Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2101288
mardi 25 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2101288 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CANS |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 février 2021, M. B A, représenté par Me Cans, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite du 30 mai 2019 par laquelle le préfet de l'Isère a rejeté sa demande de titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou à défaut de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter du prononcé du jugement ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 avril 2023, le préfet de l'Isère conclut au non-lieu à statuer sur la demande d'annulation et au rejet de la demande présentée en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables () ".
2. Si M. A conteste le rejet implicite de sa demande d'admission au séjour présentée sur le fondement des dispositions du 2° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur, il ressort des pièces du dossier qu'un titre de séjour portant la mention " étudiant ", valable un an, lui ait été délivré le 25 avril 2019. La délivrance de ce titre a été de nature à satisfaire la demande formulée par M. A, alors même que le titre en cause lui a été délivré sur un fondement autre que celui sollicité, dès lors qu'il a eu des effets équivalents pour l'intéressé. Il suit de là que la demande d'admission au séjour de M. A ne peut être regardée comme ayant été implicitement rejetée. Dès lors, sa requête, dirigée contre une décision qui n'existe pas, est manifestement irrecevable.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à Me Cans et au préfet de l'Isère.
Fait à Grenoble, le 25 avril 2023.
Le président,
V. L'HÔTE
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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