mardi 21 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2007126 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces, enregistrées les 27 novembre 2020 et 2 décembre 2020, M. A B, représenté par Me Labarthe Azébazé, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 4 juin 2020, par laquelle le centre hospitalier Annecy Genevois (CHANGE) a établi le décompte du solde de son engagement à servir ;
2°) d'annuler la décision du 25 septembre 2020 par laquelle le CHANGE a maintenu sa position et confirmé le décompte transmis le 4 juin 2020 ;
3°) d'annuler la décision du 6 octobre 2020 par laquelle le CHANGE a maintenu sa position et confirmé le décompte transmis le 29 juin 2020 ;
4°) de mettre à la charge du CHANGE une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision confirmative du 6 octobre 2020 ne lui a pas été notifiée ;
- les décisions confirmatives du 25 septembre 2020 et du 6 octobre 2020 ne sont pas motivées ;
- la décision du 4 juin 2020 est entachée d'erreur de fait dès lors qu'elle fixe le solde de son engagement de servir au 1er juillet 2020, alors qu'il a quitté son poste le 31 août 2020 ;
- le décompte du solde de l'engagement de servir du requérant aurait dû être effectué en tenant compte de la durée effective de sa formation en termes d'heures, et non simplement en retenant le nombre de jours de formation, en méconnaissance de l'article 9 du décret n° 2008-824 du 21 août 2008.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 juin 2021, le centre hospitalier Annecy Genevois (CHANGE) conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le CHANGE fait valoir que
- à titre principal, la requête est irrecevable, les décisions attaquées ne faisant pas grief ;
- en tout état de cause, les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n°86-33 du 9 janvier 1986 ;
- le décret n° 2008-824 du 21 août 2008 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. d'Argenson, premier conseiller;
- les conclusions de M. Argentin, rapporteur public ;
- et les observations de Me Amet, représentant le CHANGE.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, initialement agent contractuel au CHANGE, a effectué une formation de masseur kinésithérapeute au CHU de Grenoble du 1er janvier 2016 au 30 juin 2017 dans le cadre d'un contrat d'études promotionnelles. Pendant cette période, M. B était déchargé de toute obligation de servir au CHANGE, tout en continuant à percevoir sa rémunération. En contrepartie, M. B s'engageait à exercer ses fonctions dans l'établissement pendant une période égale au triple de la durée de sa formation, dans la limite de 5 ans à compter de l'obtention de son diplôme. Dans le cas où M. B quittait l'établissement ayant assuré sa formation avant d'avoir honoré la totalité de son engagement, il s'était engagé à lui rembourser les sommes perçues pendant cette formation, proportionnellement au temps de service qui lui resterait à accomplir. Suite à l'obtention de son diplôme le 30 juin 2017, M. B a été recruté par le CHANGE à compter du 1er juillet 2017. Il a d'abord été nommé stagiaire au grade de masseur-kinésithérapeute de classe normale le 1er janvier 2018, avant d'être titularisé dans ce grade le 1er janvier 2019. A la demande de l'intéressé qui envisageait de quitter l'établissement par anticipation au 1er juillet 2020, le CHANGE a établi le 4 juin 2020 un décompte prévisionnel du solde de l'engagement de servir de M. B d'un montant de 7 897,52 euros, correspondant à 1 080 jours d'engagement de servir. Par courrier du 13 juillet 2020, M. B a démissionné de ses fonctions à compter du 31 août 2020. Il a été ensuite radié des cadres. Par courriel du 29 juillet 2020, M. B a contesté le décompte émis le 4 juin 2020 et demandé au CHANGE de procéder à un nouveau calcul. Par courrier du 6 octobre 2020, le CHANGE indiquait confirmer le décompte établi le 4 juin 2020. Par courrier du 15 septembre 2020, M. B a contesté de nouveau le mode de calcul de son engagement de servir. Par courrier du 25 septembre 2020, le CHANGE confirmait les modalités de calcul retenues pour établir le décompte du 4 juin 2020. Dans la présente instance, M. B demande l'annulation des décisions des 4 juin 2020, 25 septembre 2020 et 6 octobre 2020.
2. Il ressort des pièces du dossier que le CHANGE a établi le 4 juin 2020, à la demande de M. B, un décompte prévisionnel du solde de l'engagement de servir de M. B d'un montant de 7 897,52 euros, sur la base d'un départ au 1er juillet 2020. Il est constant que ce document, établi sur la base des informations données par M. B alors qu'il n'avait pas encore démissionné de son poste, ne présentait qu'un caractère provisoire et informatif, dans l'attente des éléments permettant d'établir un décompte définitif donnant lieu à un titre exécutoire, lequel sera émis le 18 mars 2021 pour un montant distinct de 7 020,01 euros, sur la base de son départ effectif au 31 août 2020, qui seul fait grief et que l'intéressé n'a pas contesté. Dans ces conditions, le CHANGE est fondé à soutenir que le décompte du 4 juin 2020, confirmé par les courriers des 25 septembre 2020 et 6 octobre 2020, ne fait pas grief à l'intéressé. Les conclusions de la requête dirigées contre ces décisions sont donc irrecevables et doivent être rejetées.
3. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative par M. B, partie perdante, doivent être rejetées. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de ce dernier la somme demandée par le CHANGE au même titre.
D E C I D E :
Article 1 : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par le CHANGE au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au centre hospitalier Annecy Genevois (CHANGE).
Délibéré après l'audience du 7 février 2023, à laquelle siégeaient :
M. Vial-Pailler, président rapporteur,
M. d'Argenson, premier conseiller,
Mme Frapolli, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 février 2023.
Le rapporteur,
P.-H. D'ARGENSON
Le président,
C. VIAL-PAILLER
Le greffier,
G. MORAND
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2007126
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026