mardi 25 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2004679 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL PAILLAT CONTI BORY |
Vu les procédures suivantes :
I-Par une requête et un mémoire, enregistrés le 17 août 2020 et le 13 juin 2022 sous le numéro 2004679, la société Action Développement Loisir, représentée par la SELARL cabinet Cabanes, demande au tribunal:
1°) d'annuler la délibération n°2020-04 du 6 janvier 2020 par laquelle le conseil municipal de la commune La Plagne Tarentaise a refusé l'activation de l'article 27 du contrat de délégation de gestion de la piscine de Plagne- Bellecôte ;
2°) de condamner la commune La Plagne Tarentaise à lui verser une somme de 361 985,14 euros en indemnisation de son manque à gagner garanti au titre du contrat de délégation sur les années 2016 à 2019 ;
3°) de mettre à la charge de la commune La Plagne Tarentaise la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Action Développement Loisir soutient que :
- la requête n'est pas tardive ;
- L'assemblée générale des copropriétaires de la résidence 3000 a résilié en 2007 la convention par laquelle les copropriétaires de cette résidence s'engageaient à participer aux charges de la piscine en contrepartie d'un droit d'accès ; ainsi, en dépit des termes du contrat de délégation conclu en 2014, le délégataire n'a jamais été fondé à facturer les copropriétaires de la résidence 3 000 ;
- par courrier du 9 février 2015, le syndic de la résidence Saint-Jacques a informé le délégataire qu'il refusait toute participation aux charges de la piscine, faute d'engagement contractuel en ce sens ;
- les appartements de la copropriété multi-Saint-Jacques ont été revendus à la découpe en 2015 et les nouveaux propriétaires ne sont pas connus d'Action Développement Loisir ;
- par l'article 21.1 de la convention de délégation, la commune La Plagne Tarentaise s'est engagée à ce que le délégataire perçoive un montant minimum garanti issu de la participation des copropriétaires et multipropriétaires de Plagne-Bellecôte ; cet article contractualise la partie du compte prévisionnel relative aux recettes perçues par le délégataire ; la notion de montant minimum garanti résulte également de l'article 22 de la convention ; l'article 26 n'est pas applicable au cas d'espèce puisqu'il vise les recettes encaissées, exclusivement ;
- l'impossibilité de recouvrer la participation aux charges de la part des copropriétaires et multipropriétaires de Plagne-Bellecôte était connue du délégant, qui n'en a pas informé le délégataire au moment de la conclusion du contrat ; cette défaillance est constitutive d'une faute et engage sa responsabilité contractuelle ;
- elle a fait toutes les diligences nécessaires pour tenter de recouvrer auprès des copropriétaires les sommes qui lui avaient été promises en application de la convention de délégation de service public ;
- le préjudice subi s'élève à hauteur de 361 985,14 euros, dont elle demande le paiement sur le fondement de la responsabilité contractuelle de la Commune : en raison de l'inexécution du contrat lui assurant une rémunération minimum et en raison de la faute de la Commune à lui avoir donné des informations erronées au stade de la conclusion du contrat.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 22 avril 2022 et le 22 juillet 2022, la commune La Plagne Tarentaise conclut au rejet de la requête et demande qu'une somme de 3 500 euros soit mise à la charge de la société Action Développement Loisir au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune La Plagne Tarentaise fait valoir que :
- les demandes formulées par la requérante ne sont pas fondées ;
- à titre subsidiaire, l'indemnité doit être limitée à la réparation du préjudice subi par la requérante.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation de la délibération du 6 janvier 2020, le juge du contrat n'ayant pas le pouvoir de prononcer, à la demande de l'une des parties, l'annulation des mesures prises par l'autre partie en exécution du contrat.
Le 3 mai 2022, un courrier a été adressé aux parties en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, les informant de la date ou de la période à laquelle il est envisagé d'appeler l'affaire à l'audience et précisant la date à partir de laquelle l'instruction pourra être close dans les conditions prévues par le dernier alinéa de l'article R. 613-1 et le dernier alinéa de l'article R. 613-2.
Des mémoires présentés pour la commune La Plagne Tarentaise et la société Action Développement Loisir ont respectivement été enregistrés les 17 et 20 mars 2023, postérieurement à la clôture d'instruction prononcée le 9 mars 2023 avec l'avis d'audience.
En réponse au moyen relevé d'office, la commune La Plagne Tarentaise a présenté un mémoire, enregistré le 24 mars 2023, par lequel elle maintient ses conclusions.
