lundi 25 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2005101 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL CLDAA LIOCHON ET DURAZ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 3 septembre 2020 et le 5 décembre 2021, M. C B, représenté par Me Laumet, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la délibération du 6 mars 2020 par laquelle le conseil municipal de la commune de Morillon a approuvé le plan local d'urbanisme, ensemble le rejet de son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Morillon une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la délibération prescrivant la révision du plan local d'urbanisme n'a pas fait l'objet d'une insertion en caractères apparents dans un journal diffusé dans le département en méconnaissance des articles R. 153-20 et R. 153-21 du code de l'urbanisme ;
- elle méconnaît les articles L. 2121-10 et L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales ;
- le rapport de présentation est insuffisant dès lors qu'il ne contient aucune information relative aux capacités de stationnement des véhicules hybrides et électriques et de vélos des parcs ouverts au public et des possibilités de mutualisation de ces capacités en méconnaissance du dernier alinéa de l'article L. 151-4 du code de l'urbanisme ;
- les dispositions de l'article L. 151-5 du code de l'urbanisme ont été méconnues dès lors que le PADD doit définir les orientations générales concernant le développement des communications numériques ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 153-19 et R. 123-19 du code de l'environnement dès lors que le commissaire-enquêteur n'a pas émis un avis personnel ;
- le classement des parcelles cadastrées section B n° 2566, 3507 (pour partie), 4849 (pour partie), 4847, 4846, 4843 et 2566 en zone N est entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
Par des mémoires en défense enregistrés le 22 septembre 2021, le 8 octobre 2021 et le 6 janvier 2022, la commune de Morillon, représentée par Me Duraz, conclut au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à l'application de l'article L. 600-9 du code de l'urbanisme ou à une annulation partielle et à ce que soit mise à la charge du requérant une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- le requérant n'a pas d'intérêt pour agir ;
- les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l'environnement ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Barriol ;
- les conclusions de Mme A ;
- et les observations de Me Laumet, représentant M. B et de Me Duraz, représentant la commune de Morillon.
Considérant ce qui suit :
1. Par une délibération du 3 novembre 2015, le conseil municipal de Morillon a prescrit la révision de son plan local d'urbanisme et fixé les modalités de la concertation. Le 29 août 2019, le bilan de la concertation a été tiré et le projet de plan local d'urbanisme a été arrêté. Une enquête publique a été organisée du 19 décembre 2019 au 20 janvier 2020 à l'issue de laquelle le commissaire enquêteur a rendu un avis favorable 15 février 2020. Par la délibération en litige du 6 mars 2020, a été approuvé le plan local d'urbanisme de la commune de Morillon. M. B demande l'annulation de cette délibération ainsi que le rejet de son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité de la délibération du 3 novembre 2015 prescrivant l'élaboration du PLU :
2. Eu égard à l'objet et à la portée de la délibération prescrivant l'élaboration ou la révision du plan local d'urbanisme et définissant les modalités de la concertation, l'accomplissement des formalités de publicité conditionnant son entrée en vigueur ne peut être utilement contesté à l'appui du recours pour excès de pouvoir formé contre la délibération approuvant le plan local d'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de ce que, faute qu'il soit établi que les formalités de publicité requises aient été dûment accomplies, la délibération du 3 novembre 2015 prescrivant la révision du PLU de Morillon n'aurait pas été exécutoire ne pouvait être utilement invoqué à l'encontre de la délibération du 6 mars 2020 qui a approuvé le plan.
En ce qui concerne les modalités de la convocation et l'information des conseillers municipaux :
3. Aux termes de l'article L. 2121-10 du code général des collectivités territoriales : " Toute convocation est faite par le maire. Elle indique les questions portées à l'ordre du jour. Elle est mentionnée au registre des délibérations, affichée ou publiée. Elle est transmise de manière dématérialisée ou, si les conseillers municipaux en font la demande, adressée par écrit à leur domicile ou à une autre adresse ". Aux termes de l'article L. 2121-11 du même code : " Dans les communes de moins de 3 500 habitants, la convocation est adressée trois jours francs au moins avant celui de la réunion () ". L'article L. 2121-13 du même code affirme le droit de tout membre du conseil municipal d'être informé des affaires de la commune qui font l'objet d'une délibération.
4. D'une part, il ressort des mentions de la délibération litigieuse qui font foi jusqu'à preuve du contraire que le conseil municipal a été régulièrement convoqué le 2 mars 2020 soit dans le délai légal de trois jours francs et les seules allégations du requérant ne sauraient conduire à remettre en cause ces mentions précises. Au demeurant, sur les quinze conseillers en exercice convoqués, douze conseillers étaient présents et les trois conseillers absents avaient donné une procuration.
5. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que la convocation du 2 mars 2020 à la séance du 6 mars 2020 mentionnait les points à l'ordre du jour et notamment un point 2 intitulé " Adoption du plan local d'urbanisme ". En outre, un courriel a été adressé aux élus le 3 mars 2020 leur indiquant qu'ils pouvaient accéder par un lien hypertexte aux pièces du PLU ainsi qu'à l'annexe à la délibération contenant la liste des modifications. Il ne ressort pas des pièces du dossier que les conseillers municipaux auraient été dans l'impossibilité de procéder à la consultation en temps utile du dossier de projet ou de ce qu'un document nécessaire à l'exercice de leur mandat leur aurait été refusé. Enfin, la seule circonstance qu'un délai de 17 jours calendaires seulement s'est écoulé entre la fin de l'enquête publique et la séance du conseil municipal ne saurait établir un défaut d'information des élus alors au demeurant qu'il ne ressort d'aucune pièce du dossier que certains d'entre eux auraient sollicité en vain un report. Par suite, les moyens tirés de l'irrégularité de la convocation et de l'insuffisante information des conseillers doit être écarté.
En ce qui concerne le rapport de présentation :
6. L'article L. 151-4 du code de l'urbanisme dispose notamment que le rapport de présentation " établit un inventaire des capacités de stationnement de véhicules motorisés, de véhicules hybrides et électriques et de vélos des parcs ouverts au public et des possibilités de mutualisation de ces capacités ".
7. Contrairement à ce que soutient le requérant, le rapport de présentation contient aux pages 13 et 14 un inventaire des capacités de stationnement et des possibilités de mutualisation de ces capacités. S'il ne distingue pas spécifiquement les véhicules hybrides ou électriques et les vélos, le requérant n'identifie pas les dispositions du règlement du PLU qui se trouveraient de ce fait entachées d'illégalité. Enfin, il est indiqué que les possibilités de mutualisation sont réduites étant donné la localisation éclatée de l'offre de stationnement et il est précisé que dans la perspective de création du pôle de centralité de la Pusaz, le parking de Badney pourrait être mutualisé dans le cadre de nouveaux équipements. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 151-4 du code de l'urbanisme doit être écarté.
En ce qui concerne le projet d'aménagement et de développement durables (PADD) :
8. Aux termes de l'article L. 151-5 du code de l'urbanisme, dans sa version applicable au litige : " Le projet d'aménagement et de développement durables définit : / 1° Les orientations générales des politiques d'aménagement, d'équipement, d'urbanisme, de paysage, de protection des espaces naturels, agricoles et forestiers, et de préservation ou de remise en bon état des continuités écologiques ; / 2° Les orientations générales concernant l'habitat, les transports et les déplacements, les réseaux d'énergie, le développement des communications numériques, l'équipement commercial, le développement économique et les loisirs, retenues pour l'ensemble de l'établissement public de coopération intercommunale ou de la commune. / Il fixe des objectifs chiffrés de modération de la consommation de l'espace et de lutte contre l'étalement urbain. / () ".
9. Si le requérant soutient que le PADD est insuffisant en ce qui concerne le développement des communications numériques sur le territoire de la commune, les dispositions précitées de l'article L. 151-5 du code de l'urbanisme n'imposent pas aux communes de définir dans ce document des projets et des orientations dans chacun des domaines ainsi énumérés. De surcroit, le PADD prévoit de " concourir, dans le cadre du schéma départemental, au déploiement des réseaux de communication numériques " de sorte que, eu égard à la taille de la commune de moins de 1 000 habitants, la modestie de ces éléments ne suffit pas à caractériser une insuffisance du PADD. Par suite, le moyen tiré de méconnaissance de l'article L. 151-5 du code de l'urbanisme doit être écarté.
En ce qui concerne l'avis du commissaire-enquêteur :
10. Aux termes du troisième alinéa de l'article R. 123-19 du code de l'environnement : " () Le commissaire enquêteur ou la commission d'enquête consigne, dans un document séparé, ses conclusions motivées, en précisant si elles sont favorables, favorables sous réserves ou défavorables au projet () ".
11. Il résulte de ces dispositions que le commissaire-enquêteur doit, d'une part, établir un rapport relatant le déroulement de l'enquête et procéder à un examen des observations recueillies lors de celle-ci, en résumant leur contenu. Il doit, d'autre part, indiquer dans un document séparé, ses conclusions motivées sur l'opération, en tenant compte de ces observations mais sans être tenu de répondre à chacune d'elles.
