lundi 15 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2005974 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL BALESTAS DURAND GRANDGONNET MURIDI & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés le 11 octobre 2020, le 23 octobre 2020, le 13 décembre 2020, le 12 juillet 2021, le 17 mars 2022 et le 1er juin 2022, M. F A demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 6 octobre 2020 par laquelle le maire de Saint-Just-de-Claix a maintenu M. C D en tant que conseiller municipal ;
2°) d'annuler la décision implicite par laquelle le maire de Saint-Just-de-Claix a refusé de lui accorder le bénéfice de la protection prévue par les dispositions de l'article L. 2123-34 du code général des collectivités territoriales ;
3°) d'annuler les délibérations du conseil municipal du 15 octobre 2020, 19 novembre 2020, 17 décembre 2020, 21 janvier 2021, 18 février 2021, 18 mars 2021, 13 avril 2021, 17 juin 2021, 22 juillet 2021, 7 octobre 2021, 23 novembre 2021, 21 décembre 2021, 27 janvier 2022, 1er mars 2022 et 31 mars 2022 ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Just-de-Claix le remboursement des frais qu'il a exposés dans la présente instance.
M. A soutient que :
- la décision attaquée méconnait les dispositions de l'article L. 2121-4 du code général des collectivités territoriales qui dispose que toute démission d'un membre du conseil municipal est définitive ;
- le maire était tenu de mettre fin aux fonctions de M. D, démissionnaire du conseil municipal, dès réception de sa démission et de l'adresser au préfet de l'Isère ;
- contrairement aux allégations des défendeurs, la démission n'a pas été obtenue par contrainte mais décidée collectivement par la liste d'élus dont M. D était membre ;
- il a droit à la protection fonctionnelle dans le cadre du présent litige ;
- les délibérations du conseil municipal postérieures à la " réintégration " illégale de M. D au sein du conseil municipal sont irrégulières du fait de sa composition irrégulière.
Par un mémoire enregistré le 24 octobre 2020, M. C D conclut au rejet de la requête.
M. D fait valoir que la démission a été remise sous la contrainte de ses colistiers et qu'elle est dénuée de toute valeur.
Par deux mémoires enregistrés le 12 février 2021 et le 20 mai 2022, la commune de Saint-Just-de-Claix, représentée par Me Balestas, conclut au rejet de la requête et demande qu'il soit mis la somme de 1 500 euros à la charge de M. A, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune de Saint-Just-de-Claix fait valoir :
- les conclusions de la requête sont irrecevables ;
- subsidiairement, la démission de M. D ayant été présentée sous la contrainte, elle est sans valeur ;
- la situation de M. A, qui est à l'origine de la présente instance, n'est pas au nombre de celles lui ouvrant droit à la protection au titre de l'article L. 2123-34 du code général des collectivités territoriales ; n'ayant pas la qualité d'agent public, il ne peut davantage prétendre à l'application des dispositions de l'article 11 de loi du 13 juillet 1983.
Par lettres du 5 avril 2023, le tribunal a informé les parties de ce que le jugement est susceptible de reposer sur un moyen relevé d'office tiré de la possibilité pour le tribunal de faire usage de son pouvoir de modulation dans le temps des effets attachés à une annulation afin de garantir la sécurité juridique des délibérations adoptées par le conseil municipal postérieurement au 6 octobre 2020 en tant que M. D a siégé au conseil municipal (CE, 11 mai 2004, n° 255886).
Par un mémoire enregistré le 21 avril 2023, la commune de Saint-Just-de-Claix persiste dans ses précédentes écrites et fait valoir que, le cas échéant, elle est favorable à la modulation des effets de l'annulation des délibérations attaquées eu égard aux conséquences préjudiciables que cela représenterait pour les agents, les administrés et le fonctionnement normal du service public.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme E,
- les conclusions de Mme B,
- les observations de M. A,
- et les observations de Me Leurent, représentant la commune de Saint-Just-de-Claix.
