mardi 8 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2004213 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | DUCHER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés le 27 juillet 2020, le 18 mars 2021 et le 14 mars 2022, la société KP Promotion et la société Le Clos Saint Jean, représentées par Me Ducher, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 juin 2020 par lequel le maire de la commune de Noyarey a retiré le permis de construire modificatif délivré à la société KP Promotion le 27 mars 2020 ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Noyarey une somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que ;
- la procédure de retrait de l'arrêté du 27 mars 2020 n'a pas été contradictoire ; l'arrêté du 26 juin 2020 est donc entaché d'un vice de procédure ;
- les pièces du dossier de demande de permis modificatif n°2 et notamment le formulaire Cerfa mentionnent les surfaces de plancher ; aucune inexactitude ou omission n'entache ce dossier complété par les autres pièces des dossiers composant le permis de construire initial et le permis de construire modificatif n°1 ;
- la surface de plancher totale des commerces est de 833, 09 m²qui se décompose en 567 m² de surface de plancher affectée à la vente et 266,09 m² de surface de plancher destinée aux dépôts, bureaux, zone technique des commerces ;
- dès lors que la surface de 266,09 m² ne doit pas être prise en compte pour le calcul des places de stationnements, le nombre de places requis par le PLUi est de 49 et le projet en comporte 52 ; le motif tenant à ce que le projet ne respecterait pas les dispositions du PLUi relatives aux stationnements est donc illégal et, en outre, cet motif est nouveau dès lors qu'il n'a pas été opposé dans le courrier de mise en œuvre de la procédure contradictoire ; le retrait contesté est donc entaché d'une erreur de fait et d'une erreur de droit ;
- le formulaire Cerfa indique à bon droit que la surface totale des terrains est de 4 331 m² sur les parcelles cadastrées AB 50, AB 51 et AB 41p et non plus 5327 m² dès lors que les 14 places de stationnements, qui devaient être réalisées sur la parcelle AK 109, ont été supprimées ; la surface végétalisée du projet de 1736,36 m² respecte en outre les dispositions du PLUi ;
- l'arrêté du 26 juin 2020 est entaché d'un détournement de pouvoir.
Par des mémoires en défense enregistrés le 24 novembre 2020, le 16 juin 2021 et le 9 mai 2022 la commune de Noyarey, représentée par la Selas Seban Armorique, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la société KP Promotion et de la société Le Clos Saint Jean la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par les requérantes ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de Mme Beytout, rapporteure publique,
- et les observations de Me Ducher représentant les sociétés KP Promotion et Le Clos Saint Jean et de Me Gérin représentant la commune de Noyarey.
Considérant ce qui suit :
1. Le 1er août 2019, la société KP Promotion a déposé en mairie de Noyarey un dossier de demande de permis de construire sur les parcelles cadastrées section AB n°50, n°51 et n°41 et section AK n°109 pour la réalisation de deux bâtiments collectifs comportant 25 logements et 5 locaux d'activités dans le quartier de Maupas. Ce terrain d'assiette était alors classé en zone Ucom du PLU de la commune de Noyarey. Par arrêté du 30 octobre 2019, le maire de cette commune a accordé cette autorisation. Par un nouvel arrêté du 9 décembre 2019, il a délivré un permis de construire modificatif ayant pour objet l'augmentation du nombre de places de stationnements couvertes et la modification des surfaces de planchers. Après l'entrée en vigueur du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de Grenoble Alpes Métropole, le maire de Noyarey a accordé le 27 mars 2020 un second permis de construire modificatif portant suppression de 14 places de stationnement qui devaient être réalisés sur la parcelle cadastrée section AK n°109. Par un autre arrêté du 27 mars 2020, il a autorisé le transfert du permis initial et des deux arrêtés modificatifs à la société Le Clos Saint Jean. Par l'arrêté du 26 juin 2020, notifié le 27 juin 2020, le maire de Noyarey a retiré le permis de construire modificatif délivré le 27 mars 2020. Par leur requête, les sociétés KP Promotion et Le Clos Saint Jean demandent l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions d'annulation :
En ce qui concerne le cadre juridique du litige :
2. Aux termes de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme : " La décision de non-opposition à une déclaration préalable ou le permis de construire ou d'aménager ou de démolir, tacite ou explicite, ne peuvent être retirés que s'ils sont illégaux et dans le délai de trois mois suivant la date de ces décisions. Passé ce délai, la décision de non-opposition et le permis ne peuvent être retirés que sur demande expresse de leur bénéficiaire ". Il résulte de ces dispositions qu'un permis de construire ne peut être retiré que dans le délai de trois mois. Au-delà, l'autorité administrative compétente ne peut procéder au retrait du permis qu'à la demande de son bénéficiaire.
En ce qui concerne le défaut de respect de la procédure contradictoire :
3. Aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ". Aux termes de l'article L. 211-2 du même code : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () / 4° Retirent ou abrogent une décision créatrice de droits ; () ". Aux termes de l'article L. 122-1 du même code : " Les décisions mentionnées à l'article L. 211-2 n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales. Cette personne peut se faire assister par un conseil ou représenter par un mandataire de son choix. () ". La décision portant retrait d'un permis de construire est au nombre de celles qui doivent être motivées en application de ces dispositions et qui doivent, par suite, être précédées d'une procédure contradictoire.
4. Il ressort des pièces du dossier que, par une lettre du 17 juin 2020 adressée à la société Le Clos Saint Jean, le maire de Noyarey a informé celle-ci qu'il envisageait de retirer l'arrêté de permis de construire modificatif du 27 mars 2020 et que, dans le cadre de la procédure contradictoire prévue par l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration, il l'invitait à présenter ses observations écrites, et, le cas échéant, orales dans le délai de 7 jours à compter de la réception de ce courrier. Cette lettre a été transmise par courriel et lue par la société Le Clos Saint Jean le 19 juin 2020 à 12h10, ainsi que le confirme son courrier de réponse à cette lettre qui vise ce courriel du 19 juin 2020. Compte tenu de ces éléments, la société Le Clos Saint Jean n'est pas fondée à soutenir qu'il n'est pas établi qu'elle ait reçu ce courriel du 19 juin 2020 ou émettre l'hypothèse générale " qu'il a pu se retrouver dans les courriers indésirables ". Le délai de 7 jours qui lui a été imparti pour présenter des observations a donc commencé à courir le 19 juin 2020, indépendamment de la circonstance que la commune a, par ailleurs, adressé ce courrier par lettre recommandée du 24 juin 2020 reçue le même jour par la société Le Clos Saint Jean.
5. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que la société Le Clos Saint Jean a présenté ses observations détaillées sur les motifs de retrait envisagés dans le délai imparti par l'intermédiaire de son conseil dans une lettre du 25 juin 2020, transmise par voie électronique et reçue par la commune à 16 h 12 le même jour. Cette lettre, qui ne révèle aucune précipitation, ne comporte pas d'ailleurs de demande d'allongement du délai. Aussi, dans les circonstances de l'espèce, le délai de 7 jours imparti était suffisant pour lui permettre de faire valoir utilement ses observations.
6. Les sociétés requérantes font encore valoir que le courrier du 17 juin 2020 mettant en œuvre la procédure contradictoire ne comportait pas le motif de retrait qui lui a été opposé ultérieurement, tenant à la méconnaissance des obligations en matière de nombre de places de stationnements. Toutefois, il ressort de l'arrêté du 26 juin 2020 que celui-ci ne mentionne cette méconnaissance qu'" à supposer que cette surface de 266m2 soit maintenue au titre du permis de construire n° 038 281 20 20008 M02 " et donc avant tout pour illustrer les conséquences des insuffisances du dossier sans en faire un véritable motif de retrait. Au demeurant, si la société Le Clos Saint Jean avait fait le choix de s'expliquer réellement sur la surface de plancher litigieuse dans son courrier de réponse du 25 juin 2020, elle aurait été nécessairement amenée à présenter des observations sur la question du respect par le projet, dans sa dernière version, des obligations en matière de places de stationnent, étant précisé que le dossier de demande du permis modificatif du 27 mars 2020 fait apparaitre le calcul détaillé du nombre de places de stationnement dans lequel la surface totale de plancher affectée au commerce est de 566,79 m2. Par suite, elle n'a pas été privée dans les circonstances de l'espèce d'une garantie tenant au caractère contradictoire de la procédure,
7. Enfin, contrairement à ce que soutiennent les sociétés requérantes, l'arrêté du 26 juin 2020 est intervenu après que la commune de Noyarey ait effectivement pris connaissance des observations formulées dans le courrier du 25 juin 2020 qui est d'ailleurs visé dans cette décision attaquée et, en outre, il a été notifié le 27 juin 2020 avant que le délai prescrit par l'article L. 424-5 cité au point 2 soit expiré.
8. Il suit de là que le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure contradictoire doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité du premier motif de retrait :
9. Pour justifier le retrait du permis de construire modificatif du 27 mars 2020, l'arrêté du 26 juin 2020 mentionne que le dossier de demande de ce permis est incomplet, insuffisant ou inexact en ce que 266,9 m² de surface de plancher affectés au commerce dans le projet ont " disparu " entre le permis de construire initial et le permis de construire modificatif du 27 mars 2020, sans qu'aucune justification ne soit apportée entrainant, à supposer que cette superficie soit maintenue au titre de la destination commerce, la méconnaissance du nombre de places de stationnement exigé par les dispositions des articles 7 des règles communes et de la zone UD1 du PLUi de Grenoble Alpes Métropole.
10. Il ressort des pièces composant le dossier de demande du permis de construire initial que la surface de plancher affectée aux logements est de 1 893,71 m² et que la surface de plancher destinée au commerce représente au total 833,09 m². Le permis de construire modificatif du 9 décembre 2019 mentionne, dans le dernier formulaire Cerfa présenté par la société KP Promotion, une surface de plancher affectée aux logements identique de 1 893,71 m2 mais une surface de plancher destinée au commerce ramenée à 567 m² sans que les 226 m2 manquants ne soient affectés à une destination. Le dossier de demande du permis de construire modificatif du 27 mars 2020 ne modifie pas ces chiffres. Aussi, ce dernier dossier ne permet toujours pas aux services instructeurs de déterminer, en l'absence de toute modification du volume de la construction, la destination des 266,09 m² de surface de plancher qui étaient affectés au commerce dans le permis initial.
11. Le dossier de demande du permis du 27 mars 2020, tout comme le dossier du permis du 9 décembre 2019, ne comporte aucune indication sur la destination de ces 226 m2. Dès lors, les sociétés requérantes ne peuvent utilement faire valoir dans leurs écritures que cette superficie de 266,09 m² serait destinée " aux dépôts, bureaux, zone technique des commerces ", lesquels ne devraient pas être pris en compte selon elles pour le calcul des places de stationnements. En admettant d'ailleurs que ces destinations fussent utilement invoquées, le secteur S6 dans lequel est prévu le projet impose pour les bureaux 1 place minimum pour 50m2 de surface de plancher, obligation qui n'a pas été prise en compte par la société pétitionnaire dans le calcul qu'elle expose dans le dossier de demande du permis du 27 mars 2020 ni d'ailleurs dans ses écritures.
12. Les requérantes soutiennent encore que la surface de plancher destinée à la vente de 567 m2 doit être considérée comme acquise avec le permis de construire modificatif du 9 décembre 2019 qui est devenu définitif et ne pouvait être remise en cause lors du permis de construire modificatif du 27 mars 2020. Toutefois, lors de l'examen du permis de construire modificatif du 27 mars 2020, qui détaille un nouveau calcul des places de stationnement, les services instructeurs demeuraient dans l'impossibilité de connaitre l'affectation précise des 266,09 m² de surface de plancher et ont été ainsi privés de la possibilité, dans l'ignorance de cette destination, d'apprécier la conformité du projet au respect de dispositions de l'article 7.2 des dispositions générales du PLUi de Grenoble Alpes Métropole, qui font dépendre le nombre de places de stationnement à réaliser pour les véhicules motorisés des destinations ou sous destinations du projet et qui prévoient, notamment, 1 place minimum pour 50 m2 de surface de vente pour les opérations comprises entre 400 m2 et 1 000 m2 de surface de vente comme en l'espèce.
13. C'est donc à bon droit que la décision de retrait du 26 juin 2020 se fonde sur le caractère incomplet et inexact du dossier du demande du permis de construire modificatif accordé le 27 mars 2020 et estime que ces insuffisances, omissions ou inexactitudes entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par la commune sur la conformité du projet à la réglementation applicable " notamment s'agissant de la distribution des surfaces de plancher au regard de leur destination " et, en conséquence, sur le calcul du nombre de places de stationnement requis.
En ce qui concerne la légalité du second motif de retrait :
14. Le second motif de retrait du permis de construire modificatif du 27 mars 2020 tient, d'une part, à ce que la parcelle section AK n°109 a été soustraite du terrain d'assiette du projet dans le dossier de demande du permis de construire modificatif du 27 mars 2020, sans qu'il y soit précisé la nouvelle répartition des espaces de pleine terre et d'espaces végétalisés et, d'autre part, à ce que " la pleine terre dont bénéficie le projet au titre du parc métropolitain ouvert au public situé sur la parcelle AB41p, n'appartenant pas au pétitionnaire mais relevant du domaine public métropolitain, elle ne peut pas être comptabilisée pour satisfaire à la règle de répartition des espaces de pleine terre et d'espaces végétalisés ". L'arrêté attaqué en déduit que les dispositions réglementaires des articles 6 du PLUi afférentes à ces espaces sont méconnues dans la dernière version du projet compte tenu de cette double réduction de la superficie du terrain d'assiette.
