mercredi 29 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2005537 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SCP GUIDETTI BOZZARELLI LE MAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 septembre 2020, la société Terres à vivre, représentée par la SELAS cabinet Lega-cité, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 janvier 2020 par lequel le maire de Saint-Romain-de-Jalionas a refusé de lui délivrer un permis d'aménager un lotissement composé de 7 lots destinés à la construction ;
2°) d'enjoindre au maire de Saint-Romain-de-Jalionas, sur le fondement des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, de délivrer le permis qu'elle a demandé dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) d'enjoindre au maire de Saint-Romain-de-Jalionas, à défaut, sur le fondement des dispositions de l'article L. 911-2 du code de justice administrative, de prendre une nouvelle décision sur sa demande de permis d'aménager et ce, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) d'assortir, en tout état de cause, cette injonction d'une astreinte d'un montant de 1 000 euros par jour de retard en application de l'article L. 911-3 du code de justice administrative ;
5°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Romain-de-Jalionas la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient :
- la décision du 13 janvier 2020 n'est pas correctement motivée et méconnait l'alinéa 1er de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ;
- le projet refusé ne méconnait pas les orientations de l'orientation d'aménagement et de programmation n°2 en matière de logements et de liaison piétonne ;
- le projet est conforme aux dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme.
Par un mémoire en défense enregistré le 23 avril 2021, la commune de Saint-Romain-de-Jalionas, représentée par Me Bozzarelli, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la société Terre à vivre d'une somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les moyens soulevés par la société Terres à vivre ne sont pas fondés ;
- d'autres motifs, invoqués par voie de substitution, pouvaient légalement fonder le refus de délivrer un permis d'aménager dès lors le projet refusé méconnait les prescriptions de l'orientation d'aménagement et de programmation n°2 en ce qui concerne les voies d'accès et la desserte du projet ainsi que les articles UC7 et UC12 du plan local d'urbanisme.
Par un nouveau mémoire, enregistré le 22 février 2023, la société Terres à vivre, représentée par Me Jacques, conclut à ce qu'il n'y ait pas lieu de statuer sur la requête.
Elle soutient que, postérieurement à l'instance, la commune a retiré l'arrêté attaqué et lui a accordé le permis d'aménager sollicité.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Ban, premier conseiller,
- les conclusions de Mme Emilie Beytout, rapporteure publique,
- les observations de Me Garaud, représentant la société Terres à vivre, et celles de Me Bozzarelli, représentant la commune de Saint-Romain-de-Jalionas.
Considérant ce qui suit :
1. Le 19 juin 2019, la société Terres à vivre a déposé une demande de permis d'aménager en vue de la réalisation d'un lotissement comportant de 7 lots destinés à la construction sur un tènement situé route de Loyettes à Saint-Romain-de-Jalionas. Par arrêté du 13 janvier 2020, le maire de cette commune a refusé de délivrer cette autorisation. Par sa requête, la société Terres à vivre demande l'annulation de l'arrêté du 13 janvier 2020.
2. La société Terres à vivre a présenté le 22 février 2023 des conclusions à fin de non-lieu au motif qu'elle a obtenu le permis d'aménager qu'elle demandait. Dès lors, ces conclusions équivalent à un désistement pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il soit donné acte de ce désistement.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Saint-Romain-de-Jalionas tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de la société Terres à vivre.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Saint-Romain-de-Jalionas tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Terres à vivre et à la commune de Saint-Romain-de-Jalionas.
Délibéré après l'audience du 9 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. L'Hôte, président,
M. Ban, premier conseiller.
M. Hamdouch, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 mars 2023.
Le rapporteur,
J-L. Ban
Le président,
V. L'Hôte
Le greffier,
G. Morand
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026