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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2006091

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2006091

mardi 24 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2006091
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantHUARD

Texte intégral

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. B.

Considérant de ce qui suit :

1. M. C, ressortissant nigérian né le 2 mai 1985, a déposé une demande d'asile en France le 8 décembre 2017, enregistrée en procédure dite " Dublin ", dans le cadre de laquelle il s'est vu remettre un arrêté de réadmission vers l'Italie le 24 avril 2018. Le transfert de l'intéressé vers l'Italie était organisé pour le 5 septembre 2018. Le requérant ne s'est pas présenté à l'embarquement à bord du vol devant le ramener en Italie. En conséquence, l'intéressé a fait l'objet d'une déclaration de fuite le 7 septembre 2018. Le 20 septembre 2018, l'OFII a informé M. C de son intention de suspendre les conditions matérielles d'accueil. Par une décision du 16 novembre 2018, l'Office français de l'immigration et de l'intégration a suspendu le bénéfice des conditions matérielles d'accueil au motif que le requérant n'avait pas répondu à sa convocation par les autorités. A l'expiration du délai de 18 mois à compter de l'acceptation de son transfert, M. C s'est de nouveau présenté en préfecture afin de solliciter l'asile. La préfecture de l'Isère a enregistré sa demande d'asile. M. C s'est vu délivrer une attestation de première demande d'asile le 19 juin 2020. Le 14 février 2020, il a sollicité le rétablissement du bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Par la décision attaquée du 7 octobre 2020, l'OFII a refusé le rétablissement du bénéfice des conditions matérielles d'accueil

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Outre les cas, mentionnés à l'article L. 744-7, dans lesquels il est immédiatement mis fin de plein droit au bénéfice des conditions matérielles d'accueil, le bénéfice de celles-ci peut être : () 2° Refusé si le demandeur présente une demande de réexamen de sa demande d'asile () " et aux termes de l'article D. 744-37 du même code : " Le bénéfice de l'allocation pour demandeur d'asile peut être refusé par l'Office français de l'immigration et de l'intégration : 1° En cas de demande de réexamen de la demande d'asile ; (). ". Aux termes de l'article D. 744-38 du même code, dans sa version en vigueur à la date d'acceptation des conditions matérielles d'accueil : " La décision de suspension, de retrait ou de refus de l'allocation est écrite, motivée et prise après que l'allocataire a été mis en mesure de présenter à l'Office français de l'immigration et de l'intégration ses observations écrites dans le délai de quinze jours. Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur. () ".

3. Il ne ressort pas du cadre juridique applicable, rappelé ci-dessus, qu'une décision portant refus de rétablissement des conditions matérielles d'accueil accordées avant le 1er janvier 2019, qui n'est pas assimilable à une décision de suspension, de retrait ou de refus de l'allocation, doive être écrite et motivée. Au surplus, il résulte de la rédaction de la décision attaquée mentionnant, notamment, que " par un courrier en date du 14 février 2020, M. C avait transmis une demande de rétablissement des conditions matérielles d'accueil suite à la décision de suspension des conditions matérielles d'accueil dont il avait fait l'objet le 16 novembre 2018, au motif qu'il ne s'était pas présenté aux autorités, et qu'il avait été déclaré en fuite par la préfecture de l'Isère en date du 7 septembre 2018 (non présentation au vol vers l'Italie) ", " que les motifs qu'il évoque dans ses observations ne justifient pas des raisons pour lesquelles il n'a pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti lors de l'acceptation de l'offre de prise en charge de l'OFII ", " que l'évaluation de sa situation personnelle et familiale ne fait pas apparaître de facteur particulier de vulnérabilité au sens de l'article L. 744-6 du CESEDA, ni de besoins particuliers en matière d'accueil ", que cette dernière énonce les considérations de droit et de fait propres à la situation personnelle du requérant sur lesquelles l'OFII a entendu fonder sa décision et que ces motifs sont suffisamment développés pour mettre utilement l'intéressé en mesure de discuter les motifs du refus de rétablissement.

