jeudi 31 août 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2103909 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL EUROPA AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 juin 2021, Mme A B demande au tribunal d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 28 mai 2021 par lequel le maire de la Salle-en-Beaumont, après lui avoir accordé un plein traitement sur quatre périodes successives, a réduit ce traitement de moitié sur cinq autres périodes, puis a cessé tout traitement à compter du 22 juin 2021, à la suite de son placement en congé de maladie ordinaire.
Mme B soutient que l'arrêté attaqué est entaché de divers erreurs matérielles : indication, à tort, qu'elle aurait bénéficié des pleins traitements sur les quatre périodes citées dans l'arrêté alors qu'elle n'a effectivement perçu que des demi-traitements ; absence de mention de sa titularisation à la date du 27 janvier 2021 et caractère erroné de son indice de rémunération.
Par des mémoires enregistrés le 29 juillet 2021 et le 7 septembre 2022 (ce dernier non communiqué), la commune de la Salle-en-Beaumont conclut au rejet de la requête et demande qu'une somme de 500 euros soit mise à la charge de Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune de la Salle-en-Beaumont fait valoir que :
- la requête est irrecevable, faute d'énoncer des moyens, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 411-1 du code de justice administrative ;
- subsidiairement, les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale ;
- le décret n° 91-298 du 20 mars 1991 portant dispositions statutaires applicables aux fonctionnaires territoriaux nommés dans des emplois permanents à temps non complet ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 4 juillet 2023 :
- le rapport de Mme Frapolli,
- les conclusions de M. C,
- et les observations de Me Spinella représentant la commune de la Salle en Beaumont.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B est employée à temps non complet par la commune de la Salle-en- Beaumont, pour un temps de travail hebdomadaire de 24 heures. Elle est placée " en congé de maladie ordinaire à compter du 22 juin 2020 () ". Dans la présente instance, elle demande au Tribunal d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté susvisé du 28 mai 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation:
Sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposé en défense ;
2. En premier lieu, la circonstance que Mme B n'aurait pas perçu un plein traitement sur les quatre périodes définies dans l'arrêté en litige comme lui ouvrant droit à un tel traitement est sans incidence sur la légalité de cette décision. Il lui appartient au contraire, si elle s'y croit fondée, à demander à la commune de la Salle-en-Beaumont le paiement des sommes décidées en application de la décision en litige.
3. En deuxième lieu et d'une part, Mme B ne précise pas le fondement qui obligerait son employeur à mentionner sa titularisation dans l'arrêté attaqué, qui porte réduction puis suppression de son traitement à la suite de congés de maladie. D'autre part, contrairement à ce que soutient Mme B, son indice de rémunération ne figure pas dans l'arrêté en litige et il ne résulte au demeurant d'aucun texte ni d'aucun principe qu'il devrait y être mentionné. Les moyens tirés de l'erreur de fait doivent dès lors être écartés.
4. Il résulte de ce tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par la requérante doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de la Salle-en-Beaumont.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de la Salle-en-Beaumont sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la commune de la Salle-en- Beaumont.
Délibéré après l'audience du 4 juillet 2023, à laquelle siégeaient :
M. Vial-Pailler, président,
M. d'Argenson, premier conseiller,
Mme Frapolli, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 août 2023.
Le rapporteur,
I. FRAPOLLI
Le président,
C. VIAL-PAILLER
Le greffier,
G. MORAND
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N° 2103909
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026