mardi 5 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2005259 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | GAILLARD OSTER ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 10 septembre 2020 et le 8 avril 2021, M. B E et la SARL Terres de Gosses, représentés par la SELARL Gaillard Oster associés, demandent au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 11 juillet 2020 par lequel le préfet de la Savoie a interrompu, à compter du 15 juillet 2020, l'accueil de mineurs organisé au chalet de la Crémaillère (Saint-Jean-d'Arves) entre les 5 et 17 juillet 2020 ;
2°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 11 juillet 2020 par lequel le préfet de la Savoie a fait opposition aux accueils organisés par la SARL Terres de Gosses entre le 18 juillet et le 28 août 2020 ;
3°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 27 juillet 2020 par lequel le préfet de la Savoie l'a suspendu d'exercer quelque fonction que ce soit auprès des mineurs accueillis dans le cadre des dispositions de l'article L. 227-4 du code de l'action sociale et des familles et d'exploiter les locaux les accueillant et de participer à l'organisation des accueils ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. E et la SARL Terres de Gosses soutiennent que :
- ils ont intérêt pour agir ;
- les arrêtés attaqués sont entachés d'un vice de procédure, l'agent de la DDCSPP ayant effectué les contrôles n'étant pas habilité au sens de l'article L. 227-9 du code de l'action sociale et des familles ;
- à supposer l'agent de la DDCSPP habilité au sens de l'article L. 227-9 du code de l'action sociale et des familles, il n'était pas compétent pour constater des irrégularités d'ordre sanitaire, qui ont pourtant motivé les arrêtés attaqués ;
- l'arrêté du 27 juillet 2020 est entaché d'un vice de procédure à défaut de consultation de la commission départementale mentionnée à l'article L. 227-10 du code de l'action sociale car la condition d'urgence, seule susceptible de justifier le prononcé de la décision sans saisine de la commission départementale, n'était pas constituée ;
- les faits fondant les arrêtés en litige sont matériellement inexacts ; plus particulièrement, l'arrêté du 27 juillet 2020 n'a pas pris en compte les mesures mises en œuvre à la suite des précédents contrôles ;
- l'arrêté du 27 juillet 2020 méconnaît le principe général du droit " non bis in idem ", dans la mesure où il se fonde sur les mêmes faits que ceux sur lesquels se fonde l'arrêté du 11 juillet ;
- l'arrêté du 27 juillet 2020 prononçant la suspension d'exercice de quelque fonction que ce soit auprès des mineurs est manifestement disproportionnée au regard des faits reprochés ; il porte atteinte à sa liberté d'entreprendre.
Par des mémoires enregistrés le 16 décembre 2020 et le 17 décembre 2020, le préfet de la Savoie conclut au rejet de la requête, au motif que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le décret n°2002-509 du 8 avril 2002 concernant les contrôles prévus par l'article L. 227-9 du code de l'action sociale et des familles ;
- le décret n°2009-1484 du 3 décembre 2009 relatif aux directions départementales interministérielles ;
- l'arrêté du 3 novembre 2014 relatif à la déclaration préalable aux accueils de mineurs prévue par l'article R. 227-2 du code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 21 juin 2022 :
- le rapport de Mme D,
- les conclusions de M. C,
- les observations de Me Oster, représentant M. E et la SARL Terres de Gosses,
- et les observations de M. A, représentant le préfet de la Savoie.
Considérant ce qui suit :
1. M. E est le gérant de la société à responsabilité limitée (SARL) Terres de Gosses qui a notamment pour objet social la gestion et l'animation de classes de découverte et centres de vacances destinés à la jeunesse. Ladite SARL s'est déclarée, au sens du code de l'action sociale et des familles, directrice d'un séjour pour mineur entre le 5 et le 17 juillet 2020, sous la référence 0730288SV000319. A la suite d'un contrôle effectué sur site, le préfet de la Savoie a interrompu ledit séjour à compter du 15 juillet 2020, par un arrêté du 11 juillet 2020. Le jour même, le préfet de la Savoie a également décidé par un arrêté distinct de faire opposition à trois accueils de mineurs prévus du 18 juillet au 28 août 2020 et déclarés par la SARL Terres de Gosses sous les numéros 0730288SV000219, 0730288SV000419 et 0730288SV000519. Enfin, par un arrêté du 27 juillet 2020, le préfet de la Savoie a suspendu M. E pour une durée de six mois " de l'exercice de quelque fonction que ce soit auprès des mineurs accueillis dans le cadre des dispositions de l'article L. 227-4 du code de l'action sociale et des familles et d'exploiter les locaux les accueillant et de participer à l'organisation des accueils ". Dans la présente instance, M. E et la SARL Terres de Gosses demandent au Tribunal d'annuler pour excès de pouvoir les trois arrêtés précités.