4. La directive du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale vise à harmoniser les conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile en leur garantissant un niveau de vie digne et des conditions de vie comparables dans l'ensemble des Etats membres de l'Union européenne. Aux termes, toutefois, de l'article 20 de cette directive : " 1. Les États membres peuvent limiter ou, dans des cas exceptionnels et dûment justifiés, retirer le bénéfice des conditions matérielles d'accueil lorsqu'un demandeur : a) abandonne le lieu de résidence fixé par l'autorité compétente sans en avoir informé ladite autorité ou, si une autorisation est nécessaire à cet effet, sans l'avoir obtenue ; ou b) ne respecte pas l'obligation de se présenter aux autorités, ne répond pas aux demandes d'information ou ne se rend pas aux entretiens personnels concernant la procédure d'asile dans un délai raisonnable fixé par le droit national () En ce qui concerne les cas visés aux points a) et b), lorsque le demandeur est retrouvé ou se présente volontairement aux autorités compétentes, une décision dûment motivée, fondée sur les raisons de sa disparition, est prise quant au rétablissement du bénéfice de certaines ou de l'ensemble des conditions matérielles d'accueil retirées ou réduites. () 5. Les décisions portant limitation ou retrait du bénéfice des conditions matérielles d'accueil ou les sanctions visées aux paragraphes 1, 2, 3 et 4 du présent article sont prises au cas par cas, objectivement et impartialement et sont motivées. Elles sont fondées sur la situation particulière de la personne concernée, en particulier dans le cas des personnes visées à l'article 21, compte tenu du principe de proportionnalité. Les États membres assurent en toutes circonstances l'accès aux soins médicaux conformément à l'article 19 et garantissent un niveau de vie digne à tous les demandeurs () ".

5. Aux termes de l'article L. 741-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Tout étranger présent sur le territoire français et souhaitant demander l'asile se présente en personne à l'autorité administrative compétente, qui enregistre sa demande et procède à la détermination de l'Etat responsable (). / Lorsque l'enregistrement de sa demande d'asile a été effectué, l'étranger se voit remettre une attestation de demande d'asile () ". L'article L. 742-1 du même code prévoit que : " Lorsque l'autorité administrative estime que l'examen d'une demande d'asile relève de la compétence d'un autre Etat qu'elle entend requérir, l'étranger bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire français jusqu'à la fin de la procédure de détermination de l'Etat responsable de l'examen de sa demande et, le cas échéant, jusqu'à son transfert effectif à destination de cet Etat. L'attestation délivrée en application de l'article L. 741-1 mentionne la procédure dont il fait l'objet. Elle est renouvelable durant la procédure de détermination de l'Etat responsable et, le cas échéant, jusqu'à son transfert effectif à destination de cet Etat ". L'article L. 744-1 du même code dispose que les conditions matérielles d'accueil du demandeur d'asile, au sens de la directive du 26 juin 2013, " sont proposées à chaque demandeur d'asile par l'Office français de l'immigration et de l'intégration après l'enregistrement de la demande d'asile (). Les conditions matérielles d'accueil comprennent les prestations et l'allocation prévues au présent chapitre () ". L'article L. 744-9 de ce même code prévoit que " Le demandeur d'asile qui a accepté les conditions matérielles d'accueil proposées en application de l'article L. 744-1 bénéficie d'une allocation pour demandeur d'asile s'il satisfait à des conditions d'âge et de ressources. L'Office français de l'immigration et de l'intégration ordonne son versement dans l'attente de la décision définitive lui accordant ou lui refusant une protection au titre de l'asile ou jusqu'à son transfert effectif vers un autre Etat responsable de l'examen de sa demande d'asile () ".

