vendredi 9 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2105401 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | POSAK |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés le 10 août 2021 et le 24 octobre 2023, la ligue pour la protection des oiseaux Auvergne-Rhône-Alpes, représentée par Me Posak, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté préfectoral du 9 juin 2021 relatif à l'ouverture et à la clôture de la chasse durant la campagne 2021-2022 dans le département de la Savoie en tant qu'il prévoit à son article 2 deux périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau à compter du 1er juillet au 11 septembre 2021 puis du 15 juin au 30 juin 2022 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les membres de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage, n'ont reçu, avant la réunion du lundi 3 mai 2021, que des informations tardives transmises le vendredi 30 avril alors que le délai minimal est de cinq jours et ne comportant aucune information relative à la période de chasse complémentaire au blaireau, en méconnaissance de l'article R. 133-8 du code des relations entre le public et l'administration ;
- la note de présentation communiquée dans le cadre de l'enquête publique est insuffisante au regard de l'article L. 123-19-1 du code de l'environnement ;
-l'arrêté méconnaît l'article 3 de la charte de l'environnement qui prévoit d'éviter ou de limiter les conséquences des atteintes portées à l'environnement ;
- il méconnaît également la convention de Berne qui prévoit que la destruction du blaireau doit être strictement contrôlée ;
- il méconnaît également l'article L. 424-10 du code de l'environnement qui prohibe la destruction des petits mammifères ;
-l'arrêté est entaché d'erreur d'appréciation quant à l'état de conservation du blaireau à l'échelle du département et à l'équilibre agro-sylvo-cynégétique ;
-l'arrêté méconnaît l'alinéa 2 de l'article R. 424-5 du code de l'environnement en ce qu'il autorise deux périodes complémentaires de chasse, et non une seule.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 17 mai 2022 et le 12 décembre 2023, le préfet de la Savoie conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- l'association n'a pas qualité à agir dès lors que le procès-verbal de la délibération autorisant la présidente à ester en justice n'est signée que par cette dernière en méconnaissance de l'article 8.2 des statuts ;
- les moyens soulevés par l'association ne sont pas fondés et fait notamment valoir qu'une ouverture de période complémentaire au 15 mai était légale et qu'un seul équipage est agréé en Savoie pour la vénerie sous terre depuis 2020, qu'il n'est jamais intervenu alors que sa compétence pourrait être nécessaire en cas de dommages causés par l'espèce.
Par des mémoires en intervention, enregistrés le 11 janvier 2022, le 16 novembre 2023 et le 2 février 2024, la fédération départementale des chasseurs de la Savoie, représentée par Me Lagier, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- l'association n'a ni intérêt ni qualité à agir ;
- les moyens soulevés par l'association ne sont pas fondés et fait notamment valoir que l'état de conservation du blaireau est bon en Europe de sorte qu'il n'a pas été inclus dans la directive n°92/43/CE, qu'il est classé dans les espèces exploitables sous réserve de réglementation dans la convention de Berne, qu'il est classé préoccupation mineure par l'UICN et que les cartes établies à partir de collision montrent une présence quasi généralisée du blaireau en Savoie.
Par ordonnance du 26 septembre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 26 octobre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Constitution, notamment la Charte de l'environnement ;
- la convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel en Europe ;
- le code de l'environnement ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Triolet,
- les conclusions de M. A,
- et les observations de Me Posak, représentant la LPO, et de Me Bonzy, représentant la fédération départementale des chasseurs de la Savoie.
1. Par un arrêté du 9 juin 2021, le préfet de la Savoie a fixé les dates et modalités d'ouverture et de clôture de la chasse dans le département pour la campagne 2021-2022. Par la présente requête, l'association la ligue pour la protection des oiseaux Auvergne-Rhône-Alpes, demande, l'annulation de cet arrêté préfectoral en tant qu'il prévoit à son article 2, deux périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau du 1er juillet au 11 septembre 2021 et du 15 juin 2022 au 30 juin 2022.
Sur l'intervention de la fédération départementale des chasseurs de la Savoie :
2. Eu égard à son objet statutaire, la fédération départementale des chasseurs de la Savoie a intérêt au maintien de cet arrêté qui règlemente la chasse dans le département. Par suite, son intervention en défense doit être admise.
Sur les fins de non-recevoir opposées la fédération départementale des chasseurs de la Savoie :
3. D'une part, aux termes de l'article L. 142-1 du code de l'environnement : " Toute association ayant pour objet la protection de la nature et de l'environnement peut engager des instances devant les juridictions administratives pour tout grief se rapportant à celle-ci. / Toute association de protection de l'environnement agréée au titre de l'article L. 141-1 () justifient d'un intérêt pour agir contre toute décision administrative ayant un rapport direct avec leur objet et leurs activités statutaires et produisant des effets dommageables pour l'environnement sur tout ou partie du territoire pour lequel elles bénéficient de l'agrément dès lors que cette décision est intervenue après la date de leur agrément ".
