jeudi 8 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2100975 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Juge unique 4 |
| Avocat requérant | KUMMER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 12 février 2021, M. et Mme D C, représentés par Me Kummer, demandent au tribunal :
1°) de prononcer la décharge ou, à titre subsidiaire, la réduction de la taxe foncière et de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2019 et 2020 dans les rôles de la commune de Fontaine
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils justifient remplir les conditions de l'article 1389 du code général des impôts ;
- les logements ont été vacants pendant trois mois consécutifs, indépendamment de leur volonté.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 juillet 2021, le directeur départemental des finances publiques de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. et Mme C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le livre des procédures fiscales et le code général des impôts ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
M. A a présenté son rapport lors de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme C sont propriétaires de deux logements situés à Fontaine (38600), destinés à la location non meublée, pour lesquels ils ont été assujettis à la taxe foncière et à la taxe d'enlèvement des ordures au titre des années 2019 et 2020, pour des montants respectifs de 2 308 euros et 2 336 euros. Ils ont sollicité le 2 octobre 2020 le dégrèvement de ces taxes mais leur réclamation a été rejetées le 14 décembre 2020.
2. Aux termes de l'article 1380 du code général des impôts : " La taxe foncière est établie annuellement sur les propriétés bâties sises en France à l'exception de celles qui en sont expressément exonérées par les dispositions du présent code ". Aux termes de l'article 1415 de ce code : " La taxe foncière sur les propriétés bâties, la taxe foncière sur les propriétés non bâties et la taxe d'habitation sont établies pour l'année entière d'après les faits existants au 1er janvier de l'année de l'imposition ". Aux termes de l'article 1389 du même code : " I. Les contribuables peuvent obtenir le dégrèvement de la taxe foncière en cas de vacance d'une maison normalement destinée à la location ou d'inexploitation d'un immeuble utilisé par le contribuable lui-même à usage commercial ou industriel, à partir du premier jour du mois suivant celui du début de la vacance ou de l'inexploitation jusqu'au dernier jour du mois au cours duquel la vacance ou l'inexploitation a pris fin. / Le dégrèvement est subordonné à la triple condition que la vacance ou l'inexploitation soit indépendante de la volonté du contribuable, qu'elle ait une durée de trois mois au moins et qu'elle affecte soit la totalité de l'immeuble, soit une partie susceptible de location ou d'exploitation séparée () ".
3. En ce qui concerne le logement situé 24 rue Jean Bocq, les requérants font valoir que celui-ci a été loué le 31 mars 2019 à des personnes qui n'ont jamais payé leur loyer et l'ont quitté le 6 octobre 2019 en laissant le logement dans un état déplorable, de sorte qu'ils ont dû débarrasser les meubles qui s'y trouvaient, faire des travaux et n'ont pu le relouer que le 30 octobre 2020. Toutefois, la circonstance que les locataires n'aient jamais payé leur loyer n'est pas de nature à justifier que la vacance de cet appartement est indépendante de la volonté du contribuable au sens des dispositions précitées. Si les requérants produisent un constat d'huissier du 22 octobre 2019, il ne ressort pas des constatations de l'huissier que les locaux loués, dont on ignore au demeurant l'état à la date de conclusion du bail, aurait nécessité des gros travaux justifiant un délai de onze mois entre le débarrassage des locaux en novembre 2019 et leur relocation en octobre 2020. Dès lors, la demande de dégrèvement correspondant à cette vacance doit être rejetée.
4. En ce qui concerne le logement situé 32 bis boulevard Joliot-Curie, les requérants font valoir qu'il a été loué le 21 mars 2019 mais que le locataire est parti courant mai 2020 en laissant une dette de loyer, à cause de problèmes de voisinage dus à la canalisation des toilettes de l'appartement au dessus qui rend difficile la relocation qui n'a pu intervenir que mi-octobre 2020. Toutefois, il résulte de l'instruction que les troubles de voisinage évoquées existaient déjà en 2014 et n'ont pas empêché la location du bien. Les requérants indiquent d'ailleurs qu'au moment de la relocation en octobre 2020, les problèmes de voisinage n'étaient pas réglés. Dans ces conditions, la demande de dégrèvement correspondant à cette vacance doit être rejetée.
5. IL résulte de ce qui précède que la requête de M. et Mme C doit être rejetée dans toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. et Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme D et B C et au directeur départemental des finances publiques de l'Isère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 juin 2023.
Le président,
J. P. ALa greffière,
J. BONINO
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026