Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2105180

mercredi 6 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2105180
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation5ème Chambre
Avocat requérantCABINET BASTILLE AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet de l’Isère du 5 février 2021 lui ordonnant de se dessaisir de ses armes, lui interdisant d’en acquérir, l’inscrivant au fichier national des personnes interdites d’acquisition et de détention d’armes (FINIADA) et retirant la validation de son permis de chasser. Par un mémoire enregistré le 30 septembre 2024, M. A s’est désisté de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par un jugement du 6 novembre 2024, sans examiner le fond du litige.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 31 juillet 2021, le 8 septembre 2021 et le 12 novembre 2021, M. B A, représenté par Me Lagier, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 5 février 2021 par laquelle le préfet de l'Isère lui a ordonné de se dessaisir de ses armes et munitions, lui a interdit d'en acquérir ou d'en détenir de nouvelles, l'a inscrit au fichier national des personnes interdites d'acquisition et de détention d'armes (FINIADA), et a retiré la validation de son permis de chasser, ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le sous-préfet de la Tour du Pin n'avait pas prononcé, en 2018, le dessaisissement de ses armes ;

- sa situation personnelle, familiale et professionnelle est irréprochable ;

- le préfet aurait dû faire une enquête plus approfondie ;

- l'acquisition de ses armes est justifiée par un cambriolage dont il a été victime.

Par des mémoires en défense enregistrés le 4 octobre 2021 et le 22 février 2022, le préfet de l'Isère conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A sont inopérants dès lors qu'il se trouvait en situation de compétence liée.

Par un mémoire enregistré le 30 septembre 2024, M. A déclare se désister de sa requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la sécurité intérieure ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Naillon,

- et les conclusions de Mme C.

Considérant ce qui suit :

1. Par un mémoire enregistré le 30 septembre 2024, M. A déclare se désister purement et simplement de sa requête. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

D E C I D E :

Article 1er :Il est donné acte du désistement de la requête n°2105180.

Article 2 :Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de l'Isère.

Délibéré après l'audience du 8 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Bedelet, présidente,

Mme Portal, première conseillère,

Mme Naillon, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 novembre 2024.

La rapporteure,

L. Naillon

La présidente,

A. Bedelet

Le greffier,

P. Muller

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Nos 2105180