mardi 20 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2104299 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés le 2 juillet 2021, le 9 décembre 2021, le 18 janvier 2022 et le 9 février 2022, M. et Mme A et E C, représentés par Me Doitrand, demandent au tribunal :
1°) d'annuler le permis de construire délivré le 5 janvier 2021 par le maire de la commune de Les Belleville à la SCCV Les Granges by Case Blanche et la décision implicite de rejet de leur recours gracieux ;
2°) de condamner la commune de Les Belleville au versement d'une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la notice descriptive du dossier de demande de permis de construire est insuffisante ;
- le dossier ne comporte aucune information sur la collecte et l'évaluation des eaux pluviales, ne permettant pas de vérifier le respect de l'article 3.2 du règlement de zone UD ;
- le permis de construire a été délivré en violation de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ;
- la servitude de cour commune, qui permet la réalisation du projet, est illégale au regard de l'article L. 471-1 du code de l'urbanisme et elle compromet la réalisation de l'orientation d'aménagement et de programmation (OAP) n°9 ;
- l'article 2.1 du règlement de zone est méconnu en ce qui concerne l'implantation par rapport aux voies et emprises publiques comme par rapport aux limites séparatives ;
- la hauteur des façades ouest des chalets 1 et 2 excède celle qui est autorisée par l'article 2.1 du règlement ;
- les toitures ne sont pas conformes à l'article 2.2 du règlement ;
- le nombre de places de stationnement ne respecte pas l'article 2.4 du règlement ;
- les écrits de la commune ne sont pas recevables, en l'absence de la délibération autorisant le maire à ester en justice.
Par des mémoires en défense enregistrés le 3 octobre 2021 et le 14 février 2022, la commune de Les Belleville, représentée par Me Bézard, conclut au rejet de la requête et à la condamnation de M. et Mme C à lui verser une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par des mémoires en défense enregistrés le 9 décembre 2021, le 17 janvier 2022, le 2 février 2022 et le 2 septembre 2022 (non communiqué), la SCCV Les Granges by Case Blanche, représentée par Mes Cherel et Vino, conclut, dans le dernier état de ses écritures, au rejet de la requête, subsidiairement au sursis à statuer dans l'attente d'une régularisation, et à la condamnation de M. et Mme C à lui verser une somme de 6 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les requérants ne démontrent pas leur intérêt pour agir ;
- ils n'établissent pas avoir été propriétaires de leur bien à la date d'affichage du permis de construire ;
- le moyen tiré de la contradiction avec le rapport de présentation et l'axe 4.1 du PADD est irrecevable ;
- aucun des autres moyens soulevés n'est fondé.
Les parties ont été informées le 12 juillet 2022 que le tribunal était susceptible de surseoir à statuer sur le fondement de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme pour régulariser l'implantation des constructions et le nombre de places de stationnement.
Le 2 septembre 2022, la SCCV Les Granges by Case Blanche a présenté ses observations sur ce courrier.
Vu :
- les autres pièces du dossier,
- le code général des collectivités territoriales,
- le code de l'urbanisme,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. D,
- les conclusions de Mme B,
- et les observations de Me Royaux pour M. et Mme C, F pour la commune de Les Belleville et de Me Vino pour la SCCV Les Granges by Case Blanche.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme C demandent l'annulation du permis de construire délivré le 5 janvier 2021 par le maire de la commune de Les Belleville à la SCCV Les Granges by Case Blanche et de la décision implicite de rejet de leur recours gracieux.
Sur les fins de non-recevoir :
2. M. et Mme C ont produit un titre de propriété établissant le caractère régulier de la détention de leur bien, comme l'exige l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme. La fin de non-recevoir tirée de la méconnaissance de cet article doit donc être écartée.
3. L'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme subordonne l'intérêt pour agir à l'encontre d'une autorisation d'urbanisme d'une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association à la condition que cette décision soit " de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ". Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction. Par ailleurs, en vertu de l'article L. 600-1-3, l'intérêt pour agir contre un permis de construire s'apprécie à la date d'affichage en mairie de la demande.
