LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2103886

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2103886

mardi 10 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2103886
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantLAMAMRA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 16 juin 2021 et 16 novembre 2022, Mme D, représentée par Me Lamamra, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision n°382 du 4 novembre 2020 par laquelle le directeur de l'établissement public départemental " Le Lorient " a refusé de reconnaître l'évènement du 12 décembre 2019 comme imputable au service et l'a placée en congé de maladie ordinaire du 13 décembre 2019 au 30 juin 2020, ensemble la décision du 2 mars 2021 rejetant son recours gracieux ;

2°) d'enjoindre à l'établissement public " Le Domaine de Lorient " de reconnaître l'imputabilité au service de l'événement du 12 décembre 2019, le cas échéant de réexaminer sa situation ;

3°) d'enjoindre à l'établissement public de la rétablir dans ses droits à plein traitement sur la période du 13 décembre 2019 au 30 juin 2020 et de restituer les sommes retenues à titre de trop perçu sur ses traitements à compter de janvier 2021 ;

4°) de mettre à la charge de l'Établissement public " Le domaine de Lorient " une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est recevable ;

- la décision attaquée est entaché d'incompétence ;

- est entachée de vices de procédure :

* dès lors que la commission de réforme a rendu son avis le 8 septembre 2020 en présence du docteur E qui est le conjoint de la directrice adjointe de l'EP " le Domaine de Lorient " ;

* dès lors que le médecin de prévention n'a pas été informé de la réunion de la commission de réforme en méconnaissance de l'article 18 du décret n°86-442 ;

- est entaché d'un vice de légalité interne en tant qu'elle retire illégalement les décisions des 15, 30 janvier et 15 avril 2020 :

* Mme D a été placée en congé pour accident du travail de manière inconditionnelle par les décisions précitées au titre de la période du 13 décembre 2019 au 13 mars 2020, ce n'est que par la décision du 15 avril 2020 qu'elle a été placée en congé pour accident du travail à titre conservatoire du 14 mars au 30 juin 2020. La décision attaquée méconnaît les articles L.100-1 al 2 et L.242-1 du code des relations entre le public et l'administration ;

* la décision attaquée méconnaît le principe de non-rétroactivité des actes administratifs, dès lors que la continuité de la carrière de l'agent n'imposait pas, en l'espèce de donner à la décision du 4 novembre 2020 un effet antérieur au 14 mars 2020 ;

- est entachée d'une erreur de droit dès lors que le directeur de l'EP s'est estimé à tort lié par l'avis de la commission de réforme ;

- est entachée d'erreur d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 juillet 2022, l'IMEetS Lorient Milan conclut à titre principal à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire à son rejet au fond et à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge de Mme D au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

L'IMEetS Lorient Milan soutient que la requête est tardive et conteste les moyens invoqués.

Par lettre du 27 octobre 2022, les parties ont été informées qu'en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative l'instruction est susceptible d'être close le 17 novembre 2022, par l'émission d'une ordonnance de clôture ou d'un avis d'audience, sans information préalable.

La clôture immédiate de l'instruction a été prononcée par ordonnance du 4 juillet 2023.

Un mémoire en production de pièces, enregistré le 11 septembre 2023, postérieurement à la clôture de l'instruction pour l'IMEetS Lorient Milan n'a pas été communiqué.

Vu :

- la décision attaquée et les autres pièces du dossier ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;

- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière ;

- le décret n°88-386 du 19 avril 1988 relatif aux conditions d'aptitude physique et aux congés de maladie des agents de la fonction publique hospitalière ;

- l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Fourcade,

- les conclusions de M. Argentin, rapporteur public,

- et les observations de Mme D et de Me Chanon, représentant l'IMEetS Lorient Milan.

Une note en délibéré présentée par l'IMEetS Lorient Milan a été enregistrée le 29 septembre 2022.

