jeudi 20 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2100666 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | LEBEAUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 1er février 2021 et le 15 octobre 2021, Mme D C et Mme E C, représentées par Me Lebraux, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 28 septembre 2020 par lequel le maire de la commune de Domène a délivré à la société Bouygues Immobilier un permis en vue de démolir une maison et de construire 3 immeubles d'habitation collective pour un total de 52 logements sur les parcelles cadastrées section B nos 857, 858, 859, 860, 1096 et 1026 ;
2°) d'annuler la décision du 10 décembre 2020 par laquelle le maire de Domène a rejeté leur recours gracieux ;
3°) de rejeter les conclusions présentées par la société Bouygues Immobilier sur le fondement des dispositions de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Domène une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que ;
- elles ont intérêt à agir sur le fondement de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;
- le projet n'est pas compatible avec l'orientation d'aménagement et de programmation (OAP) n° 14 Les Brassières ;
- la voie interne du projet n'est pas adaptée à l'importance de l'opération projetée et méconnait ainsi l'article 8.1 des dispositions générales du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de Grenoble Alpes Métropole ;
- la largeur de la voie interne qui intègre la piste cyclable n'est pas conforme à l'article 8.2 des dispositions générales du PLUi.
Par un mémoire en défense enregistré le 15 avril 2021, la société Bouygues Immobilier, représentée par Me Jacques, conclut au rejet de la requête, à titre subsidiaire à ce qu'il soit prononcé un sursis à statuer et à la mise à la charge de Mmes C la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les moyens soulevés par les requérantes ne sont pas fondés ;
- si le tribunal retenait que la voie de desserte interne ne mesurerait pas 4 mètres de large, il devrait prononcer un sursis à statuer conformément aux dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.
Par un mémoire en défense enregistré le 29 avril 2021, la commune de Domène, représentée par Me Delachenal, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge solidaire de Mesdames C la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que ;
- les requérantes n'établissent pas leur intérêt à agir au sens des dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par des mémoires enregistrés le 11 juin 2021 et le 19 novembre 2021, la société Bouygues Immobilier, représentée par Me Jacques, conclut à la condamnation solidaire de Mmes C à lui verser la somme de 196 466,76 euros sur le fondement de l'article L.600-7 du code de l'urbanisme ainsi que la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que la requête est abusive et leur a occasionné un préjudice financier.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B,
- les conclusions de Mme Beytout, rapporteure publique,
- et les observations de Me Lebeaux représentant Mmes C, de Me Le Priol représentant la société Bouygues Immobilier et de Me Thouement représentant la commune de Domène.
Considérant ce qui suit :
1. Le 2 juin 2020, la société Bouygues Immobilier a déposé une demande de permis de construire trois immeubles comprenant 52 logements sur les parcelles cadastrées section B nos 857, 858, 859, 860, 1096 et 1026 situées sur le territoire de la commune de Domène. Le terrain d'assiette, d'une superficie totale de 8 243 m², est classé en en zone UD2 du règlement graphique du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de Grenoble Alpes Métropole. Par arrêté du 28 septembre 2020, le maire de la commune de Domène a délivré cette autorisation. Le 20 novembre 2020, Mmes C ont présenté un recours gracieux à l'encontre de cet arrêté. Par décision du 10 décembre 2020, le maire de Domène a rejeté cette demande. Par leur requête, Mmes C demandent l'annulation des décisions des 20 novembre 2020 et 10 décembre 2020.
Sur les conclusions d'annulation :
En ce qui concerne la compatibilité du projet avec l'OAP n°14 :
2. Aux termes de l'article L. 152-1 du code de l'urbanisme : " L'exécution () de tous travaux, constructions, aménagements, () sont () compatibles, lorsqu'elles existent, avec les orientations d'aménagement et de programmation ".
3. Aux termes de l'article L. 151-6 du même code dans sa version applicable : " Les orientations d'aménagement et de programmation comprennent, en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables, des dispositions portant sur l'aménagement, l'habitat, les transports, les déplacements et, en zone de montagne, sur les unités touristiques nouvelles () ".
