mardi 25 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2004827 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | BACHA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un mémoire et des pièces enregistrés les 23 août 2020, 28 août 2020, 9 décembre 2021 et 9 septembre 2022, M. B A, représenté par Me Bacha, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner la commune du Fontanil-Cornillon à lui verser, à titre principal, une indemnité globale de 34 900 euros en réparation des préjudices subis en raison du recours abusif aux contrats à durée déterminée et de son licenciement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°) de condamner la commune à régulariser sa situation en versant à la CNRACL ou à l'IRCANTEC le montant des cotisations afférentes aux rémunérations perçues de 1994 à 2019 auprès de la caisse désignée par le tribunal ;
3°) à titre subsidiaire, d'ordonner, avant-dire droit, une expertise tendant à évaluer son préjudice de retraite, estimé forfaitairement à la somme de 36 000 euros ; à défaut, de condamner la commune à lui verser cette somme, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de la commune du Fontanil-Cornillon une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- agent titulaire de la commune de Domène employé comme assistant territorial artistique à temps non-complet, il a été illégalement employé par la commune du Fontanil-Cornillon sous un régime d'activités accessoires, par contrats à durée déterminée et convention de mise à disposition, alors qu'il occupait en réalité un emploi permanent de la commune, en méconnaissance de l'article 3 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et qu'il remplissait les conditions pour être employé sous le régime du cumul d'emploi permanent à temps non-complet prévu par l'article 8 du décret n°91-298 du 20 mars 1991 ;
- son contrat aurait dû être transformé en CDI conformément à l'article 21 de loi dite " Sauvadet " du 12 mars 2012 ;
- le recours successif à des CDD présente ainsi un caractère abusif, en méconnaissance du droit communautaire ;
- la décision mettant fin à son engagement est étrangère à l'intérêt du service ;
- il aurait dû être affilié à un régime de retraite au titre de son activité, soit en qualité de fonctionnaire, soit en qualité de contractuel ;
- il a subi en conséquence, à titre principal, un préjudice financier à hauteur 8 400 euros correspondant à son indemnité de licenciement, de 16 500 euros correspondant aux pertes de revenus et de 10 000 euros correspondant au préjudice moral et au trouble dans les conditions d'existence.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 6 octobre 2020, 14 mars 2022 et 17 mars 2023, la commune du Fontanil-Cornillon, représentée par Me Verne, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune fait valoir que :
- les conclusion à fin d'annulation sont tardives, donc irrecevables ;
- les conclusions tendant à se voir verser des sommes correspondant à une créance que M. A détiendrait sur la commune sont prescrites pour la période antérieure au 1er janvier 2015, en vertu de la prescription quadriennale ;
- en tout état de cause, la requête est infondée.
Les parties ont été averties, en vertu de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen d'ordre public tiré de l'irrecevabilité pour incompétence de la juridiction administrative des conclusions tendant à la régularisation rétroactive auprès de l'IRCANTEC des cotisations sociales supposément dues par la commune du Fontanil-Cornillon pour la période de 1994 à 2019, les articles L. 142-1 à L.142-3 du code de la sécurité sociale attribuant compétence au tribunal judiciaire pour connaître des litiges relevant du contentieux de la sécurité sociale.
Par un mémoire, enregistré le 23 mars 2023, M. A a présenté ses observations en réponse au moyen d'ordre public.
