lundi 10 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2004388 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | LAUMET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 août 2020, Mme C B et M. A B, représentés par Me Laumet, demandent au tribunal :
1°) d'annuler partiellement la délibération du 24 février 2020 par laquelle le conseil municipal de Choisy a approuvé le plan local d'urbanisme en tant qu'elle crée la zone 2AUx, trace incorrectement le corridor écologique et omet d'intégrer la parcelle cadastrée section A n°2142 dans le périmètre de l'arrêté préfectoral de protection de biotope (APPB), en zone Ns1 ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Choisy la somme de 4 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- le rapport de présentation prend insuffisamment en compte les éléments de biodiversité en méconnaissance de l'article L.151-4 du code de l'urbanisme ;
- la délibération contestée est incompatible avec le schéma de cohérence territoriale (SCoT) du bassin annécien ;
- elle n'est pas en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en ce qu'elle crée une zone 2AUx ;
- elle méconnait le principe d'équilibre en méconnaissance de l'article L.101-2 du code de l'urbanisme dès lors qu'elle reclasse 7 000 m² de surface agricole en zone artisanale ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans le tracé de la zone Ns1 ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en ce qu'elle classe en zone agricole des terrains intégrés au corridor écologique.
Par un mémoire en défense enregistré le 11 mai 2021, la commune de Choisy, représentée par Me Duraz, conclut à titre principal au rejet de la requête et à titre subsidiaire à l'application de l'article L.600-9 du code de l'urbanisme, et à ce que la somme de 4 000 euros soit mise à la charge des requérants en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient qu'il y a non-lieu à statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la délibération en tant qu'elle crée la zone 2AUx dès lors que cette zone a été supprimée par la délibération du 23 juillet 2020. Elle ajoute que les moyens au soutien des autres conclusions de la requête ne sont pas fondés.
L'instruction a été close le 6 septembre 2021.
Par une lettre du 29 avril 2024, le tribunal a informé les parties qu'il était susceptible de surseoir à statuer au titre de l'article L. 600-9 du code de l'urbanisme afin de permettre la régularisation des vices affectant la légalité de la délibération du 24 février 2020 approuvant le plan local d'urbanisme en tant qu'elle crée la zone 2AUx, tenant à l'incompatibilité avec le SCoT, à l'incohérence avec le PADD, à la méconnaissance du principe d'équilibre et à l'erreur manifeste d'appréciation.
La commune de Choisy a présenté des observations, enregistrées le 6 mai 2024, sur l'application éventuelle de l'article L. 600-9 du code de l'urbanisme.
Vu la décision contestée et les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Aubert,
- les conclusions de Mme Akoun, rapporteure publique,
- les observations de Me Laumet, représentant Mme et M. B et de Me Duraz, représentant la commune de Choisy.
Considérant ce qui suit :
1. Mme et M. B sont propriétaires d'un bien situé 4 chemin des fleurets à Choisy. Après avoir prescrit la révision générale de son plan local d'urbanisme par une délibération du 24 mars 2016, le conseil municipal de Choisy a approuvé son nouveau plan local d'urbanisme par une délibération du 24 février 2020.
Sur le non-lieu à statuer :
2. La commune de Choisy fait valoir qu'il n'y pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la délibération du 24 février 2020 en tant qu'elle crée la zone 2AUx en raison de sa suppression par la délibération du 23 juillet 2020. Toutefois, il ne ressort pas de la délibération qu'elle a retiré la délibération contestée. Par ailleurs, la délibération du 23 juillet 2020 fait l'objet d'un recours en annulation pendant devant la présente juridiction. Par suite, les conclusions des requérants n'ont pas perdu leur objet et aucun non-lieu à statuer ne peut être constaté.
Sur les conclusions à fin d'annulation partielle de la délibération du 24 février 2020 en tant qu'elle créé la zone 2Aux :
En ce qui concerne l'insuffisance du rapport de présentation :
3. Aux termes de l'article L. 151-4 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction applicable au litige : " Le rapport de présentation explique les choix retenus pour établir le projet d'aménagement et de développement durables, les orientations d'aménagement et de programmation et le règlement. /Il s'appuie sur un diagnostic établi au regard des prévisions économiques et démographiques et des besoins répertoriés en matière de développement économique, de surfaces et de développement agricoles, de développement forestier, d'aménagement de l'espace, d'environnement, notamment en matière de biodiversité, d'équilibre social de l'habitat, de transports, de commerce, d'équipements et de services () ". Aux termes de l'article R. 151-1 du code de l'urbanisme : " Pour l'application de l'article L. 151-4, le rapport de présentation : / () 3° Analyse l'état initial de l'environnement, expose la manière dont le plan prend en compte le souci de la préservation et de la mise en valeur de l'environnement ainsi que les effets et incidences attendus de sa mise en œuvre sur celui-ci ".
