vendredi 12 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2004808 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET G. MOLLION |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 22 août 2020, le 13 octobre 2020, le 15 septembre 2021 et le 4 mars 2024 (non communiqué), M. C B, représenté par la société d'avocats Ballaloud Aladel, demande au Tribunal :
1°) d'annuler la délibération n° 2020-DEL-010 du 3 février 2020 par laquelle le conseil communautaire a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal tenant lieu de programme local de l'Habitat de la communauté de communes Rumilly Terre de Savoie ;
2°) d'enjoindre à la communauté de communes Rumilly Terre de Savoie de classer ses parcelles A n° 1100 et 678 en zone urbaine ;
3°) de mettre à la charge de la communauté de communes Rumilly Terre de Savoie la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la conférence intercommunale des maires a été insuffisamment consultée ;
- le classement des parcelles cadastrées à la section A n° 1100, 687 et 1241 en zone agricole est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- le projet d'extension du chef-lieu, classé en deux zones 1AUC1 et couvert par une OAP, méconnait la loi montagne ;
- ce projet est incohérent avec le PADD et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par des mémoires en défense enregistrés le 15 juillet 2021 et le 8 octobre 2021, la communauté de communes Rumilly Terre de Savoie, représentée par la société d'avocats Conseil affaires publiques, conclut au rejet de la requête et demande qu'il soit mis à la charge du requérant la somme de 3 600 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 11 octobre 2021, la clôture de l'instruction a été fixée au 15 novembre 2021, en application des dispositions de l'article R. 613-1 du code de justice administrative.
Le 27 février 2024, le tribunal a demandé à la communauté de communes Rumilly Terre de Savoie de lui transmettre le règlement graphique de la commune de Lornay, en application de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative.
Le 29 février 2024, la communauté de communes Rumilly Terre de Savoie a communiqué le règlement graphique qui a été transmis au requérant.
Vu la délibération attaquée et les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 25 mars 2024 :
- le rapport de Mme Letellier,
- les conclusions de Mme A,
- les observations de Me Planchet, pour M. B,
- et les observations de Me Djeffal, pour la communauté de communes Rumilly Terre de Savoie.
Considérant ce qui suit :
1. Par une délibération du 3 février 2020, le conseil communautaire de la communauté de communes Rumilly Terre de Savoie a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal tenant lieu de programme local de l'habitat (PLUi-H). M. B est propriétaire des parcelles cadastrées à la section A n° 1100, située Chemin de la Fruitière, et A n° 678, située rue du Couer à Lornay, qui ont été classées en zone agricole par la délibération du 3 février 2020.
Sur les conclusions en annulation
En ce qui concerne le moyen tiré du vice de procédure :
2. Aux termes de l'article L. 153-8 du code de l'urbanisme : " Le plan local d'urbanisme est élaboré à l'initiative et sous la responsabilité de : 1° L'établissement public de coopération intercommunale compétent en matière de plan local (). L'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale arrête les modalités de cette collaboration après avoir réuni une conférence intercommunale rassemblant, à l'initiative de son président, l'ensemble des maires des communes membres () ". Aux termes de l'article L. 153-21 du code de l'urbanisme : " A l'issue de l'enquête, le plan local d'urbanisme, éventuellement modifié pour tenir compte des avis qui ont été joints au dossier, des observations du public et du rapport du commissaire ou de la commission d'enquête, est approuvé par : / 1° L'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale à la majorité des suffrages exprimés après que les avis qui ont été joints au dossier, les observations du public et le rapport du commissaire ou de la commission d'enquête aient été présentés lors d'une conférence intercommunale rassemblant les maires des communes membres de l'établissement public de coopération intercommunale () ".
3. Il résulte des dispositions précitées que la conférence intercommunale des maires doit être consultée avant la délibération du conseil communautaire fixant les modalités de la collaboration avec les communes, en l'espèce la délibération n° 2015 DEL 048 du 23 mars 2015, et avant la délibération du conseil communautaire approuvant le PLUi-H. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier qu'elle a été consultée respectivement le 2 mars 2015 et le 13 janvier 2020, ce que le requérant ne conteste pas. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier et notamment de la délibération attaquée que la collaboration avec les communes membres s'est effectuée tout au long de la procédure de l'élaboration du PLUi-H, à travers différentes réunions prévues par la délibération du 23 mars 2015. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante consultation de la conférence intercommunale des maires doit être écarté.
En ce qui concerne le classement des parcelles :
4. Aux termes de l'article R. 151-22 du code de l'urbanisme : " Les zones agricoles sont dites " zones A ". Peuvent être classés en zone agricole les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles ".
5. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir et de fixer, en conséquence, le zonage et les possibilités de construction. L'appréciation à laquelle se livrent les auteurs du plan ne peut être censurée par le juge administratif qu'au cas où elle serait fondée sur des faits matériellement inexacts ou si elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Pour apprécier la légalité du classement d'une parcelle en zone A, le juge n'a pas à vérifier que la parcelle en cause présente, par elle-même, le caractère d'une terre agricole et peut se fonder sur la vocation du secteur auquel cette parcelle peut être rattachée, en tenant compte du parti urbanistique retenu ainsi que, le cas échéant, de la nature et de l'ampleur des aménagements ou constructions qu'elle supporte. Ce classement doit cependant être justifié par la préservation du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles de la collectivité concernée.