Une note en délibéré, présentée pour M. A, a été enregistrée le 31 mars 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la sécurité sociale ;
- la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 ;
- la loi n°68-1250 du 31 décembre 1968 ;
- la loi n°2012-347 du 12 mars 2012 ;
- le décret n°70-1277 du 23 décembre 1970 ;
- le décret n°91-298 du 20 mars 1991 ;
- le décret n° 2012-437 du 29 mars 2012 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. d'Argenson, premier conseiller;
- les conclusions de M. Argentin, rapporteur public ;
- les observations de Me Bacha, représentant M. A ;
- et les observations de Me Benyahia, représentant la commune du Fontanil-Cornillon.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, assistant d'enseignement artistique principal de première classe, exerce les fonctions d'intervenant musical en milieu scolaire, de professeur de guitare et de formation musicale à titre principal et en qualité de fonctionnaire titulaire au sein de la commune de Domène, à temps non complet, à hauteur de 18 heures par semaine, son statut d'emploi prévoyant une obligation de service de 20h. Parallèlement, il a, du 17 septembre 2001 au 30 septembre 2019, exercé les fonctions d'assistant d'enseignement artistique au sein de l'école municipale de la commune du Fontanil-Cornillon en qualité d'agent contractuel " vacataire horaire ", par contrats à durée déterminée reconduits annuellement, pour une durée qui n'a pas été contractualisée, de l'ordre de quelques heures. En dernier lieu, M. A a été employé par un contrat à durée déterminée du 1er octobre 2018 au 30 septembre 2019, sur la base d'une mise à disposition du 21 juin 2018 adoptée par une délibération de la commune de Domène le 16 juillet 2018, pour une durée de 3h, pour exercer les fonctions de responsable et directeur pédagogique et artistique de l'école de musique de la commune du Fontanil-Cornillon. Par un courrier du 12 avril 2019, M. A a été informé par la commune du Fontanil-Cornillon que son contrat ne serait pas renouvelé au motif qu'il ne donnait plus satisfaction. Par courrier du 26 décembre 2020, M. A a contesté ce refus de renouvellement et demandé à être indemnisé des préjudices subis. Par courrier du 13 janvier 2020, reçu le 15 janvier 2020, la commune du Fontanil-Cornillon a rejeté l'ensemble des demandes formées par M. A. Par sa requête enregistrée le 23 août 2020, M. A demande l'annulation de la décision par laquelle il a été mis fin à son dernier contrat, l'annulation du recrutement de son successeur, ainsi que l'indemnisation de son préjudice. Dans le dernier état de ses écritures, enregistrées le 9 septembre 2022, M. A a expressément renoncé à ses conclusions en excès de pouvoir et injonctives, et a maintenu ses conclusions indemnitaires.
En ce qui concerne les conclusions indemnitaires relatives aux conditions d'emploi et de non-renouvellement du contrat de M. A
2. Aux termes de l'article 3 de la loi du 13 juillet 1983, applicable au litige : " Sauf dérogation prévue par une disposition législative, les emplois civils permanents de l'Etat, des régions, des départements, des communes et de leurs établissements publics à caractère administratif sont () occupés soit par des fonctionnaires régis par le présent titre, soit par des fonctionnaires des assemblées parlementaires, des magistrats de l'ordre judiciaire ou des militaires dans les conditions prévues par leur statut. " Aux termes de l'article 25 septies de la même loi : " I.-Le fonctionnaire consacre l'intégralité de son activité professionnelle aux tâches qui lui sont confiées. Il ne peut exercer, à titre professionnel, une activité privée lucrative de quelque nature que ce soit, sous réserve des II à V du présent article. () ". Le IV du même article indique : " Le fonctionnaire peut être autorisé par l'autorité hiérarchique dont il relève à exercer à titre accessoire une activité, lucrative ou non, auprès d'une personne ou d'un organisme public ou privé dès lors que cette activité est compatible avec les fonctions qui lui sont confiées et n'affecte pas leur exercice. Par dérogation au 1° du I du présent article, ces activités peuvent être exercées sous le régime prévu à l'article L. 133-6-8 du code de la sécurité sociale. () ".
3. Par ailleurs, aux termes de l'article 3-3 de la loi du 26 janvier 1984 : " Par dérogation au principe énoncé à l'article 3 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 précitée et sous réserve de l'article 34 de la présente loi, des emplois permanents peuvent être occupés de manière permanente par des agents contractuels dans les cas suivants : () 4° Pour les autres collectivités territoriales ou établissements mentionnés à l'article 2, pour tous les emplois à temps non complet lorsque la quotité de temps de travail est inférieure à 50 % ; ()". En outre, le décret du 20 mars 1991 portant dispositions statutaires applicables aux fonctionnaires territoriaux nommés dans des emplois permanents à temps non complet, pris pour l'application de l'article 104 de la loi du 26 janvier 1984, dispose en son article 4 : " Des emplois permanents à temps non complet sont susceptibles d'être créés par les collectivités et établissement publics suivants : / 1° Communes dont la population n'excède pas 5 000 habitants et leurs établissements publics ; / 2° Centres communaux et intercommunaux d'action sociale () dont la population cumulée n'excède pas 5 000 habitants () " et en son article 5-1 : " Les communes () peuvent, nonobstant les dispositions de l'article 4 du présent décret, créer des emplois à temps non complet pour l'exercice des fonctions relevant des cadres d'emplois suivants : professeurs d'enseignement artistique, assistants spécialisés d'enseignement artistique, assistants d'enseignement artistique, agents qualifiés du patrimoine et agents du patrimoine. () ". Aux termes de l'article 8 du décret n° 91-298 du 20 mars 1991 portant dispositions statutaires applicables aux fonctionnaires territoriaux nommés dans des emplois permanents à temps non complet, applicables aux contractuels : " Un fonctionnaire ne peut occuper un ou plusieurs emplois permanents à temps non complet que si la durée totale de service qui en résulte n'excède pas de plus de 15 pour 100 celle afférente à un emploi à temps complet ".