Sur les conclusions à fin d'annulation:
En ce qui concerne l'ensemble des arrêtés :
2. Aux termes de l'article L. 227-4 du code de l'action sociale et des familles : " La protection des mineurs, dès leur inscription dans un établissement scolaire en application de l'article L. 113-1 du code de l'éducation, qui bénéficient hors du domicile parental, à l'occasion des vacances scolaires, des congés professionnels ou des loisirs, d'un mode d'accueil collectif à caractère éducatif entrant dans une des catégories fixées par décret en Conseil d'Etat, est confiée au représentant de l'Etat dans le département./ Ce décret définit, pour chaque catégorie d'accueil, la réglementation qui lui est applicable, et les conditions dans lesquelles un projet éducatif doit être établi. () ". Aux termes de l'article L. 227-8 de ce code : " Est puni de six mois d'emprisonnement et de 3750 euros d'amende : / 1° Le fait pour une personne de ne pas souscrire la déclaration préalable mentionnée à l'article L. 227-5 ;/ 2° Le fait d'apporter un changement aux conditions d'accueil des mineurs mentionné à l'article L. 227-4, sans avoir souscrit à cette déclaration ;/ 3° le fait de ne pas souscrire aux garanties d'assurance mentionnées à l'article L. 227-5./ Est puni d'un an d'emprisonnement et de 7500 euros d'amende le fait de s'opposer de quelque façon que ce soit à l'exercice des fonctions dont sont chargés les agents mentionnés à l'article L. 227-9./ Est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende :/ 1° Le fait d'exercer des fonctions à quelque titre que ce soit en vue de l'accueil de mineurs mentionnés à l'article L. 227-4, ou d'exploiter les locaux accueillant ces mineurs malgré les incapacités prévues à l'article L. 133-6 ;/ 2° Le fait de ne pas exécuter les décisions préfectorales prévues aux articles L. 227-5, L. 227-10 et L. 227-11. ". Aux termes de l'article L. 227-9 de ce code: " La surveillance de l'accueil des mineurs mentionné à l'article L. 227-4 est exercée par des agents placés sous l'autorité du ministre chargé de la jeunesse et des sports et du représentant de l'Etat dans le département./ Outre les officiers de police judiciaire agissant conformément aux dispositions du code de procédure pénale, les fonctionnaires du ministère chargé de la jeunesse et des sports habilités à cet effet par le ministre chargé de la jeunesse et des sports et assermentés dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat peuvent rechercher et constater par procès-verbal les infractions prévues à l'article L. 227-8./ Pour l'exercice de leurs missions, les fonctionnaires mentionnés à l'alinéa précédent peuvent accéder aux locaux, lieux ou installations où se déroule cet accueil, à l'exclusion des domiciles et de la partie des locaux servant de domicile, demander la communication de tout document professionnel et en prendre copie, recueillir sur convocation ou sur place les renseignements et justifications. () ".
3. En premier lieu et d'une part, il ressort des dispositions précitées de l'article L. 227-9 du code de l'action social et des familles que la surveillance de l'accueil des mineurs est exercée, de manière générale, par des agents placés sous l'autorité du ministre chargé de la jeunesse et des sports et du représentant de l'Etat dans le département qui, lorsqu'ils recherchent les infractions prévues à l'article L. 227-8 du code de l'action sociale et des familles, doivent être spécialement habilités à cet effet. Or, il ne ressort pas des pièces du dossier que les arrêtés attaqués aient eu pour objet ou pour effet de sanctionner pénalement M. E et/ou la SARL Terre de Gosses. Il s'ensuit que les conditions de mise en œuvre du contrôle du chalet de la Crémaillère n'étaient pas fixées par le décret susvisé du 8 avril 2002, s'agissant des modalités d'habilitation et d'assermentation de M. A, agent de la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) ayant réalisé le contrôle. Ainsi, le vice de procédure tiré du défaut d'habilitation de l'agent ayant réalisé le contrôle est, au cas d'espèce, inopérant, alors au surplus que deux gendarmes de la brigade de Saint-Jean-de Maurienne l'accompagnaient dans ce contrôle.
4. D'autre part, aux termes de l'article 5 du décret du 3 décembre 2009 susvisé, dans sa version en vigueur : " I- La direction départementale de la protection des populations est compétente en matière de politiques de protection de la population./ A ce titre, elle met en œuvre dans le département les politiques relatives à la protection et à la sécurité des consommateurs:/ 1° En veillant:/ a) A la conformité, à la qualité et à la sécurité des produits et prestations ;/ b) A l'hygiène et à la sécurité des produits alimentaires ; () II- Elle concourt:/ () 4° A la prévention des risques sanitaires () ". Il résulte de ces dispositions que la DDCSPP était chargée de missions en matière de sécurité sanitaire. Ainsi, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les arrêtés attaqués seraient entachés d'un vice de procédure au motif que l'agent de la DDCSPP ayant diligenté le contrôle du chalet n'aurait, selon eux, pas disposé de la compétence pour relever des manquements aux règles sanitaires, que les requérants s'abstiennent au demeurant d'énumérer précisément.
En ce qui concerne l'arrêté du 27 juillet 2020 portant suspension d'exercice de fonction :
5. Aux termes de l'article L. 227-10 du code l'action sociale et des familles : " Après avis de la commission départementale compétente en matière de jeunesse et de sport, le représentant de l'Etat dans le département peut prononcer à l'encontre de toute personne dont la participation à un accueil de mineurs mentionné à l'article L. 227-4 ou à l'organisation d'un tel accueil présenterait des risques pour la santé et la sécurité physique ou morale des mineurs mentionnés à l'article L. 227-4, ainsi que de toute personne qui est sous le coup d'une mesure de suspension ou d'interdiction d'exercer prise en application de l'article L. 212-13 du code du sport, l'interdiction temporaire ou permanente d'exercer une fonction particulière ou quelque fonction que ce soit auprès de ces mineurs, ou d'exploiter des locaux les accueillant ou de participer à l'organisation des accueils./ En cas d'urgence, le représentant de l'Etat dans le département peut, sans consultation de ladite commission, prendre une mesure de suspension d'exercice à l'égard des personnes mentionnées à l'alinéa précédent. Cette mesure est limitée à six mois. Dans le cas où l'intéressé fait l'objet de poursuites pénales, la mesure de suspension s'applique jusqu'à l'intervention d'une décision définitive rendue par la juridiction compétente ".
6. En premier lieu, les requérants soutiennent que l'arrêté attaqué ne pouvait être pris sans l'avis préalable de la commission départementale compétente en matière de jeunesse et de sport, faute d'urgence démontrée. Il ressort cependant des pièces du dossier que lors d'un contrôle effectué le 9 juillet 2020, l'agent de la DDCSPP a été informé par un écriteau sur la porte du chalet censé héberger les mineurs accueillis du départ du groupe en camping sauvage, dans un lieu indéterminé, non couvert par le réseau téléphonique. A la suite, notamment, de cette sortie non déclarée, réalisée en méconnaissance de l'arrêté du 3 novembre 2014 susvisé, le préfet de la Savoie a pris l'arrêté du 11 juillet 2020 susvisé interrompant le séjour en cours à compter du 15 juillet 2020. Or en dépit de cette décision, M. E a déclaré au directeur départemental de la cohésion sociale et de la protection des populations de la Savoie avoir emmené les mineurs bivouaquer dans la nuit du 15 au 16 juillet 2020, à nouveau sans déclaration préalable. Ainsi, dans les circonstances de l'espèce et compte tenu de la gravité et de la persistance avec lesquelles M. E a manqué à ses obligations relatives à la sécurité de l'accueil des mineurs, la condition d'urgence prévue à l'article L.227-10 du code de l'action sociale et des familles était remplie et autorisait le préfet à prendre l'arrêté litigieux sans saisir la commission compétente en matière de jeunesse et de sport. Dans ces conditions, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que la décision attaquée a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière.
7. En deuxième lieu, la mesure de suspension visée aux dispositions précitées est une mesure conservatoire, subordonnée à la vérification que les faits imputés à l'intéressé présentent un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité.
8. Ainsi qu'il vient d'être dit, la suspension d'exercice en litige revêt un caractère conservatoire et le préfet de la Savoie ne saurait dès lors être regardé comme ayant prononcé une sanction à l'encontre des requérants. Dès lors, ces derniers ne sont pas fondés à soutenir que l'arrêté attaqué aurait méconnu le principe " non bis in idem ".
9. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que le préfet de la Savoie s'est fondé, pour prendre à l'encontre des requérants la mesure de suspension contestée, sur le constat de l'absence des mineurs au lieu indiqué d'hébergement lors d'un contrôle inopiné sur place le 9 juillet 2020 et de l'impossibilité de joindre M. E sur son téléphone portable entre les 8 et 10 juillet 2020, période durant laquelle l'ensemble du groupe faisait du camping sauvage, en un lieu alors inconnu des services du préfet, activité reconduite dès le 15 juillet dans les conditions explicitées au point 6. Le préfet de la Savoie a également relevé que lors d'un deuxième contrôle le 10 juillet, au retour du groupe, des déclarations de séjour réalisée hors délai ou incomplètes ; la non production de documents administratifs obligatoires, notamment la liste des enfants présents ; l'absence de local dédié à l'infirmerie et de registre de suivi sanitaire des mineurs. De manière générale, le contrôle dresse des conditions sanitaires non respectueuses du protocole sanitaire de lutte contre la COVID-19, un état général du chalet d'accueil des mineurs présentant un danger immédiat pour les occupants (vitre de porte brisée, issue de secours non praticable, hygiène défectueuse dans la cuisine, notamment). Le contrôle a également mis en lumière des activités de nature à mettre en danger les enfants (baignades lors du camping sauvage sans personnel qualifié pour la surveiller, activités parapente et tir à l'arc qu'un personnel déclare être pratiquées sous l'autorité de M. E, alors que ce dernier ne dispose pas des qualifications requises, casques de via ferrata mis à disposition sans registre de suivi associé, enfants vus lors du contrôle assis sur les portière d'un véhicule en mouvement). Pour contester la matérialité des faits reprochés, les requérants se bornent pour l'essentiel à expliciter les mesures correctives mises en œuvre et qui confirment, au contraire, l'existence des manquements à la date de la décision attaquée. Ces derniers revêtent dès lors un caractère de vraisemblance suffisant au sens du principe énoncé au point 7. Par ailleurs si certains des faits, pris isolément, peuvent paraître bénins, leur nombre leur confère également un caractère de gravité suffisant pour autoriser le préfet de la Savoie à prendre l'arrêté attaqué du 27 juillet 2020. Par suite, les moyens tirés de l'erreur d'appréciation et du caractère inexact des faits reprochés doivent être écartés.
10. En quatrième lieu, les dispositions précitées de l'article L. 227-10 du code l'action sociale et des familles permettent précisément à l'autorité administrative de restreindre la liberté du travail et d'entreprendre pour assurer la protection des mineurs bénéficiant d'un mode d'accueil collectif. Ainsi, dès lors que le préfet de la Savoie a pris la décision de suspension en litige sans l'entacher d'erreur d'appréciation, ainsi qu'il vient d'être dit au point précédent, les requérants ne sauraient utilement se prévaloir de leur liberté d'entreprendre pour faire échec à la mesure.
11. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par les requérants doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
12. Les conclusions présentées par M. E et la SARL Terre de Gosses, les parties perdantes, doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. E et de la SARL Terre de Gosses est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B E, à la SARL Terre de Gosses et au préfet de la Savoie.
Délibéré après l'audience du 21 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M. Vial-Pailler, président,
Mme Frapolli, premier conseiller,
Mme Fourcade, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juillet 2022.
Le rapporteur,
I. D
Le président,
C. VIAL-PAILLER
Le greffier,
G. MORAND
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N° 2005259
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026