mardi 31 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2004510 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP ARENTS TRENNEC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 août 2020, M. D C, représenté par Me Trennec, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 février 2020 par lequel le préfet de la Drôme a autorisé la société ITM LAI à exploiter un entrepôt couvert de stockage sur le territoire de la commune de Donzère ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. C soutient que :
- l'arrêté a été adopté par une autorité incompétente à ce titre ;
- l'étude d'impact est insuffisante sur les incidences du projet sur les terres agricoles ;
- la dérogation espèce protégées n'est pas justifiée par une raison d'intérêt public majeur et nuit au maintien des populations des espèces protégées sur leur aire de répartition naturelle en méconnaissance de l'article L. 411-2 du code de l'environnement ;
- l'arrêté est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;
- la station d'épuration de Donzère n'a pas la capacité suffisante pour traiter les eaux usées du projet.
Par des mémoires enregistrés le 7 janvier 2021 et le 8 janvier 2021, la société ITM LAI, représentée par Me Gutierrez, conclut au rejet de la requête, à ce que soit mise à la charge du requérant une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et à sa condamnation à une amende pour recours abusif de 10 000 euros au titre de l'article R. 741-12 du même code.
La société ITM LAI fait valoir que :
- le requérant ne justifie pas de son intérêt pour agir ;
- aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par un mémoire en défense, enregistrés le 26 juillet 2021, la préfète de la Drôme conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- le requérant ne justifie pas de son intérêt pour agir ;
- aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Les parties ont été informées le 5 décembre 2022, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de l'irrecevabilité des conclusions tendant à l'infliction d'une amende pour recours abusif au titre de l'article R. 741-12 du code de justice administrative.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de l'environnement ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de Mme A,
- et les observations de Me Sohm, représentant la société ITM LAI.
Considérant ce qui suit :
1. M. C demande l'annulation de l'arrêté du 14 février 2020 par lequel le préfet de la Drôme a autorisé la société ITM LAI à exploiter un entrepôt couvert de stockage sur le territoire de la commune de Donzère.
Sur la fin de non-recevoir soulevée :
2. Les décisions mentionnées aux articles L. 181-12 à L. 181-15 du code de l'environnement peuvent être déférées à la juridiction administrative : " 2° Par les tiers intéressés en raison des inconvénients ou des dangers pour les intérêts mentionnés à l'article L. 181-3 () ". Il appartient au juge administratif d'apprécier si les tiers, personnes physiques, qui contestent une décision prise au titre de la police des installations classées justifient d'un intérêt suffisamment direct leur donnant qualité pour en demander l'annulation, compte tenu des inconvénients et dangers que présente pour eux l'installation en cause, appréciés notamment en fonction de la situation des intéressés et de la configuration des lieux.
3. M. C, domicilié dans la commune de Pierrelatte, à 15 kilomètres du projet contesté, ne se prévaut d'aucune qualité de nature à lui conférer un intérêt pour agir à l'encontre de l'arrêté contesté, dans la mesure où quoique d'une superficie importante, il ne résulte aucunement de l'instruction que le projet puisse générer de quelconques nuisances sur le territoire de la commune voisine de Pierrelatte. Par suite, la requête de M. C est irrecevable et doit être rejetée.
Sur l'application de l'article R. 741-12 du code de justice administrative :
4. Aux termes de l'article R. 741-12 du code de justice administrative : " Le juge peut infliger à l'auteur d'une requête qu'il estime abusive une amende dont le montant ne peut excéder 10 000 euros ".
5. La faculté prévue par cette disposition constituant un pouvoir propre du juge, les conclusions de la société ITM LAI tendant à ce que le requérant soit condamné à payer une telle amende ne sont pas recevables et doivent être rejetées.
Sur les frais de procès :
6. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par M. C doivent dès lors être rejetées. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. C une somme de 2 000 euros à verser à la société ITM LAI au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er :La requête présentée par M. C est rejetée.
Article 2 :M. C versera à la société ITM LAI une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.Article 3 :Le présent jugement sera notifié à M. D C, à la préfète de la Drôme et à la Société ITM LAI.
Délibéré après l'audience du 17 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. Sogno, président,
Mme Bedelet, première conseillère,
Mme Holzem, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 janvier 2023.
La rapporteure,
J. B
Le président,
C. Sogno
Le greffier,
P. Muller
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2004510
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026