vendredi 28 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2006899 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème Chambre |
| Avocat requérant | TOURT |
Vu la procédure suivante :
I - Par une requête n° 2006899 enregistrée le 20 novembre 2020, M. B A, représenté par Me Tourt, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 16 juin 2020 par laquelle la présidente de la commission locale d'agrément et de contrôle Sud-Est a refusé de renouveler sa carte professionnelle ainsi que la décision implicite de rejet de son recours administratif préalable obligatoire présenté à l'encontre de cette décision ;
2°) à titre principal, d'enjoindre au conseil national des activités privées de sécurité de lui délivrer une carte professionnelle dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous la même astreinte ;
3°) de mettre à la charge du conseil national des activités privées de sécurité une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761 -1 du code de justice administrative ainsi que les dépens de l'instance.
Il soutient que :
- l'habilitation des personnes ayant consulté le fichier relatif aux antécédents judiciaires n'est pas établie ;
- les manquements mentionnés dans la décision du 16 juin 2020 ayant été classés sans suite, le fichier ne pouvait pas être consulté dans le cadre d'une enquête administrative ;
- la décision attaquée est entachée d'erreur de fait ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- l'administration s'est fondée sur des manquements hypothétiques pour refuser de lui délivrer une carte professionnelle ;
- la décision en litige méconnaît les dispositions de l'article L. 612-7 du code de la sécurité intérieure dans la mesure où aucun fait ne remet en cause son honneur et sa probité.
Par un mémoire en défense enregistré le 27 octobre 2021, le préfet, directeur du conseil national des activités privées de sécurité conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- à titre principal, la requête est irrecevable dans la mesure où la décision de la commission nationale d'agrément et de contrôle du 27 octobre 2020 s'est substituée à celle de la commission locale du 16 juin 2020 ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 10 mars 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 27 mars 2023.
M. A a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 12 juillet 2021.
II - Par une requête n° 2007477 enregistrée le 13 décembre 2020, M. B A, représenté par Me Tourt, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 16 juin 2020 par laquelle la présidente de la commission locale d'agrément et de contrôle Sud-Est a refusé de renouveler sa carte professionnelle ainsi que la décision implicite de rejet de son recours administratif préalable obligatoire présenté à l'encontre de cette décision ;
2°) à titre principal, d'enjoindre au conseil national des activités privées de sécurité de lui délivrer une carte professionnelle dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous la même astreinte ;
3°) de mettre à la charge du conseil national des activités privées de sécurité une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761 -1 du code de justice administrative ainsi que les dépens de l'instance.
Il soutient que :
- l'habilitation des personnes ayant consulté le fichier relatif aux antécédents judiciaires n'est pas établie ;
- les manquements mentionnés dans la décision du 16 juin 2020 ayant été classés sans suite, le fichier ne pouvait pas être consulté dans le cadre d'une enquête administrative ;
- la décision attaquée est entachée d'erreur de fait ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- l'administration s'est fondée sur des manquements hypothétiques pour refuser de lui délivrer une carte professionnelle ;
- la décision en litige méconnaît les dispositions de l'article L. 612-7 du code de la sécurité intérieure dans la mesure où aucun fait ne remet en cause son honneur et sa probité.
Par un mémoire en défense enregistré le 27 octobre 2021, le préfet, directeur du conseil national des activités privées de sécurité conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que la requête est irrecevable dans la mesure où la décision de la commission nationale d'agrément et de contrôle du 27 octobre 2020 s'est substituée à celle de la commission locale du 16 juin 2020.
