jeudi 20 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2105409 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL ITINERAIRES AVOCATS- CADOZ- LACROIX- REY- VERNE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 10 août 2021 et le 19 mai 2022, M. B C demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 avril 2021 par lequel le maire de Nyons a fait opposition aux travaux préalablement déclarés de pose d'un pylône inférieur à 12 mètres pour l'installation d'antennes radioamateur sur fondation en béton, ensemble le refus opposé à son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Nyons une somme de 800 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête, introduite dans le délai de recours contentieux, est recevable ;
- il est bénéficiaire d'un arrêté tacite de non-opposition à défaut de notification selon la forme prévue à l'article R. 423-46 du code de l'urbanisme ;
- le projet est dispensé de toute formalité en application des dispositions de l'article R. 421-2 du code de l'urbanisme ; l'arrêté attaqué, qui est superfétatoire, est entaché d'une erreur de droit ; l'intérêt des lieux n'est pas démontré ; le projet ne méconnait donc pas l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme est entre dans le champ d'application de l'article R. 421-2 du code de l'urbanisme ;
- le règlement du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) ne peut s'opposer aux dispositions législatives, qui relèvent de la loi sur la liberté de communication n° 86-1067 du 30 septembre 1986, reprises aux articles R. 421-2 et R. 421-9 du code de l'urbanisme.
Par un mémoire enregistré le 28 avril 2022, la commune de Nyons, représentée par Me Lacroix, conclut à titre principal au rejet de la requête pour irrecevabilité et, à titre subsidiaire au rejet au fond de la requête, et à ce qu'il soit mis à la charge de M. C une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable car tardive ;
- les moyens soulevés par M. C par ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Coutarel, première conseillère,
- les conclusions de M. Journé, rapporteur public,
- et les observations de Me Plenet représentant la commune de Nyons.
Considérant ce qui suit :
1. M. C a déposé en mairie, le 14 avril 2021, une déclaration préalable portant sur la pose d'un pylône pour l'installation d'antennes radioamateurs sur fondation de béton, sur un terrain situé à Nyons. Par arrêté du 26 avril 2021, dont il demande l'annulation, le maire de Nyons s'est opposé à cette déclaration préalable.
Sur la recevabilité de la requête :
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. () ".
3. Il ressort des pièces du dossier que le 17 mai 2021, M. C a adressé à la commune un recours gracieux dirigé contre la décision d'opposition du 26 avril 2021. Ce recours a fait l'objet d'une décision de rejet le 15 juillet 2021. Dans ces conditions, la requête, qui a été enregistrée le 10 août 2021 soit dans le délai de deux mois suivant le rejet du recours gracieux, n'est pas tardive. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense doit être écartée.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
4. Aux termes de l'article R. 421-2 du code de l'urbanisme : " Sont dispensées de toute formalité au titre du présent code, en raison de leur nature ou de leur très faible importance, sauf lorsqu'ils sont implantés dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable, dans les abords des monuments historiques ou dans un site classé ou en instance de classement : / a) Les constructions nouvelles répondant aux critères cumulatifs suivants : / -une hauteur au-dessus du sol inférieure ou égale à douze mètres ; / -une emprise au sol inférieure ou égale à cinq mètres carrés ; / -une surface de plancher inférieure ou égale à cinq mètres carrés ; () "
5. Il ressort des pièces du dossier que le projet en litige, qui n'est situé ni dans un secteur sauvegardé, ni dans un site classé ou en instance de classement, porte sur l'installation d'un pylône d'une hauteur inférieure à 12 mètres. Contrairement à ce que fait valoir la commune de Nyons, la photographie d'insertion du projet jointe au dossier de demande déclaration préalable indique clairement une emprise au sol inférieure à 5 mètres et l'absence de surface de plancher. Dès lors en l'application des dispositions précitées du a) de l'article R. 421-2 du code de l'urbanisme, le projet était dispensé de toute autorisation d'urbanisme. Il suit de là qu'en s'opposant à la déclaration préalable en litige, le maire de Nyons a entaché son arrêté d'une erreur de droit.
6. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, les autres moyens de la requête doivent être écartés.
7. Il résulte de ce qui précède que M. C est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 26 avril 2021 et de la décision de rejet de son recours gracieux du 15 juillet 2021.
Sur les frais liés à l'instance :
8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. C, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune de Nyons demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
9. M. C ne justifie pas avoir exposé des frais de justice pour former sa requête qu'il précise avoir rédigée avec l'aide du service juridique du réseau des émetteurs français sans qu'il soit établi que ce dernier aurait facturé sa prestation. Il n'y a donc pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Nyons le paiement d'une somme de 800 euros à verser à M. C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 26 avril 2021 par lequel le maire de Nyons s'est opposé à la déclaration préalable de M. C et la décision de rejet du recours gracieux du 15 juillet 2021 sont annulés.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Les conclusions présentées par la commune Nyons en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et à la commune de Nyons.
Délibéré après l'audience du 6 février 2025, à laquelle siégeaient :
M. Pfauwadel, président,
Mme D et Mme Coutarel, assesseures.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 février 2025.
La rapporteure,
A. Coutarel
Le président,
T. Pfauwadel Le greffier,
M. A
La République mande et ordonne au préfet de la Drôme en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026