jeudi 13 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2104971 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | LETELLIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 22 juillet 2021 et le 14 mars 2022, M. B A, représenté par Me Letellier, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté n° 21-260515 du 18 mai 2021 par lequel le préfet de la Drôme lui a retiré sa carte de résident et lui a refusé son renouvellement ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Drôme de lui délivrer une carte de résident dans un délai de trente jours à compter de la notification du jugement sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté portant retrait de l'arrêté attaqué mentionne une tierce personne dans son dispositif ;
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- il est dépourvu de base légale car les dispositions de l'article L. 314-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sont inapplicables à sa situation dès lors qu'il ne sollicite pas la délivrance d'une carte de résident mais son renouvellement ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;
- il méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par des mémoires en défense enregistrés les 14 mars et 17 mars 2023, la préfète de la Drôme conclut au non-lieu à statuer.
Elle soutient que la requête est devenue sans objet dès lors qu'elle a retiré l'arrêté attaqué par un arrêté du 2 septembre 2022 et qu'elle a délivré à l'intéressé le 21 octobre 2022 une carte de résident valable jusqu'au 1er septembre 2032.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Coutarel, première conseillère, a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant turc né en 1975, réside en France depuis 1980. Le 28 décembre 2020, il a sollicité le renouvellement de sa carte de résident expirant le 31 janvier 2021. Par l'arrêté attaqué du 18 mai 2021, la préfète de la Drôme a refusé le renouvellement demandé.
2. Par un arrêté du 2 septembre 2022, postérieur à l'introduction de la requête, la préfète de la Drôme a retiré l'arrêté attaqué n°21-260515 du 18 mai 2021 refusant à M. A le renouvellement de sa carte de résident. Si le requérant soutient que cet arrêté de retrait mentionne une personne tierce à l'article premier de son dispositif, l'erreur de plume contenue dans cet arrêté est sans incidence sur l'effectivité du retrait prononcé dès lors que l'arrêté du 2 septembre 2022 mentionne expressément le retrait de l'arrêté n°21-260515 du 18 mai 2021 portant retrait d'une carte de résident et délivrance d'une carte de séjour temporaire pris à l'encontre de M. A B né en 1975. De plus il ressort des pièces du dossier qu'une carte de résident valable du 2 septembre 2022 au 1er septembre 2032 a été délivrée au requérant le 2 septembre 2022. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté n° 21-260515 du 18 mai 2021 et d'injonction sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er :Il n'a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction.
Article 2 :L'Etat versera à M. A une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 :Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la préfète de la Drôme.
Délibéré après l'audience du 30 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Pfauwadel, président,
Mme D et Mme C, assesseurs.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 avril 2023.
La rapporteure,
A. C
Le président,
T. Pfauwadel
La greffière,
L. Rouyer
La République mande et ordonne à la préfète de la Drôme en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2104971
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026