jeudi 13 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2005241 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | BERALDIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 septembre 2020, Mme B C, représentée par Me Beraldin, demande au tribunal :
1°) d'annuler la délibération du 26 novembre 2019 par laquelle le conseil communautaire de la communauté de communes Bièvre Isère a approuvé le plan local d'urbanisme du secteur de Bièvre Isère ainsi que la décision implicite ayant rejeté son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la communauté de communes Bièvre Isère une somme de 2000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la délibération est illégale en ce qu'elle ne comporte pas la mention des délais et des voies de recours ;
- le classement en zone agricole des parcelles cadastrées section B sous les n°599 et n°600 sur le territoire de la commune de Gillonnay est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 16 décembre 2020, la communauté de communes Bièvre Isère, représentée par Me Poncin, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la requérante la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- compte tenu des termes de son recours gracieux, Mme C est seulement recevable à demander l'annulation du classement de la parcelle cadastrée section B n°599, laquelle est, en outre, classée en zone UD ;
- le classement en zone agricole de la parcelle cadastrée section B n°600 n'est pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de Mme Beytout, rapporteure publique,
- et les observations de Me Beraldin représentant Mme C et de Me Poncin représentant la communauté de communes Bièvre Isère.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C est propriétaire de deux parcelles contigües cadastrées section A n° 599 et n°600 sur le territoire de la commune de Gillonnay qui comporte environ 1 000 habitants. Elle demande l'annulation de la délibération du 26 novembre 2019 par laquelle le conseil communautaire de la communauté de communes Bièvre Isère (CCBI) a approuvé le plan local d'urbanisme (PLUi) du secteur de Bièvre Isère ainsi que la décision implicite de rejet du recours gracieux qu'elle a présenté le 27 janvier 2020.
Sur les conclusions d'annulation :
En qui concerne l'absence de mention des voies et délais de recours :
2. La circonstance que la délibération du 26 novembre 2019 ne comporte pas la mention des délais et des voies de recours est sans incidence sur sa légalité.
En ce qui concerne le- classement en zone agricole de la parcelle cadastrée section B n° 599 :
3. Il ressort du plan de zonage que la parcelle cadastrée section B n°599 a été classée en zone UD. Dès lors, Mme C ne peut utilement soutenir que le classement de cette parcelle en zone agricole est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne le-classement en zone agricole de la parcelle cadastrée section B n° 600 :
4. Aux termes de l'article R. 151 22 du code de l'urbanisme : " Les zones agricoles sont dites " zones A ". Peuvent être classés en zone agricole les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles ".
5. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir sur le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. Leur appréciation sur ces points ne peut être censurée par le juge administratif que si elle repose sur des faits matériellement inexacts ou si elle est entachée d'erreur manifeste.
6. La parcelle cadastrée section B n°600, d'une superficie d'environ 1600 m², est excentrée du centre bourg de la commune de Gilllonay. Dépourvue de toute construction, elle présente un aspect naturel et s'ouvre sur trois de ses côtés sur un vaste espace agricole et naturel. Dès lors, bien que la parcelle voisine n°599 plus proche de la voie publique soit construite et classée en zone UD, le classement en zone agricole de cette parcelle est justifié par la préservation de son potentiel agricole et répond en outre au parti d'aménagement visant à limiter l'étalement urbain et le mitage des espaces agricoles en privilégiant l'urbanisation sur les cœurs de bourgs et dents creuses. Mme C n'est pas fondée à invoquer le classement en zone UD de la parcelle cadastrée section A n°1218 qui se trouve, de par sa position entre deux parcelles bâties, dans une situation différente de celle de la parcelle n°600. Par suite, le classement de cette dernière parcelle en zone agricole n'est pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
7. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir partielle opposée par la CCBI, que Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation des décisions attaquées.
Sur les frais liés à l'instance :
8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la CCBI, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demande Mme C au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de Mme C une somme de 500 euros au titre des frais exposés par la CCBI.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Mme C versera à la communauté de communes Bièvre Isère une somme de 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et à la communauté de communes Bièvre Isère.
Délibéré après l'audience du 23 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Sogno, président,
M. Ban, premier conseiller.
Mme Letellier, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 avril 2023.
Le rapporteur,
J-L. A
Le président,
C. Sogno
La greffière,
L. Bourechak
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026