15. Il ressort du formulaire Cerfa du dossier de demande du permis de construire modificatif du 27 mars 2020 que la parcelle section AK n°109 d'une superficie de 996 m2 a été soustraite des références cadastrales du projet. Si cette parcelle non contigüe au projet, qui sert seulement à réaliser les aires de stationnement qui font défaut au projet en vertu des dispositions de l'article R. 431-26 du code de l'urbanisme reprises par le plan local d'urbanisme de la commune alors applicable, ne devait pas être incluse dans le terrain d'assiette du projet, il ressort toutefois des pièces du dossier de demande du permis de construire initial, notamment sa notice qui mentionne " une surface des parcelles " de 5327 m2, incluant donc la parcelle n°109 pour le calcul des espaces verts et de pleine terre, qu'elle a été prise en compte pour satisfaire à l'obligation de réaliser ces espaces. Les sociétés requérantes ne peuvent fournir au stade de l'instance un nouveau plan de masse comportant un tableau de calcul des espaces de pleine terre et végétalisés en application de l'article 6.2 du règlement du PLUI régissant le permis de construire modificatif du 27 mars 2020. Dès lors, la décision attaquée a pu légalement se fonder sur le fait que " le permis de construire n° 038 281 19 2 0008 M02 supprime de son périmètre la parcelle AK109 d'une superficie cadastrale de 996 m2, privant en conséquence une superficie d'espace de pleine terre et d'espace végétalisé qui n'est pas mentionnée dans la demande " et que, " par suite le projet ne respecte pas les règles relatives aux espaces de pleine terre et aux espaces végétalisés ".
16. En revanche, la notice du permis de construire initial mentionne que le projet porte sur une partie de la parcelle AB41 appartenant à Grenoble Alpes Métropole, représentée sur le plan de masse sous le n° AB 41p et qu'un " détachement est en cours ". Or, le permis de construire modificatif du 27 mars 2020 ne modifie pas la question de la propriété de cette parcelle, qui est toujours incluse dans le terrain d'assiette pour une surface de 1428 m2. Dès lors qu'il ne justifie pas d'éléments remettant en cause la propriété future de cette partie de parcelle, c'est à tort que l'arrêté attaqué énonce que " la pleine terre dont bénéficie le projet au titre du parc métropolitain ouvert au public situé sur la parcelle AB41p, n'appartenant pas au pétitionnaire mais relevant du domaine public métropolitain, elle ne peut pas être comptabilisée pour satisfaire à la règle de répartition des espaces de pleine terre et d'espaces végétalisés ". Il résulte toutefois de l'instruction que le maire de Noyarey aurait pris la même décision de retrait s'il ne s'était fondé que sur les motifs légaux précédemment énoncés.
17. Il résulte de tout ce qui précède que l'arrêté du 26 juin 2020 a pu légalement retirer le permis modificatif du 27 mars 2020 pour des motifs qui ne sont pas étrangers à son objet.
En ce qui concerne le détournement de pouvoir :
18. Si les requérantes font valoir que le retrait du permis de construire modificatif du 27 mars 2020 repose sur des considérations politiques, le détournement de pouvoir ainsi allégué n'est pas établi.
Sur les frais liés au litige :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Noyarey, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que les sociétés KP Promotion et Le Clos Saint Jean demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu de mettre à la charge des sociétés KP Promotion et Le Clos Saint Jean une somme globale de 1 500 euros au titre des frais exposés par la commune de Noyarey.
D E C I D E :
Article 1er : La requête des sociétés KP Promotion et Le Clos Saint Jean est rejetée.
Article 2 : Les sociétés KP Promotion et Le Clos Saint Jean verseront à la commune de Noyarey une somme globale de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 :. Le présent jugement sera notifié à la société KP Promotion, à la société Le Clos Saint Jean et à la commune de Noyarey.
Délibéré après l'audience du 20 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Wegner, président,
M. Ban, premier conseiller.
Mme Leteiller, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 novembre 2022.
Le rapporteur,
J-L. A
Le président,
S. Wegner
La greffière,
A. Zanon
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026