LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2004444

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2004444

vendredi 30 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2004444
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantPAQUET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 17 juillet 2020 et le 12 avril 2022, M. B A, représenté par Me Paquet, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision du 20 juin 2019 par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui a refusé le rétablissement des conditions matérielles d'accueil ;

2°) d'enjoindre au directeur de l'OFII de lui verser l'allocation de demandeur d'asile non perçue entre le 14 février 2019 et le 31 octobre 2020, soit la somme de 8 889,20 euros assortie de la capitalisation des intérêts, dans un délai de quinze jours et sous astreinte de cinquante euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'OFII le versement d'une somme de 1 500 euros à verser à son conseil, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- la décision est entachée d'un défaut d'examen de sa situation et d'une erreur d'appréciation des faits dès lors qu'elle ne précise pas les dates auxquelles il se serait soustrait à des entretiens durant le délai de transfert et que l'OFII n'a pas procédé à un entretien concernant sa vulnérabilité ;

- elle est entachée d'un vice de procédure en raison de l'absence d'entretien de vulnérabilité et de procédure contradictoire ;

- elle a été rendue sans qu'il ait été mis en mesure de présenter des observations écrites dans le délai de 15 jours en méconnaissance de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît la liberté fondamentale que constitue le droit d'asile en ce qu'elle est fondée sur une base légale erronée, l'article L. 744-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa rédaction issue de la loi du 10 septembre 2018, alors que sa situation reste régie par les dispositions antérieures dans la mesure où les conditions matérielles d'accueil lui ont été proposées avant le 1er janvier 2019 ; les dispositions appliquées ont en outre été déclarées incompatibles avec les objectifs de la directive du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 par le Conseil d'Etat ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation, dès lors qu'il est dans une situation de vulnérabilité en raison de son isolement et de son absence de ressources et qu'il ne s'est pas soustrait à son obligation de se présenter aux autorités ;

- le refus de rétablissement méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entaché d'une erreur d'appréciation quant à sa situation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 avril 2022, l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 7 août 2020.

Vu :

- la directive n° 2013/33 du 26 juin 2013 du Parlement européen et du Conseil établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 2018-778 du 10 septembre 2018 pour une immigration maîtrisée, un droit d'asile effectif et une intégration réussie ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. C, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant guinéen né en 1992, a sollicité l'asile en France. Le 12 juillet 2016, date de l'enregistrement de sa demande d'asile en procédure Dublin, il a accepté le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le préfet de l'Ardèche a décidé de sa remise aux autorités italiennes par un arrêté du 13 avril 2017. La légalité de cet arrêté a été confirmée par un jugement du tribunal administratif de Lyon du 12 mai 2017. Par décision du 7 juin 2017, l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) l'a informé de son intention de suspendre le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. M. A à présenté des observations le 19 juin 2017. Par une décision du 12 septembre 2017, l'OFII a suspendu ses conditions matérielles d'accueil au motif qu'il n'a pas respecté l'obligation de se présenter aux autorités dans le cadre de la procédure Dublin. M. A s'est présenté en préfecture à l'expiration du délai de transfert et sa demande d'asile a été enregistrée en procédure normale le 14 février 2019. Par une lettre du 30 avril 2019, M. A a sollicité le rétablissement des conditions matérielles d'accueil. Par décision du 20 juin 2019, l'OFII a rejeté cette demande. M. A demande au tribunal d'annuler cette dernière décision.

2. Aux termes de l'article L. 744-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, dans sa version issue de la loi n°2015-925 du 29 juillet 2015 : " Le bénéfice des conditions matérielles d'accueil, définies à l'article L. 348-1 du code de l'action sociale et des familles et à l'article L. 744-1 du présent code, est subordonné à l'acceptation par le demandeur d'asile de l'hébergement proposé, déterminé en tenant compte de ses besoins, de sa situation au regard de l'évaluation prévue à l'article L. 744-6 et des capacités d'hébergement disponibles ", et aux termes de l'article L. 744-8 du même code, dans sa version issue de la même loi du 29 juillet 2015 : " Le bénéfice des conditions matérielles d'accueil peut être : 1° Suspendu si, sans motif légitime, le demandeur d'asile a abandonné son lieu d'hébergement déterminé en application de l'article L. 744-7, n'a pas respecté l'obligation de se présenter aux autorités, n'a pas répondu aux demandes d'informations ou ne s'est pas rendu aux entretiens personnels concernant la procédure d'asile (). Lorsque le bénéfice des conditions matérielles d'accueil a été suspendu, le demandeur d'asile peut en demander le rétablissement à l'Office français de l'immigration et de l'intégration ". Si les termes de cet article ont été modifiés par différentes dispositions du I de l'article 13 de la loi du 10 septembre 2018 pour une immigration maîtrisée, un droit d'asile effectif et une intégration réussie, il résulte du III de l'article 71 de cette loi que ces modifications, compte tenu de leur portée et du lien qui les unit, ne sont entrées en vigueur ensemble qu'à compter du 1er janvier 2019 et ne s'appliquent qu'aux décisions initiales, prises à compter de cette date, relatives au bénéfice des conditions matérielles d'accueil proposées et acceptées après l'enregistrement de la demande d'asile. Les décisions relatives à la suspension et au rétablissement de conditions matérielles d'accueil accordées avant le 1er janvier 2019 restent régies par les dispositions antérieures à la loi du 10 septembre 2018.

3. Il résulte des dispositions précédemment citées que les conditions matérielles d'accueil sont proposées au demandeur d'asile par l'Office français de l'immigration et de l'intégration après l'enregistrement de la demande d'asile auquel il est procédé en application de l'article L. 741-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Si, par la suite, les conditions matérielles proposées et acceptées initialement peuvent être modifiées, en fonction notamment de l'évolution de la situation du demandeur ou de son comportement, la circonstance que, postérieurement à l'enregistrement de sa demande, l'examen de celle-ci devienne de la compétence de la France n'emporte pas l'obligation pour l'Office de réexaminer, d'office et de plein droit, les conditions matérielles d'accueil qui avaient été proposées et acceptées initialement par le demandeur. Dans le cas où les conditions matérielles d'accueil ont été suspendues sur le fondement de l'article L. 744-8, dans sa rédaction issue de la loi du 29 juillet 2015, le demandeur peut, notamment dans l'hypothèse où la France est devenue responsable de l'examen de sa demande d'asile, en demander le rétablissement. Il appartient alors à l'Office français de l'immigration et de l'intégration, pour statuer sur une telle demande de rétablissement, d'apprécier la situation particulière du demandeur à la date de la demande de rétablissement au regard notamment de sa vulnérabilité, de ses besoins en matière d'accueil ainsi que, le cas échéant, des raisons pour lesquelles il n'a pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti au moment de l'acceptation initiale des conditions matérielles d'accueil.

4. Alors qu'il ressort des pièces du dossier que les conditions matérielles d'accueil ont été initialement attribuées à M. A, puis qu'elles ont été suspendues, il résulte de ce qui a été dit au point précédent que la directrice de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, pour examiner sa demande de rétablissement de ces conditions matérielles d'accueil, n'avait pas à procéder une nouvelle fois à l'entretien individuel prévu à l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré du vice de procédure doit par conséquent être écarté comme inopérant.

5. La décision attaquée, notamment fondée sur les éléments présentés par l'intéressé dans sa demande de rétablissement des conditions matérielles d'accueil, indique que l'évaluation de sa situation personnelle ne fait pas apparaître de facteur particulier de vulnérabilité. Par suite, il ne ressort pas de la décision attaquée qu'elle aurait été prise à la suite d'un examen incomplet de la situation personnelle de M. A.