6. Aux termes de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa rédaction résultant de la loi du 29 juillet 2015 relative à la réforme du droit d'asile : " Le bénéfice des conditions matérielles d'accueil peut être : / 1° Suspendu si, sans motif légitime, le demandeur d'asile a abandonné son lieu d'hébergement déterminé en application de l'article L. 744-7, n'a pas respecté l'obligation de se présenter aux autorités, n'a pas répondu aux demandes d'informations ou ne s'est pas rendu aux entretiens personnels concernant la procédure d'asile () ". Si les termes de cet article ont été modifiés par différentes dispositions du I de l'article 13 de la loi du 10 septembre 2018 pour une immigration maîtrisée, un droit d'asile effectif et une intégration réussie, il résulte du III de l'article 71 de cette loi que ces modifications, compte tenu de leur portée et du lien qui les unit, ne sont entrées en vigueur ensemble qu'à compter du 1er janvier 2019 et ne s'appliquent qu'aux décisions initiales, prises à compter de cette date, relatives au bénéfice des conditions matérielles d'accueil proposées et acceptées après l'enregistrement de la demande d'asile. Les décisions relatives à la suspension et au rétablissement de conditions matérielles d'accueil accordées avant le 1er janvier 2019 restent régies par les dispositions antérieures à la loi du 10 septembre 2018.

7. Il résulte des dispositions précédemment citées que les conditions matérielles d'accueil sont proposées au demandeur d'asile par l'Office français de l'immigration et de l'intégration après l'enregistrement de la demande d'asile auquel il est procédé en application de l'article L. 741-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Si, par la suite, les conditions matérielles proposées et acceptées initialement peuvent être modifiées, en fonction notamment de l'évolution de la situation du demandeur ou de son comportement, la circonstance que, postérieurement à l'enregistrement de sa demande, l'examen de celle-ci devienne de la compétence de la France n'emporte pas l'obligation pour l'Office de réexaminer, d'office et de plein droit, les conditions matérielles d'accueil qui avaient été proposées et acceptées initialement par le demandeur. Ainsi, contrairement à ce que soutient le requérant, la seule circonstance que la France, à l'expiration du délai de transfert de 18 mois, soit devenue responsable de sa demande d'asile et que celle-ci a été enregistrée en procédure normale, ne suffit pas à fonder, pour lui, le droit de bénéficier du rétablissement de ses conditions matérielles d'accueil. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que les dispositions de l'article L. 741-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile auraient été méconnues et que la décision attaquée serait entachée d'une violation des dispositions de l'article 20 de la directive 2013/33/UE du 26 juin 2013.

8. Dans le cas où les conditions matérielles d'accueil ont été suspendues sur le fondement de l'article L. 744-8, dans sa rédaction issue de la loi du 29 juillet 2015, le demandeur peut, notamment dans l'hypothèse où la France est devenue responsable de l'examen de sa demande d'asile, en demander le rétablissement. Il appartient alors à l'Office français de l'immigration et de l'intégration, pour statuer sur une telle demande de rétablissement, d'apprécier la situation particulière du demandeur à la date de la demande de rétablissement au regard notamment de sa vulnérabilité, de ses besoins en matière d'accueil ainsi que, le cas échéant, des raisons pour lesquelles il n'a pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti au moment de l'acceptation initiale des conditions matérielles d'accueil.

9. D'une part, en vertu des dispositions de l'articles L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile notamment, le directeur de l'OFFI est tenu de réaliser, à la suite de la présentation de sa demande d'asile, un entretien personnel avec le demandeur d'asile afin d'évaluer sa vulnérabilité au moyen d'un questionnaire. En outre, il se doit d'apprécier la situation particulière du demandeur à la date de la demande de rétablissement des conditions matérielles d'accueil au regard notamment de sa vulnérabilité. Toutefois ces dispositions n'imposent pas de réaliser un nouvel entretien de vulnérabilité à l'occasion de l'examen du rétablissement des conditions matérielles d'accueil précédemment suspendues. Par suite, M. C ne saurait utilement soutenir qu'il aurait été privé d'un tel entretien, en méconnaissance notamment des dispositions des articles L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors au demeurant qu'il est constant qu'il en a bénéficié lors de sa demande initiale.

10. M. C soutient qu'il ne s'est pas soustrait volontairement aux autorités puisque son absence à l'aéroport n'est due qu'à ses problèmes de santé et à son hospitalisation, qu'il entend soulever l'exception d'illégalité liée à l'illégalité de la décision de classement en fuite, que l'OFII, par sa décision, le place dans une situation d'extrême précarité et d'une extrême dangerosité puisqu'il se retrouve sans ressource ni hébergement, qu'il est contraint de vivre dans des conditions dangereuses et d'hygiènes déplorables, notamment au regard du contexte sanitaire que connaît la France en raison de la pandémie mondiale, que la décision de l'OFII génère une situation de vulnérabilité, que la décision qui porte refus de ces conditions matérielles d'accueil, ne prenant pas en compte la particulière vulnérabilité du requérant, alors même qu'il a un état de santé dégradé et qu'il est éprouvé psychologiquement, le place dans une situation contraire à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'Homme.