II-Par une requête et un mémoire enregistrés le 17 août 2020 et le 13 juin 2022 sous le numéro 2004682, la société Action Développement Loisir, représentée par la SELARL Cabinet Cabanes, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) de condamner la commune La Plagne Tarentaise à lui verser une somme de 361 985,14 euros en indemnisation de son manque à gagner garanti au titre du contrat de délégation de gestion de la piscine de Plagne- Bellecôte, sur les années 2016 à 2019 ;
2°) de mettre à la charge de la commune La Plagne Tarentaise la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Action Développement Loisir soutient que :
- la requête n'est pas tardive ;
- L'assemblée générale des copropriétaires de la résidence 3000 a résilié en 2007 la convention par laquelle les copropriétaires de cette résidence s'engageaient à participer aux charges de la piscine en contrepartie d'un droit d'accès ; ainsi, en dépit des termes du contrat de délégation conclu en 2014, le délégataire n'a jamais été fondé à facturer les copropriétaires de la résidence 3 000 ;
- par courrier du 9 février 2015, le syndic de la résidence Saint-Jacques a informé le délégataire qu'il refusait toute participation aux charges de la piscine, faute d'engagement contractuel en ce sens ;
- les appartements de la copropriété multi-Saint-Jacques ont été revendus à la découpe en 2015 et les nouveaux propriétaires ne sont pas connus d'Action Développement Loisir ;
- par l'article 21.1 de la convention de délégation, la commune La Plagne Tarentaise s'est engagée à ce que le délégataire perçoive un montant minimum garanti issu de la participation des copropriétaires et multipropriétaires de Plagne-Bellecôte ; cet article contractualise la partie du compte prévisionnel relative aux recettes perçues par le délégataire ; la notion de montant minimum garanti résulte également de l'article 22 de la convention ; l'article 26 n'est pas applicable au cas d'espèce puisqu'il vise les recettes encaissées, exclusivement ;
- l'impossibilité de recouvrer la participation aux charges de la part des copropriétaires et multipropriétaires de Plagne-Bellecôte était connue du délégant, qui n'en a pas informé le délégataire au moment de la conclusion du contrat ; cette défaillance est constitutive d'une faute et engage sa responsabilité contractuelle ;
- elle a fait toutes les diligences nécessaires pour tenter de recouvrer auprès des copropriétaires les sommes qui lui avaient été promises en application de la convention de délégation de service public ;
- le préjudice subi s'élève à hauteur de 361 985,14 euros, dont elle demande le paiement sur le fondement de la responsabilité contractuelle de la Commune : en raison de l'inexécution du contrat lui assurant une rémunération minimum et en raison de la faute de la Commune à lui avoir donné des informations erronées au stade de la conclusion du contrat.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 22 avril 2022 et le 22 juillet 2022, la commune La Plagne Tarentaise conclut au rejet de la requête et demande qu'une somme de 3 500 euros soit mise à la charge de la société Action Développement Loisir au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune La Plagne Tarentaise fait valoir que :
- les demandes formulées par la requérante ne sont pas fondées ;
- à titre subsidiaire, l'indemnité doit être limitée à la réparation du préjudice subi par la requérante.
Un courrier a été adressé le 3 mai 2022 aux parties en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, les informant de la date ou de la période à laquelle il est envisagé d'appeler l'affaire à l'audience et précisant la date à partir de laquelle l'instruction pourra être close dans les conditions prévues par le dernier alinéa de l'article R. 613-1 et le dernier alinéa de l'article R. 613-2.
Des mémoires présentés pour la commune La Plagne Tarentaise et la société Action Développement Loisir ont respectivement été enregistrés les 17 et 20 mars 2023, postérieurement à la clôture d'instruction prononcée le 9 mars 2023 avec l'avis d'audience.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des collectivités territoriale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 28 mars 2023:
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de M. A,
- les observations de Me McDonagh, représentant la société Action Développement Loisir,
- et les observations de Me Benhadj, représentant la commune La Plagne Tarentaise.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes susvisées concernent un même contrat et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par un seul jugement.
2. Par une délégation de service public en date du 2 décembre 2013, le syndicat intercommunal de la Grande Plagne a confié à la société Action Développement Loisir la gestion du service public de la piscine de Plagne Bellecôte pour une durée de dix ans. Dans l'instance n°2004679, la société Action Développement Loisir demande au Tribunal d'annuler la délibération susvisée du 6 janvier 2020 par laquelle le conseil municipal de la commune La Plagne Tarentaise, venant au droit du syndicat intercommunal de la Grande Plagne, a refusé de mettre en œuvre la procédure de révision des tarifs prévue à l'article 27 du contrat. Dans les deux instances, la société Action Développement Loisir formule des conclusions indemnitaires à hauteur de 361 985,14 euros sur le fondement de la responsabilité contractuelle du délégant.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la délibération du 6 janvier 2020, dans l'instance n°2004679:
3. Le juge du contrat n'a pas, en principe, le pouvoir de prononcer, à la demande de l'une des parties, l'annulation des mesures prises par l'autre partie en exécution du contrat. Il lui appartient seulement de tirer de ces décisions les conséquences qu'elles comportent notamment en ce qui concerne l'ouverture d'un droit à indemnité.
