jeudi 23 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2004299 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | COGNAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 30 juillet 2020 et 11 février 2022, M. I E, Mme G O, M. E et Mme H M, M. D et Mme P J, la société Muller Conseils Immobilier, M. I F, M. B N, M. A C et M. I K, représentés par Me Gallety, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la délibération du 9 mars 2020 par laquelle le conseil municipal de la commune de Porcieu-Amblagnieu a approuvé le plan local d'urbanisme (PLU) de la commune ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Porcieu-Amblagnieu la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- les conseillers municipaux n'ont pas bénéficié d'une information suffisante en méconnaissance de l'article L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales (moyen abandonné) ;
- la décision attaquée méconnaît l'article L. 103-4 du code de l'urbanisme ;
- le classement des parcelles cadastrées section B n°440, 441, 444 et 926, C n°701 et n°702, AH n°133 et n°134, B n°984, C n°689, 692, 694, 707, 708 et 709 en zone Uh est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- les auteurs du PLU ont commis une erreur de droit en adoptant des prescriptions limitant fortement les constructions dans la zone Uh ;
- le classement en zone naturelle des parcelles cadastrées section B n°935 et section AH n°268 est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- le classement en zone agricole des parcelles cadastrées B n°202, AD n°506 et n°507 est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
Par des mémoires en défense enregistrés les 31 août 2021 et le 6 avril 2022, la commune de Porcieu-Amblagnieu, représentée par Me Cognat, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bedelet,
- les conclusions de M. L,
- et les observations de Me Barnouin pour les requérants et de Me Cognat pour la commune de Porcieu-Amblagnieu.
Considérant ce qui suit :
1. Par la délibération du 9 mars 2020, dont les requérants demandent l'annulation, le conseil municipal de Porcieu-Amblagnieu a approuvé son plan local d'urbanisme.
Sur les conclusions d'annulation :
En ce qui concerne le moyen tiré de l'insuffisante information des conseillers municipaux :
2. Dans leur mémoire du 11 février 2022, les requérants ont expressément abandonné ce moyen.
En ce qui concerne la concertation :
3. Aux termes de l'article L. 600-11 du code de l'urbanisme : " Les documents d'urbanisme et les opérations mentionnées aux articles L. 103-2 et L. 300-2 ne sont pas illégaux du seul fait des vices susceptibles d'entacher la concertation, dès lors que les modalités définies aux articles L. 103-1 à L. 103-6 et par la décision ou la délibération prévue à l'article L. 103-3 ont été respectées () ". L'article L. 103-2 du même code prévoit que l'élaboration du plan local d'urbanisme fait l'objet d'une concertation associant, pendant toute la durée de l'élaboration du projet, les habitants, les associations locales et les autres personnes concernées. Aux termes de l'article L. 103-4 du même code : " Les modalités de la concertation permettent, pendant une durée suffisante et selon des moyens adaptés au regard de l'importance et des caractéristiques du projet, au public d'accéder aux informations relatives au projet et aux avis requis par les dispositions législatives ou réglementaires applicables et de formuler des observations et propositions qui sont enregistrées et conservées par l'autorité compétente ".
4. Il résulte de l'article L. 600-11 du code de l'urbanisme que la légalité d'une délibération approuvant un plan local d'urbanisme ne saurait être contestée au regard des modalités de la procédure de concertation qui l'a précédée, dès lors que celles-ci ont respecté les modalités définies par la délibération prescrivant l'élaboration de ce document d'urbanisme. Seules les irrégularités ayant affecté le déroulement de la concertation au regard des modalités définies par cette délibération demeurent invocables à l'occasion d'un recours contre le plan local d'urbanisme approuvé
5. Les délibérations du 29 juillet 2016 et du 23 mars 2017 fixant les modalités de la concertation prévoient des articles dans le bulletin municipal, une information sur le site internet de la commune, trois réunions publiques en cours de procédure, des rendez-vous en mairie avec le maire et l'adjoint en charge de l'urbanisme, un registre de concertation mis à disposition du public ainsi que la transmission de contribution. Il ressort de la délibération du 22 juillet 2019 tirant le bilan de la concertation que ces modalités ont été respectées. En particulier, trois réunions publiques ont été organisées respectivement le 23 mai 2017 (concernant la présentation du diagnostic), le 5 septembre 2017 (concernant la présentation du projet d'aménagement et de développement durables) et le 29 avril 2019 (concernant la présentation de l'ensemble du projet de PLU et notamment le projet d'aménagement et de développement durables (PADD) issu du débat complémentaire du 12 novembre 2018, les OAP, le règlement écrit et le plan de zonage) et réunissant quatre-vingt-dix personnes.
6. La troisième réunion publique du 29 avril 2019 avait notamment pour objet d'expliquer l'incidence de la prise en compte du futur schéma de cohérence territoriale (SCoT) de la Boucle du Rhône en Dauphiné sur le projet de PLU dont la fin prévisionnelle du processus d'élaboration était annoncée à brève échéance (en mai/juin 2019). Il ressort par ailleurs des pièces du dossier, d'une part, que le public avait été informé que le calendrier était établi de manière provisoire et qu'il était susceptible d'évolutions et, d'autre part, que le projet de PLU a finalement été arrêté par délibération du 22 juillet 2019. Dans ces conditions, contrairement à ce qui est soutenu, ni la circonstance que cette réunion se soit tenue en avril pour une adoption du projet de PLU en juillet, ni celle qu'elle portait à la fois sur les modifications apportées au PADD initial et le projet du PLU, n'ont privé la population de la possibilité de présenter des observations. Les requérants ne sont ainsi pas fondés à soutenir que les conditions du déroulement de cette troisième réunion sont constitutives d'une méconnaissance des modalités de concertation susceptible de constituer un vice de procédure. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 103-4 du code de l'urbanisme doit être écarté.
En ce qui concerne le classement des parcelles cadastrées section B n°440, 441, 444 et 926, C n°701 et n°702, AH n°133 et n°134, B n°984, C n°689, 692, 694, 707, 708 et 709 en zone Uh :
7. Aux termes de l'article R. 151-18 du code de l'urbanisme : " Les zones urbaines sont dites " zones U ". Peuvent être classés en zone urbaine, les secteurs déjà urbanisés et les secteurs où les équipements publics existants ou en cours de réalisation ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter ".
8. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. Leur appréciation sur ces différents points ne peut être censurée par le juge administratif qu'au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste ou fondée sur des faits matériellement inexacts.
9. Le plan local d'urbanisme en litige crée une zone Uh correspondant à une zone urbaine dédiée à une évolution réduite de l'habitat. Dans cette zone, le 1 de la sous-section Uh 1.1 du règlement du PLU interdit en particulier " les usages, affectations des sols et types d'activités non nécessaires à l'évolution des constructions existantes ". Aux termes du 2 de cette sous-section " Soumission à conditions particulières " :
- L'édification d'une clôture doit être précédée d'une déclaration préalable.
- Eléments repérés au plan de zonage pour des motifs d'ordre écologique, notamment pour la préservation, le maintien ou la remise en état des continuités écologiques :
' Boisement à protéger : tout défrichement fera l'objet de mesures compensatoires telles que le déplacement de l'élément recensé ou sa reconstitution en recourant à des essences végétales locales similaires ".
10. La sous-section Uh 1.2 du règlement " Destinations ou sous-destinations de constructions " interdit " l'habitation, sauf l'évolution des constructions à destination d'habitation existantes et le changement de destination des constructions existantes " et autorise l'aménagement, l'extension et la réalisation d'annexes des constructions à destination d'habitation dans les conditions suivantes :
" ' L'extension de la construction principale ne doit pas dépasser 40 m² d'emprise au sol, dans la limite de 250 m² de surface de plancher totale
' Les annexes doivent avoir une emprise au sol cumulée n'excédant pas 60 m². Les piscines ne sont pas incluses dans le calcul de l'emprise au sol ".
11. Les orientations du PADD visent, d'une part, à cibler une urbanisation sur la densification d'un nombre limité de hameaux et de quartiers situés en dehors du bourg et à exclure, en dehors des sites ainsi identifiés, toute urbanisation à l'exception du confortement des noyaux anciens des hameaux, dont les parcelles en cause ne font pas partie, et des possibilités liées à l'évolution des constructions existantes (constructions nouvelles à destination d'habitation interdites). Elles ont d'autre part, pour objectif d'assurer la pérennité de l'activité agricole en ne rapprochant pas l'habitat par rapport aux exploitations agricoles notamment à Marieu. Le PADD indique ainsi que " les processus de développement en cours (notamment à Conilieu, Disimieu, Marieu ) ne seront pas poursuivis, de manière à ne pas aggraver les dysfonctionnements constatés : urbanisation linéaire, mitage des espaces agricoles et naturels, manque d'équipements, éloignement du bourg ou de Montalieu-Vercieu (). Ainsi, en dehors des secteurs fléchés pour être densifiés, seules sont admises les possibilités liées à l'évolution des constructions existantes ". Les parcelles cadastrées section C n°701 et n°702, AH n°133 et n°134, B n°984, C n°689, 692, 694, 707, 708 et 709, B n°444 et une partie des parcelles cadastrées n°440, 441, et 926 se situent dans des secteurs en dehors du centre bourg, des hameaux et des quartiers et présentent un caractère urbain linéaire peu dense et peu structuré propre à justifier leur classement, par le PLU en litige, en zone Uh en réponse aux orientations du PADD.
12. Par ailleurs, s'il ressort de l'avis du syndicat mixte de la boucle du Rhône en Dauphiné que le potentiel foncier situé au sein de l'enveloppe urbaine permet une production de logements supérieure au potentiel attribué par le SCoT de la Boucle du Rhône en Dauphiné, il n'appartient pas au juge administratif de contrôler l'opportunité des choix d'urbanisme opérés par les auteurs du PLU. Par suite, et alors même que les parcelles en cause sont situées dans un secteur bâti et étaient précédemment classées, pour la plupart, en zone urbaine par l'ancien PLU, au demeurant annulé par le tribunal, le parti d'urbanisme retenu par la commune, qui se traduit dans le règlement du plan local d'urbanisme par la limitation de la constructibilité de la zone Uh, permettait aux auteurs du plan local d'urbanisme litigieux, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation, de classer les parcelles en cause en zone Uh. Ils n'ont également pas commis d'erreur de droit en adoptant des prescriptions limitant fortement les constructions dans cette zone.
En ce qui concerne le classement de la parcelle cadastrée section AH n°268 au lieu-dit " Tabouret " en zone naturelle :
13. Aux termes de l'article R. 151-24 du code de l'urbanisme : " Les zones naturelles et forestières sont dites " zones N ". Peuvent être classés en zone naturelle et forestière, les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison : 1° Soit de la qualité des sites, milieux et espaces naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique ; () 3° Soit de leur caractère d'espaces naturels () ".
14. Il ressort des pièces du dossier que les auteurs du plan local d'urbanisme se sont fixés pour objectifs en premier lieu, de restreindre les possibilités de construction de logements en dehors du bourg et ciblées sur une densification maitrisée et une restructuration d'un nombre limité de quartiers et hameaux dont le secteur de Tabouret ne fait pas partie et d'exclure toute extension urbaine en dehors de ces secteurs. Ils ont, en second lieu, poursuivi celui de préserver une coupure d'urbanisation entre le secteur des Buissières situé dans le prolongement de Montalieu et les hameaux de Vassieu-chemin de Tabouret et Conilieu-Dizimieu. En l'espèce, la parcelle cadastrée section AH n°268, d'une superficie d'environ 6 000 m² ne supporte, comme l'indiquent les requérants eux-mêmes, qu'un petit poulailler. Elle se situe loin du centre bourg dans un espace naturel ne comptant que quelques constructions éparses. Elle est séparée à l'ouest de la zone Ulk par le chemin du Tabouret qui constitue une coupure d'urbanisation. Le classement de ce terrain en zone naturelle répond ainsi aux objectifs du plan local d'urbanisme.
15. Par ailleurs, les auteurs d'un document d'urbanisme ne sont pas liés, pour déterminer l'affectation future des différents secteurs, par les modalités existantes d'utilisation des sols dont ils peuvent prévoir la modification dans l'intérêt de l'urbanisme. Les requérants ne peuvent dès lors utilement se prévaloir de l'ancien classement en zone urbaine du hameau du Tabouret.