Par une ordonnance du 10 mars 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 27 mars 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la sécurité intérieure ;
- le code de procédure pénale ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bardad, première conseillère,
- les conclusions de Mme Brenner-Adanlété, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A a sollicité, le 31 octobre 2019, le renouvellement de sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée. Par une délibération du 16 juin 2020, la commission locale d'agrément et de contrôle Sud-Est a rejeté sa demande. L'intéressé a présenté, le 14 août 2020, un recours administratif préalable obligatoire à l'encontre de cette décision. La commission nationale d'agrément et de contrôle du conseil national des activités privées de sécurité a rejeté ce recours, le 27 octobre 2020. Par les présentes requêtes, M. A demande l'annulation d'une part, de la décision du 16 juin 2020 par laquelle la présidente de la commission locale d'agrément et de contrôle Sud-Est a refusé de renouveler sa carte professionnelle et d'autre part, de la décision implicite de rejet de son recours administratif préalable obligatoire présenté à l'encontre de cette décision.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la délibération du 16 juin 2020 de la commission locale d'agrément et de contrôle Sud-Est :
2. Aux termes de l'article L. 633-3 du code de la sécurité intérieure : " Tout recours contentieux formé par une personne physique ou morale à l'encontre d'actes pris par une commission d'agrément et de contrôle est précédé d'un recours administratif préalable devant la Commission nationale d'agrément et de contrôle, à peine d'irrecevabilité du recours contentieux. ". Aux termes de l'article R. 633-9 du même code : " Le recours administratif préalable obligatoire devant la Commission nationale d'agrément et de contrôle prévu à l'article L. 633-3 peut être exercé dans les deux mois de la notification, par la commission locale d'agrément et de contrôle, de la décision contestée. Cette notification précise les délais et les voies de ce recours. Toute décision de la Commission nationale d'agrément et de contrôle se substitue à la décision initiale de la commission locale d'agrément et de contrôle. () ".
3. L'institution par ces dispositions d'un recours administratif préalable obligatoire à la saisine du juge a pour effet de laisser à l'autorité compétente pour en connaître le soin d'arrêter définitivement la position de l'administration. Il s'ensuit que la décision prise à la suite du recours se substitue nécessairement à la décision initiale et qu'elle est seule susceptible d'être déférée au juge de la légalité.
4. Par une délibération du 16 juin 2020, la commission locale d'agrément et de contrôle Sud-Est a rejeté la demande de renouvellement de la carte professionnelle d'agent de sécurité privée sollicitée par M. A. Ce dernier a présenté, le 14 août 2020, un recours administratif préalable obligatoire à l'encontre de cette décision. Par une décision du 27 octobre 2020, la commission nationale d'agrément et de contrôle du conseil national des activités privées de sécurité a rejeté ce recours administratif préalable obligatoire. La décision de la commission nationale d'agrément et de contrôle du conseil national des activités privées de sécurité du 27 octobre 2020 s'est substituée à la délibération du 16 juin 2020 rendue par la commission locale d'agrément et de contrôle Sud-Est. Dans ces conditions, les conclusions à fin d'annulation dirigées contre la décision initiale de la commission locale d'agrément et de contrôle Sud-Est, dépourvues d'objet, ne sont pas recevables. Par suite, la fin de non-recevoir soulevée en défense doit être accueillie.
En ce qui concerne la décision implicite de rejet du recours administratif préalable obligatoire :
5. Lorsqu'une décision explicite intervient postérieurement à une décision implicite, sur une même demande, la seconde se substitue nécessairement à la première.
6. La décision du 27 octobre 2020 par laquelle la commission nationale d'agrément et de contrôle du conseil national des activités privées de sécurité a rejeté le recours administratif préalable obligatoire de M. A s'est substituée à la décision implicite de rejet du recours présenté le 14 août 2020. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de la décision implicite de rejet doivent être regardées comme dirigées contre la décision du 27 octobre 2020 de la commission nationale d'agrément et de contrôle du conseil national des activités privées de sécurité.
En ce qui concerne l'annulation de la décision du 27 octobre 2020 de la commission nationale d'agrément et de contrôle du conseil national des activités privées de sécurité :
7. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 611-1 du code de la sécurité intérieure : " Sont soumises aux dispositions du présent titre, dès lors qu'elles ne sont pas exercées par un service public administratif, les activités qui consistent : 1° A fournir des services ayant pour objet la surveillance humaine ou la surveillance par des systèmes électroniques de sécurité ou le gardiennage de biens meubles ou immeubles ainsi que la sécurité des personnes se trouvant dans ces immeubles ou dans les véhicules de transport public de personnes ; ". Aux termes de l'article L. 612-20 dans sa rédaction alors en vigueur : " Nul ne peut être employé ou affecté pour participer à une activité mentionnée à l'article L. 611-1 : () / 2° S'il résulte de l'enquête administrative / que son comportement ou ses agissements sont contraires à l'honneur, à la probité, aux bonnes mœurs ou sont de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens, à la sécurité publique ou à la sûreté de l'Etat et sont incompatibles avec l'exercice des fonctions susmentionnées. ".