4. Il résulte de l'instruction que la délibération citée au point 2 du 6 janvier 2020 a été prise en exécution du contrat du 2 décembre 2013 conclu entre le syndicat intercommunal de la Grande Plagne et la société Action Développement Loisir. En application du principe énoncé au point 3, il n'appartient pas au juge du contrat de prononcer l'annulation d'une telle délibération qui s'inscrit dans la continuité des relations contractuelles entre les parties, alors au surplus qu'aucun moyen de légalité n'est dirigé contre cette délibération.
5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête n°2004679 sont irrecevables et doivent être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires, dans les deux instances:
6. Aux termes de l'article 21.1 " Recettes commerciales " du contrat : " La rémunération du délégataire est assurée par la perception des recettes commerciales suivantes:/ - des recettes versées par les usagers de la piscine de Plagne Bellecôte selon les tarifs fixés par le Syndicat./ -des recettes issues le cas échéant, de la vente de produits accessoires, de la location d'espaces publicitaires ou de toutes opérations de mécénat ou de parrainage autorisées au préalable par le Syndicat./- des recettes issues des activités annexes aux activités développées à titre principal et autorisées expressément par le Syndicat./- des recettes d'accès à la piscine versées par les copropriétaires et multipropriétaires de Plagne-Bellecôte qui ont été évaluées par le délégant à un minimum de 270 844,50 euros HT, montant qui sera soumis à indexation annuelle selon la formule ressortant des contrats de vente des immeubles visées à l'annexe 17 du présent contrat./ La rémunération est établie au vu d'un compte prévisionnel établi par l'exploitant sur la durée du contrat et annexé à ce dernier./ Cette rémunération est réputée permettre au délégataire d'assurer l'équilibre financier de la gestion du service délégué dans les conditions normales d'exploitation./ Le délégataire aura la responsabilité de la gestion des encaissements. () ". Aux termes de l'article 22 de ce contrat : " Le déléguant pourra bénéficier d'un intéressement, d'une part lié aux recettes issues des copropriétés et d'autre part du résultat annuel du délégataire, au titre de l'exploitation de la piscine objet du présent contrat./ Intéressement lié aux recettes issues des copropriétés/ Si les recettes issues des copropriétés sont supérieures à 270 844,51 euros HT + indexation par année civile, le délégataire reversera 60% de l'excédent au syndicat./ A contrario, si les recettes émanant des copropriétés (constatées au 31 décembre de l'exercice civil) se révélaient inférieures d'au moins 10% au montant contractuel indexé, les parties se rencontreront sans délai pour déterminer l'impact de cette situation sur le compte d'exploitation, étant précisé que le délégataire assume la totale responsabilité du recouvrement de ces créances ; () ". Aux termes de l'article 26 " révision des conditions tarifaires du contrat " : " Pour tenir compte de l'évolution des conditions économiques et techniques et pour s'assurer que la formule d'indexation est bien représentative des coûts réels, les conditions financières du contrat devront être soumises à réexamen, si l'une des hypothèses suivantes est réalisée : () 6- en cas de variation de +/- 10% du montant des redevances encaissées auprès des copropriétés, dans le respect des dispositions de l'article 11 du présent contrat ". Aux termes de l'article 27 de ce contrat : " () Si dans les trois mois à compter de la date de la demande de révision présentée par l'une des parties, un accord n'est pas intervenu, il sera procédé à cette révision par une commission composée de trois membres dont l'un sera désigné par le Syndicat, l'autre par le délégataire et le troisième par les deux premiers. Faute pour ceux-ci de s'entendre dans un délai de quinze jours, la désignation du troisième membre sera faite par le Président du Tribunal administratif compétent./ Il en sera de même pour les membres qui n'auraient pas été désignés par les parties dans le même délai à compter de l'expiration de la période de trois mois ci-dessus () ".
7. En premier lieu, il résulte de l'instruction que dans les années 1970, la construction de la piscine objet de la délégation en litige était partiellement destinée aux résidents de l'immeuble " Plagne-Bellecôte ". Ainsi, par une convention du 29 juin 1977 conclue avec le syndicat de copropriété de l'immeuble, la société exploitant à cette date la piscine accordait aux copropriétaires un droit d'accès et d'usage gratuit à la piscine, en contrepartie d'une participation aux charges de la piscine, versée annuellement par le syndicat de copropriété. A la date de conclusion du contrat en litige, fin 2013, les stipulations précitées de l'article 21.1 prévoient encore que la rémunération du délégataire comprend, outre les recettes commerciales perçues auprès des usagers de la piscine notamment, des recettes versées par " les copropriétaires et multipropriétaires de Plagne Bellecôte ".
8. Face aux difficultés de recouvrement des recettes issues de(s) (l') immeuble(s) d'habitation venant aux droits de la résidence " Plagne-Bellecôte ", la société Action Développement Loisir, qui estime que les stipulations de l'article 21.1 du contrat lui conféraient un droit à une rémunération minimum annuelle garantie de 270 844,50 euros HT, demande tout d'abord au tribunal de condamner le délégant à lui verser la différence entre les recettes effectivement perçues des copropriétaires et le montant minimum selon elle garanti par l'article 21.1 du contrat entre 2016 et 2019. Or il résulte de la combinaison des articles 21.1 et 22 du contrat que la somme de 270 844,50 euros HT n'est pas un montant minimum garanti mais un montant estimé. Il résulte de ce qui précède que la requérante n'est pas fondée à soutenir que l'article 21.1 du contrat lui conférait un droit à percevoir un montant minimum correspondant aux recettes attendues de l'ancien immeuble " Plagne-Bellecôte ", recettes dont l'origine est explicitée au point 7. Les conclusions indemnitaires formulées à hauteur de 361 985,14 euros au titre des années 2016 à 2019, fondées sur l'exécution du contrat, doivent dès lors être rejetées.
9. En deuxième lieu, il est constant que les éléments de faits décrits au point 7, fondement de l'évaluation des recettes à 270 844,50 euros HT énoncée à l'article 21.1 du contrat, ne correspondait pas à la situation juridique en vigueur à la date de la conclusion du contrat. D'une part, il n'est pas contesté que l'immeuble " Plagne-Bellecôte " cité dans le contrat correspondrait désormais à trois résidences : résidence 3000, résidence Saint-Jacques et " copropriété multi-Saint-Jacques ". D'autre part, dès 2007, le syndicat des copropriétaires de la résidence 3 000 a résilié son engagement contractuel tendant au paiement des redevances relatives à la piscine, décision contestée sans succès devant la juridiction judiciaire par SNC Plagne actifs, alors l'exploitant de la piscine. Ainsi la commune La Plagne Tarentaise ne saurait sérieusement attribuer les difficultés du délégataire à s'assurer d'une rémunération annuelle proche de l'évaluation précitée de 270 844,50 euros HT à son manque de diligence dans la procédure de recouvrement de sa créance, une partie au moins de cette dernière n'ayant pas de fondement juridique dès la date de conclusion du contrat. Il résulte de ce qui précède qu'en exposant dans le contrat en litige une situation non conforme à la réalité, la commune La Plagne Tarentaise a commis une faute et engage sa responsabilité.
10. L'indemnité de 361 985,14 euros demandée par la requérante est calculée selon le postulat qu'elle disposait d'une rémunération minimum garantie annuelle de 270 844,50 euros HT. Mais faute d'avoir un droit à une rémunération garantie, ainsi qu'il a été dit au point 8, la faute énoncée au point 9 ne saurait lui donner un droit au versement d'une indemnité fondée sur une rémunération minimum. Or la société Action Développement Loisir ne démontre pas avoir subi un préjudice résultant directement du caractère erroné/imprécis des informations transmises par le délégant, la démonstration de l'existence éventuelle d'un tel préjudice ne pouvant résulter de l'examen du seul poste de recettes lié à la participation aux charges des copropriétaires, faute de montant minimum garanti à ce titre, ainsi qu'il vient d'être dit.
11. Il résulte de ce qui précède que les conclusions indemnitaires présentées au titre des deux instances doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
12. Les conclusions présentées par la société Action Développement Loisir, la partie perdante, doivent être rejetées ; dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune La Plagne Tarentaise.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société Action Développement Loisir est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune La Plagne Tarentaise sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Action Développement Loisir et à la commune La Plagne Tarentaise.
Délibéré après l'audience du 28 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Vial-Pailler, président,
M. d'Argenson, premier conseiller,
Mme Frapolli, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 avril 2023.
Le rapporteur,
I. B
Le président,
C. VIAL-PAILLER
Le greffier,
G. MORAND
La République mande et ordonne au préfet de la Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2 - 200468
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026