jeudi 17 août 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2104569 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge unique 7 |
| Avocat requérant | CABINET LEGAL PERFORMANCES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée, 12 juillet 2021, Mme B C, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le président du syndicat départemental d'énergie de la Savoie (SDES) a refusé de lui communiquer la copie du dossier correspondant à la subvention d'un montant de 18 702,86 euros versée par le syndicat départemental d'énergie départemental de la Savoie (SDES) à la commune d'Arvillard en 2012 pour des travaux d'enfouissement de réseaux électriques sur Mollard Quinson/La Combe ;
2°) d'enjoindre au président du syndicat départemental d'énergie de la Savoie (SDES) de communiquer les documents demandés, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement.
Elle soutient que les documents demandés présentent un caractère administratif et sont communicables.
Par un mémoire en défense enregistré le 23 juin 2023, le syndicat départemental d'énergie de la Savoie (SDES), représenté par le cabinet Legal Performances, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'il n'y pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête dès lors que les documents demandés ont été communiqués.
Un mémoire a été enregistré le 4 juillet 2023, pour Mme C, qui n'a pas été communiqué.
Par une ordonnance du 23 juin 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 7 juillet 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Bardad en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bardad, première conseillère,
- les conclusions de Mme d'Elbreil, rapporteure publique,
- les observations Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C a sollicité, le 5 janvier 2021, la communication la copie du dossier correspondant à la subvention d'un montant de 18 702,86 euros versée par le syndicat départemental d'énergie départemental de la Savoie (SDES) à la commune d'Arvillard en 2012, pour des travaux d'enfouissement de réseaux électriques sur Mollard Quinson/La Combe. Elle a saisi la commission d'accès aux documents administratifs (CADA), pour avis, le 22 mars 2021. La CADA a émis un avis favorable avec réserve, le 6 mai 2021. Par la présente requête, Mme C demande l'annulation de la décision implicite par laquelle le syndicat départemental d'énergie départemental de la Savoie (SDES) a refusé de lui communiquer les documents demandés.
2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'introduction de la requête, le syndicat départemental d'énergie de la Savoie (SDES) a communiqué à la requérante les documents qui faisaient l'objet de sa demande. Par suite, ce dernier est fondé à soutenir qu'il n'y a pas lieu de se prononcer sur la requête tant en ce qui concerne le refus de communication que les conclusions à fin d'injonction.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme C.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et au président du syndicat départemental d'énergie de la Savoie (SDES).
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 août 2023.
La magistrate désignée,
N. BARDAD
La greffière,
L. ROUYER
La République mande et ordonne au préfet de la Savoie, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026