lundi 26 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2101807 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 18 mars 2021, M. et Mme E et C A et Mme D B, représentés par Me Albisson, demandent au tribunal :
1°) d'annuler le permis de construire tacite accordé le 15 juillet 2020 à la SARL les Demeures d'Autrefois pour la réalisation de deux bâtiments en R+1 comportant 18 logements ;
2°) d'annuler l'arrêté du 3 novembre 2020 portant retrait du refus de permis de construire en date du 27 juillet 2020 ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Vaulx-Milieu une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 8 septembre 2021, la commune de Vaulx-Milieu, représentée par Me Pyanet, conclut au non-lieu à statuer, le permis de construire en litige ayant été retiré par un arrêté du 2 août 2021.
Par un mémoire enregistré le 16 septembre 2021, M. et Mme E et C A et Mme D B concluent au non-lieu à statuer et à ce que soit mise à la charge de la commune de Vaulx-Milieu une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ".
2. La SARL Les Demeures d'Autrefois a déposé une demande de permis de construire pour la réalisation de deux bâtiments R+1 composés de 18 logements à Vaulx-Milieu. Par un arrêté du 27 juillet 2020, ce permis lui a été refusé. Par un arrêté du 3 novembre 2020, ce refus de permis de construire a été retiré, la procédure contradictoire préalable n'ayant pas été respectée. Par un certificat du 3 novembre 2020, la commune a attesté de l'obtention d'un permis de construire tacite le 15 juillet 2020 par la SARL Les Demeures d'Autrefois.
3. Par un arrêté du 2 août 2021, intervenu en cours d'instance, la commune doit être regardée comme ayant retiré le permis de construire tacite du 15 juillet 2020. Il est constant que cet arrêté a été affiché à compte du 3 août 2021. Par suite, les conclusions dirigées contre le permis tacite du 15 juillet 2020 sont devenues sans objet. Il en va de même des conclusions dirigées contre l'arrêté du 3 novembre 2020 portant retrait du refus de permis de construire du 27 juillet 2020, à l'origine de la renaissance du permis tacite du 15 juillet 2020. Dès lors, il n'y a plus lieu d'y statuer.
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune la somme demandée par les requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er :
Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. et Mme A et autre.
Article 2 :
Article 3 :
Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme E et C A en application de l'article R. 751-3 du code de justice administrative, ainsi qu'à la commune de Vaulx-Milieu.
Fait à Grenoble, le 26 juin 2023.
Le président,
J-P. Wyss
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2101807
N°2101807
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026