LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2103001

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2103001

jeudi 25 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2103001
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantSELARL CLDAA LIOCHON ET DURAZ

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, qui contestait l'arrêté du maire de La Bâtie-Montgascon ayant opposé un sursis à statuer de deux ans à sa demande de permis de construire une maison individuelle. Le tribunal a jugé que le projet de plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) était suffisamment avancé pour justifier ce sursis, conformément à l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme. Il a également estimé que le maire n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, le projet étant de nature à compromettre l'exécution du futur plan, notamment au regard du classement envisagé de la parcelle en zone agricole. En conséquence, Mme A a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 mai 2021, Mme D C épouse A, représentée par Me Bellin, demande au tribunal :

1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 20 novembre 2020 par lequel le maire de La Bâtie-Montgascon a sursis à statuer pendant 2 ans sur sa demande de permis de construire une maison individuelle ;

2°) de mettre à la charge de la commune de La Bâtie-Montgascon la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- compte tenu de l'état d'avancement insuffisant du projet de plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi), l'arrêté en litige a été pris en méconnaissance de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme ;

- l'arrêté en litige est entaché d'erreur manifeste d'appréciation.

La commune de La Bâtie-Montgascon, représentée par Me Duraz, a présenté un mémoire enregistré le 10 mai 2022 par lequel elle conclut au rejet de la requête et demande une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens invoqués par la requérante ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Permingeat, premier conseiller ;

- et les conclusions de Mme Coutarel, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A est propriétaire d'une parcelle cadastrée section AC n°693 située sur le territoire de la commune de La Bâtie-Montgascon (Isère). Elle a déposé, en juillet 2020, une demande de permis en vue de la construction d'une maison d'habitation bioclimatique en ossature bois. Dans la présente instance, elle demande l'annulation pour excès de pouvoir de l'arrêté du 20 novembre 2020 par lequel le maire a sursis à statuer sur sa demande pendant 2 ans.

2. Aux termes de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente peut décider de surseoir à statuer, dans les conditions et délai prévus à l'article L. 424-1, sur les demandes d'autorisation concernant des constructions, installations ou opérations qui seraient de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan dès lors qu'a eu lieu le débat sur les orientations générales du projet d'aménagement et de développement durable ".

3. A la date de l'arrêté en litige, les orientations générales du plan d'aménagement et de développement durable (PADD) du PLUi de la communauté de communes des Vals du Dauphiné avaient fait l'objet de débats le 5 juillet 2018 en conseil communautaire et le 13 février 2019 en conseil municipal. Le projet de PLUi était dans un état suffisamment avancé à la date de l'arrêté contesté pour justifier le prononcé d'un sursis à statuer au regard du projet de PADD. Par suite, la requérante n'est pas fondée à invoquer " l'état d'avancement insuffisant " du projet de PLUi pour soutenir que l'arrêté en litige a été pris en méconnaissance des dispositions précitées.

4. En l'espèce, il ressort des indications de la commune de La Bâtie-Montgascon et des pièces du dossier qu'à la date de l'arrêté en litige, le règlement graphique du PLUi en cours d'élaboration prévoyait le classement de la parcelle appartenant à la requérante en zone agricole. Par ailleurs, parmi les objectifs du PADD, figurent celui de privilégier " l'aménagement qualitatif des disponibilités foncières situées au sein des enveloppes bâties centrales " et celui de " préserver le foncier nécessaire à l'activité agricole ". Or, à la date de la décision en litige, la parcelle AC n°693, qui se situe à l'extérieur du centre du village, se rattachait à la frange Est d'une vaste zone agricole. Par suite, en estimant que le projet de Mme A, d'une surface de plancher de 109 m2, était de nature à méconnaître les partis pris d'urbanisme de la commune et compromettre ainsi l'exécution du futur plan, le maire de La Bâtie-Montgascon n'a pas entaché sa décision d'erreur d'appréciation.

5. Eu égard à sa qualité de partie perdante dans l'instance, les conclusions présentées par Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à sa charge la somme de 1 500 euros au titre des mêmes dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Mme A versera à la commune de La Bâtie-Montgascon la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme D C épouse A et à la commune de La Bâtie-Montgascon.

Délibéré après l'audience du 11 septembre 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Rizzato, présidente,

Mme Permingeat, premier conseiller,

M. Derollepot, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 septembre 2025.

Le rapporteur,

F. Permingeat

La présidente,

C. Rizzato

Le greffier,

M. B

La République mande et ordonne à la préfète de l'Isère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2103001

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions