mercredi 4 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2106190 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL BAUDELET & PINET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 16 septembre 2021, 15 mars 2022 et 16 février 2024, M. B A, représenté par Me Pinet, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 30 juillet 2021 du ministre de l'intérieur portant tableau d'avancement au grade de major de police au titre de l'année 2021 ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur d'établir un nouveau tableau d'avancement pour l'année 2021 et de procéder à la reconstitution de sa carrière à compter du 1er janvier 2021 dans un délai de deux mois à compter du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la commune de l'Etat une somme de 2 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que l'arrêté du 30 juillet 2021 :
- est entaché d'une erreur manifeste dans l'appréciation des mérites dès lors que deux promus affectés dans la Drôme présentaient des états de service moins bons que les siens et une ancienneté dans le grade de brigadier-major inférieure à la sienne ;
- le principe d'égalité de traitement entre fonctionnaires a été méconnu.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 décembre 2023, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- le tribunal administratif de Grenoble est territorialement incompétent ;
- la requête est irrecevable ;
- aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'État ;
- le décret n°95-654 du 9 mai 1995 fixant les dispositions communes applicables aux fonctionnaires actifs des services de la police nationale ;
- le décret n°2004-1439 du 23 décembre 2004 portant statut particulier du corps d'encadrement et d'application de la police nationale ;
- le décret n°2010-888 du 28 juillet 2010 relatif aux conditions générales de l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires de l'État ;
- le code de justice administrative.
Par lettre du 19 septembre 2024, le tribunal a informé les parties qu'il était susceptible de relever d'office le moyen tiré ce que les conclusions d'annulation de l'arrêté du 30 juillet 2021 portant tableau d'avancement au grade de major de police au titre de l'année 2021 sont devenues sans objet dès lors que cet arrêté a été annulé par jugement, devenu définitif, du 14 mai 2024 N° 2104424 du tribunal administratif de d'Orléans.
Une réponse à ce moyen d'ordre public a été enregistrée le 24 septembre 2024 pour M. A.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Doulat,
- les conclusions de M. Callot, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, titulaire des cadres de la police nationale depuis le 1er septembre 1997, exerce ses fonctions au grade de brigadier-chef depuis le 1er janvier 2007. Il est affecté au sein de la direction départementale de la sécurité publique de la Drôme depuis le 1er juillet 2019. Le 1er février 2021, M. A s'est porté candidat à l'avancement au grade de major de police au titre de l'année 2021. Le 30 juillet 2021, le ministre de l'intérieur a arrêté le tableau d'avancement au grade de major de police au titre de l'année 2021 sur lequel ne figure pas M. A. Par sa requête, M. A demande l'annulation de l'arrêté du 30 juillet 2021, qu'il soit inscrit sur un nouveau tableau d'avancement au titre de l'année 2021 et que sa carrière soit reconstituée.
Sur les conclusions d'annulation :
2. Par jugement n°2104424 du 14 mai 2024 devenu définitif, le tribunal administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 30 juillet 2021 portant tableau d'avancement au grade de major de police au titre de l'année 2021. Dès lors, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir soulevées en défense, les conclusions de M. A tendant à l'annulation de cet arrêté sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions d'injonction :
3. Il ne ressort pas des pièces du dossier qu'à la date du présent jugement, les nominations prises en application du tableau d'avancement au grade de major de police au titre de l'année 2021 ne soient pas devenues définitives. Dès lors, le présent jugement n'implique pas nécessairement que le ministre de l'intérieur examine à nouveau la candidature de M. A au grade de major de police au titre de l'année 2021. Les conclusions d'injonction de M. A doivent, par suite, être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A tendant à l'annulation de l'arrêté du 30 juillet 2021.
Article 2 : L'Etat versera à M. A une somme de 1500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 10 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Triolet, présidente,
M. Ban, premier conseiller,
M. Doulat, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 décembre 2024.
Le rapporteur,
F. Doulat
La présidente,
A. Triolet
Le greffier,
G. Morand
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2602574
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... comme manifestement irrecevable. La demande, qui visait à obtenir la suspension d'une procédure administrative non identifiée et des mesures liées au contradictoire, était dépourvue de toute précision. Le juge a également relevé que, si la requérante entendait contester une procédure judiciaire en cours devant la cour d'appel de Nîmes, ces conclusions relevaient de l'ordre judiciaire et non de la compétence administrative. La décision a été prise sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2604347
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé suspension de M. A..., ressortissant béninois, contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Concernant l'obligation de quitter le territoire, le juge a jugé les conclusions irrecevables en raison de l'existence d'une procédure spéciale de recours suspensif prévue à l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sur le refus de séjour, la condition d'urgence n'étant pas contestée, le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment le défaut d'examen particulier et la méconnaissance de l'article L. 422-1 du même code, n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2604358
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de rupture de contrat de Mme B... prise par le maire de Léognan. Le juge a relevé que la requérante n'avait pas introduit de requête distincte en annulation, rendant ses conclusions à fin de suspension manifestement irrecevables. Par ailleurs, il a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, l'agent en période d'essai ne bénéficiant pas d'un droit à la poursuite de son contrat et son absence non justifiée à l'entretien préalable ne permettant pas de retenir un préjudice grave et immédiat.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602937
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l’intérieur du 26 mars 2026 informant M. A... de la perte de validité de son permis de conduire. La requête a été jugée irrecevable car M. A... n’avait pas déposé de recours en annulation parallèle, condition prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative. À titre subsidiaire, le juge a estimé que le moyen tiré de ce que les infractions auraient été commises par son fils n’était pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, la réalité des infractions étant établie par le paiement des amendes forfaitaires conformément à l’article L. 223-1 du code de la route.
01/06/2026