Considérant ce qui suit :
1. Le 15 mars 2020, les élections municipales ont eu lieu à Saint-Just-de-Claix. M. F A et M. C D ont été élus conseillers municipaux. Le 4 octobre 2020, certains conseillers municipaux ont présenté leur démission, dont M. A et M. D. Le 6 octobre 2020, M. D a demandé au maire de Saint-Just-de-Claix de " retirer " sa démission. Par décision du 6 octobre 2020, le maire de Saint-Just-de-Claix a maintenu l'intéressé dans ses fonctions de conseiller municipal. Par ailleurs, par lettre du 16 août 2021, reçue le jour même en mairie, M. A a demandé au maire une protection au titre de l'article L. 2123-34 du code général des collectivités territoriales. Dans la présente instance, M. A demande au tribunal d'annuler la décision du 6 octobre 2020 par laquelle le maire de Saint-Just-de-Claix a maintenu M. D dans ses fonctions de conseiller municipal, et dans le dernier état de ses écritures, l'annulation de la décision implicite par laquelle le maire de Saint-Just-de-Claix a refusé de lui accorder le bénéfice de la protection prévue par les dispositions de l'article L. 2123-34 du code général des collectivités territoriales. M. A demande également l'annulation des délibérations du conseil municipal 15 octobre 2020, 19 novembre 2020, 17 décembre 2020, 21 janvier 2021, 18 février 2021, 18 mars 2021, 13 avril 2021, 17 juin 2021, 22 juillet 2021, 7 octobre 2021, 23 novembre 2021, 21 décembre 2021, 27 janvier 2022, 1er mars 2022 et 31 mars 2022 en tant que le conseil municipal était irrégulièrement composé du fait de la présence de M. D.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision () ". Dans le dernier état de ses écritures, M. A demande l'annulation de la décision du 6 octobre 2020, qu'il a produit à l'appui de sa requête introductive d'instance. Par suite, ses conclusions dirigées contre cette décision sont recevables. La fin de non-recevoir opposée en défense doit être écartée.
Sur les conclusions en annulation :
En ce qui concerne la décision du 6 octobre 2020 :
3. Aux termes de l'article L.2121-4 du code général des collectivités territoriales : " Les démissions des membres du conseil municipal sont adressées au maire. La démission est définitive dès sa réception par le maire, qui en informe immédiatement le représentant de l'Etat dans le département. ". Il résulte de ces dispositions que la démission d'un conseiller municipal est définitive dès sa réception par le maire, sans que ce dernier n'ait à l'accepter ni même à en accuser réception.
4. Il ressort des pièces du dossier que la lettre du 4 octobre 2020 de M. D est sans équivoque sur sa volonté de démissionner. La manœuvre du requérant consistant à l'avoir incité à démissionner au nom d'une solidarité entre colistiers et d'avoir apporté la lettre de démission en mairie ne constitue pas une contrainte, ce qui est corroboré par la lettre de M. D du 6 octobre 2020 dans laquelle il indique au maire qu'" après mûre réflexion ", il souhaitait se maintenir au conseil municipal. Dans ces conditions, la démission de M. D était définitive dès le 5 octobre 2020, date de sa réception par le maire, et ne pouvait plus être retirée ni par ce dernier ni par son auteur. Il résulte de ce qui précède que M. A est fondé à demander l'annulation de la décision du 6 octobre 2020 par laquelle le maire de Saint-Just-de-Claix a maintenu M. D sa qualité de conseiller municipal.
En ce qui concerne les délibérations attaquées :
5. Pour les motifs énoncés au point 4, le maire de Saint-Just-de-Claix était tenu de prendre en compte la démission qui lui avait été adressée. M. D, démissionnaire, ayant continué à siéger, les délibérations susvisées ont été adoptées par un conseil municipal irrégulièrement composé. Par suite, elles doivent être annulées.
En ce qui concerne le refus de la protection :
6. En premier lieu, si le silence gardé par l'administration sur un recours gracieux ou hiérarchique fait naître une décision implicite de rejet qui peut être déférée au juge de l'excès de pouvoir, une décision explicite de rejet intervenue postérieurement se substitue à la première décision. Il en résulte que des conclusions à fin d'annulation de cette première décision doivent être regardées comme dirigées contre la seconde.
7. La décision du 18 janvier 2022 par laquelle le maire de Saint-Just-de-Claix a rejeté explicitement la demande de protection présentée par M. A s'est substituée au refus implicite qui lui avait été précédemment opposé. Par suite, il y a lieu de regarder les conclusions tendant à l'annulation pour excès de pouvoir de ce premier refus comme dirigées contre le refus exprès du 18 janvier 2022.
8. En second lieu, aux termes de l'article L. 2123-34 du code général des collectivités territoriales, dans sa version en vigueur : " () La commune est tenue d'accorder sa protection au maire, à l'élu municipal le suppléant ou ayant reçu une délégation ou à l'un de ces élus ayant cessé ses fonctions lorsque celui-ci fait l'objet de poursuites pénales à l'occasion de faits qui n'ont pas le caractère de faute détachable de l'exercice de ses fonctions. () Lorsque le maire ou un élu municipal le suppléant ou ayant reçu une délégation agit en qualité d'agent de l'Etat, il bénéficie, de la part de l'Etat, de la protection prévue par l'article 11 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires. ".