4. En l'espèce, M. et Mme C justifient être propriétaires, à la date d'affichage en mairie de la demande, d'un terrain bâti contigu à celui du projet, qui consiste en la réalisation de quatre chalets d'une surface de plancher totale de 897 m². Ils font valoir que celui-ci entraînera pour eux une perte de vue et d'ensoleillement. En leur qualité de voisins immédiats, ils disposent donc d'un intérêt pour agir au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme.
Sur la recevabilité des écrits de la commune de Les Belleville :
5. La commune de Les Belleville a versé au dossier la délibération du conseil municipal consentie au titre de l'article L. 2122-2 du code général des collectivités territoriales habilitant le maire à la défendre en justice pour la durée de son mandat. Dès lors, ses écrits sont recevables et n'ont pas à être écartés des débats.
Sur le dossier de demande de permis de construire :
6. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
7. En l'espèce, si la notice prévue par l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme est effectivement peu précise en ce qui concerne l'état initial du terrain, le traitement des clôtures et les aménagements situés en ses limites, les accès au projet et aux constructions et aires de stationnement, le dossier, dans son ensemble permettait au maire de Les Belleville de se prononcer en toute connaissance de cause sur la conformité du projet à la réglementation.
8. Par ailleurs, l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme n'impose pas que la notice donne des indications quant à l'existence de dispositifs de défense contre l'incendie.
9. Enfin, contrairement à ce que soutiennent M. et Mme C, le plan masse indique les modalités de raccordement aux réseaux, notamment à celui de collecte des eaux pluviales.
10. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance du dossier de permis de construire doit être écarté en toutes ses branches.
Sur la servitude de cour commune :
11. L'article L. 471-1 du code de l'urbanisme offre la possibilité de créer sur un terrain voisin une servitude de ne pas bâtir ou de ne pas dépasser une certaine hauteur, dite " de cour commune " dont la limite est prise en compte pour l'application des règles d'urbanisme concernant l'implantation des constructions par rapport aux limites de propriété.
12. Contrairement à ce que soutiennent les requérants, il ne résulte pas de l'article L. 471-1 qu'une servitude de cour commune ne peut grever qu'un terrain déjà bâti. Par ailleurs, la servitude consentie sur la parcelle cadastrée P 305 correspond à la définition rappelée au point précédent. Enfin, le maire de Les Belleville ne pouvait refuser de la prendre en compte pour l'examen du projet au motif qu'elle serait incompatible avec l'orientation d'aménagement et de programmation (OAP) n°5. A cet égard, il ne peut être raisonnablement soutenu que l'inconstructibilité d'une bande de terrain d'une largeur de 5,60 m en limite du périmètre de l'OAP dont la superficie est de 7 000 m² compromettrait la réalisation de celle-ci qui vise à créer un secteur de maisons individuelles ou accolées. Un refus ne pouvait donc être opposé à la demande de permis de construire pour ce motif.
Sur l'implantation par rapport aux voies et emprises publiques :
13. L'article 2.1 du règlement de la zone UD dispose que :
" Afin de préserver la morphologie des noyaux urbains, l'emprise des constructions devront s'implanter avec un recul minimum correspondant à l'alignement du/des bâtiment(s) existant(s).
En cas d'absence d'alignement, le recul minimum par rapport à la bordure de la voie circulée sera :
- de 4 m pour les routes départementales ;
- de 3 m pour toutes les autres voies ouvertes à la circulation automobile.
- Les dépassés de toitures et les balcons pourront être autorisés à l'intérieur des marges de recul ainsi définies, dans la limite de 1,20 m, pour autant qu'il n'y ait pas de survol à moins de 4,50 m d'une voie circulée ".
14. La dernière phrase citée régit les conditions de prise en compte des dépassés de toitures et des balcons en cas d'implantation en limite et de survol d'une voie publique ouverte à la circulation en prévoyant que le survol n'est autorisé qu'à partir d'une hauteur de 4,50 m. Les requérants ne peuvent donc utilement soutenir que la distance séparant le dépassé de toiture nord du chalet n°1 de la rue des Etoiles est inférieur à 4,50 m.
