mardi 24 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2102007 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | VABOIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 29 mars 2021, le syndicat CFDT INTERCO de Haute-Savoie, représenté par Me Vabois, demande au Tribunal :
1°) d'annuler la délibération du 26 janvier 2021 par laquelle le conseil d'administration du service départemental d'incendie et de secours de la Haute-Savoie a organisé transitoirement le service de santé et de secours médical et des services et missions associés ;
2°) de mettre à la charge du service départemental d'incendie et de secours de la Haute-Savoie une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le syndicat CFDT INTERCO de Haute-Savoie soutient que :
- la délibération est entachée d'un vice de procédure, à défaut d'avoir mis le comité technique en mesure de se prononcer utilement ;
- elle est entachée d'un vice de procédure en raison de la présence d'experts lors de la séance du comité technique ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 15 avril 2022, le service départemental d'incendie et de secours de la Haute-Savoie conclut, à l'irrecevabilité de la requête, au rejet de la requête et demande qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge du syndicat CFDT INTERCO de Haute-Savoie au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le service départemental d'incendie et de secours de la Haute-Savoie fait valoir que :
- le requérant est dépourvu d'intérêt à agir ;
- son représentant est dépourvu de qualité à agir ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pollet,
- les conclusions de M. A,
- et les observations de M. B, représentant du service départemental d'incendie et de secours de la Haute-Savoie.
Considérant ce qui suit :
1. Par une délibération du 26 janvier 2021, le conseil d'administration du service départemental d'incendie et de secours de la Haute-Savoie a notamment organisé transitoirement le service de santé et de secours médical et des services et missions associés. Par la présente requête, le syndicat CFDT INTERCO de la Haute-Savoie, demande l'annulation de cette délibération en tant qu'elle organise transitoirement le service de santé et de secours médical et des services et missions associés.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. Il ressort des termes de la délibération que celle-ci se borne à organiser transitoirement le service de santé et de secours médical et des services et missions associés. Or, la délibération litigieuse ne portant pas atteinte aux droits et prérogatives des agents du service de santé et de secours médical et des services et missions associés, dont elles n'affectent par ailleurs pas les conditions de travail, le syndicat CFDT INTERCO de la Haute-Savoie ne justifie pas d'un intérêt à agir en annulation de cette délibération. Les conclusions qu'il a présentées à cette fin sont ainsi irrecevables et doivent être rejetées.
3. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du service départemental d'incendie et de secours de la Haute-Savoie, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par le syndicat CFDT INTERCO de Haute-Savoie, au titre des frais non compris dans les dépens qu'il a exposés. Par ailleurs, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la requérante la somme demandée par le service départemental d'incendie et de secours de la Haute-Savoie au titre des mêmes frais.
D E C I D E :
Article 1er : La requête du SYNDICAT CFDT INTERCO de la Haute-Savoie est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par le service départemental d'incendie et de secours de la Haute-Savoie au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié au SYNDICAT CFDT INTERCO de la Haute-Savoie et au service départemental d'incendie et de secours de la Haute-Savoie.
Délibéré après l'audience du 10 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Vial-Pailler, président,
Mme Frapolli, première conseillère,
Mme Pollet, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 octobre 2023.
La rapporteure,
MA. POLLET
Le président,
C. VIAL-PAILLER
Le greffier,
G. MORAND
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N° 2102007
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026