jeudi 13 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2007793 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELAS BAHEUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 décembre 2020, la SARL l'Etoile, représentée par la SELARL Baheux, demande au tribunal :
1°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 180 000 euros en réparation du préjudice que lui a causé le refus de concours de la force publique ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 26 juillet 2022, le préfet de la Haute-Savoie conclut au rejet de la requête.
Par un mémoire enregistré le 17 novembre 2022, la SELAS Baheux informe le tribunal avoir signé un protocole transactionnel avec le préfet de la Haute-Savoie mais ne pas avoir reçu la somme de 22 110 euros indiquée dans ce protocole.
Par un mémoire enregistré le 28 novembre 2022, le préfet de la Haute-Savoie informe le tribunal que la somme de 22 110 euros est en cours de paiement sans qu'il soit possible d'en préciser la date exacte.
Par un mémoire enregistré le 14 mars 2023, le préfet de la Haute-Savoie informe le tribunal que la somme de 22 110 euros a été réglée le 30 novembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Bedelet, premier conseiller, pour statuer sur les litiges énumérés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance: () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ". Aux termes de l'article R. 222-16 du même code : " Pour les affaires visées à l'article R. 222-13, les attributions dévolues par les dispositions réglementaires du présent code à la formation de jugement ou à son président sont exercées par le magistrat compétent en vertu de cet article ".
2. La SELAS Baheux, mandatée par la SARL l'Etoile, a signé avec le préfet de la Haute-Savoie un accord transactionnel par lequel elle a accepté, en réparation de l'intégralité de ses préjudices, une indemnisation à hauteur de 22 110 euros. Ce protocole a eu pour effet, ainsi qu'il est mentionné à l'article 2, de mettre fin au litige qui l'opposait à l'Etat. La signature du protocole par la SELAS Baheux est d'ailleurs précédée de la mention " Bon pour accord amiable () et désistement définitif et sans réserve ". Par ailleurs, le préfet de la Haute-Savoie produit une extraction du logiciel Chorus établissant le versement d'un montant de 22 100 euros le 30 novembre 2022 à la SELAS Baheux. Par suite, la requête doit être regardée comme devenue sans objet et il n'y a pas lieu d'y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er :Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de la SARL l'Etoile.
Article 2 :La présente ordonnance sera notifiée à la SARL l'Etoile et au ministre de l'intérieur et des Outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet de la Haute-Savoie. Fait à Grenoble le 13 juillet 2023.
La magistrate désignée,
A BEDELET
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026