11. Toutefois, l'illégalité d'un acte administratif, qu'il soit ou non réglementaire, ne peut être utilement invoquée par voie d'exception à l'appui de conclusions dirigées contre une décision administrative ultérieure que si cette dernière décision a été prise pour l'application du premier acte ou s'il en constitue la base légale. Par suite, le moyen soulevé par la voie de l'exception, tiré de l'illégalité de la décision de placement en fuite, qui ne constitue pas la base légale de la décision attaquée, ne peut qu'être écarté comme inopérant.

12. Il ressort des pièces du dossier que le 24 avril 2018, le préfet de l'Isère a ordonné le transfert de M. C aux autorités italiennes. M. C reconnaît ne pas s'être présenté à son rendez-vous du 4 septembre 2018, date pour laquelle un routing vers l'Italie lui a été délivré. En se bornant à mentionner qu'il souffre des suites de plusieurs opérations à l'abdomen, qu'il est fréquemment l'objet de douleurs, il n'établit pas le caractère inopiné et urgent de l'hospitalisation en cause. Le requérant ne justifie pas ainsi d'un motif légitime à son absence de présentation aux autorités. Si M. C, âgé de 35 ans à la date de la décision attaquée, soutient que l'administration s'est crue en situation de compétence liée et a commis une erreur de droit en n'examinant pas sa situation de vulnérabilité, il ne ressort pas des pièces produites au dossier que son motif d'hospitalisation le jour de son départ prévu le 4 septembre 2018 serait d'une gravité de nature à le faire regarder comme étant au nombre des personnes vulnérables au sens des dispositions de l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Si le requérant fait grief à la décision de ne pas prendre en compte la particulière vulnérabilité liée au Covid et à un état de santé dégradé, il ne produit aucun élément médical sur la dégradation de son état de santé, de même qu'il ne donne aucune indication sur ses conditions de séjour en France pendant le délai de 18 mois suivant l'acceptation de son transfert par l'Italie. Par ailleurs, la décision contestée ne fait pas obstacle à l'accès aux autres dispositifs prévus par le droit interne répondant aux prescriptions de l'article 20, paragraphe 5, de la directive du 26 juin 2013 dont le contenu est rappelé au point 4, si l'étranger considéré en remplit par ailleurs les conditions, et notamment à l'application des dispositions de l'article L. 251-1 du code de l'action sociale et des familles relatives à l'aide médicale de l'État ou de l'article L. 345-2-2 du même code relatives à l'hébergement d'urgence. Dans ces conditions, M. C n'établit pas avoir été, à la date de sa demande de rétablissement des conditions matérielles d'accueil, dans une situation de grande vulnérabilité compte tenu de son état de santé ou d'un besoin particulier en matière d'accueil. Par suite, en refusant de lui rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil, le directeur général de l'OFII n'a pas entaché sa décision d'une erreur de droit, ni davantage d'une erreur de fait. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 741-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté. Il en est de même du moyen tiré de l'erreur manifeste dont serait entachée la décision attaquée. Il en est de même du moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. C et, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction sous astreintes doivent être rejetées.

Sur les conclusions présentées au titre des article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 :

14. Les conclusions présentées par M. C, partie perdante, doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : la requête présentée par M. A C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, à Me Huard, à l'office français de l'immigration et de l'intégration et au préfet de l'Isère.

Délibéré après l'audience du 10 janvier 2023, à laquelle siégeaient :

M. Vial-Pailler, président-rapporteur,

Mme Frapolli, première conseillère,

Mme Fourcade, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 janvier 2023.

Le président-rapporteur,

C. B

L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,

I. FRAPOLLI Le greffier,

G. MORAND

La République mande et ordonne au ministère de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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