16. Enfin, si les requérants critiquent le choix d'admettre l'urbanisation dans le quartier voisin des buissières en y instituant une OAP n°3 et font valoir qu'il serait plus approprié de développer préférentiellement le hameau de Tabouret, il n'appartient pas au juge administratif de contrôler l'opportunité des choix d'urbanisme réalisés par les auteurs du PLU. Par suite, le classement en zone naturelle de la parcelle AH n°268 n'est pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne le classement de la parcelle cadastrée section B n°935 au lieu-dit " Pré Volier et Lachaud en zone naturelle :
17. L'un des objectifs du PADD est de valoriser la spécificité des paysages et de cibler l'urbanisation sur la densification d'un nombre limité de hameaux et de quartiers situés en dehors du bourg. En l'espèce, en premier lieu, contrairement à ce que soutiennent les requérants, seule une partie de la parcelle cadastrée B n°935 est classée en zone N, la partie située au nord-est est classée en zone Ub. En deuxième lieu, s'il ressort du plan de zonage que celle-ci est contiguë au nord à une zone urbanisée et bordée à l'est par un ensemble de logements collectifs, ceux-ci sont inclus dans une zone N et la parcelle en litige s'ouvre au sud et à l'ouest respectivement sur une vaste zone agricole et naturelle. Enfin, elle est vierge de toute construction et comporte un espace boisé classé. Son classement est ainsi en cohérent avec l'objectif du PADD susmentionné. Par ailleurs, la desserte d'une partie de la parcelle par les différents réseaux et la voirie ne fait pas, par elle-même, obstacle à un classement en zone naturelle. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation de ce classement doit être écarté.
En ce qui concerne le classement de la parcelle cadastrée section B n°202 en zone agricole au lieu-dit " Pré Volier et Lachaud " :
18. Aux termes de l'article R. 151-22 du code de l'urbanisme : " Les zones agricoles sont dites " zones A ". Peuvent être classés en zone agricole les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles ". Une zone agricole, dite " zone A ", du PLU a vocation à couvrir, en cohérence avec les orientations générales et les objectifs du projet d'aménagement et de développement durables, un secteur, équipé ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles.
19. La parcelle cadastrée section B n°202 jouxte au nord la parcelle cadastrée B n°820 classée en zone Ub et des logements collectifs à l'ouest. Cependant, elle s'insère dans un secteur à caractère agricole en dépit de ces constructions existantes, notamment une construction de taille très modeste sur la parcelle en cause. Elle est séparée à l'est de la route départementale 1075 par une parcelle classée en zone agricole et au nord d'une zone urbaine à vocation d'activités économiques " Chano " par une voie de circulation et par la parcelle cadastrée B n°820. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier qu'une partie de la parcelle est soumise à un risque d'inondation en pied de versant. Enfin, le classement de ces terrains en zone agricole répond aux objectifs que se sont assignés les auteurs du PLU de modération de la consommation des espaces naturels agricoles et de lutte contre l'étalement urbain. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
En ce qui concerne le classement des parcelles cadastrées section AD n°506 et 507 en zone agricole au lieu-dit " La Côte " :
20. Contrairement à ce que soutiennent les requérants, les parcelles cadastrées section AD n°506 et 507 classées en zone agricole au lieu-dit " La Côte " ne supportent aucune construction. Elles s'insèrent dans un secteur à caractère agricole, en dépit de la présence d'une maison d'habitation et d'une piscine sur les parcelles AD n°505 et 508, et sont séparées de la zone Ua à l'est par des parcelles dépourvues de construction. Par ailleurs, ce classement est en cohérence avec le parti d'aménagement retenu par les auteurs du PLU rappelé au point précédent. Dès lors, compte tenu du parti d'urbanisme retenu et de la configuration précitée, les circonstances que les parcelles litigieuses soient desservies par une voie et par les réseaux, ne suffisent pas à établir que leur classement en zone A est entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
Sur les frais d'instance :
21. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par les requérants doivent dès lors être rejetées.
22. Il y a lieu de mettre à la charge des requérants une somme de 1 500 euros à verser à la commune de Porcieu-Amblagnieu au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er :La requête n°2004299 est rejetée.
Article 2 :Les requérants verseront à la commune de Porcieu-Amblagnieu une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 :Le présent jugement sera notifié à M. I E en application de l'article R. 751-3 du code de justice administrative et à la commune de Porcieu-Amblagnieu.
Délibéré après l'audience du 9 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Thierry, président,
Mme Bedelet, première conseillère,
Mme Beytout, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 novembre 2023.
La rapporteure,
A. Bedelet
Le président,
P. Thierry
La greffière,
A. Zanon
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026