8. D'autre part, aux termes de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale : " I - Dans le cadre des enquêtes prévues à l'article 17-1 de la loi du 21 janvier 1995 et aux articles L. 114-1, L. 234-1 et L. 234-2 du code de la sécurité intérieure, les données à caractère personnel figurant dans le traitement qui se rapportent à des procédures judiciaires en cours ou closes, à l'exception des cas où sont intervenues des mesures ou décisions de classement sans suite, de non-lieu, de relaxe ou d'acquittement devenues définitives, ainsi que des données relatives aux victimes, peuvent être consultées, sans autorisation du ministère public, par les personnels de la police et de la gendarmerie habilités selon les modalités prévues au 1° et au 2° du I de l'article R. 40-28. / Cette consultation peut également être effectuée par : - des personnels investis de missions de police administrative individuellement désignés et spécialement habilités par le représentant de l'Etat. L'habilitation précise limitativement les motifs qui peuvent justifier pour chaque personne les consultations autorisées. () ".
9. Dans la mesure les dispositions du code de la sécurité intérieure précitées, prévoient la possibilité que certains traitements automatisés de données à caractère personnel soient consultés au cours de l'enquête conduite par l'administration dans le cadre de ses pouvoirs de police, préalablement à la délivrance d'un agrément individuel, la circonstance que l'agent ayant procédé à cette consultation n'aurait pas été individuellement désigné et régulièrement habilité à cette fin, si elle est susceptible de donner lieu aux procédures de contrôle de l'accès à ces traitements, n'est pas, par elle-même, de nature à entacher d'irrégularité la décision prise sur la demande d'agrément. Par suite, le moyen doit être écarté comme inopérant.
10. En deuxième lieu, aux termes de l'article 230-8 du code de procédure pénale : " Le traitement des données à caractère personnel est opéré sous le contrôle du procureur de la République territorialement compétent, qui, d'office ou à la demande de la personne concernée, ordonne qu'elles soient effacées, complétées ou rectifiées, notamment en cas de requalification judiciaire, ou qu'elles fassent l'objet d'une mention. La rectification pour requalification judiciaire est de droit. Le procureur de la République se prononce dans un délai de deux mois sur les suites qu'il convient de donner aux demandes qui lui sont adressées. La personne concernée peut former cette demande sans délai à la suite d'une décision devenue définitive de relaxe, d'acquittement, de condamnation avec dispense de peine ou dispense de mention au casier judiciaire, de non-lieu ou de classement sans suite. Dans les autres cas, la personne ne peut former sa demande, à peine d'irrecevabilité, que lorsque ne figure plus aucune mention de nature pénale dans le bulletin n° 2 de son casier judiciaire. () / En cas de décision de non-lieu ou de classement sans suite, les données à caractère personnel concernant les personnes mises en cause font l'objet d'une mention, sauf si le procureur de la République ordonne l'effacement des données à caractère personnel. Lorsque les données à caractère personnel relatives à la personne concernée font l'objet d'une mention, elles ne peuvent faire l'objet d'une consultation dans le cadre des enquêtes administratives prévues aux articles L. 114-1 et L. 234-1 à L. 234-3 du code de la sécurité intérieure et à l'article 17-1 de la loi n° 95-73 du 21 janvier 1995 d'orientation et de programmation relative à la sécurité. Les décisions du procureur de la République prévues au présent alinéa ordonnant le maintien ou l'effacement des données à caractère personnel ou ordonnant qu'elles fassent l'objet d'une mention sont prises pour des raisons liées à la finalité du fichier au regard de la nature ou des circonstances de commission de l'infraction ou de la personnalité de l'intéressé. () ".