Sur l'implantation par rapport aux limites séparatives :
15. Sur ce point, l'article 2.1 du règlement de zone applicable prévoit que :
" La distance comptée horizontalement de tout point de l'emprise de la façade au point le plus proche de la limite séparative doit être au moins égale à la moitié de la différence d'altitude entre ces deux points ; elle ne pourra être inférieure à 3 m.
- Les débords de toiture, escaliers extérieurs et des balcons ne sont pas pris en compte dans la limite de 1.20 m.
- Les garages accolés à la construction principale ou isolés, les annexes et remises isolées pourront s'implanter à 1 m de la limite séparative si leur hauteur n'excède pas 4.5 m. au faitage ".
- En ce qui concerne le chalet n°1 :
16. Les plans de façade font apparaître sur la façade nord un auvent de plus de 1,20 m de profondeur et qui doit donc être pris en compte pour l'application de la règle d'implantation. En son extrémité est, ce débord est situé à moins de 3 m de la limite séparative, en méconnaissance de la règle rappelée au point précédent.
17. A la façade sud est accolée une terrasse pratiquement en limite du terrain des requérants. Si en son extrémité est, elle ne dépasse pas le terrain naturel, il n'en va pas de même côté ouest, compte tenu de la déclivité du terrain. Sur ce point également, l'implantation n'est pas conforme au règlement.
- En ce qui concerne le chalet n°2 :
18. A la façade nord est accolée une terrasse pratiquement en limite séparative. Si en son extrémité est, elle ne dépasse pas le terrain naturel, il n'en va pas de même côté ouest, compte tenu de la déclivité du terrain. L'implantation n'est donc pas conforme au règlement.
- En ce qui concerne les chalets n°2, 3 et 4 en limite ouest :
19. M. et Mme C n'argumentent qu'en excluant l'application de la servitude de cour commune dont est grevé le terrain voisin. Compte tenu de ce qui a été dit au point 12, cette branche du moyen doit être écartée.
Sur la hauteur des bâtiments :
20. Sur ce point, l'article 2.1 du règlement fixe une hauteur maximale au faîtage de 10 m mesurée par rapport au terrain naturel ou par rapport au terrain aménagé si celui-ci est plus bas que le terrain initial. L'examen des plans de façades et des plans de coupe montre que la hauteur des bâtiments n'excède pas celle qui est autorisée. Le moyen doit donc être écarté.
Sur la forme des toitures :
21. Selon l'article 2.2. du règlement " Les toitures seront à 2 pans () L'axe principal des faîtages devra être perpendiculaire aux courbes de niveaux ou aligné sur les orientations dominantes () Les constructions accolées au volume principal auront une couverture à 1 ou 2 pans avec pente identique au bâtiment principal ".
22. Même si les toitures des chalets 3 et 4 comportent des demi-croupes, celles-ci ne peuvent assimilées à des pans pour l'application de ces dispositions. Les toitures doivent donc être regardées comme étant à deux pans, et non pas à trois comme le soutiennent les requérants.
23. Si le garage accolé aux chalets 2 et 3 comporte une toiture à deux pans orientée perpendiculairement à celles des bâtiments principaux, il n'en résulte pas une méconnaissance des dispositions citées au point 21 qui, dès lors qu'elles mentionnent " l'axe principal des faîtages ", n'ont pas entendu interdire des orientations différentes pour certains éléments de construction.
Sur le nombre de places de stationnement :
24. Le projet, d'une surface de plancher de 897 m², requiert 15 places de stationnement, en application de l'article 2.4 du règlement de zone qui impose pour les constructions à usage d'habitation une place pour 60 m², y compris par tranche entamée, avec un minimum d'une place par logement. Ces 15 places sont matérialisées sur le plan, le projet comportant 6 logements.
