mardi 30 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2006974 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | COGNAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 novembre 2020, Mme B C demande au tribunal d'annuler la décision du 21 septembre 2020 par laquelle le maire de Saint Paul sur Yenne a refusé de faire droit à sa demande de modification du plan local d'urbanisme approuvé le 13 février 2020 en tant qu'il classe sa parcelle cadastrée section C n°666 en zone agricole.
Elle soutient que le classement en zone agricole de la parcelle est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 27 avril 2023, la commune de Saint Paul sur Yenne, représentée par Me Cognat, conclut au rejet de la requête et à la condamnation de Mme C à lui verser une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable pour tardiveté et faute de production de la décision attaquée ;
- le moyen de la requête n'est pas fondé.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Sogno,
- les conclusions de Mme A,
- et les observations de Me Cognat, représentant la commune de Saint Paul sur Yenne.
Considérant ce qui suit :
1. Par délibération du 13 février 2020, le conseil municipal de la commune de Saint Paul sur Yenne a approuvé un nouveau plan local d'urbanisme. Mme C a demandé au maire de modifier le classement de sa parcelle section C n°666 en zone agricole, ce qu'il a refusé de faire par la décision attaquée du 21 septembre 2020.
2. Il ressort de la vue aérienne Géoportail que la parcelle cadastrée C 666 est incluse dans une vaste zone agricole et se situe hors de l'urbanisation actuelle du lieu-dit Les Reigniers. Les circonstances que cette parcelle soit reliée au réseau d'eau potable ou qu'elle possède un accès à la voie publique sont sans incidence sur le classement retenu par les auteurs du plan local d'urbanisme. Enfin, contrairement à ce que soutient la requérante, la circonstance que cette parcelle ait une superficie de seulement 1 200 m² n'est pas de nature à empêcher toute activité agricole sur cette dernière. Par suite, le classement de la parcelle en zone agricole n'est pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et le maire de Saint Paul sur Yenne a pu légalement refuser d'inscrire à l'ordre du jour du conseil municipal la question de la modification de ce classement.
3. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme C doit être rejetée, sans qu'il besoin de statuer sur les fins de non-recevoir .
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Saint Paul sur Yenne présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er :La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 :Les conclusions de la commune de Saint Paul sur Yenne présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 :Le présent jugement sera notifié à Mme B C et à la commune de Saint Paul sur Yenne.
Délibéré après l'audience du 16 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Sogno, président,
Mme Bedelet, première conseillère,
Mme Holzem, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mai 2023.Le président, rapporteur,
C. Sogno
La première assesseure,
A. Bedelet
Le greffier,
P. Muller
La République mande et ordonne au préfet de la Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2006974
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026