mardi 27 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2005984 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES |
Vu les procédures suivantes :
I-Par une requête et un mémoire enregistrés le 12 octobre 2020 et le 15 novembre 2021 sous le numéro 2005984, Mme D A demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté n°20_DRH_2113 du 7 mai 2020 par lequel la présidente du conseil départemental de la Drôme l'a placée en demi-traitement à compter du 12 mars 2020, dans l'attente de la décision de la caisse nationale de retraite des agents des collectivités territoriales sur sa mise à la retraite pour invalidité ;
2°) d'enjoindre à la présidente du conseil départemental de la Drôme, d'une part de lui verser l'intégralité de sa rémunération à compter du 7 mai 2020 et, d'autre part, de l'accompagner dans une " période préparatoire au reclassement ", en application de l'article 2 du décret n°2019-172 du 5 mars 2019 ;
3°) de mettre à la charge du département de la Drôme une somme de 300 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme A soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'un vice de procédure, faute de mise en œuvre de la procédure de reclassement prévue par les articles 81 à 85-1 de la loi du 26 janvier 1984 et l'article 2 du décret du 5 mars 2019 ; ce reclassement aurait dû être mis en œuvre sur la période séparant les deux avis émis par le comité médical le 5 septembre 2019 et le 12 mars 2020 ; la convention tripartite conclue le 8 avril 2019 avec le CMS de Dieulefit constitue une mobilité accompagnée, hors considération de reclassement dont elle aurait dû bénéficier à compter du 5 septembre 2019 ;
- il est entaché d'un vice de procédure, le médecin de prévention n'étant pas compétent pour apprécier ou décider de l'aptitude des agents à leurs fonctions ;
- l'arrêté attaqué est dépourvu de base légale en raison de l'illégalité de l'arrêté du 26 février 2020 la plaçant en congé de maladie ordinaire d'office à compter du 31 janvier 2020 ; l'arrêté du 26 février 2020 est entaché d'un détournement de procédure, visant à faire obstacle à sa reprise d'activité et à son reclassement ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ; le comité médical a étonnamment été saisi, fin 2019, alors que les certificats qu'elle avait produits faisaient état de son aptitude au travail ; l'expert, psychiatre, qui l'a examinée, est agrée dans une autre spécialité que sa pathologie, qui relève de la neurologie (ou spécialiste de la maladie de Lyme) ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'un détournement de pouvoir/procédure.
Par un mémoire enregistré le 3 septembre 2021, le département de la Drôme conclut au rejet de la requête et demande qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le département de la Drôme fait valoir que :
- la requête est irrecevable dans la mesure où les conclusions à fin d'annulation partielle de la requête introductive d'instance sont dirigées contre un arrêté indivisible ;
- la requête est irrecevable car l'arrêté attaqué ne lui fait pas grief, il s'agit d'une mesure d'ordre intérieure, préparatoire à la décision d'admission à la retraite pour invalidité ;
- les conclusions à fin d'injonction visant le versement d'un plein traitement à compter du 7 mai 2020 sont irrecevables car sans lien avec les conclusions à fin d'annulation de la requérante circonscrite au 1er alinéa de l'article 1er de l'arrêté du 7 mai 2020 ;
- les autres moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
II- Par une requête enregistrée le 8 février 2022 sous le numéro 2200792, Mme D A demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté n° 21_DRH_2934 du 10 juin 2021 par lequel la présidente du conseil départemental de la Drôme l'a radiée des cadres à compter du 1er juillet 2021, à la suite de l'avis favorable de la caisse des dépôts et consignations à sa mise à la retraite pour invalidité ;
2°) d'enjoindre au président du conseil départemental de la Drôme de retirer la demande de de pension de retraite pour invalidité transmise contre son gré à la caisse des dépôts et de lui verser l'intégralité de sa rémunération à compter du 7 mai 2020 ;
3°) de mettre à la charge du département de la Drôme une somme de 300 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme A soutient que les motifs de l'arrêté attaqué sont entachés d'une erreur de fait, dans la mesure où elle n'a pas demandé sa mise à la retraite pour invalidité.