11. L'administration a procédé le 9 février 2020, à une nouvelle consultation des fichiers du système de traitement des antécédents judiciaires dans le cadre de l'instruction de la demande présentée par M. A devant la commission nationale du CNAPS. Il ressort des termes de la décision attaquée que la demande de l'intéressé a été rejetée, sur le fondement du 2° de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, en raison des faits pour lesquels il avait été mis en cause les 10 janvier 2020, 1er janvier 2019, 18 janvier 2018 et le 1er janvier 2016. Il ressort des pièces du dossier qu'aucune procédure n'a été enregistrée à l'encontre du requérant en ce qui concerne les faits du 1er janvier 2016. Par ailleurs, les faits du 1er janvier 2019 ont fait l'objet d'un classement sans suite le 29 juin 2020 et ceux du 10 janvier 2020 d'un classement sans suite le 9 juin 2020. Ces faits des 1er janvier 2019 et 10 janvier 2020, qui n'étaient pas classés sans suite à la date à laquelle l'administration a procédé à la consultation des fichiers du système de traitement des antécédents judiciaire le 9 février 2020, pouvaient légalement faire l'objet d'une consultation. Il en est de même en ce qui concerne les faits du 18 janvier 2018 qui n'ont fait l'objet d'aucun classement sans suite. Dans ces conditions, le requérant est seulement fondé à soutenir d'une part, que seuls les faits du 1er janvier 2016 ne pouvaient faire l'objet d'une consultation dans le cadre d'une enquête administrative en vertu de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale et d'autre part, que le CNAPS ne pouvait ainsi se fonder sur ces faits pour refuser le renouvellement de sa carte professionnelle.
12. En troisième lieu, il résulte des dispositions de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure citées au point 8 du présent jugement, que lorsqu'elle est saisie d'une demande de délivrance ou de renouvellement de carte professionnelle pour l'exercice du métier d'agent privé de sécurité, l'autorité administrative compétente procède à une enquête administrative. Cette enquête, qui peut notamment donner lieu à la consultation du traitement automatisé de données à caractère personnel mentionné à l'article R. 40-23 du code de procédure pénale, vise à déterminer si le comportement ou les agissements de l'intéressé sont contraires à l'honneur, à la probité, aux bonnes mœurs ou sont de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens, à la sécurité publique ou à la sûreté de l'Etat, et s'ils sont ou non compatibles avec l'exercice des fonctions d'agent privé de sécurité. Pour ce faire, l'autorité administrative procède, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, à une appréciation globale de l'ensemble des éléments dont elle dispose. A ce titre, si la question de l'existence de poursuites ou de sanctions pénales est indifférente, l'autorité administrative est en revanche amenée à prendre en considération, notamment, les circonstances dans lesquelles ont été commis les faits qui peuvent être reprochés au pétitionnaire ainsi que la date de leur commission.
13. Il ressort des pièces du dossier que M. A a été mis en cause le 5 février 2018 en qualité d'auteur de faits de violence commise en réunion sans incapacité, commis le 18 janvier 2018 aux Allues (Savoie), le 2 janvier 2019, en qualité d'auteur de faits de violence suivie d'incapacité supérieure à 8 jours, commis le 1er janvier 2019 aux Allues et le 10 janvier 2020, en qualité d'auteur de faits de violence commise en réunion sans incapacité, commis le même jour aux Allues. Contrairement à ce que soutient le requérant, l'administration s'est fondée sur des faits dont la matérialité est établie. Les faits en cause ont été commis alors que M. A était titulaire d'une carte d'agent de sécurité privée et ainsi soumis à une obligation déontologique élevée. Ces agissements attestent de l'incapacité de l'intéressé à conserver son sang-froid et à faire preuve d'une maîtrise de lui-même dans le cadre de son activité professionnelle. Ils sont, en raison notamment de leur nature, incompatibles avec l'exercice des fonctions d'agent de sécurité privée. Par ailleurs, il résulte de l'instruction que la commission nationale du CNAPS aurait pris la même décision si elle s'était uniquement fondée sur l'un de ces faits alors même que certains d'entre eux auraient fait l'objet d'un classement sans suite postérieur à l'édiction de sa décision. Par suite, l'administration n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure ni entaché sa décision d'une erreur d'appréciation en rejetant la demande de M. A.
14. En dernier lieu, M. A ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 612-7 du code de la sécurité intérieure alors qu'il n'a pas sollicité l'agrément prévu par ces dispositions.
15. Il résulte de tout ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 27 octobre 2020. Par suite, ses requêtes doivent être rejetées y compris ses conclusions aux fins d'injonction sous astreinte ainsi que celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Les requête n° 2006899 et 2007477 sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Tourt et au Conseil national des activités privées de sécurité.
Délibéré après l'audience du 7 avril 2023, à laquelle siégeaient :
M. Wyss, président,
Mme Bardad, première conseillère,
Mme d'Elbreil, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 avril 2023.
La rapporteure,
N. BARDAD
Le président,
J. P. WYSS La greffière,
L. ROUYER
La République mande et ordonne ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2, 2007477
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026