4. L'article R.151-6 du même code précise que " Les orientations d'aménagement et de programmation par quartier ou secteur définissent les conditions d'aménagement garantissant la prise en compte des qualités architecturales, urbaines et paysagères des espaces dans la continuité desquels s'inscrit la zone, notamment en entrée de ville () ".
5. L'orientation d'aménagement et de programmation n°14 " Les Brassières ", dans lequel s'insère le projet autorisé, prévoit au titre de " la situation " que : " À la périphérie nord-est de la commune de Domène, à proximité d'un projet de halte ferroviaire à l'étude, ce site d'environ 2 ha en milieu pavillonnaire d'un potentiel de 20 à 30 logements peut, dans le cadre d'une opération d'ensemble, accueillir un projet résidentiel avec une densification s'inscrivant harmonieusement dans son environnement résidentiel en contribuant aux objectifs de mixité sociale. Ce projet pourra contribuer à conforter et développer la trame verte et bleue à Domène, centralité pluri-communale, en valorisant et en développant la présence du végétal, de l'eau présente sur le site et en recherchant des liaisons douces et visuelles vers les tissus alentours et le grand paysage et notamment la future halte ferroviaire. Le site s'inscrit dans l'ambiance " plaine urbaine " de l'unité paysagère " Vallée de l'Isère amont " de l'OAP paysages et biodiversité ".
6. Au titre des " éléments de contexte " elle définit l'opération comme " une densification modérée et de qualité valorisant l'eau, le végétal et les ouvertures " et indique que " - Le site peut accueillir environ 20 à 30 logements dans une mixité de formes urbaines. Des constructions individuelles isolées, groupées ou en bande, ainsi que de l'habitat intermédiaire ou de petits collectifs, peuvent être réalisés dans le respect du règlement ".
7. Enfin, l'OAP n°14 énonce, dans sa dernière partie, les orientations d'aménagement et de programmation consistant à " créer un accès principal lisible et sécurisé et offrir aux usagers du site plusieurs entrées et sorties piétonnes et cyclables, à " assurer une densification harmonieuse en lien avec l'environnement urbain et le grand paysage " et à " renforcer la trame verte et bleue en valorisant et en confortant la présence de l'eau et du végétal ". Elle complète ces orientations par un schéma d'aménagement.
8. Il ressort des pièces du dossier que le projet autorisé par l'arrêté du 28 septembre 2020 comporte la réalisation de 52 logements sur un tènement d'une superficie totale de 8 243m². En outre, la société AD Constructions est titulaire, depuis le 23 juillet 2020, d'un permis de construire l'autorisant à réaliser un bâtiment d'habitation collective comprenant 4 logements sur les parcelles cadastrées section B nos 1318 et 1171 incluses dans le périmètre de l'OAP n° 14 et représentant une superficie totale de 2 300 m². Il en résulte qu'avec le permis de construire contesté, 56 logements sont autorisés sur une partie seulement (10 543 m2) de la superficie de l'OAP n°14 qui est d'environ 20 000 m2.
9. Les requérantes font valoir qu'il existe une contradiction manifeste entre les 52 logements autorisés par le seul permis de construire contesté et le nombre de logements prévu dans l'orientation d'aménagement et de programmation n°14, compris dans une fourchette entre 20 et 30. Elles en déduisent que le projet de la société Bouygues Immobilier contrarie sur ce point l'orientation d'aménagement et de programmation n°14 et apparait ainsi incompatible avec elle.