9. Dans sa lettre du 16 août 2021, M. A a demandé au maire la prise en charge de ses frais résultant de la présente instance. Toutefois, la contestation du maintien de M. D en tant que conseiller municipal ne constitue pas l'une des circonstances ouvrant droit à un élu municipal, même lorsqu'il a cessé ses fonctions, de se voir accorder la protection par la commune au titre des dispositions de l'article L. 2123-34 du code général des collectivités territoriales ou de l'article 11 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, alors en vigueur. Par suite, les conclusions dirigées contre la décision du 18 janvier 2022 doivent être rejetées.
Sur la modulation des effets de l'annulation des délibérations susvisées :
10. D'une part, l'annulation d'un acte administratif implique en principe que cet acte est réputé n'être jamais intervenu. Toutefois, s'il apparaît que cet effet rétroactif de l'annulation est de nature à emporter des conséquences manifestement excessives en raison tant des effets que cet acte a produit et des situations qui ont pu se constituer lorsqu'il était en vigueur que de l'intérêt général pouvant s'attacher à un maintien temporaire de ses effets, il appartient au juge administratif après avoir recueilli sur ce point les observations des parties et examiné l'ensemble des moyens, d'ordre public ou invoqués devant lui, pouvant affecter la légalité de l'acte en cause, de prendre en considération, d'une part, les conséquences de la rétroactivité de l'annulation pour les divers intérêts publics ou privés en présence et, d'autre part, les inconvénients que présenterait, au regard du principe de légalité et du droit des justiciables à un recours effectif, une limitation dans le temps des effets de l'annulation. Il lui revient d'apprécier, en rapprochant ces éléments, s'ils peuvent justifier qu'il soit dérogé à titre exceptionnel au principe de l'effet rétroactif des annulations contentieuses et, dans l'affirmative, de prévoir dans sa décision d'annulation ou, lorsqu'il a décidé de surseoir à statuer sur cette question, dans sa décision relative aux effets de cette annulation, que, sous réserve des actions contentieuses engagées à la date de sa décision prononçant l'annulation contre les actes pris sur le fondement de l'acte en cause, tout ou partie des effets de cet acte antérieur à son annulation devront être regardés comme définitifs ou même, le cas échéant, que l'annulation ne prendra effet qu'à une date ultérieure qu'il détermine.
11. D'autre part, aux termes de l'article L. 2121-29 du code général des collectivités territoriales : " Le conseil municipal règle par ses délibérations les affaires de la commune (). ".
12. En premier lieu, l'effet immédiat de l'annulation de la décision du 6 octobre 2020 est de nature à produire des effets manifestement excessifs, en raison de la nécessité, dans l'intérêt général, de permettre au conseil municipal de Saint-Just-de-Claix de continuer de délibérer dans le cadre de ses attributions telles que mentionnées à l'article L. 2121-29 du code général des collectivités territoriales, pour assurer la continuité du service public, dans l'attente de la désignation d'un nouveau conseiller municipal.
13. En second lieu, le caractère rétroactif de l'annulation des délibérations susvisées entraînerait également des effets manifestement excessifs en raison du risque de mise en cause des délibérations adoptées depuis le 6 octobre 2020 par la commune de Saint-Just-de-Claix et des conséquences pour l'organisation et le fonctionnement des services publics gérés par commune.
14. Ainsi, au regard des conséquences de la rétroactivité immédiate de l'annulation des décisions attaquées, il y a lieu, au cas particulier de ne prononcer l'annulation de la décision du 6 octobre 2020 et des délibérations susvisées que, sous réserve des actions contentieuses engagées à la date du présent jugement, dans un délai de six mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
15. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
16. En premier lieu, M. A qui s'est borné à produire deux factures émises par un cabinet d'avocat, n'a pas présenté des conclusions précises et chiffrées en cours d'instance. Par suite, ses conclusions sont irrecevables.
17. En second lieu, les conclusions présentées par la commune de Saint-Just-de-Claix, partie perdante dans la présente instance, sont rejetées.
D E C I D E :
Article 1er: La décision du maire de la commune de Saint-Just-de-Claix du 6 octobre 2020 est annulée. Il y a lieu de prononcer cette annulation dans un délai de six mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 2 : Les délibérations du conseil municipal de Saint-Just-de-Claix du 15 octobre 2020, 19 novembre 2020, 17 décembre 2020, 21 janvier 2021, 18 février 2021, 18 mars 2021, 13 avril 2021, 17 juin 2021, 22 juillet 2021, 7 octobre 2021, 23 novembre 2021, 21 décembre 2021, 27 janvier 2022, 1er mars 2022 et 31 mars 2022 sont annulées. Il y a lieu de prononcer cette annulation dans un délai de six mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. F A,à la commune de Saint-Just-de-Claix et à M. D.
Délibéré après l'audience du 24 avril 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Jourdan, présidente,
Mme Letellier, première conseillère,
Mme Barriol, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 mai 2023.
La rapporteure,
C. E
La présidente,
D. Jourdan La greffière,
C. Jasserand
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026