Par un mémoire enregistré le 25 avril 2022, le département de la Drôme conclut au rejet de la requête et demande qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le département de la Drôme fait valoir que :
- la requête est irrecevable en application de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, faute d'énoncer des moyens ;
- subsidiairement, la requête de Mme A n'est pas fondée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;
- la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale ;
- le décret n°85-1054 du 30 septembre 1985 modifié relatif au reclassement des fonctionnaires territoriaux reconnus inaptes à l'exercice de leurs fonctions ;
- le décret n°86-68 du 13 janvier 1986 relatif aux positions de détachement, hors cadres, de disponibilité, de congé parental des fonctionnaires territoriaux et à l'intégration ;
- le décret n°87-602 du 30 juillet 1987 pris pour l'application de la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif à l'organisation des comités médicaux, aux conditions d'aptitude physique et au régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux ;
- le décret n°2003-1306 du 26 décembre 2003 relatif au régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales ;
- l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière ;
- le décret n°2019-172 du 5 mars 2019 instituant une période de préparation au reclassement au profit des fonctionnaires territoriaux reconnus inaptes à l'exercice de leurs fonctions ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 13 septembre 2022 :
- le rapport de Mme C,
- les conclusions de M. B,
- les observations Mme A ;
- et les observations de Me Deguerry, représentant le département de la Drôme.
Vu les notes en délibéré produites le 21 septembre 2022 par la requérante dans les deux requêtes
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes nos 2005984 et 2200792 concernent la situation d'un même fonctionnaire, présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
2. Mme A, assistante socio-éducative titulaire depuis 2002, est employée par le département de la Drôme. Elle est placée en congé de maladie à compter du 25 juin 2016. Dans l'instance n°2005984, Mme A demande au Tribunal d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté 20_DRH_2113 du 7 mai 2020 par lequel la présidente du département de la Drôme l'a maintenue à demi-traitement dans l'attente de l'avis de l'autorité compétente sur sa mise à la retraite pour invalidité. Par avis du 3 juin 2021, la caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales (CNRACL) a émis un avis favorable à la mise à la retraite pour invalidité de Mme A et, à la suite, la présidente du conseil départemental de la Drôme l'a radiée des cadres à compter du 1er juillet 2021, par un arrêté du 10 juin 2021, dont Mme A demande l'annulation pour excès de pouvoir dans l'instance n°2200792.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense dans l'instance n°2005984 :
3. Aux termes de l'article 17 du décret du 30 juillet 1987 susvisé dans sa version alors en vigueur : " Lorsque, à l'expiration de la première période de six mois consécutifs de congé de maladie, le fonctionnaire est inapte à reprendre son service, le comité médical est saisi pour avis de toute demande de prolongation de ce congé dans la limite des six mois restant à courir./ Lorsque le fonctionnaire a obtenu pendant une période de douze mois consécutifs des congés de maladie d'une durée totale de douze mois, il ne peut, à l'expiration de sa dernière période de congé, reprendre son service sans l'avis favorable du comité médical. En cas d'avis défavorable, s'il ne bénéficie pas de la période de préparation au reclassement prévue par le décret du 30 septembre 1985 susvisé, il est soit mis en disponibilité, soit reclassé dans un autre emploi, soit, s'il est reconnu définitivement inapte à l'exercice de tout emploi, admis à la retraite après avis de la commission de réforme. Le paiement du demi-traitement est maintenu, le cas échéant, jusqu'à la date de la décision de reprise de service, de reclassement, de mise en disponibilité ou d'admission à la retraite. ()". Aux termes de l'article 37 de ce décret : " Le fonctionnaire ne pouvant, à l'expiration de la dernière période de congé de longue maladie ou de longue durée, reprendre son service est soit reclassé dans un autre emploi, en application du décret n° 85-1054 du 30 septembre 1985 susvisé, soit mis en disponibilité, soit admis à la retraite après avis de la commission de réforme prévue par le décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003 relatif au régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales./ Pendant toute la durée de la procédure requérant soit l'avis du comité médical, soit l'avis de la commission de réforme, soit l'avis de ces deux instances, le paiement du demi-traitement est maintenu jusqu'à la date de la décision de reprise de service ou de réintégration, de reclassement, de mise en disponibilité ou d'admission à la retraite. ".
4. La décision par laquelle l'administration constate l'inaptitude d'un agent public à tout emploi présente le caractère de mesure préparatoire qui n'est pas susceptible d'être déférée au juge de l'excès de pouvoir et qui ne peut être déférée qu'à l'appui d'un recours contre la décision prononçant son admission à la retraite après avis de la commission de réforme. Il ressort des pièces du dossier que, préalablement à la mise à la retraite d'office pour invalidité de Mme A, le département de la Drôme s'est borné, par l'arrêté attaqué du 7 mai 2020, à fonder le maintien d'un demi-traitement en application des dispositions précitées sur la teneur de l'avis du comité médical du 12 mars 2020 la déclarant totalement et définitivement inapte à son poste et à toutes fonctions. Il s'ensuit que les conclusions aux fins d'annulation, présentées par Mme A contre l'arrêté du 7 mai 2020, qui revêt le caractère d'une mesure préparatoire à la décision prononçant son admission à la retraite, sont irrecevables et doivent être rejetées.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense dans l'instance n° 2200792 :
5. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. () ".