4. Le rapport de présentation explique que le choix de prolonger la zone artisanale existante, où sont implantées trois entreprises, vise à accueillir deux autres activités de BTP déjà présentes sur la commune dont le développement est incompatible avec l'habitat. Les auteurs de ce document considèrent que la création de cette zone à urbaniser permet de ne pas consommer de nouveaux espaces agricoles sur des espaces stratégiques et qu'elle ne fragilise pas les réservoirs de biodiversité, les continuités écologiques et l'espace de libre fonctionnement des Usses au regard de la trame verte et bleue incluse dans le diagnostic environnemental réalisé en vue de la révision du document d'urbanisme. Au regard de ces éléments, le rapport de présentation explique suffisamment les choix retenus quant à la création et à l'implantation de la zone à urbaniser 2AUx sur la base de diagnostics portant sur les besoins économiques et environnementaux et après avoir considéré qu'elle n'avait pas d'incidence sur les réservoirs de biodiversité et les continuités écologiques identifiées à proximité. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance du rapport de présentation doit être écarté.
En ce qui concerne la compatibilité avec le SCoT et la cohérence avec le PADD :
5. D'une part, aux termes de l'article L. 131-4 du code de l'urbanisme : " Les plans locaux d'urbanisme et les documents en tenant lieu ainsi que les cartes communales sont compatibles avec : / 1° Les schémas de cohérence territoriale prévus à l'article L. 141-1 ; () ". A ceux de l'article L.142-1 du même code, alors en vigueur : " Sont compatibles avec le document d'orientation et d'objectifs du schéma de cohérence territoriale:/ 1o Les plans locaux d'urbanisme prévus au titre V du présent livre ; () " Pour apprécier la compatibilité d'un plan local d'urbanisme avec un SCoT, il appartient au juge administratif de rechercher, dans le cadre d'une analyse globale le conduisant à se placer à l'échelle de l'ensemble du territoire couvert en prenant en compte l'ensemble des prescriptions du document supérieur, si le plan ne contrarie pas les objectifs qu'impose le schéma, compte tenu des orientations adoptées et de leur degré de précision, sans rechercher l'adéquation du plan à chaque disposition ou objectif particulier.
6. D'autre part, selon l'article L. 151-8 du code de l'urbanisme : " Le règlement fixe, en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables, les règles générales () permettant d'atteindre les objectifs mentionnés aux articles L. 101-1 - L. 101-3. " Pour apprécier la cohérence exigée au sein du PLU entre le règlement et le PADD, il appartient au juge administratif de rechercher, dans le cadre d'une analyse globale le conduisant à se placer à l'échelle du territoire couvert par le document d'urbanisme, si le règlement ne contrarie pas les orientations générales et objectifs que les auteurs du document ont définis dans le PADD, compte tenu de leur degré de précision. Par suite, l'inadéquation d'une disposition du règlement du PLU à une orientation ou à un objectif du PADD ne suffit pas nécessairement, compte tenu de l'existence d'autres orientations ou objectifs au sein de ce projet, à caractériser une incohérence entre ce règlement et ce projet.
7. En premier lieu, le SCoT du bassin annécien identifie le secteur situé entre les réservoirs de biodiversité que sont les ravins du Crêt Pételet et des Contamines, faisant l'objet d'un arrêté préfectoral de protection de biotope et appartenant également à la zone naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique de type 1 du Crêt Pételet, comme une continuité écologique à préserver. Ce document prescrit aux documents d'urbanisme locaux de porter une attention particulière à la conservation de ces secteurs et de les réglementer en vue de préserver voire de restaurer des continuités écologiques fonctionnelles. La bande qui se développe à l'ouest et au sud du territoire communal est également identifiée par le schéma régional de cohérence écologique comme un corridor fuseau à restaurer.