S'agissant de la parcelle A n° 1100 :
6. D'une part, la parcelle cadastrée à la section A n° 1100 se situe dans le chef-lieu de la commune de Lornay et jouxte, d'un côté, deux parcelles construites qui sont classées en zone UC1 " Lisières des pôles urbains ", ainsi qu'une petite partie du cimetière classé en zone UE " Equipements recevant du public ". Elle est également bordée par une voie publique et les deux autres constructions invoquées par le requérant se situent de l'autre côté de cette voie publique et sont en décalé par rapport à la parcelle litigieuse. En outre, elle est voisine des parcelles A numéros 223, 224 et 763, toutes classées en zone agricole et qui s'ouvrent sur un vaste secteur agricole. Par ailleurs, à la date de la délibération attaquée, la parcelle est à l'état de prairie, ce qui lui donne un potentiel agronomique ou biologique ou économique et elle est dépourvue de toute construction, la demande de permis de construire déposée par M. B le 27 décembre 2019 étant alors en cours d'instruction. D'autre part, les auteurs du PLUi-H ont défini strictement les secteurs destinés à l'extension de l'urbanisation du chef-lieu des communes-villages, au nombre desquels ne figure pas le tènement de M. B. Enfin, le requérant, qui ne détient aucun droit acquis au maintien d'un précédent classement répondant à un autre parti d'urbanisme, ne saurait utilement se prévaloir du contexte particulier de création de la parcelle A 1100, issue d'une division de l'ancienne parcelle A n° 225 prononcée à la suite d'une procédure d'expropriation, qui reste sans incidence sur le classement de la parcelle A n° 1100 en zone agricole, ni de l'avis favorable de l'Etat au classement de sa parcelle en zone urbaine, les auteurs du PLUi-H demeurant libres de faire d'autres choix urbanistiques que leurs prédécesseurs. Il suit de là que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation du classement de la parcelle doit être écarté.
S'agissant de la parcelle A n° 678 :
7. Il ressort des pièces du dossier et notamment du règlement graphique 3b.6 de la commune de Lornay que la parcelle A n° 678 se situe à l'extérieur de l'enveloppe urbaine. Elle est séparée de la zone UA3 " Cœur des communes-villages " par un chemin et se situe en dehors d'une ligne droite tracée formant la ceinture urbaine du chef-lieu de Lornay. Elle s'ouvre sur un vaste secteur agricole, de part et d'autre de la voie publique (rue du Couer), incluant de l'autre côté, la parcelle A n° 1241 en partie, qui sépare le chef-lieu de Lornay du hameau du Couer. La parcelle de M. B, quoique de petite surface, est actuellement enherbée. La circonstance qu'une grange à l'état de ruine y est implantée ne fait pas obstacle à son classement en zone agricole. Dès lors, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation du classement de la parcelle doit être écarté.
S'agissant de la parcelle A n° 1241 :
8. La parcelle cadastrée à la section A n° 1241, qui n'appartient pas au requérant, est pour partie classée en zone agricole et pour partie en zone UB3a " Tissu d'intensification pavillonnaire des communes bourgs et villages ". Elle se situe de l'autre côté de la rue du Couer. La ligne de partage entre la zone A et la zone UB3a est dans le prolongement de la ligne droite mentionnée au point précédent, qui ceinture l'enveloppe urbaine. A la date de la délibération attaquée, la parcelle est non construite et enherbée. Si le requérant soutient qu'un lotissement sera implanté sur l'intégralité de la parcelle, y compris la partie classée en zone agricole, cela ne ressort pas des pièces du dossier. Dès lors, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation du classement de la parcelle doit être écarté.
En ce qui concerne le projet d'extension du chef-lieu de Lornay :
9. L'article L. 151-8 du code de l'urbanisme dispose que : " Le règlement fixe, en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables, les règles générales () permettant d'atteindre les objectifs mentionnés aux articles L. 101-1 - L. 101-3. ".
10. Pour apprécier la cohérence exigée au sein du plan local d'urbanisme entre le règlement et le projet d'aménagement et de développement durables (PADD), il appartient au juge administratif de rechercher, dans le cadre d'une analyse globale le conduisant à se placer à l'échelle du territoire couvert par le document d'urbanisme, si le règlement ne contrarie pas les orientations générales et objectifs que les auteurs du document ont définis dans le PADD, compte tenu de leur degré de précision. Par suite, l'inadéquation d'une disposition du règlement du plan local d'urbanisme à une orientation ou à un objectif du PADD ne suffit pas nécessairement, compte tenu de l'existence d'autres orientations ou objectifs au sein de ce projet, à caractériser une incohérence entre ce règlement et ce projet.
11. Il ressort des pièces du dossier que, pour la commune de Lornay, les auteurs du PLUi-H ont choisi d'étendre le chef-lieu en créant deux zones classées 1AUC1 " Extension des pôles urbains à vocation résidentiel ". Elles sont le siège d'une orientation d'aménagement et de programmation (OAP), d'une surface de 2,1 hectares.
12. D'une part, si le requérant se prévaut de l'incohérence du projet d'extension du chef-lieu de Lornay avec le PADD, il ne se livre qu'à un examen limité à ce seul secteur, sans faire une analyse globale à l'échelle du territoire intercommunal. Contrairement aux allégations du requérant, les zones se rattachent directement au chef-lieu. Elles forment deux secteurs contigus à la zone urbaine. De ce point de vue, elles ne méconnaissent pas les dispositions de l'article L. 122-5 et de l'article L. 122-5-1 du code de l'urbanisme. En outre, le projet d'extension du chef-lieu de Lornay répond au schéma de cohérence territoriale (SCoT) de l'Albanais (repris dans le rapport de présentation) qui fixe que 65% des nouveaux logements construits sur le territoire intercommunal devront être recentrés sur un pôle, voire deux de chaque commune et que les projets devront conforter un centre-village. En l'espèce, c'est le chef-lieu de Lornay qui a été retenu pour cette commune, ce qui répond aux prescriptions du SCoT.
13. D'autre part, si cette extension se réalise sur des parcelles agricoles, actuellement non construites et à l'état de prairie, d'une part, l'OAP de chef-lieu de Lornay est compatible avec les orientations du SCoT de l'Albanais qui recommandent, pour cette commune, une consommation maximum de 10 hectares, au titre de l'extension de l'habitat. La détermination de la zone d'extension a été faite sur la base d'une analyse qui s'est appuyée sur le registre parcellaire graphique des déclarations à la PAC et sur le diagnostic agricole de la chambre d'agriculture, réalisé à cette fin. Les terres agricoles où s'implantera le projet se caractérisent par un enjeu moyen et ne se situent pas à proximité d'une exploitation agricole. A cet égard, le projet ne méconnait pas les dispositions de l'article L. 122-10 du code de l'urbanisme qui entendent préserver les terrains agricoles en zone de montagne. Pour les mêmes motifs, le projet d'extension n'est pas incohérent avec les orientations du PADD qui visent à renforcer la préservation des espaces agricoles, en particulier dans les zones à enjeux (axe 1.2). La circonstance que la parcelle A n° 1100, appartenant au requérant, soit d'un enjeu agricole faible, est sans incidence sur la légalité de l'OAP du chef-lieu de Lornay.
14. Enfin, pour compenser la consommation d'espaces affectés à un projet d'extension urbaine des communes-villages, comme Lornay, le rapport de présentation précise que le PLUi-H a réduit de près d'un tiers le volume des surfaces à urbaniser qui étaient prévues dans les documents d'urbanisme précédents, ce qui implique le reclassement en zone agricole et naturelle d'environ 77 hectares sur le reste du territoire. Le requérant ne peut donc soutenir qu'aucune mesure de réduction ou compensation n'a été prévue.
15. En dernier lieu, le requérant soutient que le projet d'extension est disproportionné. Toutefois, il ressort du rapport de présentation que l'OAP du Chef-lieu devrait comporter 45 logements sur 2,1 hectares à l'horizon de 2030. Rapporté au nombre de 750 logements devant être créés au sein des enveloppes urbaines par la programmation des OAP à l'échéance de 2030 sur le territoire intercommunal, le nombre de logements créés dans le chef-lieu de Lornay apparaît n'être ni disproportionné, ni incohérent, en particulier avec l'axe 1.1 du PADD qui promeut une croissance maîtrisée de l'ensemble du territoire et un développement adapté des communes-bourgs. En outre, et quant à l'insertion du projet d'extension dans le chef-lieu de Lornay, le rapport de présentation prévoit que les OAP doivent valoriser les qualités paysagères de l'espace rural, notamment en plantant des haies, arbres et boisements pour valoriser le paysage local et favoriser leur insertion.
16. Il suit de là que les moyens tirés de l'incohérence du projet d'extension du chef-lieu de Lornay avec le PADD, de la méconnaissance de certaines dispositions de la loi montagne et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
17. Il résulte de ce qui précède que les conclusions en annulation présentées par le requérant doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions en injonction sont également rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
18. Les conclusions présentées par le requérant, partie perdante, sont rejetées, en application de l'article L 761-1 du code de justice administrative. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droits conclusions présentées par la communauté de communes Rumilly Terre de Savoie.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 :Les conclusions présentées par la communauté de communes Rumilly Terre de Savoie en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 :Le présent jugement sera notifié à M. C B et à la communauté de communes Rumilly Terre de Savoie.
Délibéré après l'audience du 25 mars 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Sauveplane, président,
- Mme Letellier, première conseillère,
- Mme Barriol, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 avril 2024.
La rapporteure,
C. Letellier
Le président,
M. Sauveplane
La greffière,
C. Jasserand
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026