4. Il résulte des dispositions rappelées au point 2 que, si un fonctionnaire peut exercer, concomitamment à ses fonctions principales, une activité accessoire auprès d'une autre personne publique, cette activité est soumise à l'autorisation de l'autorité hiérarchique dont il relève pour l'exercice de ses fonctions principales, qui apprécie, dans l'intérêt du service, l'opportunité de délivrer cette autorisation et éventuellement de la renouveler lorsqu'elle est parvenue à son terme. Cette autorisation, qui ne peut être demandée et délivrée que pour une durée limitée, fait obstacle, en raison de son caractère nécessairement précaire, à ce qu'un fonctionnaire puisse exercer une telle activité accessoire dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée.
5. En l'espèce, ainsi qu'il a été dit au point 1, M. A, titulaire du grade d'assistant d'enseignement artistique principal de première classe exerçant à titre principal en qualité de fonctionnaire titulaire au sein de la commune de Domène et employé pour une durée hebdomadaire de 18h sur les 20h constituant son obligation de service, a été autorisé annuellement par cette commune à effectuer une activité accessoire d'enseignement auprès de l'école de musique de la commune du Fontanil-Cornillon qui l'a engagé, à compter de l'année 2001 et non de 1994 comme il le soutient, pour des périodes de quelques heures par semaine, par des contrats régulièrement renouvelés jusqu'au 30 septembre 2019. Il ne ressort d'aucune pièce du dossier que la commune du Fontanil-Cornillon aurait entendu conférer au poste occupé par M. A le statut d'un emploi permanent à temps non complet sur le fondement de l'article 5-1 du décret n° 91-298 du 20 mars 1991 ou qu'elle aurait procédé à la création d'un tel emploi, laquelle relève d'une simple faculté et non d'une obligation. Ainsi M. A ne peut être regardé comme ayant occupé un emploi permanent au sens de l'article 3 précité de la loi du 13 juillet 1983 et n'est pas fondé à soutenir qu'il aurait dû être employé sous le régime du cumul d'emplois permanents à temps non complet autorisé par l'article 8 du décret n°91-298 du 20 mars 1991. Au surplus, à supposer que M. A ait été recruté sur un emploi permanent à temps non complet au sein la commune du Fontanil-Cornillon, les dispositions rappelées au point 3, notamment celles de l'article 3-3 de la loi du 26 janvier 1984 autorisent le recrutement de contractuels pour occuper des emplois à temps non complets à faible quotité de temps de travail, par exception à la règle générale du recrutement de fonctionnaires sur les emplois permanents. Enfin, en application des dispositions précitées de l'article 8 du décret n° 91-298 du 20 mars 1991, la commune du Fontanil-Cornillon n'aurait pas pu recruter le requérant sur un emploi portant à plus de 15% sa durée totale de service au sein des deux collectivités. Par suite, les fonctions exercées par M. A au sein la commune du Fontanil-Cornillon ne pouvaient l'être qu'à titre accessoire et étaient alors soumises à la réglementation applicable en matière de cumul de fonction.
6. M. A ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article 21 de la loi dite " Sauvadet " du 12 mars 2012 visant à améliorer la situation des agents contractuels de la fonction publique en offrant aux agents en CDD depuis au moins 6 années la possibilité de bénéficier d'un CDI, qui ne s'appliquent pas aux activités accessoires des fonctionnaires.
7. Dès lors que l'activité accessoire exercée par M. A au sein de la commune du Fontanil-Cornillon ne pouvait être exercée sur la base d'un engagement à durée indéterminée, M. A ne peut utilement invoquer le caractère abusif du renouvellement de ses contrats à durée déterminée souscrits avec la commune pour se voir reconnaître un droit à l'indemnisation du préjudice éventuellement subi lors de l'interruption de la relation d'emploi.
8. Le non renouvellement du contrat du requérant à sa date normale d'expiration ne constitue pas un licenciement. Par suite, il n'est pas fondé à demander le versement des indemnités dues à ce titre du fait d'une prétendue rupture abusive de son contrat.
9. En égard au caractère accessoire de l'activité exercée par M. A au sein de la commune de Fontanil-Cornillon, le requérant ne peut utilement invoquer la méconnaissance du principe selon lequel l'administration ne peut refuser de renouveler un contrat à durée déterminée que pour des motifs tirés de l'intérêt du service.
10. Il résulte de ce tout ce qui précède, qu'en l'absence d'illégalité fautive commise par la commune en ce qui concerne les conditions d'emploi et de non-renouvellement du contrat à durée déterminée de M. A, la responsabilité de la commune n'est pas engagée à l'égard de M. A. Par suite, les conclusions indemnitaires présentées par ce dernier, tendant à la condamnation de la commune à réparer son préjudice de ce fait, doivent être rejetées.
En ce qui concerne les conclusions indemnitaires relatives aux cotisations retraites :
11. M. A soutient que la commune du Fontanil-Cornillon a également commis une faute en s'abstenant de l'affilier à une caisse de retraite et de verser les cotisations correspondantes durant la période où il a été employé par cette commune, selon lui dès 1994, et jusqu'en 2019. Toutefois, l'article D171-11 du code de la sécurité sociale prévoit que : " Les dispositions des articles D. 171-3 à D. 171-9 ne sont pas applicables aux fonctionnaires titulaires et stagiaires de l'Etat et aux agents permanents des collectivités locales ne relevant pas, au titre de leur activité principale, des dispositions du livre IV du présent code, lorsqu'ils exercent une activité accessoire au service de l'Etat, d'un département, d'une commune ou d'un établissement public () et que " () Dans ce cas, aucune cotisation n'est due, au titre de l'activité accessoire par l'administration, la collectivité ou l'établissement employeur, ni par l'intéressé. () " Ces dispositions excluent ainsi de l'assiette des cotisations sociales les rémunérations versées aux agents des collectivités locales lorsqu'ils exercent une activité accessoire. Il en résulte que la commune du Fontanil-Cornillon, auprès de laquelle M. A a exercé son activité accessoire, n'était pas tenue de l'affilier à l'IRCANTEC ou à une autre caisse et de verser les cotisations correspondantes. Les conclusions indemnitaires présentées à ce titre doivent donc être rejetées, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'exception de prescription quadriennale, et sans qu'il y ait lieu d'ordonner une expertise.
12. A supposer que ces mêmes conclusions, compte tenu de leur formulation, doivent être regardées comme une injonction de régularisation du versement de ses cotisations retraite, il est constant que l'intéressé n'a, dans ses écritures, pas demandé, à titre principal, l'annulation de la décision par laquelle la commune du Fontanil-Cornillon aurait refusé son affiliation à une caisse de retraite et le versement des cotisations correspondantes. De telles conclusions présenteraient, de ce fait, le caractère de conclusions à fin d'injonction formulées à titre principal et seraient, pour ce motif, irrecevables. En tout état de cause, les articles L. 142-1 à L.142-3 du code de la sécurité sociale attribuent compétence au tribunal judiciaire pour connaître des litiges relevant du contentieux de la sécurité sociale. En ce qui concerne les fonctionnaires ou agents de l'Etat et des collectivités publiques, le critère de la compétence des organismes du contentieux de la sécurité sociale est lié, non à la qualité des personnes en cause, mais à la nature même du différend. La demande tendant à la régularisation des cotisations de sécurité sociale de M. A au titre des années 1994 ou 2001 à 2019 est relative aux droits que celui-ci estime tenir de sa qualité d'assuré social, et ne ressortit pas de la compétence de la juridiction administrative.
13. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative au profit de l'une ou l'autre partie.
D E C I D E :
Article 1 : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentée par la commune du Fontanil-Cornillon sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune du Fontanil-Cornillon.
Délibéré après l'audience du 28 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Vial-Pailler, président rapporteur,
M. d'Argenson, premier conseiller,
Mme Frapolli, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 avril 2023.
Le rapporteur,
P.-H. D'ARGENSON
Le président,
C. VIAL-PAILLER
Le greffier,
G. MORAND
La République mande et ordonne au préfet l'Isère en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2004827
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026