8. En second lieu, si le plan d'aménagement et de développement durables prévoit la création d'une zone artisanale d'intérêt local sur un site facilement accessible dans la troisième orientation de son axe économique, il fixe également, dans l'axe relatif au cadre de vie, un objectif de préservation de l'armature écologique par la prise en compte de la trame verte et bleue. Il identifie, comme action pour y parvenir, de localiser les corridors assurant la circulation des populations animales entre des habitats naturels. Or il ressort de la cartographie de synthèse du plan d'aménagement et de développement durables, qui matérialise la ligne de continuité écologique terrestre identifiée par la trame verte et bleue, que la zone à urbaniser pour les activités économiques, implantée en limite ouest de la commune, se trouve à proximité immédiate de la ligne ainsi dessinée.
9. Il ressort de ces éléments que la création d'une zone 2AUX dans le secteur situé entre les deux réservoirs de biodiversité des ravins du Crêt Pételet et des Contamines, identifiés par le schéma régional de continuité écologique, le schéma de cohérence territoriale et le plan d'aménagement et de développement durables comme une continuité écologique à restaurer, en ce qu'elle réduit sa fonction de connexion entre ces réservoirs d'intérêt environnemental majeur au plan local mais également régional, contrarie les objectifs fixés par ces différents documents d'urbanisme. Par suite, les moyens d'annulation partielle de la délibération, tirés de l'incompatibilité avec le Scot et de l'incohérence avec le plan d'aménagement et de développement durables, doivent être accueillis.
En ce qui concerne l'erreur manifeste d'appréciation portant sur le classement en zone 2AUx et la méconnaissance du principe d'équilibre :
10. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. Leur appréciation sur ces différents points ne peut être censurée par le juge administratif qu'au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste ou fondée sur des faits matériellement inexacts.
11. La délibération contestée du 24 février 2020 par laquelle le conseil municipal de Choisy a approuvé la révision du plan local d'urbanisme de la commune a notamment pour objet la création, sur 0.7 hectare au lieudit du Bois Noir, d'une zone 2AUx d'urbanisation future à vocation d'activités économiques devant permettre d'accueillir des activités artisanales déjà présentes sur le territoire communal mais non compatibles avec l'habitat. La zone 2AUx est située à proximité et entre les ravins du Crêt Pételet et des Contamines, qui font l'objet d'un arrêté préfectoral de protection de biotope et notamment du Pic épeichette, de la Pie-grièche écorcheur, de la Rousserolle verderolle, du Lézard vert, du Triton palmé et de plantes protégées au plan national dont le Sabot de Vénus. Ces deux réservoirs de biodiversité appartiennent également à la zone naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique de type 1 du Crêt Pételet d'une surface de 100 hectares. La préservation de la continuité écologique entre les deux pôles de cet espace protégé est inscrite tant dans le schéma régional de cohérence écologique que dans le schéma de cohérence territoriale du bassin annécien. En outre, la surface limitée de ces réservoirs la rend particulièrement sensible à toute transformation, même peu importante. Or il ressort des pièces du dossier que la zone d'échange entre les ravins du Crêt Pételet et des Contamines est déjà fragilisée par l'existence d'une zone Ux implantée en limite ouest du territoire communal. La création de cette zone 2AUx en continuité de la zone Ux a d'ailleurs fait l'objet de réserves de la part de la préfecture, du syndicat mixte du SCoT du bassin annécien et de la CDPENAF au regard notamment de l'intérêt écologique majeur du secteur. Dans ces conditions, et compte tenu de son intérêt environnemental particulier et des risques importants d'atteinte à sa pérennité, la commune a, en classant ledit secteur compris entre les deux réservoirs de biodiversité en zone 2AUx, commis une erreur manifeste d'appréciation.
12. En revanche, les circonstances développées au point précédent sont insuffisantes à établir que la création de la zone 2AUx au sein de la continuité écologique entre les deux pôles des ravins du Crêt Pételet et des Contamines a pour effet d'instaurer un déséquilibre manifeste au détriment de la préservation et la remise en bon état des continuités écologiques au sens de l'article L.101-2 du code de l'urbanisme.
13. Il résulte de tout ce qui précède que la délibération du 24 février 2020 doit être annulée en tant qu'elle prévoit la création, sur 0.7 hectare au lieudit du Bois Noir, d'une zone 2AUx.
Sur les conclusions à fin d'annulation partielle de la délibération du 24 février 2020 en tant qu'elle ne classe pas la totalité de la parcelle cadastrée section A n°2142 en zone Ns1 :
14. Il ressort tant du règlement écrit que du règlement graphique du plan local d'urbanisme de Choisy que la parcelle cadastrée section A n°2142 est classée dans son intégralité en zone Ns1. Le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation à ne pas l'avoir classée dans cette zone, qui manque en fait, ne peut qu'être écarté.
15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de la délibération du 24 février 2020 en tant qu'elle omet de classer intégralement la parcelle cadastrée section A n°2142 en zone Ns1 doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation partielle de la délibération du 24 février 2020 en tant qu'elle classe en zone agricole les terrains intégrés au corridor écologique :
16. Les requérants se bornent à soutenir que le classement en zone agricole des " terrains inclus dans le périmètre du corridor écologique " reliant les ravins du Crêt Pételet et des Contamines est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des aménagements et constructions que le plan local d'urbanisme y autorise. Toutefois, ils ne précisent pas les parcelles visées par le moyen alors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que le corridor écologique invoqué par Mme et M. B fasse l'objet d'un périmètre précisément identifié par les différents documents d'urbanisme produits. Dans ces conditions, le moyen n'est pas assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.
17. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de la délibération du 24 février 2020 en tant qu'elle classe en zone agricole les parcelles situées dans le corridor écologique doivent être rejetées ainsi, par voie de conséquence, que celles tendant à l'injonction de reclassement des mêmes parcelles.
Sur les conséquences des illégalités :
18. Aux termes de l'article L. 600-9 du code de l'urbanisme : " Si le juge administratif, saisi de conclusions dirigées contre un schéma de cohérence territoriale, un plan local d'urbanisme ou une carte communale, estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'une illégalité entachant l'élaboration ou la révision de cet acte est susceptible d'être régularisée, il peut, après avoir invité les parties à présenter leurs observations, surseoir à statuer jusqu'à l'expiration du délai qu'il fixe pour cette régularisation et pendant lequel le document d'urbanisme reste applicable, sous les réserves suivantes: 1° En cas d'illégalité autre qu'un vice de forme ou de procédure, pour les schémas de cohérence territoriale et les plans locaux d'urbanisme, le sursis à statuer ne peut être prononcé que si l'illégalité est susceptible d'être régularisée par une procédure de modification prévue à la section 6 du chapitre III du titre IV du livre I et à la section 6 du chapitre III du titre V du livre I; ()/ Si, après avoir écarté les autres moyens, le juge administratif estime que le vice qu'il relève affecte notamment un plan de secteur, le programme d'orientations et d'actions du plan local d'urbanisme ou les dispositions relatives à l'habitat ou aux transports et déplacements des orientations d'aménagement et de programmation, il peut limiter à cette partie la portée de l'annulation qu'il prononce. "
19. Il ressort des pièces du dossier que la commune de Choisy a, par une délibération ultérieure à la délibération contestée, souhaité supprimer la zone 2AUx litigieuse. Dans ces conditions, l'illégalité relevée par le Tribunal n'est pas susceptible d'être régularisée. Dès lors, il n'y a pas lieu de surseoir à statuer en vue de régulariser le document d'urbanisme et l'annulation de la délibération attaquée sera limitée en tant qu'elle crée la zone 2AUx.
Sur les frais liés à l'instance :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge des requérants, qui ne sont pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
21. Il y a lieu en revanche de mettre à la charge de la commune la somme de 1 500 euros à verser aux requérants au titre de leurs frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La délibération du conseil municipal de Choisy en date du 24 février 2020 est annulée en tant qu'elle crée la zone 2AUx.
Article 2 : La commune de Choisy versera à Mme et M. B une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le surplus de la requête de Mme et M. B est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et M. A B et à la commune de Choisy.
Copie en sera adressée au préfet de la Haute-Savoie.
Délibéré après l'audience du 27 mai 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Sauveplane, président,
- Mme Barriol, première conseillère,
- Mme Aubert, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 juin 2024.
La rapporteure,
E. Aubert
Le président,
M. Sauveplane
La greffière,
C. Jasserand
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026