mardi 3 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2007152 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | RAYNALDY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 30 novembre 2020 et le 4 janvier 2022, Mme E A, M. G A, Mme F A et Mme B A, représentés par Me Deneux, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté n° urba/2020/AI/081 du 24 juillet 2020 par lequel le maire de Montbonnot-Saint-Martin a préempté les parcelles cadastrées AE n° 316 et AE n° 331, situées 715 route des Sermaises à Montbonnot-Saint-Martin, ensemble le rejet de leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Montbonnot-Saint-Martin la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 de justice administrative ;
Les consorts A soutiennent que :
- la commune n'établit pas que l'arrêté attaqué repose sur des délibérations qui auraient fait l'objet des mesures de publicité adéquates et qui sont exécutoires ;
- la commune ne justifie pas avoir sollicité et reçu l'avis du service des domaines, avant de prendre l'arrêté attaqué, ce qui entache la procédure d'irrégularité ;
- la commune ne justifie pas de la réalité d'un projet sur les parcelles intéressées au sens des articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme (CE, 15 juillet 2020, n° 432325) ;
- le projet ne répond pas à intérêt général ; la commune ne saurait exercer son droit de préemption aux fins de contrôler les prix du foncier sur le territoire communal ; le projet n'est pas compatible avec l'orientation d'aménagement et de programmation (OAP) n° 3 du plan local d'urbanisme et la commune n'a pas les moyens de financer ce projet au regard de son budget annuel.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 10 décembre 2020 et le 27 janvier 2022, la commune de Montbonnot-Saint-Martin, représentée par la société d'avocats CDMF-Affaires publiques, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge des requérants une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune de Montbonnot-Saint-Martin fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par une lettre du 17 novembre 2021, les parties ont été informées qu'en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, l'instruction est susceptible d'être close le 6 janvier 2022, par l'émission d'une ordonnance de clôture ou d'un avis d'audience, sans information préalable.
La clôture immédiate de l'instruction a été prononcée par une ordonnance du 22 mars 2022.
Par un mémoire du 5 décembre 2022, les consorts A informent le tribunal qu'ils entendent se désister de l'ensemble de leurs conclusions.
Par un mémoire du 6 décembre 2022, la commune de Montbonnot-Saint-Martin prend acte du désistement des requérants et renonce à ses conclusions fondées sur les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- les décisions attaquées et les autres pièces du dossier ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 8 décembre 2022 :
- le rapport de Mme D,
- les conclusions de Mme C,
- et les observations de Me Punzano, pour la commune de Montbonnot-Saint-Martin.
Considérant ce qui suit :
1. Par un mémoire enregistré le 5 décembre 2022, les requérants ont déclaré se désister de l'ensemble de leurs conclusions. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
2. Par un mémoire enregistré le 6 décembre 2022, la commune de Montbonnot-Saint-Martin a déclaré se désister de ses conclusions fondées sur les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance des conclusions des consorts A.
Article 2 : Il est donné acte du désistement par la commune de Montbonnot-Saint-Martin de ses conclusions fondées sur les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme E A, en application de l'article R. 751-3 du code de justice administrative, et à la commune de Montbonnot-Saint-Martin.
Délibéré après l'audience du 8 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. L'Hôte, président,
Mme Letellier, première conseillère,
M. Ban, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 3 janvier 2023.
La rapporteure,
C. D
Le président,
V. L'HÔTE
La greffière,
A. ZANON
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026