LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2103970

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2103970

mercredi 15 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2103970
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantSCP FESSLER JORQUERA & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 18 juin 2021, Mme D B et M. E C demandent au tribunal :

1°) d'annuler la délibération du 16 décembre 2019 par laquelle le conseil communautaire de la communauté de communes Bièvre Est a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal en ce qu'il classe en zone agricole AS1 la parcelle cadastrée section C n°949 située sur le territoire de la commune d'Oyeu ;

2°) d'annuler la décision du 30 avril 2021 par laquelle le président de la communauté de communes Bièvre Est a rejeté leur demande tendant à l'abrogation du plan local d'urbanisme intercommunal approuvé le 16 décembre 2019 en ce qu'il classe la parcelle cadastrée section C n°949 en zone agricole AS1 ;

3°) d'enjoindre à la communauté de communes Bièvre Est de reclasser cette parcelle en zone UBb du PLUi ;

4°) de mettre à la charge de la communauté de communes Bièvre Est une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que le classement en zone agricole de la parcelle cadastrée section C n°949 est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation d'autant que l'examen de zonage du PLUi dans le même quartier fait apparaitre d'autres incohérences.

Par un mémoire en défense enregistré le 8 septembre 2021, la communauté de Communes Bièvre Est, représentée par Me Fessler, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de Mme B et de M. C de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les conclusions d'annulation partielle de la délibération du 16 décembre 2019 sont tardives dès lors que la requête a été enregistrée le 18 juin 2021 ;

- le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation n'est pas fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. A,

- les conclusions de Mme Beytout, rapporteure publique,

- et les observations de M. C et de Me Fessler représentant la communauté de communes Bièvre Est.

Considérant ce qui suit :

1. M. C et Mme B demandent l'annulation de la délibération du 16 décembre 2019 par laquelle le conseil communautaire de la communauté de communes Bièvre Est (CCBE) a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) en ce qu'il classe en zone agricole AS1 la parcelle cadastrée section C n°949 située sur le territoire de la commune d'Oyeu. Ils demandent également l'annulation de la décision du 30 avril 2021 par laquelle le président de la CCBE a rejeté leur demande tendant à l'abrogation de ce PLUi en ce qu'il classe leur parcelle en zone agricole AS1.

Sur les conclusions d'annulation et d'abrogation :

2. Aux termes de l'article R. 151 22 du code de l'urbanisme : " Les zones agricoles sont dites " zones A ". Peuvent être classés en zone agricole les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles ".

3. Si, pour apprécier la légalité du classement d'une parcelle en zone A, le juge n'a pas à vérifier que la parcelle en cause présente, par elle-même, le caractère d'une terre agricole et peut se fonder sur la vocation du secteur auquel cette parcelle peut être rattachée, en tenant compte du parti urbanistique retenu ainsi que, le cas échéant, de la nature et de l'ampleur des aménagements ou constructions qu'elle supporte, ce classement doit cependant être justifié par la préservation du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles de la collectivité concernée, à plus forte raison lorsque les parcelles en cause comportent des habitations voire présentent un caractère urbanisé.

4. Par ailleurs, lorsqu'il est saisi de conclusions aux fins d'annulation du refus d'abroger un acte réglementaire, le juge de l'excès de pouvoir est conduit à apprécier la légalité de l'acte réglementaire dont l'abrogation a été demandée au regard des règles applicables à la date de sa décision.

5. Le rapport de présentation du PLUi énonce que le secteur UBb identifie, en fonction des spécificités morphologiques propres à chaque commune, les confortements des centralités ainsi que d'autres espaces présentant des possibilités de densification.

6. ll ressort du plan graphique de la commune d'Oyeu et des photographies produites que la parcelle cadastrée section C n°949, d'une superficie d'environ 1 400 m², se situe aux franges d'une zone urbaine UBb et qu'elle est entourée sur trois de ses côtés par des constructions. Elle est toutefois dépourvue de construction et présente un caractère naturel qui la rattache au vaste espace agricole cultivé qui s'ouvre sur son côté Ouest et dont elle n'est séparée par aucune route ou même chemin. Compte tenu de sa localisation au-delà de l'enveloppe urbaine et à proximité immédiate de terres cultivés, le classement de ce terrain en zone A répond aux objectifs que se sont assignés les auteurs du PLUi de limiter l'étalement urbain et de privilégier les constructions au sein des bourgs et villages. Le choix a été fait localement de densifier le village avec l'orientation d'aménagement et de programmation n°1 " Clos des Tisserands ", située à environ 400 mètres de la parcelle litigieuse, qui prévoit la construction de 50 logements sur les 60 projetés pour la commune jusqu'en 2032. Ainsi, compte tenu du parti d'aménagement retenu, et quand bien même la parcelle n°949 ne présente pas, par elle-même le caractère de terre agricole en raison des servitudes d'utilités publiques dont elle est grevée et des constructions l'entourant, les auteurs du plan ont valablement pu se fonder sur la vocation agricole du secteur en bordure duquel cette parcelle est implantée pour la classer en zone A.

7. Alors que ce classement répond à la définition de la zone agricole donnée par l'article R. 151 22 du code de l'urbanisme, les requérants ne sont pas fondés à invoquer le classement en zone UBb des parcelles numéros 381, 944 et 957 dès lors que la situation de ces terrains n'est pas identique à leur parcelle notamment en termes de superficie et d'emplacement.

8. Dans ces conditions, le classement de la parcelle cadastrée section C n°949 en zone A ne procède pas d'une erreur manifeste d'appréciation tant à la date d'édiction de la délibération approuvant le PLUi, qu'à la date du présent jugement.

9. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté des conclusions d'annulation, que Mme B et M. C ne sont fondés à demander ni l'annulation partielle ni l'abrogation partielle de la délibération du 16 décembre 2019 ayant approuvé le PLUi.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

10. Le présent jugement n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par Mme B et M. C doivent être rejetées

Sur les frais liés à l'instance :

11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la communauté de communes Bièvre Est, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. C demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la communauté de communes Bièvre Est tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B et M. C est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la communauté de communes Bièvre Est tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme D B et M. E C et à la communauté de communes Bièvre Est. Copie en sera adressée au préfet de l'Isère ;

Délibéré après l'audience du 2 février 2023, à laquelle siégeaient :

M. Pfauwadel, président,

M. Ban, premier conseiller.

Mme Letellier, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 mars 2023.

Le rapporteur,

J-L. A

Le président,

T. Pfauwadel

La greffière,

A. Zanon

La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions