jeudi 1 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2102223 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | DERBEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 7 avril 2021, 22 avril 2021, 24 juillet 2022 et 28 septembre 2023, Mme B A, veuve C, représentée par Me Derbel, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 25 mars 2021 par lequel le préfet de la Drôme lui a retiré sa carte de résident valable du 12 janvier 2011 au 11 janvier 2021, a rejeté sa demande de renouvellement de cette carte de résident et lui a délivré une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " valable du 25 mars 2021 au 24 mars 2022 ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Drôme, si la décision est annulée pour un motif de fond, de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans les 30 jours qui suivront la notification de la décision à intervenir sous astreinte définitive de 150 euros par jour de retard ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Drôme, si la décision est annulée pour un motif de forme, de prendre une nouvelle décision après réexamen de son dossier et ce dans les trente jours qui suivront la notification du jugement à intervenir sous astreinte définitive de 150 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le préfet de la Drôme a commis une erreur de droit en n'examinant pas sa situation personnelle avant de prendre les décisions attaquées ;
- son comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public ; le préfet de la Drôme a commis une erreur d'appréciation dans l'application de l'article L 314-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- ni l'accord franco-tunisien, ni aucune disposition du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile traitant des points non traités par l'accord ne permet de retirer une carte de résident à son détenteur au motif qu'il constitue une menace pour l'ordre public.
Par un mémoire en défense enregistré le 20 juin 2023, la préfète de la Drôme conclut à ce qu'il n'y ait lieu de statuer sur la requête de Mme A.
Elle fait valoir que, par arrêté du 2 septembre 2022, elle a délivré à Mme A une carte de résident valable du 25 mars 2022 au 24 mars 2032 et a retiré les décisions attaquées.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- l'accord du 17 mars 1988 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Tunisie en matière de séjour et de travail ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Au cours de l'audience publique du 31 août 2023, M. Ban a lu son rapport. Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, ressortissante tunisienne née le 22 janvier 1963, était titulaire d'une carte de résident valable du 12 janvier 2011 au 11 janvier 2021. Par l'arrêté attaqué du 25 mars 2021, le préfet de la Drôme lui a retiré cette carte de résident, a refusé son renouvellement et lui a délivré une carte de séjour temporaire d'une durée d'un an portant la mention " vie privée et familiale " valable du 25 mars 2021 au 24 mars 2022.
2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'introduction de la requête, la préfète de la Drôme a délivré à Mme A une carte de résident valable du 25 mars 2022 au 24 mars 2032 et a retiré ses décisions du 25 mars 2021 portant retrait de sa précédente carte de résident et délivrance d'une carte de séjour temporaire. Dès lors, les conclusions de Mme A tendant à l'annulation pour excès de pouvoir de l'arrêté du 25 mars 2021 sont devenues sans objet de même que, par voie de conséquence, ses conclusions accessoires d'injonction. Il n'y a pas lieu d'y statuer.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de L'Etat une somme de 900 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme A tendant à l'annulation de l'arrêté du 25 mars 2023 et à enjoindre au préfet de la Drôme de lui délivrer un titre de séjour ou de réexaminer sa situation sous astreinte.
Article 2 : L'Etat versera à Mme A la somme de 900 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A veuve C et au préfet de la Drôme.
Délibéré après l'audience du 11 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Triolet, présidente,
M. Ban, premier conseiller,
M. Doulat, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er février 2024.
Le rapporteur,
J-L. Ban
La présidente,
A. Triolet La greffière,
J. Bonino
La République mande et ordonne au préfet de la Drôme en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2102223
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026