mardi 13 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2105023 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | WINCKEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 juillet 2021, la SAS Riviera Promotion, représentée par Me Winckel, demande au tribunal
1°) d'annuler l'arrêté du 16 mars 2021 par lequel le maire d'Aix-les-Bains a refusé de lui délivrer un permis de construire ainsi que la décision du 17 juin 2021 rejetant son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre au maire d'Aix-les-Bains de lui délivrer ce permis de construire, éventuellement assorti d'une prescription relative aux mouvements de terre en zone de prospect.
Elle soutient que
- le coefficient d'emprise au sol réglementé par l'article UD. 2.1.2 du PLUi est respecté ;
- la hauteur est conforme aux prescriptions de l'article UD. 2.1.2 ;
- les mouvements de terre sont inférieurs à ceux autorisés par l'article UD. 2.2.1
Par un mémoire enregistré le 5 octobre 2021, la commune d'Aix-les-Bains, représentée par Me Sindres, conclut au rejet de la requête et à la condamnation de la SAS Riviera Promotion à lui verser une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les trois motifs de refus contestés sont légaux.
Vu :
- les autres pièces du dossier,
- le code de l'urbanisme,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Sogno,
- les conclusions de Mme A,
- et les observations de Me Winckel pour la SAS Riviera Promotion et de Me Roman pour la commune d'Aix-les-Bains.
Une note en délibéré présentée par la SAS Riviera Promotion a été enregistrée le 1er février 2024.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 16 mars 2021, le maire d'Aix-les-Bains a refusé de délivrer à la SAS Riviera Promotion un permis de construire un bâtiment de 8 logements collectifs aux motifs d'un dépassement du coefficient d'emprise au sol et de la hauteur autorisés par le plan local d'urbanisme intercommunal, de mouvements de terre trop importants et du non-respect du préambule du règlement de zone. Ce refus a été confirmé sur recours gracieux le 17 juin 2021. La SAS Riviera Promotion demande l'annulation de ces décisions.
Sur la légalité des décisions attaquées :
2. L'article 2.1.2 du règlement de la zone UD prévoit que l'emprise au sol maximale " E " des nouvelles constructions est fixée par rapport à la surface " S " de l'unité foncière du projet selon la formule suivante, lorsque cette surface est supérieure à 1 500 m² : E : 276 + [(S-1 500) x 0,14], avec arrondi à l'unité supérieure. En application de cette formule, l'emprise maximale du projet à réaliser sur le terrain, d'une surface de 1 725 m², est de 308 m².
3. Pour opposer cet article à la demande, le maire d'Aix-les-Bains a considéré que les deux terrasses à réaliser en façade est étaient constitutives d'emprise au sol, ce que conteste la SAS Riviera Promotion. Toutefois, dès lors que celles-ci dépassent du niveau du sol d'environ 80 cm, c'est à bon droit qu'elles ont été prises en compte pour le calcul de l'emprise. Cette rectification opérée, il ressort des plans de la demande de permis de construire que l'emprise excède les 308 m² autorisés. En conséquence, le maire d'Aix-les-Bains n'a pas commis d'erreur de droit ni fait une inexacte application des dispositions citées au point précédent pour refuser le permis de construire sollicité.
4. Ce seul motif étant de nature à justifier le refus, les éventuelles erreurs dont seraient entachés les autres motifs du refus de permis de construire sont sans incidence sur le sens de celui-ci. En conséquence, les moyens tirés de leur illégalité doivent être écartés comme inopérants et les conclusions à fin d'annulation et d'injonction rejetées.
Sur les frais d'instance :
5. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par la SAS Riviera Promotion doivent dès lors être rejetées.
6. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune d'Aix-les-Bains présentées à ce même titre.
D E C I D E :
Article 1er :La requête de la SAS Riviera Promotion est rejetée.
Article 2 :Les conclusions de la commune d'Aix-les-Bains présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 :Le présent jugement sera notifié à la SAS Riviera Promotion et à la commune d'Aix-les-Bains.
Délibéré après l'audience du 30 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
M. Sogno, président,
Mme Holzem, première conseillère
Mme Naillon, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 février 2024.
Le président, rapporteur,
C. Sogno
La première assesseure,
J. Holzem
Le greffier,
P. Muller
La République mande et ordonne au préfet de la Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026