6. En soutenant que le conseil départemental de la Drôme a indiqué à tort qu'elle aurait présenté une demande de retraite pour invalidité, Mme A soulève un moyen de légalité interne tiré de l'erreur dans les motifs de fait. Dès lors, la fin de non-recevoir opposée en défense tirée du défaut de motivation de la requête doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 10 juin 2021 décidant la radiation des cadres de Mme A à compter du 1er juillet 2021, à la suite de l'avis favorable de la CNRACL à sa mise à la retraite pour invalidité, dans l'instance n°2200792:
7. Aux termes de l'article 30 du décret du 26 décembre 2003 : " Le fonctionnaire qui se trouve dans l'impossibilité définitive et absolue de continuer ses fonctions par suite de maladie, blessure ou infirmité grave dûment établie peut être admis à la retraite soit d'office, soit sur demande./ () La mise en retraite d'office pour inaptitude définitive à l'exercice de l'emploi ne peut être prononcée qu'à l'expiration des congés de maladie, des congés de longue maladie et des congés de longue durée dont le fonctionnaire bénéficie en vertu des dispositions statutaires qui lui sont applicables, sauf dans les cas prévus à l'article 39 si l'inaptitude résulte d'une maladie ou d'une infirmité que son caractère définitif et stabilisé ne rend pas susceptible de traitement. En aucun cas, elle ne pourra avoir une date d'effet postérieure à la limite d'âge du fonctionnaire sous réserve de l'application des articles 1er-1 à 1er-3 de la loi du 13 septembre 1984 susvisée. ".
8. Par l'arrêté attaqué du 10 juin 2021, le département de la Drôme a pris une décision d'admission à la retraite de Mme A non d'office, mais à sa demande. Or il est constant que Mme A n'a jamais formulé une telle demande. Ainsi, le département de la Drôme a entaché sa décision d'une erreur dans les motifs de fait qui n'est pas un vice de forme, contrairement à ce que soutient le département de la Drôme, ni une simple erreur de plume, la mise à la retraite d'office obéissant à des conditions spécifiques rappelées notamment par les dispositions précitées du troisième alinéa de l'article 30 du décret susvisé du 26 décembre 2003.
9. Il résulte de ce qui précède que l'arrêté du 10 juin 2021 par lequel la présidente du conseil départemental de la Drôme l'a radiée des cadres à compter du 1er juillet 2021, à la suite de l'avis favorable de la caisse des dépôts et consignations à sa mise à la retraite pour invalidité, doit être annulé.
Sur les conclusions à fin d'injonction dans l'instance n°2200792 :
10. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. () ". Aux termes de l'article L. 911-2 de ce code : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé. () ".
11. Contrairement à ce que soutient Mme A, l'annulation prononcée au point 9 n'implique aucun versement rétroactif de rémunération, notamment en raison de l'absence de service fait. Ainsi, l'annulation prononcée implique seulement le réexamen de la situation de Mme A. Il y a lieu d'adresser à la présidente du conseil départemental de la Drôme une injonction en ce sens et lui impartir un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative dans les deux instances :
12. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge du département de la Drôme la somme demandée par Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative dans l'instance n°2200792, ni de mettre à la charge de Mme A la somme demandée par le département de la Drôme dans l'instance n°2005984. Les conclusions présentées par le département de la Drôme, partie perdante, doivent être rejetées dans cette instance ainsi que celles de Mme A dans l'instance n°2005984.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté susvisé n°21_DRH_2934 du 10 juin 2021 est annulé dans l'instance n°2200792.
Article 2 : Il est enjoint à la présidente du conseil départemental de la Drôme de réexaminer la situation de Mme A dans l'instance n°2200792 dans le délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté dans les deux instances.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme D A et au département de la Drôme.
Délibéré après l'audience du 13 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Vial-Pailler, président,
M. d'Argenson, premier conseiller,
Mme Frapolli, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 septembre 2022.
Le rapporteur,
I. C
Le président,
C. VIAL-PAILLER
Le greffier,
G. MORAND
La République mande et ordonne au préfet de la Drôme, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N° 2005984 - 220079
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026