4. La ligue pour la protection des oiseaux Auvergne-Rhône-Alpes (LPO AuRA) dont l'objet est, sur le territoire de la région Auvergne-Rhône-Alpes d'agir notamment dans les domaines de la protection, de la conservation et de la défense de la biodiversité, justifie ainsi d'un intérêt à agir pour contester l'arrêté préfectoral du 9 juin 2021 relatif à l'ouverture et à la clôture de la chasse pour la campagne 2021-2022 dans le département de la Savoie en tant qu'il prévoit à son article 2 deux périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau. Au surplus, la LPO AuRA est agréée au titre de l'article L. 141-1 du code de l'environnement depuis 1978 renouvelé en dernier pour une durée de cinq ans par un arrêté du 29 novembre 2017.
5. D'autre part, une association est régulièrement engagée par l'organe tenant de ses statuts le pouvoir de la représenter en justice, sauf stipulation de ces statuts réservant expressément à un autre organe la capacité de décider de former une action devant le juge administratif. Il appartient à la juridiction administrative saisie, qui en a toujours la faculté, de s'assurer, le cas échéant et notamment lorsque cette qualité est contestée sérieusement par l'autre partie ou qu'au premier examen, l'absence de qualité du représentant de la personne morale semble ressortir des pièces du dossier, que le représentant de cette personne morale justifie de sa qualité pour agir au nom de cette partie. A ce titre, si le juge doit s'assurer de la réalité de l'habilitation du représentant de l'association qui l'a saisi, lorsque celle-ci est requise par les statuts, il ne lui appartient pas, en revanche, de vérifier la régularité des conditions dans lesquelles une telle habilitation a été adoptée. En outre, si le juge doit s'assurer de la réalité de l'habilitation du représentant de l'association qui l'a saisi, lorsque celle-ci est requise par les statuts, il ne lui appartient pas, en revanche, de vérifier la régularité des conditions dans lesquelles une telle habilitation a été adoptée.
6. Il ressort des pièces du dossier que, par une délibération du 9 juin 2021, le conseil d'administration de la LPO AuRA a autorisé sa présidente notamment à ester en justice pour contester les périodes de chasse complémentaires au blaireau autorisées par le préfet de la Savoie, ainsi qu'en atteste l'extrait de procès-verbal valablement transmis sous la signature de la présidente en application du dernier aliéna de l'article 8.3 des statuts.
7. Les fins de non-recevoir opposées en défense doivent être écartées.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le vice de procédure tiré de l'insuffisance de la note de présentation au regard de l'article L. 123-19-1 du code de l'environnement
8. En premier lieu, aux termes du I de l'article L. 123-19-1 du code de l'environnement : " Le présent article définit les conditions et limites dans lesquelles le principe de participation du public, prévu à l'article 7 de la Charte de l'environnement, est applicable aux décisions, autres que les décisions individuelles, des autorités publiques ayant une incidence sur l'environnement lorsque celles-ci ne sont pas soumises, par les dispositions législatives qui leur sont applicables, à une procédure particulière organisant la participation du public à leur élaboration ". Le II du même article définit les modalités de cette participation. En vertu de son cinquième alinéa : " Le projet de décision ne peut être définitivement adopté avant l'expiration d'un délai permettant la prise en considération des observations et propositions déposées par le public et la rédaction d'une synthèse de ces observations et propositions. Sauf en cas d'absence d'observations et propositions, ce délai ne peut être inférieur à quatre jours à compter de la date de la clôture de la consultation ". En vertu de l'article L. 123-19-3 du même code : " Les dispositions des articles L. 123-19-1 et L. 123-19-2 ne s'appliquent pas lorsque l'urgence justifiée par la protection de l'environnement, de la santé publique ou de l'ordre public ne permet pas l'organisation d'une procédure de participation du public. / Les délais prévus aux II, III et IV de l'article L. 123-19-1 et aux II et III de l'article L. 123-19-2 peuvent être réduits lorsque cette urgence, sans rendre impossible la participation du public, le justifie ".
9. Si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie.
10. En l'espèce, la note de présentation du 4 mai 2021 mise à disposition du public, se borne à rappeler le cadre réglementaire applicable. Elle ne comporte aucun élément sur le contexte et les objectifs de l'arrêté, notamment, les motifs justifiant que soient autorisées deux périodes complémentaires de chasse du blaireau par vénerie sous terre, aucune considération sur la population des blaireaux dans le département de la Savoie, son état de conservation et les dégâts occasionnés par cette espèce et ne détaille pas davantage les objectifs de la mesure proposée. Par suite, la note de présentation méconnaît ainsi les dispositions de l'article L. 123-19-1 du code de l'environnement.
11. Ces insuffisances entachant cette note de présentation ont privé le public d'une garantie, alors même que 84 observations critiquant la vénerie auraient été présentées lors de cette consultation.
En ce qui concerne l'insuffisante information des membres de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage
12. Aux termes de l'article R. 133-5 du même code : " La commission se réunit sur convocation de son président, qui fixe l'ordre du jour. Cette convocation peut être envoyée par tout moyen, y compris par télécopie ou par courrier électronique. Il en est de même des pièces ou documents nécessaires à la préparation de la réunion ou établis à l'issue de celle-ci. () " Aux termes de l'article R. 133-8 de ce code : " Sauf urgence, les membres de la commission reçoivent, cinq jours au moins avant la date de la réunion, une convocation comportant l'ordre du jour et, le cas échéant, les documents nécessaires à l'examen des affaires qui y sont inscrites. "
13. Les membres de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage qui s'est réunie le 3 mai 2021 n'ont été destinataires, dans un délai inférieur à celui des dispositions précitées, que du projet d'arrêté préfectoral, du procès-verbal de la saison passée et de la synthèse des avis émis lors de la consultation de novembre 2020 sur le précédent projet d'arrêté. Ils n'ont dès lors pas été destinataires en temps utile des documents nécessaires à l'examen du projet d'arrêté préfectoral portant sur l'ouverture de deux périodes complémentaires de vénerie au blaireau, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 133-8 du code des relations entre le public et l'administration.
14. Dans ces conditions, l'insuffisante information des membres de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise.
En ce qui concerne la destruction de petits mammifères
15. Aux termes de l'article L. 424-10 du code de l'environnement : " Il est interdit de détruire, d'enlever ou d'endommager intentionnellement les nids et les oeufs, de ramasser les oeufs dans la nature et de les détenir. Il est interdit de détruire, d'enlever, de vendre, d'acheter et de transporter les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée, sous réserve des dispositions relatives aux animaux susceptibles d'occasionner des dégâts ".
16. Si la pratique de la vénerie sous terre est autorisée par l'article L. 424-4 du code de l'environnement, ces dispositions n'ont pas par elles-mêmes pour effet d'autoriser la destruction de petits blaireaux ou de nuire au maintien de l'espèce dans un état de conservation favorable, le préfet étant notamment tenu, pour autoriser cette période de chasse complémentaire, de s'assurer, en considération des avis de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage et des circonstances locales, qu'une telle prolongation n'est pas de nature à porter atteinte au bon état de la population des blaireaux ni à favoriser la méconnaissance, par les chasseurs, de l'interdiction légale de destruction des petits blaireaux.
17. Il est constant que les blaireaux ne relèvent pas de la catégorie des animaux susceptibles d'occasionner des dégâts.
18. Pour justifier l'autorisation de deux périodes complémentaires de chasse au blaireau du 1er juillet au 11 septembre 2021 puis du 15 juin au 30 juin 2022, le préfet de la Savoie fait valoir que le Conseil d'Etat a déjà jugé dans un arrêt de 1997 que l'ouverture d'une période de chasse complémentaire dès le 15 mai n'avait pas pour effet de perturber la reproduction des blaireaux.
19. Il ressort toutefois du rapport de l'office national des forêts, que la période de reproduction (mise-bas, allaitement, sevrage et début de l'indépendance des jeunes) s'étale de janvier à début août. Les blaireautins demeurent dépendants durant cette période, étant précisé que cette espèce connaît un faible taux de reproduction. Ils doivent, ainsi, être qualifiés, jusqu'à ce stade, de petits de mammifère au sens de l'article L. 424-10 du code de l'environnement. Il en résulte que les périodes de chasse complémentaires autorisée par le préfet de la Savoie du 1er juillet au 11 septembre 2021 puis du 15 juin au 30 juin 2022 se déroulent, au moins partiellement s'agissant de la première et intégralement s'agissant de la seconde, en présence de petits mammifères.
20. Or, la destruction de la mère menace directement la survie du ou des petits. En outre, la vénerie sous terre, qui consiste à envoyer des chiens dans les galeries de blaireaux afin de les acculer avant de les extraire en creusant et en ayant recours à des pinces spécifiques, emporte la destruction des terriers et ne permet pas de sélectionner la taille des spécimens détruits. Elle n'est par suite pas compatible avec la préservation des petits mammifères et méconnaît ainsi les dispositions précitées de l'article L. 424-10.
21. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que l'arrêté du 9 juin 2021 du préfet de la Savoie doit être annulé en tant qu'il prévoit en son article 2, deux périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau du 1er juillet au 11 septembre 2021 et du 15 juin 2022 au 30 juin 2022.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
22. Il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à la ligue pour la protection des oiseaux Auvergne-Rhône-Alpes.
D E C I D E :
Article 1er : L'intervention de la fédération départementale des chasseurs de la Savoie est admise.
Article 2 : L'arrêté du 9 juin 2021 du préfet de la Savoie est annulé en tant qu'il autorise deux périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau du 1er juillet au 11 septembre 2021 et du 15 juin 2022 au 30 juin 2022.
Article 3 : L'Etat versera 1 500 euros à l'association la ligue pour la protection des oiseaux Auvergne-Rhône-Alpes sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à l'association la ligue pour la protection des oiseaux Auvergne-Rhône-Alpes, à la fédération départementale des chasseurs de Savoie, au préfet de la Savoie et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Délibéré après l'audience du 20 juin 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Triolet, présidente-rapporteure,
M. Ban, premier conseiller,
M. Doulat, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 août 2024.
La présidente-rapporteure,
A. TRIOLET
L'assesseur le plus ancien,
J-L. BAN La greffière,
J. BONINO
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026