mardi 28 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2101220 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | DEFAUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 février 2021, M. B, représenté par Me Defaux, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 22 décembre 2020 par lequel le président de la Région Auvergne Rhône-Alpes a décidé qu'à compter du 1er juillet 2020 ses soins relevaient du congé de maladie ordinaire ;
2°) de mettre à la charge de la Région Auvergne Rhône-Alpes une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que l'arrêté attaqué :
- est entaché d'incompétence ;
- méconnaît l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 et l'article 37-17 du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 modifié ;
- est entaché d'erreur de fait.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 septembre 2021, la Région Auvergne Rhône-Alpes conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge du requérant la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La Région conteste les moyens invoqués.
Par lettre du 3 mai 2022, les parties ont été informées qu'en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative l'instruction est susceptible d'être close le 25 mai 2022, par l'émission d'une ordonnance de clôture ou d'un avis d'audience, sans information préalable.
La clôture immédiate de l'instruction a été prononcée par ordonnance du 18 août 2022.
Vu :
- la décision attaquée et les autres pièces du dossier ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale ;
- le décret n°87-602 du 30 juillet 1987 pris pour l'application de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique et au régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme E,
- les conclusions de M. Argentin, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, adjoint technique principal de 1er classe des établissements d'enseignement s'est heurté le genou le 12 juin 2019 sur un banc situé dans un vestiaire. Cet accident a été reconnu imputable au service par un arrêté du 20 juin 2019. Consécutivement à cet accident, il a bénéficié d'un arrêt de travail jusqu'au 12 juillet 2019, puis il a repris son activité tout en bénéficiant de soins en lien avec l'accident. Il a connu une nouvelle période d'arrêt de travail du 15 au 23 octobre 2019. Les soins, sans arrêt de travail, se sont poursuivis jusqu'au 30 juin 2020. Ils ont été renouvelés jusqu'au 30 septembre 2020 par un certificat du 29 juin 2020. La région a diligenté une expertise, réalisée le 27 juillet 2020, auprès du docteur D aux fins de déterminer si les soins prescrits étaient directement imputables à l'accident de service du 12 juin 2019, de fixer le cas échant, la date de consolidation, le taux d'IPP et de déterminer si postérieurement à la date de consolidation des soins seront à prendre en charge. L'expert a estimé que la date de consolidation devait être fixée au 30 juin 2020 et que les soins ultérieurs pour le ménisque du genou droit ne sont plus en lien direct, certain et exclusif avec l'accident du 12 juin 2019. Par un avis du 17 décembre 2020 la commission de réforme a estimé que l'état de santé en lien avec l'accident du 12 juin 2019 était consolidé au 30 juin 2020 avec un retour à l'état antérieur, sans soins post-consolidation. Par l'arrêté contesté du 22 décembre 2022, le président de la Région Rhône Alpes a décidé que les soins de M. B relevaient de la maladie ordinaire à compter du 1er juillet 2020.
2. L'arrêté attaqué a été signé par M. C A, responsable de l'unité maladie - retraite, qui bénéficiait pour ce faire d'une délégation de signature consentie par un arrêté du 1er juillet 2020. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte manque en fait.
3. Aux termes de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 : " I.-Le fonctionnaire en activité a droit à un congé pour invalidité temporaire imputable au service lorsque son incapacité temporaire de travail est consécutive à un accident reconnu imputable au service, à un accident de trajet ou à une maladie contractée en service définis aux II, III et IV du présent article. Ces définitions ne sont pas applicables au régime de réparation de l'incapacité permanente du fonctionnaire. / Le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à la mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident. La durée du congé est assimilée à une période de service effectif. L'autorité administrative peut, à tout moment, vérifier si l'état de santé du fonctionnaire nécessite son maintien en congé pour invalidité temporaire imputable au service. "
4. Aux termes de l'article 37-10 du décret n°87-602, dans sa version applicable au présent litige : " Lorsqu'un fonctionnaire est placé en congé pour invalidité temporaire imputable au service, l'autorité territoriale peut faire procéder à tout moment à une visite de contrôle par un médecin agréé. Elle procède à cette visite de contrôle au moins une fois par an au-delà de six mois de prolongation du congé initialement accordé. / La commission de réforme compétente peut être saisie pour avis, soit par l'autorité territoriale, soit par l'intéressé, des conclusions du médecin agréé. "
5. Aux termes de l'article 37-17 du même décret : " Lorsqu'il est guéri ou que les lésions résultant de l'accident de service, de l'accident de trajet ou de la maladie professionnelle sont stabilisées, le fonctionnaire transmet à l'autorité territoriale un certificat médical final de guérison ou de consolidation. () "
6. La circonstance que M. B n'ait pas transmis à l'autorité territoriale le certificat médical prévu par l'article 37-17 précité ne fait pas obstacle à ce que l'administration, qui, aux termes de l'article 21 bis précité, peut à tout moment vérifier si l'état de santé du fonctionnaire nécessite son maintien en congé pour invalidité temporaire imputable au service, saisisse, en application de l'article 37-10 précité, la commission de réforme d'un avis sur la date de consolidation d'un accident de service. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué méconnaît les articles 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 et 37-17 du décret n°87-102 précité doit être écarté.
7. Le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué serait entaché d'une erreur de fait, n'est pas assorti des précisions nécessaires pour en apprécier la portée.
8. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fins d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
9. Les conclusions présentées par M. B, la partie perdante, doivent être rejetées. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la région Auvergne Rhône-Alpes.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la région Auvergne Rhône-Alpes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. F B et à la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Délibéré après l'audience du 14 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Vial-Pailler, président,
M. d'Argenson, premier conseiller
Mme Fourcade, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mars 2023.
La rapporteure,
F. E
Le président,
C. VIAL-PAILLERLe greffier,
G. MORAND
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026