Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2104738

lundi 2 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2104738
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSABATIER

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 2 décembre 2024, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. et Mme C. Ces derniers demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Corenc, mais ce permis avait déjà été annulé par un jugement définitif du 14 mars 2022. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les conclusions en annulation sont donc devenues sans objet. La demande de frais de justice présentée par les requérants a été rejetée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 14 juillet 2021, M. A C et Mme B C, représentés par Me Cognat, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 16 octobre 2019 par lequel le maire de la commune de Corenc a délivré un permis de construire à la SAS VJ constructions, ensemble la décision implicite de rejet de leur recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Corenc la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le jugement n°2003348 du 14 mars 2022 rendu par le tribunal administratif de Grenoble.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. L'article R. 222-1 du code de justice administrative permet aux présidents de formation de jugement des tribunaux de constater par ordonnance qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête et de statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L.761-1 ou la charge des dépens.

2. Par un jugement n°2003348 du 14 mars 2022, le tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 16 octobre 2019 par lequel le maire de la commune de Corenc a délivré à la SAS VJ construction le permis de construire n° PC 381261920007. Les parties n'ayant pas interjeté appel, ce jugement est devenu définitif. Par suite, les conclusions en annulation de M. et Mme C, dirigées contre cet arrêté ont perdu leur objet. Dès lors, il n'y a pas lieu de statuer sur celles-ci.

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Corenc la somme réclamée par M. et Mme C en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Leurs conclusions à cette fin doivent par suite être rejetées.

O R D O N N E :

Article 1er :Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions et à fin d'annulation de la requête de M. et Mme C.

Article 2 :Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 :La présente ordonnance sera notifiée à M. A C, à Mme B C, à la commune de Corenc et à la SAS VJ constructions.

Fait à Grenoble le 2 décembre 2024.

Le président de la 1ère chambre,

P. Thierry

La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2104738