25. Deux places sont prévues dans le garage accolé aux chalets 2 et 3. Contrairement à ce que soutiennent les requérants, leur réalité ne peut être mise en doute au motif que la façade ouest comporte des ouvertures vitrées, l'entrée des véhicules ayant lieu par la façade est où les portes de garage sont matérialisées.
26. Pour le reste, aucune disposition du règlement du plan local d'urbanisme n'interdit que certaines places de stationnement soient en enfilade de places directement accessibles, dès lors que chacune d'elles, affectée au même logement que celle qui en commande l'accès, est effectivement utilisable.
27. Les deux places numérotées 5 et 6 matérialisées devant le garage accolé aux chalets 2 et 3 n'ont pas à être exclues du calcul dans la mesure où elles sont affectées, comme le garage, aux occupants des chalets 3 et 4. Quant aux places 1, 2 et 3 situées à l'extérieur du chalet 1, il ne ressort pas du dossier de permis de construire qu'elles ne seront pas affectées au même logement.
28. Il résulte de ce qui a été dit aux points précédents que le projet compte 15 places effectivement utilisables et que, par suite, les dispositions du règlement rappelées au point 24 n'ont pas été méconnues.
Sur la collecte et l'évacuation des eaux pluviales :
29. Concernant les eaux pluviales, l'article 3.2 du règlement de zone dispose notamment que " les aménagements réalisés sur tout terrain devront être tels qu'ils garantissent l'écoulement direct des eaux pluviales, sans aggraver la situation antérieure " et que " ces aménagements sont à la charge exclusive du propriétaire qui doit réaliser les dispositifs adaptés à l'opération et au terrain ".
30. Comme indiqué au point 9, le plan masse fait apparaître les modalités de raccordement au réseau de collecte des eaux pluviales. Par ailleurs, les chalets 2, 3 et 4 formant un même ensemble immobilier, rien ne s'oppose à ce qu'ils soient raccordés au réseau par un seul branchement. En tout état de cause, le permis de construire prescrit au bénéficiaire de collecter et de traiter les eaux pluviales et de ruissellement. Ainsi, le moyen tiré de la violation des dispositions citées au point précédent doit être écarté.
Sur le respect de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme :
31. Si M. et Mme C soutiennent que le projet est de nature à porter atteinte à la sécurité publique ou est lui-même exposé à des risques, en l'absence de dispositifs de défense contre l'incendie à proximité, ils ne l'établissent pas, faute de précisions. Dès lors, le moyen tiré de la violation de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme doit être écarté.
Sur les conséquences des illégalités relevées :
32. En vertu de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5, le juge administratif sursoit à statuer lorsqu'il estime qu'un permis de construire est susceptible d'être régularisé, après avoir invité les parties à présenter leurs observations, jusqu'à l'expiration du délai qu'il fixe pour cette régularisation.
33. En l'espèce, les vices relevés aux points 16 à 18 sont susceptibles d'être régularisés sans remettre en cause la nature du projet. Par suite, il doit être sursis à statuer en fixant un délai de quatre mois à la SCCV Les Granges by Case Blanche, à compter de la date de notification du présent jugement, pour justifier de l'intervention d'une mesure de régularisation.
D E C I D E :
Article 1er :Il est sursis à statuer sur la requête dans l'attente d'une mesure de régularisation qui devra intervenir dans un délai de quatre mois à compter de la date de notification du présent jugement.
Article 2 :Tous droits des parties sur lesquels il n'est pas expressément statué par le présent jugement sont réservés jusqu'en fin d'instance.
Article 3 :Le présent jugement sera notifié à M. et Mme A et E C, à la commune de Les Belleville et à la SCCV Les Granges by Case Blanche.
Délibéré après l'audience du 6 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Sogno, président,
Mme Bedelet, première conseillère,
Mme Holzem, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 septembre 2022.
Le président, rapporteur,
C. D
La première assesseure,
A. Bedelet
Le greffier,
G. Morand
La République mande et ordonne au préfet de la Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026