12. En l'espèce, le rapport du commissaire-enquêteur est constitué d'un document de 65 pages, auquel s'ajoute un document distinct de 11 pages dénommé " Conclusions personnelles et motivées du commissaire-enquêteur ". Au terme de ce dernier document, le commissaire-enquêteur a émis un avis favorable au projet de PLU afin que la commune dispose d'un outil de maitrise de son évolution future et a recommandé à la collectivité de prendre en compte les avis qui figurent dans le rapport afin d'améliorer le projet sans remise en cause substantielle. La circonstance que le requérant ne partage pas l'avis du commissaire-enquêteur sur l'intérêt de bénéficier rapidement d'un PLU pour cette commune soumise au RNU est sans incidence. Enfin, contrairement aux allégations du requérant, le commissaire-enquêteur a formulé un avis motivé tel qu'exigé par les dispositions précitées puisqu'il a notamment indiqué que le projet est conforme aux orientations du PADD, que le projet permet de fixer et de définir un nombre limité d'enveloppes urbaines notamment sur le versant, et que l'enquête a pleinement joué son rôle. Il a également relevé que la procédure de concertation en cours à propos du pôle de centralité permet à la population de s'exprimer à nouveau sur ce projet stratégique pour l'avenir de la commune et peut contribuer à l'amélioration de la cohésion de cet ensemble comme l'ont demandé les services de l'Etat. Sur ce projet, il ressort de la page 9 que le commissaire-enquêteur a indiqué qu'une concertation est en cours sur l'espace central dédié à des équipements publics, des services, des commerces et des logements, que 3 OAP ont été définies et qu'une concertation est en cours dans l'attente d'un projet global d'aménagement. Il a souligné que le projet de centralité sauf exceptions très limitées n'a pas fait l'objet de remise en cause, que la concertation en cause permettra de le préciser, de l'amender et qu'il sera toujours temps d'enclencher si nécessaire une procédure d'adaptation lorsque la concertation débouchera sur un projet définitif. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'avis du commissaire-enquêteur en méconnaissance de l'article R. 123-19 du code de l'environnement doit être écarté.
En ce qui concerne le classement des parcelles :
13. Aux termes de l'article R. 151-24 du code de l'urbanisme : " Les zones naturelles et forestières sont dites " zones N ". Peuvent être classés en zone naturelle et forestière, les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison : a) Soit de la qualité des sites, milieux et espaces naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique ; b) Soit de l'existence d'une exploitation forestière ; c) Soit de leur caractère d'espaces naturels. ".
14. Il appartient aux auteurs d'un PLU de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par ce PLU, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. Leur appréciation sur ces différents points ne peut être censurée par le juge administratif qu'au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste ou fondée sur des faits matériellement inexacts.
15. Le requérant conteste le classement en zone naturelle des parcelles cadastrées section B 3507 (pour partie), 4849 (pour partie), 4847, 4846, 4843 et 2566 pour une contenance de 3 120 m2 lui appartenant, situées au lieu-dit Les Follys. Il ressort des pièces du dossier que si ces parcelles supportent pour partie des annexes, jouxtent la petite zone Uh et se situent dans le prolongement de sa résidence principale et de celle de sa voisine, elles sont bordées par une plus vaste zone naturelle auxquelles elles appartiennent et sont situées à l'écart du chef-lieu de la commune composée d'environ 660 habitants. Si ces parcelles étaient classées précédemment en zone Nab (zone d'urbanisation future) puis en UC et A, un propriétaire ne détient aucun droit au maintien d'un précédent classement. La circonstance que M. B avait comme projet de construire une maison d'accueil pour handicapés est sans incidence sur la légalité de ce classement. Si le requérant remet en cause la pertinence de la création de la zone humide Azh sans étayer ses propos, il ressort en tout état de cause du règlement graphique que ses parcelles ne font pas partie de cette zone humide, qui se situe au-delà de la route. Si le commissaire-enquêteur ne s'est pas opposé à son classement en zone constructible relevant que cet espace est déjà occupé par des annexes et que la route constitue une limite forte de la zone urbanisée, cette circonstance ne fait pas obstacle à leur classement en zone N et les auteurs du PLUi ne sont pas tenus de suivre les observations émises par ce dernier. Enfin, le classement en litige répond à l'objectif du PADD de contenir l'urbanisation dans les enveloppes urbaines des hameaux et de limiter la consommation d'espace. Dans ces conditions, et alors même qu'un autre classement ne nuirait pas à la recherche de fenêtres paysagères, leur classement ne procède d'aucune erreur manifeste d'appréciation.
16. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que les conclusions du requérant tendant à l'annulation de la délibération du 6 mars 2020 par laquelle le conseil municipal de Morillon a approuvé le plan local d'urbanisme de la commune ainsi que, par voie de conséquence, la décision rejetant son recours gracieux, doivent être rejetées.
Sur les frais d'instance :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Morillon, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une somme au titre des frais exposés par le requérant, et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. B la somme que demande la commune de Morillon au titre de ces mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er:La requête de M. B est rejetée.
Article 2 :Les conclusions de la commune de Morillon présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 :Le présent jugement sera notifié à M. C B et à la commune de Morillon.
Délibéré après l'audience du 11 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Sauveplane, président,
Mme Barriol, première conseillère,
Mme Aubert, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 septembre 2023.
La rapporteure,
E. Barriol
Le président,
M. SauveplaneLa greffière,
C. Jasserand
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2005101
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026