6. M. A soutient que l'OFII a entaché sa décision d'erreur d'appréciation des faits dès lors qu'il ne précise aucune date quant aux entretiens auxquels il se serait soustrait durant le délai de transfert, soit entre le 12 mai 2017 et le 12 novembre 2018. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que, par courrier du 13 avril 2017, le préfet de l'Ardèche a demandé à M. A de se présenter en préfecture le 19 avril 2017 à 10 heures pour que lui soient notifiés l'arrêté portant décision de son transfert aux autorités italiennes et l'assignation à résidence. L'intéressé ne conteste pas qu'il n'a pas déféré à la convocation qui lui a été faite par le préfet de l'Ardèche et se borne à soutenir que son conseil a averti de ce qu'il ne se présenterait pas en préfecture le 19 avril 2017, compte tenu de l'introduction d'un recours contentieux suspensif contre l'arrêté de transfert et qu'aucune mesure n'a été prise entre le 12 mai 2017 et le 12 novembre 2018 afin d'assurer son transfert vers l'Italie. La circonstance qu'une telle décision ne pouvait pas faire l'objet d'une exécution d'office à compter de la saisine du tribunal administratif de Lyon le 15 avril 2017 jusqu'à la date où le tribunal a statué, le 12 mai 2017, ne dispensait pas M. A de répondre aux convocations des services préfectoraux concernant la procédure d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation des faits doit être écarté.

7. Si M. A soutient que la directrice territoriale de l'OFII a refusé de lui rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil en se fondant à tort sur les dispositions de l'article L. 744-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans leur version, postérieure à celle qui lui est applicable, résultant de la loi du 10 septembre 2018 et que le Conseil d'Etat a en outre jugées comme étant inconventionnelles, il ne ressort pas des visas de la décision attaquée que cette dernière a été prise sur ce fondement. Par suite, le moyen doit être écarté.

8. M. A soutient que l'OFII n'a pas pris en compte sa vulnérabilité avant de lui refuser le rétablissement de son droit aux conditions matérielles d'accueil. Cependant, en se bornant à faire valoir qu'il est sans ressource ni hébergement, alors qu'il a attendu l'expiration du délai de transfert de dix-huit mois pour présenter sa demande aux services de l'OFII, il n'apporte aucun élément qui démontre qu'il serait dans une situation de vulnérabilité au sens de l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

9. Pour rejeter la demande de M. A la directrice territoriale de l'OFII s'est fondée sur la circonstance que celui-ci ne justifiait pas des raisons pour lesquelles il n'avait pas respecté les obligations attachées au bénéfice initial des conditions matérielles d'accueil et que l'examen de sa situation personnelle ne faisait pas apparaître de facteur particulier de vulnérabilité. Pour contester l'appréciation ainsi portée sur sa situation, M. A, qui admet ne pas s'être rendu aux convocations des 19 et 22 avril alors qu'il faisait l'objet d'une procédure de transfert, se borne à faire valoir les éléments avancés dans sa demande de rétablissement relatifs à sa situation personnelle ou à son état de santé et à relever qu'il n'avait pas à se présenter aux convocations pendant la période au cours de laquelle il avait contesté la mesure de transfert auprès du tribunal administratif de Lyon. Alors qu'il appartient à l'OFII, pour statuer sur une demande de rétablissement, d'apprécier la situation particulière du demandeur à la date de la demande de rétablissement au regard notamment de sa vulnérabilité, de ses besoins en matière d'accueil ainsi que, le cas échéant, des raisons pour lesquelles il n'a pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti au moment de l'acceptation initiale des conditions matérielles d'accueil, les éléments avancés par M. A, qui ne s'est pas signalé auprès des autorités compétentes pendant près de deux ans, ne suffisent pas pour établir que le refus critiqué est entaché d'illégalité. Les circonstances dont il est fait état ne permettent pas davantage de considérer que le refus critiqué méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales selon lesquelles nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.

10. Il résulte de ce qui précède que les conclusions dirigées contre la décision du 20 juin 2019 doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

11. Le présent jugement, qui rejette les conclusions dirigées contre la décision du 20 juin 2019, n'appelle aucune mesure d'exécution.

Sur les frais liés au litige :

12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il en soit fait application à l'encontre de l'OFII, qui n'est pas partie perdante.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Paquet et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.

Délibéré après l'audience du 15 décembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Pfauwadel, président,

Mme Bailleul, première conseillère,

Mme Permingeat, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 décembre 2022.

Le président rapporteur,

T. C

L'assesseure la plus ancienne

dans l'ordre du tableau,

C. Bailleul

La greffière,

C. Billon

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions