture de la Haute-Savoie qui avait reçu, à cette fin, une délégation consentie par arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 30 avril 2018 régulièrement publié. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cet arrêté doit être écarté.

14. Il appartient au juge, lorsqu'il doit se prononcer sur le caractère d'utilité publique d'une opération nécessitant l'expropriation d'immeubles, de contrôler successivement qu'elle répond à une finalité d'intérêt général, que l'expropriant n'était pas en mesure de réaliser l'opération dans des conditions équivalentes sans recourir à l'expropriation, notamment en utilisant des biens se trouvant dans son patrimoine et, enfin, que les atteintes à la propriété privée, le coût financier et, le cas échéant, les inconvénients d'ordre social ou économique que comporte l'opération ne sont pas excessifs eu égard à l'intérêt qu'elle présente.

15. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier, et notamment de la notice explicative transmise au préfet de la Haute-Savoie par l'établissement public foncier de Haute-Savoie et du rapport du commissaire-enquêteur, que la commune de Veyrier-du-Lac jouit d'une attractivité touristique qui génère des périodes de forte affluence de véhicules sur son territoire. Par ailleurs, les 200 places offertes par les parkings présents en centre-ville, occupées pour certaines, de surcroît même si ce n'est que ponctuellement, par des marchands ambulants, ne permettent pas de satisfaire les besoins de la population en stationnement compte tenu de la concentration des activités commerciales et de service public dans cette zone. En atteste le fait que pendant 14 ans, jusqu'en 2014, la commune de Veyrier-du-Lac a loué au requérant la parcelle AE 412 afin de l'utiliser comme parking public. Le terrain du requérant est, en outre, situé à proximité de plusieurs commerces de proximité (une fleuriste, une boulangerie, une supérette et un bureau de tabac). Par suite, l'opération en litige répond à une finalité d'intérêt général.

16. Aucun élément ne permet d'étayer les affirmations de M. A selon lesquelles les parkings existant en centre-ville pourraient faire l'objet d'agrandissements ou d'aménagements afin de créer un nombre de place équivalent à celui permis par le projet à l'origine de l'expropriation litigieuse. A l'inverse il ressort notamment des constats du commissaire-enquêteur que la parcelle AE 412 est le seul espace suffisant en centre-ville pour permettre la création de 15 places de parking, la commune ne possédant pas de terrain équivalent dans cette zone. Quant au projet du requérant de créer sur sa parcelle un parking réservé aux seuls occupants d'un immeuble riverain, il ne saurait, eu égard aux conditions d'exploitation de ce terrain qui en résulteraient, être regardé comme équivalent au projet motivant l'expropriation en litige lequel prévoit, outre le libre accès des automobilistes à 14 places, la création d'une quinzième place réservée aux personnes à mobilité réduite ainsi qu'un emplacement réservé aux cyclistes. Par suite, le requérant n'est pas fondé à remettre en cause la nécessité de recourir à la procédure d'expropriation.

17. Certes, l'expropriation en litige prive M. A de la possibilité d'utiliser la parcelle AE412 pour réaliser, comme il l'envisageait, un parking privé fermé dont les emplacements auraient été loués aux habitants d'un immeuble riverain. Toutefois, compte tenu, d'une part, des besoins importants en stationnement dans le centre-ville de Veyrier-du-Lac tels qu'exposés au point 15 et, d'autre part, du fait que le projet de M. A ne peut être regardé comme équivalent à celui contesté qui consiste à créer des places de stationnement pour véhicules et cyclistes, en libre accès, gratuites et à occupation d'une durée limitée afin de permettre leur utilisation par le maximum d'usagers. Par suite, l'atteinte portée au droit de propriété du requérant par cette opération n'apparaît pas excessive au regard de ses avantages. Il en va de même de son coût financier, compte tenu de l'absence de solution alternative à un coût équivalent.

18. Il résulte des points 15 à 17 que M. A n'est pas fondé à remettre en cause l'utilité publique de l'opération nécessitant l'expropriation de la parcelle AE 412.

19. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation pour excès de pouvoir, présentées par M. A contre l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 13 février 2020 portant déclaration d'utilité publique du projet d'aménagement d'un parking de centre-ville sur la parcelle AE 412 dans la commune du Veyrier-du-Lac doivent être rejetées.

En ce qui concerne l'arrêté de cessibilité :

20. L'arrêté contesté a été signé par Mme Gouache, secrétaire générale de la préfecture de la Haute-Savoie qui avait reçu, à cette fin, une délégation consentie par arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 30 avril 2018 régulièrement publié. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cet arrêté doit être écarté.

21. Aux termes de l'article L. 132-1 du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : " L'autorité compétente déclare cessibles les parcelles ou les droits réels immobiliers dont l'expropriation est nécessaire à la réalisation de l'opération d'utilité publique ".

22. Pour les motifs exposés aux points 15 à 17, M. A n'est pas fondé à remettre en cause l'utilité publique de l'opération nécessitant l'expropriation de la parcelle AE 412 lui appartenant et, partant, la légalité de l'arrêté de cessibilité en litige.

23. Pour les motifs exposés aux points 2 à 17, l'exception d'illégalité de l'arrêté portant déclaration d'utilité publique du 13 février 2020, excipée à l'encontre de l'arrêté de cessibilité du 6 octobre 2020, doit être écartée.

24. En se bornant à soutenir, sans autre précision, qu'il ne serait pas établi que les indications cadastrales figurant en annexe de l'arrêté en litige correspondraient aux biens visés par la déclaration d'utilité publique, le requérant se borne à faire état de suspicions. Par suite, le moyen correspondant doit être écarté comme dépourvu des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.

25. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation pour excès de pouvoir présentées par M. A contre l'arrêté de cessibilité du préfet de la Haute-Savoie du 6 octobre 2020 doivent être rejetées.

Sur les frais des litiges :

26. Eu égard à sa qualité de partie perdante dans les deux instances n°2003060 et n°2007579, les conclusions présentées par M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées. Dans les circonstances de l'espèce, il n'a y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par l'établissement public foncier de la Haute-Savoie sur le même fondement.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes de M. A sont rejetées.

Article 2 : Les conclusions présentées par l'établissement public foncier de la Haute-Savoie au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à l'établissement public foncier de la Haute-Savoie et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires. Copie en sera délivrée au préfet de la Haute-Savoie.

Délibéré après l'audience du 18 janvier 2024, à laquelle siégeaient :

M. Pfauwadel, président,

Mme Bailleul, premier conseiller,

Mme Permingeat, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er février 2024.

Le rapporteur,

F. Permingeat

Le président,

T. Pfauwadel

Le greffier,

M. C

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

N°2003060 2007579

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