10. L'introduction du document " OAP sectorielles " précise les différentes parties que comportent les OAP en distinguant une partie " éléments de diagnostic " ou " éléments de contexte ", laquelle n'a vocation qu'à évoquer globalement l'intégration du secteur de l'OAP dans son environnement, une partie " orientations d'aménagement et de programmation ", laquelle comportent les éléments structurants qui ont vocation à composer l'OAP elle-même et à décrire l'intention des auteurs pour l'aménagement du secteur et un schéma d'aménagement pour compléter éventuellement les orientations. Ce document précise explicitement que les orientations d'aménagement et de programmation " ne portent donc pas () sur la densité et le nombre de logements et de places de stationnement, qui relèvent de l'application du règlement ". Or, les mentions figurant dans l'OAP n°14 selon lesquelles le site peut accueillir environ 20 à 30 logements ou dispose d'un potentiel de 20 à 30 logements ne sont repris ni dans la partie orientations ni dans le schéma.
11. Le règlement, auquel renvoie le document précédent, définit la zone UD2 comme étant un secteur pavillonnaire en densification. Le tome 4 du rapport de présentation caractérise ainsi la zone UD2 comme un " habitat pavillonnaire en densification évolution modérée. La zone UD2 accueille majoritairement des maisons individuelles. Situés eux-aussi majoritairement dans les espaces préférentiels de développement, au sein ou à proximité des cœurs de bourgs, ou dans des zones urbaines bien desservies par des transports publics, ces tissus se sont développés avec des densités assez faibles, alors qu'ils bénéficient d'une relative proximité avec les services de la vie quotidienne. Ils disposent d'un potentiel de mutation qui peut contribuer à répondre aux objectifs de production de logements du PLH, notamment dans les communes de seconde couronne ainsi que dans les pôles structurants de l'espace périurbain, dans des conditions attractives pour les habitants. Pour répondre aux objectifs du PADD, l'évolution de ces tissus s'inscrit dans un enjeu de confortement qualitatif avec l'évolution des formes urbaines dans une logique de diversification de l'offre et d'optimisation de l'espace (individuel groupé, logement intermédiaire dense, petits collectifs), en compatibilité avec les orientations du SCoT au sein des espaces préférentiels de développement et des périmètres d'intensification urbaine () ". Le rapport de présentation précise que " Les règles fixées dans la zone garantissent également que les projets atteindront une densité minimale équivalente à 0,5 m² de plancher par m² de superficie de l'unité foncière tout en s'assurant d'une cohabitation acceptable avec des formes bâties environnantes ". Les caractéristiques concrètes du projet du projet de la société Bouygues immobilier, notamment le nombre et le type de logements créés, dont 14 logement sociaux, ainsi que le quartier dans lequel il s'insère, répondent à la vocation de la zone UD2 et s'inscrivent, en particulier, dans son objectif de densification du secteur. Dans ces conditions, si les indications portant sur le nombre de logements figurant dans l'OAP n°14 auraient dû être plus en adéquation avec la vocation de la zone, elles ne sauraient conduire, eu égard à leur portée et compte tenu de la volonté des auteurs du PLUi de ne pas les rendre opposables, à écarter le règlement de la zone auquel renvoie explicitement le document " OAP sectorielles " et à justifier légalement un refus de permis de construire à la société Bouygues Immobilier.
12. Il suit de là que le moyen tiré de l'incompatibilité du projet de la société Bouygues Immobilier avec l'OAP n°14 doit être écarté.
En ce qui concerne la méconnaissances articles 8.1 et 8.2 du règlement du PLUi :
13. L'article 8.1 intitulé " Accès " des dispositions générales du règlement du PLUi auquel renvoie le règlement de la zone UD2, dispose que : " Les caractéristiques des accès doivent être définies en fonction de l'importance et de la destination des constructions et installations à réaliser, notamment en ce qui concerne la sécurité, la commodité de la circulation et l'approche des moyens de lutte contre l'incendie. Le nombre d'accès doit être limité au strict nécessaire. Les accès doivent être localisés et configurés en tenant compte :- de la topographie et de la morphologie des lieux dans lesquels s'insère l'opération ; - de la nature des voies sur lesquelles les accès sont susceptibles d'être aménagés afin de préserver la sécurité des personnes (visibilité, vitesse des véhicules, intensité du trafic) ; - du type de trafic généré par l'opération (fréquence journalières, nombre de véhicules accédant au terrain, type de véhicules concernés) ;- des conditions permettant l'entrée et la sortie des véhicules sur le terrain sans manœuvre sur la voie de desserte() ".
14. L'article 8.2. Intitulé " Voiries " des mêmes dispositions générales dispose : " Pour toute nouvelle opération d'aménagement, la voirie interne doit présenter des caractéristiques adaptées à l'importance et à la destination des constructions à desservir. Elle doit être dimensionnée de manière à permettre une circulation aisée des véhicules de secours et de services à savoir : - une largeur supérieure ou égale à 3 m, - une pente inférieure ou égale à 15%, - une hauteur libre supérieure ou égale à 3,50 m. Les voies en impasse doivent permettre le retournement des véhicules de secours et de service ; si une voie en impasse de plus de 30 m est une voie-engin, il convient de porter sa largeur à 4 m () ".
15. Il ressort des pièces composant la demande de permis de construire que le seul accès au projet s'effectuera par la rue des Brassières, au sud du terrain. Par sa largeur et sa visibilité, il est adapté à l'importance du projet et il n'est pas établi qu'il comporterait des risques pour la sécurité des usagers. Le service voirie de Grenoble-Alpes Métropole ainsi que la sous-commission départementale de sécurité du SDIS de Fontaine ont, d'ailleurs, émis un avis favorable au projet qui ne méconnait pas, dès lors, les dispositions précitées de l'article 8.1.
16. Par ailleurs, la largeur de la voie de desserte principale du projet, qui est en impasse, est d'environ 5 mètres et, en tout état de cause, supérieure à 4 m. A elle réserve pour les utilisateurs de vélos une bande cyclable signalée par un marquage au sol, cet aménagement ne fera pas obstacle à ce que les véhicules de secours et de services utilisent, en cas d'urgence, l'intégralité de la chaussée de cette voie. Par ailleurs, elle est rectiligne et parait adaptée à l'intensité du trafic prévisible, y compris en prenant en compte sa fonction de voie structurante affirmée dans l'OAP n°14 sur laquelle d'autres accès automobile pourraient s'ajouter. Elle comporte à chaque entrée de parking des bâtiments une plateforme dimensionnée permettant le retournement des véhicules notamment de sécurité. Par suite, et en tout état de cause, les dispositions précitées de l'article 8.2 ne sont pas méconnues par l'arrêté attaqué.
17. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir, que Mmes C ne sont pas fondés à demander l'annulation des décisions attaquées.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L.600-7 du code de l'urbanisme :
18. Les dispositions de l'article L.600-7 du code de l'urbanisme permettent au juge administratif d'accorder des dommages-intérêts au bénéficiaire d'un permis de construire lorsque le droit de former un recours pour excès de pouvoir contre cet acte est mis en œuvre dans des conditions qui traduisent un comportement abusif de la part du requérant et qui causent un préjudice au bénéficiaire du permis.
19. En l'espèce, l'action introduite par Mmes C à l'encontre du permis de construire délivré à la société Bouygues Immobilier ne traduit pas un comportement abusif de leur part. Par suite, les conclusions reconventionnelles présentées par la société Bouygues Immobilier sur le fondement de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Domène, qui n'est pas, dans la présente instance, partie perdante, la somme que Mmes C demandent au titre des frais exposés par elles et non compris dans les dépens. En revanche, au titre des mêmes dispositions, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mmes C une somme de 1 000 euros à verser à la commune de Domène et une autre somme de 1000 euros à verser à la société Bouygues Immobilier.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mmes C est rejetée.
Article 2 : Mmes C verseront respectivement à la commune de Domène et à la société Bouygues Immobilier une somme de 1 000 euros à chacune au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4: Le présent jugement sera notifié à Mme D C et Mme E C, à la société Bouygues Immobilier et à la commune de Domène.
Délibéré après l'audience du 6 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Wegner, président,
M. Ban, premier conseiller.
Mme Naillon, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 octobre 2022.
Le rapporteur,
J-L. B
Le président,
S. Wegner
La greffière,
A. Zanon
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026