Considérant ce qui suit :

1. Le 5 avril 2019, Mme D, cadre socio-éducatif est recrutée par voie de mutation par l'établissement public " Le domaine de Lorient " devenu l'IMEetS Lorient Milan. Le 12 décembre 2019, elle est convoquée à un entretien disciplinaire suite à un signalement formé à son encontre par un autre agent. Aucune suite disciplinaire ne sera donnée, mais Mme D sera placée en arrêt de travail pour syndrome dépressif réactionnel du 13 décembre 2019 au 30 juin 2020. Elle sollicite la reconnaissance d'accident de travail du choc émotionnel subi lors de l'entretien du 12 décembre 2019. Par une décision du 15 janvier 2020 Mme D a été placée en " congé pour accident du travail du 13 décembre 2019 au 24 janvier 2020 ". Par une décision du 31 janvier 2020 rédigée dans les mêmes termes, ce congé est prolongé du 25 janvier au 27 février 2020. Puis, par une décision du 15 avril 2020, Mme D est placée en congé pour accident du travail du 28 février 2020 jusqu'au 13 mars 2020, soit pour une durée initiale de trois mois au vu des précédentes décisions (13 décembre 2019 -13 mars 2020) (article 1er). Il est, également, indiqué, dans cette décision, qu'au titre de cette première période de 3 mois, Mme D perçoit son plein traitement (article 2), qu'à titre conservatoire, Mme D est maintenue en congé pour accident du travail du 14 mars au 30 juin 2020 (article 3), que pendant cette deuxième période allant du 14 mars au 30 juin 2020, Mme D perçoit à titre provisionnel son plein traitement (article 4).

2. Le 8 septembre 2020, la commission de réforme a émis un avis défavorable à la qualification d'accident de service de l'événement du 12 décembre 2019. Suivant cet avis, le directeur de l'établissement public, a, par la décision contestée du 4 novembre 2020, refusé de reconnaître l'imputabilité au service de l'événement du 12 décembre 2019, a placé l'intéressée en situation de maladie ordinaire du 13 décembre 2019 au 30 juin 2020 et ordonné le reversement du différentiel entre le demi-traitement et le plein traitement perçu du 2 mars au 30 juin 2020.

Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :

3. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. " Aux termes de l'article R.421-2 du même code : " Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet. Toutefois, lorsqu'une décision explicite de rejet intervient avant l'expiration de cette période, elle fait à nouveau courir le délai de recours. "

4. Mme D, s'étant vu notifier le 15 mai 2021, une décision expresse rejetant le recours gracieux qu'elle avait formé à l'encontre de la décision du 4 novembre 2020, elle disposait pour contester ces décisions d'un délai de recours qui expirait le 17 mai 2021. Il ressort des pièces du dossier que l'intéressée a une première fois présentée sa requête par la bais de l'application Télérecours le 27 avril 2021, mais qu'un dysfonctionnement informatique à fait obstacle à son enregistrement sur plateforme. Par une lettre du 7 juin 2021, le tribunal a invité la requérante à déposer une nouvelle fois sa requête, ce qu'elle a fait le 16 juin 2021. Pour l'appréciation des délais de recours il y a lieu de retenir la date du 27 avril 2021. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense doit être écartée.

Sur la légalité de la décision du 4 novembre 2020.

En ce qui concerne la compétence de l'auteur de la décision attaquée :

5. Aux termes de l'article D. 6143-33 du code de la santé publique : " Dans le cadre de ses compétences définies à l'article L. 6143-7, le directeur d'un établissement public de santé peut, sous sa responsabilité, déléguer sa signature. " Aux termes de l'article D. 6143-34 du même code : " Toute délégation doit mentionner : /1° Le nom et la fonction de l'agent auquel la délégation a été donnée ; /2° La nature des actes délégués ; /3° Eventuellement, les conditions ou réserves dont le directeur juge opportun d'assortir la délégation. "

6. Aux termes de l'article L. 6143-7 du même code : " Le directeur de l'établissement ou de l'établissement support du groupement peut déléguer ses pouvoirs à un membre de l'équipe de direction en application du 5° du II de l'article 25 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires s'il estime se trouver dans une situation de conflit d'intérêts au sens du même article 25 bis. Il en informe le conseil de surveillance et, le cas échéant, les conseils de surveillance des autres établissements de santé parties au groupement. "

7. En l'espèce Mme A C, cadre supérieur socio-éducatif, signataire de la décision contestée disposait d'une " délégation générale de pouvoir et de signature pour la gestion courante de l'établissement de l'EPDL pour tous les sites " en date du 14 septembre 2020. A supposer que Mme A ait signé la décision attaquée dans le cadre d'une délégation de signature, le seul renvoi à la gestion courante de l'établissement ne permet pas d'identifier avec une précision suffisante la nature des actes délégués. A supposer que Mme A ait signé la décision attaquée dans le cadre d'une délégation de pouvoir, il ne ressort pas des pièces du dossier que les critères prévus par l'article L.6143-7 aient été satisfaits. Compte tenu de l'imprécision dont est affectée la délégation du 14 septembre 2020, Mme D est fondée à soutenir que la décision attaquée est entachée d'incompétence.

En ce qui concerne la régularité de la procédure :

8. Si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie.

9. En premier lieu, aux termes de l'article 21 de l'arrêté du 4 aout 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière : " La commission de réforme donne son avis sur l'imputabilité au service () de l'infirmité pouvant donner droit aux différents avantages énumérés () aux articles 41 et 41-1 de la loi du 9 janvier 1986 susvisée. " Aux termes de l'article 3 du même arrêté : " Le président de la commission de réforme est désigné par le préfet qui peut choisir soit un fonctionnaire placé sous son autorité, soit une personnalité qualifiée qu'il désigne en raison de ses compétences, soit un membre élu d'une assemblée délibérante dont le personnel relève de la compétence de la commission de réforme. Dans ce cas, un président suppléant, n'appartenant pas à la même collectivité, est désigné pour le cas où serait examinée la situation d'un fonctionnaire appartenant à la collectivité dont est issu le président. Le président dirige les délibérations mais ne participe pas au vote. /Cette commission comprend :1. Deux praticiens de médecine générale, auxquels est adjoint, s'il y a lieu, pour l'examen des cas relevant de sa compétence, un médecin spécialiste qui participe aux débats mais ne prend pas part aux votes ; /2. Deux représentants de l'administration ; /3. Deux représentants du personnel. /Chaque titulaire a deux suppléants désignés dans les conditions prévues aux articles 5 et 6 ci-dessous. "

10. Au nombre des principes généraux qui s'imposent aux commission administratives consultatives figure le principe d'impartialité qui constitue une garantie pour l'agent dont la demande est examinée.

11. En l'espèce, il est constant que le docteur E, qui a siégé le 8 septembre 2020 en qualité de médecin membre de la commission de réforme, est le conjoint de la directrice adjointe de l'IME qui a participé à l'entretien disciplinaire du 12 décembre 2019 au cours duquel Mme D a subi le choc émotionnel dont elle demande la reconnaissance de l'imputabilité au service. Dans ces circonstances, la composition de la commission de réforme n'a pas offert des garanties d'impartialité requises pour que son avis puisse être tenu pour régulièr.

12. En deuxième lieu, aux termes de l'article 9 du décret n°88-386 susvisé dans sa version alors applicable : " Le médecin du travail attaché à l'établissement auquel appartient le fonctionnaire dont le cas est soumis au comité médical ou à la commission départementale de réforme prévue par le décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003 relatif au régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales est informé de la réunion et de son objet. Il peut obtenir, s'il le demande, communication du dossier de l'intéressé. Il peut présenter des observations écrites ou assister à la réunion. Il remet un rapport écrit dans les cas prévus aux articles 23,32 et 35-7() "

13. En l'espèce, il n'est pas établi que le médecin du travail ait été informé de l'examen du dossier de la requérante par la commission de réforme conformément à l'article 9 précité. Dans ces circonstances, Mme D est fondée à soutenir que l'absence d'information du médecin du travail l'a privée d'une garantie.

14. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que la décision du 4 novembre 2020 doit être annulée.

Sur les conclusions à fins d'injonction.

15. L'annulation prononcée par le présent implique seulement qu'il soit enjoint à l'IMEetS Lorient Milan de procéder au réexamen de la situation de Mme D dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

16. Il y a lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de l'établissement public " Le domaine de Lorient " une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les conclusions présentées par l'établissement public, partie perdante, doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du 4 novembre 2020 est annulée.

Article 2 : Il est enjoint à l'IMEetS Lorient Milan de réexaminer la situation de Mme D dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : L'IMEetS Lorient Milan versera à Mme D la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de parties est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme B D et à l'IMEetS Lorient Milan.

Délibéré après l'audience du 26 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Vial-Pailler, président,

Mme Frapolli, première conseillère,

Mme Fourcade, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 octobre 2023.

La rapporteure,

F. FOURCADE

Le président,

C. VIAL-PAILLERLe greffier,

G. MORAND

La République mande et ordonne au préfet de la Drôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions