LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2106094

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2106094

mardi 24 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2106094
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantBATARAY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés le 13 septembre 2021, le 29 décembre 2022, le 4 janvier 2023, le 31 mars 2023 le 26 mai 2023 et le 14 août 2023 (ce dernier non communiqué), Mme A C, représentée par Me Bataray, demande au tribunal :

1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 29 juin 2021 par laquelle la directrice de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées (EHPAD) de Bellefontaine lui a infligé un blâme ;

2°) de mettre à la charge de l'EHPAD de Bellefontaine une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Mme C soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure, dans la mesure où la lettre l'informant de son droit de prendre connaissance de son dossier lui a été remise en main propre, et non par lettre recommandée avec accusé de réception, en application de l'article 2 du décret du 7 novembre 1989 ; aucune procédure disciplinaire n'a même été engagée à son encontre préalablement à l'édiction de la sanction, en méconnaissance de l'article 1 de ce décret ;

- elle n'a pas été convoquée devant le conseil de discipline dans le délai de quinze jours fixé par l'article 2 du décret du 7 novembre 1989 ;

- le caractère illisible de l'accusé de réception de la lettre du 8 juin 2021 produit en défense ne permet pas d'établir qu'elle l'a effectivement reçue ; par ailleurs, ce courrier, pas plus que celui du 16 juin, ne donne aucun élément sur les faits qui lui sont reprochés, ni la sanction envisagée ; en outre, aucun des deux courriers ne mentionne la faculté dont elle dispose de formuler des observations ;

- la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure, dans la mesure où les faits reprochés reposent sur la fouille irrégulière de son sac ; cette fouille intervient en méconnaissance de l'obligation de loyauté pesant sur l'employeur, dans un contexte humiliant, sans qu'elle en ait été avisée ni informée de ses droits ; en outre, la fouille a été menée en l'absence de règlement intérieur, ce qui méconnaît les dispositions de l'article L. 4121-1 du code du travail et les articles R. 6141-11 et R. 6141-13 du code de la santé publique, ainsi que l'article L. 811-2 du code de la fonction publique ; la fouille a porté atteinte à ses droits fondamentaux reconnus par l'article 9 du du code civil et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision attaquée méconnaît l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983, dans la mesure où la plainte de l'EHPAD a été classée sans suite par le procureur de la République ;

- les motifs de la décision attaquée sont entachés d'une erreur de fait, dans la mesure où elle n'a pas commis le vol dont on l'accuse ;

- le blâme est disproportionné au regard des faits reprochés.

Par des mémoires enregistrés le 31 octobre 2022, le 24 février 2023, le 5 mai 2023 et le 28 juin 2023, l'EHPAD de Bellefontaine conclut au rejet de la requête et demande qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de Mme C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, au motif que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code du travail ;

- le code de la santé publique ;

- la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;

- la loi n°86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière ;

- le décret n°89-822 du 7 novembre 1989 relatif à la procédure disciplinaire applicable aux fonctionnaires relevant de la fonction publique hospitalière ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 10 octobre 2023 :

- le rapport de Mme Frapolli,

- les conclusions de M. B,

- les observations de Me Bataray, représentant Mme C,

- et de Me Billet, représentant l'EHPAD de Bellefontaine.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C, employée par l'EHPAD Bellefontaine situé au Péage-de- Roussillon, a été titularisée à compter du 1er juillet 2018 au grade d'aide-soignante. Dans le cadre de la présente instance, elle demande au Tribunal d'annuler pour excès de pouvoir la décision susvisée du 29 juin 2021 par laquelle la directrice de l'Etablissement lui a infligé un blâme.

Sur les conclusions à fin d'annulation:

2. Aux termes de l'article 81 de la loi du 9 janvier 1986 susvisée alors en vigueur : " Les sanctions disciplinaires sont réparties en quatre groupes :/ Premier groupe:/ L'avertissement, le blâme, l'exclusion temporaire de fonctions pour une durée maximale de trois jours ; () ". Aux termes de l'article 19 de la loi du 13 juillet 1983 susvisée alors en vigueur : " () Le fonctionnaire à l'encontre duquel une procédure disciplinaire est engagée a droit à la communication de l'intégralité de son dossier individuel et de tous les documents annexes et à l'assistance de défenseurs de son choix. L'administration doit informer le fonctionnaire de son droit à communication du dossier. Aucune sanction disciplinaire autre que celles classées dans le premier groupe par les dispositions statutaires relatives aux fonctions publiques de l'Etat, territoriale et hospitalière ne peut être prononcée sans consultation préalable d'un organisme siégeant en conseil de discipline dans lequel le personnel est représenté. () ". Aux termes de l'article 83 de la loi du 9 janvier 1986 susvisée : " () Le conseil de discipline est saisi par un rapport de l'autorité investie du pouvoir de nomination. Ce rapport précise les faits reprochés et les circonstances dans lesquelles ils ont été commis (). ". Aux termes de l'article 1 du décret du 7 novembre 1989 susvisé : " Le fonctionnaire contre lequel est engagée une procédure disciplinaire doit être informé qu'il a le droit d'obtenir la communication intégrale de son dossier individuel et de se faire assister par un ou plusieurs défenseurs de son choix. Il doit être invité à prendre connaissance du rapport mentionné à l'article 83 de la loi du 9 janvier 1986 susvisée. ". Aux termes de l'article 2 de ce décret : " Le fonctionnaire poursuivi est convoqué par le président du conseil de discipline, quinze jours au moins avant la date de la réunion de ce conseil, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception. Il peut, devant le conseil de discipline, présenter des observations écrites ou orales, citer des témoins et se faire assister par un ou plusieurs défenseurs de son choix. ".

3. En premier lieu, la sanction en litige de blâme est une sanction du premier groupe au sens des dispositions précitées de l'article 81 de la loi du 9 janvier 1986, c'est-à-dire dispensée de l'avis préalable du conseil de discipline, en application des dispositions précités de l'article 19 de la loi du 13 juillet 1983. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article 2 du décret du 7 novembre 1989 est inopérant et doit être écarté.

4. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que par un courrier du 8 juin 2021, la directrice de l'Etablissement a informé Mme C qu'une procédure disciplinaire était engagée à son encontre, qu'elle avait le droit de consulter son dossier individuel et de se faire assister par un ou plusieurs défenseurs de son choix. S'il est vrai que l'adresse postale du destinataire figurant sur l'accusé de réception du courrier est peu lisible, Mme C ne conteste pas être l'auteur de la signature clairement apposée sur ce document. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article 1er du décret du 7 novembre 1989 doit être écarté.

5. En troisième lieu, la sanction en litige étant une sanction du premier groupe, ainsi qu'il a été dit au point 3, aucun texte ni aucun principe n'impose à l'autorité ayant le pouvoir disciplinaire d'informer l'agent des faits qui lui sont reprochés, de la sanction envisagée ou de la faculté pour lui de formuler des observations écrites. Au demeurant, Mme C était informée des faits en cause puisqu'elle a porté plainte le 4 juin 2021 en raison d'une dénonciation calomnieuse qu'elle situe au 2 juin à 10h30, date qui correspond au contrôle de ses affaires personnelles organisé par son employeur, soit l'élément déclencheur de la sanction en litige, dont le contexte est précisé au point 7.

6. En quatrième lieu, en l'absence de disposition législative contraire, l'autorité investie du pouvoir disciplinaire, à laquelle il incombe d'établir les faits sur le fondement desquels elle inflige une sanction à un agent public, peut apporter la preuve de ces faits devant le juge administratif par tout moyen. Toutefois, tout employeur public est tenu, vis-à-vis de ses agents, à une obligation de loyauté. Il ne saurait, par suite, fonder une sanction disciplinaire à l'encontre de l'un de ses agents sur des pièces ou documents qu'il a obtenus en méconnaissance de cette obligation, sauf si un intérêt public majeur le justifie. Il appartient au juge administratif, saisi d'une sanction disciplinaire prononcée à l'encontre d'un agent public, d'en apprécier la légalité au regard des seuls pièces ou documents que l'autorité investie du pouvoir disciplinaire pouvait ainsi retenir.

7. Il ressort des motifs de la décision attaquée qu'à la suite de la disparition fréquente d'objets au sein de l'Etablissement, la directrice et la cadre de santé ont diligenté un contrôle du personnel le 2 juin 2021 à 10h30. Il a été ainsi demandé aux agents présents ce jour-là de présenter et d'ouvrir leur sac. A cette occasion ont été découverts dans le sac de Mme C une bouteille de jus de fruit, quatre compotes individuelles et quatre biscuits type madeleine emballés individuellement. Ces produits sont ceux utilisés dans l'EHPAD et au cours de ce contrôle, Mme C a expliqué la présence de ces denrées dans son sac par l'intervention d'un tiers, destinée à la piéger.

8. D'une part, le contrôle des sacs tel que décrit au point précédent, ne constitue notamment pas un stratagème mis en œuvre pour pousser un agent soupçonné à commettre ou réitérer une faute et, dans les circonstances de l'espèce, n'est pas assimilable à un manquement à l'obligation de loyauté pesant sur l'employeur, au sens du principe énoncé au point 6.

9. D'autre part, il ne ressort pas des pièces du dossier que le contrôle des sacs décrit ci-dessus, à le supposer irrégulier et de nature à porter atteinte au respect de la vie privée de la requérante, notamment protégée par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ait méconnu le droit de Mme C à un procès équitable, cette dernière ayant eu tout loisir, dans les conditions notamment rappelées au point 4, de s'expliquer sur la présence des denrées appartenant à l'Etablissement dans son sac. La circonstance que l'Etablissement n'est pas doté d'un règlement intérieur est sans incidence sur la sanction en litige.

10. Il résulte de ce qui a été dit aux points 6 à 9 que le moyen tiré du caractère déloyal de la procédure de contrôle des sacs manque en fait, et celui tiré de son caractère irrégulier est en l'espèce inopérant.

11. En cinquième lieu, aux termes de l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983 susvisée : " En cas de faute grave commise par un fonctionnaire, qu'il s'agisse d'un manquement à ses obligations professionnelles ou d'une infraction de droit commun, l'auteur de cette faute peut être suspendu par l'autorité ayant pouvoir disciplinaire qui saisit, sans délai, le conseil de discipline. () En cas de non-lieu, relaxe, acquittement ou mise hors de cause, l'autorité hiérarchique procède au rétablissement dans ses fonctions du fonctionnaire. Un décret en Conseil d'Etat détermine les modalités de la publicité du procès-verbal de rétablissement dans les fonctions. ".

12. Le blâme en litige n'entre pas dans le champ d'application des dispositions citées au point précédent car, notamment, Mme C n'a pas été suspendue de ses fonctions. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983 est dès lors inopérant et doit être écarté.

13. En sixième lieu, il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un agent public ayant fait l'objet d'une sanction disciplinaire constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de ces fautes.

14. Si Mme C nie le vol de denrées reproché dans les conditions énoncées au point 7, la circonstance que son sac n'était pas rangé dans un casier fermé à clef n'est pas suffisante à établir qu'elle aurait été piégée par un tiers. Notamment, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que le contrôle opéré le 2 juin 2021 n'ait pas été inopiné ou qu'un agent nourrissait une animosité personnelle à l'égard de la requérante. Par ailleurs, la circonstance que la plainte pour vol déposée par la directrice de l'EHPAD le 15 juin 2021 aurait été classée sans suite est sans incidence dès lors que l'autorité de la chose jugée en matière pénale ne s'attache qu'aux décisions des juridictions de jugement qui statuent sur le fond de l'action publique et non aux décisions de classement sans suite prises par le ministère public, quelles que soient les constatations sur lesquelles elles sont fondées. Il résulte de ce qui précède que les faits reprochés à la requérante sont établis. Ils sont fautifs et de nature à justifier une sanction disciplinaire. En se bornant à prendre à l'encontre de Mme C un blâme, sanction du premier groupe, l'EHPAD de Bellefontaine n'a pas entaché sa décision de disproportion ou d'erreur d'appréciation au regard des dispositions précitées de l'article 81 de la loi du 9 janvier 1986.

15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées.

Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

16. Les conclusions présentées par Mme C, la partie perdante, doivent être rejetées. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de l'EHPAD de Bellefontaine.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par l'EHPAD de Bellefontaine sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C et à l'EHPAD de Bellefontaine.

Délibéré après l'audience du 10 octobre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Vial-Pailler, président,

Mme Frapolli, premier conseiller,

Mme Pollet, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 octobre 2023.

Le rapporteur,

I. FRAPOLLI

Le président,

C. VIAL-PAILLER

Le greffier,

G. MORAND

La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N° 2106094

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions