jeudi 21 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2106466 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | CABINET URBAN CONSEIL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 septembre 2021, la société Brasserie Esprit XV, représentée par Me Bourillon, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté n° PC 038 053 21 B 1011 du 29 juin 2021 par lequel le maire de la commune de Bourgoin-Jallieu a délivré un permis de construire à la SAS BJ groupe, ainsi que la décision du 8 septembre 2021 rejetant son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Bourgoin-Jallieu une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
* sur la recevabilité de la requête : elle justifie d'un intérêt à agir compte tenu de la convention de sous-location conclue avec l'association club sportif de Bourgoin-Jallieu, dont l'exploitation sera affectée par la construction de la tribune sud du stade ;
* sur le fond :
- la société pétitionnaire ne justifie pas d'un titre l'habilitant à déposer un permis de construire conformément à l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme dès lors qu'aucune convention d'occupation temporaire n'avait été signée avec la commune à la date de délivrance de ce permis ;
- le maire était incompétent pour délivrer l'autorisation compte tenu de son intéressement au projet en application de l'article L. 422-7 du code de l'urbanisme ;
- le dossier de demande de permis de construire était incomplet en application de l'article R. 431-16 du code l'urbanisme, faute de contenir une étude de sécurité publique et le justificatif du dépôt du permis de démolir ;
- le projet méconnaît l'article U2 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que certains des équipements prévus ne revêtent pas tous un caractère " d'intérêt collectif " au sens de cette réglementation ;
- le projet porte atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, et le maire aurait dû ainsi s'y opposer par application de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 décembre 2021, la commune de Bourgoin-Jallieu conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- la société requérante ne justifie pas d'un intérêt pour agir ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Le président du Tribunal a, en application de l'article R. 222-17 du code de justice administrative, désigné Mme Beytout, première conseillère, pour exercer temporairement les fonctions de présidente de la 1ère chambre en cas d'absence de son président.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de Mme Paillet-Augey, rapporteure publique,
- et les observations de Me Manzoni, avocate de la société Brasserie Esprit XV.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté n° PC 038 053 21 B1011 du 29 juin 2021, le maire de la commune de Bourgoin-Jallieu a délivré à la SAS BJ Groupe un permis de construire portant sur la reconstruction de la tribune sud du stade communal " Pierre Rajon ". Par la présente requête, la société Brasserie Esprit XV demande l'annulation de cet arrêté, ainsi que de la décision du 8 septembre 2021 par laquelle le maire a rejeté son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la qualité du pétitionnaire :
2. Aux termes de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme : " Les demandes de permis de construire, d'aménager ou de démolir et les déclarations préalables sont adressées par pli recommandé avec demande d'avis de réception ou déposées à la mairie de la commune dans laquelle les travaux sont envisagés : / a) Soit par le ou les propriétaires du ou des terrains, leur mandataire ou par une ou plusieurs personnes attestant être autorisées par eux à exécuter les travaux () ". Et aux termes de l'article R. 431-13 du code de l'urbanisme : " Lorsque le projet de construction porte sur une dépendance du domaine public, le dossier joint à la demande de permis de construire comporte une pièce exprimant l'accord du gestionnaire du domaine pour engager la procédure d'autorisation d'occupation temporaire du domaine public ". Il résulte de ces dispositions que les demandes d'autorisation d'urbanisme doivent seulement comporter l'attestation du pétitionnaire qu'il remplit les conditions définies à l'article R. 423-1 cité ci-dessus. Les autorisations d'utilisation du sol, qui ont pour seul objet de s'assurer de la conformité des travaux qu'elles autorisent avec la législation et la réglementation d'urbanisme, étant accordées sous réserve du droit des tiers, il n'appartient pas à l'autorité compétente de vérifier, dans le cadre de l'instruction d'une demande de permis, la validité de l'attestation établie par le demandeur. Toutefois, lorsque l'autorité saisie de la demande vient à disposer au moment où elle statue, sans avoir à procéder à une instruction lui permettant de les recueillir, d'informations de nature à établir le caractère frauduleux de cette attestation ou faisant apparaître, sans que cela puisse donner lieu à une contestation sérieuse, que le pétitionnaire ne dispose, contrairement à ce qu'implique l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme, d'aucun droit à la déposer, il lui revient de refuser pour ce motif le permis sollicité.
3. Il ressort des pièces du dossier que la demande de permis de construire présentée par la SAS BJ Groupe le 9 février 2021 comprenait une attestation du maire de la commune, datée du 3 février 2021, laquelle autorisait la société pétitionnaire à déposer un permis de construire visant à la " requalification du stade Pierre Rajon à Bourgoin-Jallieu - reconstruction de la tribune sud sur la parcelle AK 411 ". Par une délibération du 18 mars 2021, le conseil municipal de Bourgoin-Jallieu a approuvé le projet de convention d'occupation temporaire du domaine public à accorder à la SAS BJ Groupe pour l'exploitation de la tribune sud une fois celle-ci reconstruite, laquelle convention a été conclue le 6 avril 2021, antérieurement à la délivrance du permis de construire contesté. Dans ces conditions, la société Brasserie Esprit XV n'est pas fondée à soutenir que la SAS BJ Groupe ne justifiait pas de sa qualité pour présenter la demande de permis de construire en application des articles R. 423-1 et R. 431-13 du code de l'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme doit être écarté.
En ce qui concerne la compétence du maire :
4. Aux termes de l'article L. 422-7 du code de l'urbanisme : " Si le maire ou le président de l'établissement public de coopération intercommunale est intéressé au projet faisant l'objet de la demande de permis ou de la déclaration préalable, soit en son nom personnel, soit comme mandataire, le conseil municipal de la commune ou l'organe délibérant de l'établissement public désigne un autre de ses membres pour prendre la décision ". Si le maire est, en vertu des dispositions précitées de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme, compétent pour délivrer une autorisation d'urbanisme, une telle autorisation peut également être compétemment délivrée, réserve faite des délégations accordées dans les conditions prévues par le code général des collectivités territoriales ou de l'application des règles de suppléance, par un membre du conseil municipal légalement désigné par celui-ci en application de l'article L. 422-7 du même code, au motif que le maire peut être légitimement regardé comme intéressé au projet devant faire l'objet de l'autorisation.
5. Il ressort des pièces du dossier qu'en se bornant à soutenir que le maire s'était déclaré favorable au projet de reconstruction de la tribune sud du stade municipal par la société BJ Groupe, et que la commune de Bourgoin-Jallieu y trouvait un intérêt, notamment financier, à travers l'exploitation de son domaine public, la société requérante ne justifie pas que le maire était intéressé au projet au sens des dispositions précitées de l'article L. 422-7 du code de l'urbanisme. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne la complétude du dossier de demande de permis de construire :
6. En premier lieu, aux termes de de l'article R. 114-1 du code de l'urbanisme, dans sa version applicable à la décision en litige : " Sont soumis à l'étude de sécurité publique prévue à l'article L. 114-1 : 1° Lorsqu'elle est située dans une agglomération de plus de 100 000 habitants au sens du recensement général de la population : a) L'opération d'aménagement qui, en une ou plusieurs phases, a pour effet de créer une surface de plancher supérieure à 70 000 mètres carrés ; b) La création d'un établissement recevant du public de première ou de deuxième catégorie au sens de l'article R. 123-19 du code de la construction et de l'habitation ainsi que les travaux et aménagements soumis à permis de construire exécutés sur un établissement recevant du public existant de première ou de deuxième catégorie ayant pour effet soit d'augmenter de plus de 10 % l'emprise au sol, soit de modifier les accès sur la voie publique.
Les dispositions ci-dessus s'appliquent également aux établissements d'enseignement du second degré de troisième catégorie ; c) L'opération de construction ayant pour effet de créer une surface de plancher supérieure ou égale à 70 000 mètres carrés () ".
7. Il ressort des éléments produits en défense, et non utilement contredits, que l'unité urbaine de l'agglomération de Bourgoin-Jallieu, telle que déterminée sur la base des résultats du dernier recensement de la population établis par l'INSEE, comprenait moins de 100 000 habitants à la date de l'autorisation en litige. Par suite, la réalisation d'une étude de sécurité publique n'était pas exigible en l'espèce et le moyen tiré du caractère incomplet du dossier de demande doit, sur ce point, être écarté.
8. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 431-21 du code de l'urbanisme : " Lorsque les travaux projetés nécessitent la démolition de bâtiments soumis au régime du permis de démolir, la demande de permis de construire ou d'aménager doit : / a) Soit être accompagnée de la justification du dépôt de la demande de permis de démolir ; / b) Soit porter à la fois sur la démolition et sur la construction ou l'aménagement ".
9. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
10. Si en l'espèce la demande de permis de construire inventoriait une pièce " PC 26 - Justificatif de dépôt d'une demande de permis de démolir ", ce justificatif n'a toutefois pas été joint au dossier de demande de permis de construire déposé le 9 février 2021, ni par ailleurs lors du dépôt de pièces complémentaires le 23 avril 2021. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la SAS BJ Groupe a obtenu le 19 mars 2021 du maire Bourgoin-Jallieu le permis de démolir la tribune " sud " sur le terrain d'assiette du projet, soit antérieurement à la délivrance le 29 juin 2021 du permis de construire en litige. Dans ces conditions, l'absence du document spécifique prévu par l'article R. 431-21 du code de l'urbanisme n'a pas été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative. Par suite, le moyen tiré du caractère incomplet du dossier de demande sur ce point doit également être écarté.
En ce qui concerne la méconnaissance de l'article U2 du règlement du plan local d'urbanisme :
11. Aux termes de l'article R. 151-29 du code de l'urbanisme : " Les définitions et le contenu des sous-destinations mentionnées à l'article R. 151-28 sont précisées par arrêté du ministre chargé de l'urbanisme. Les locaux accessoires sont réputés avoir la même destination et sous-destination que le local principal ". Et aux termes de l'article U 2 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Bourgoin-Jallieu : " Sont admises sous conditions : () 8. Dans le secteur Ue, seuls sont autorisés les équipements et services publics ou d'intérêt collectif, y compris leurs constructions et installations d'accompagnement ".
12. La société requérante soutient que le permis litigieux accordé autorise des équipements divers qui ne revêtent pas tous un caractère d'intérêt collectif au sens de ces prescriptions. Il ressort toutefois des pièces du dossier que les activités de " réunion, formation, réception ou séminaire " sont prévues dans les nouveaux salons et loges de la tribune sud du stade communal, lesquels constituent des locaux accessoires de ce stade et sont ainsi réputés avoir la même destination que le local principal en application des dispositions précitées de l'article R. 151-29 du code de l'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article U 2 du règlement du plan local d'urbanisme doit être écarté.
En ce qui concerne la méconnaissance de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme :
13. Aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. " Et aux termes de l'article U 11 du plan local d'urbanisme : " La construction par son aspect général ou certains détails architecturaux devra respecter la typologie et le style de la région, ainsi que l'orientation générale des bâtiments existants alentour. Le projet dans son ensemble devra s'intégrer au tissu urbain dans lequel il s'inscrit, ou s'inscrira dans le cas d'une opération plus large de renouvellement ".
14. D'une part, les dispositions de l'article U 11 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Bourgoin-Jallieu ont le même objet que celles de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, et posent des exigences qui ne sont pas moindres que celles résultant de cet article du code de l'urbanisme. Dès lors, c'est par rapport aux dispositions du règlement du plan local d'urbanisme que doit être appréciée la légalité de l'autorisation d'urbanisme contestée.
15. D'autre part, il résulte de ces dispositions que, si les constructions projetées portent atteinte aux paysages naturels avoisinants, l'autorité administrative compétente peut refuser de délivrer le permis de construire sollicité ou l'assortir de prescriptions spéciales. Pour rechercher l'existence d'une atteinte à un paysage naturel de nature à fonder le refus de permis de construire ou les prescriptions spéciales accompagnant la délivrance de ce permis, il lui appartient d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site naturel sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site.
16. En l'espèce, la société requérante fait valoir que le projet de construction, qui prévoit le rehaussement de la tribune à reconstruire, laquelle comportera désormais trois étages la faisant dépasser les autres tribunes du stade, sera réalisé à proximité immédiate de l'entrée du stade qui constitue un bâtiment à protéger défini par le plan local d'urbanisme. Elle fait valoir en outre que ces travaux, par leurs caractéristiques, ne pourront s'intégrer dans leur environnement patrimonial. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le permis de construire litigieux autorise la reconstruction de la tribune sud du stade communal, sur l'ancienne emprise, et selon des volumes comparables aux autres tribunes de l'équipement sportif, et, par son aspect, ne porte ainsi pas atteinte à la protection dont bénéficie l'entrée de ce stade. Par suite, ce moyen doit être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, les conclusions en annulation présentées par la société Brasserie Esprit XV doivent être rejetées.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
18. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. "
19. Ces dispositions font obstacle à ce que la commune de Bourgoin-Jallieu, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, soit condamnée à verser une somme quelconque à la société Brasserie Esprit XV.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société Brasserie Esprit XV est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société Brasserie Esprit XV, à la commune de Bourgoin-Jallieu et à la SAS BJ Groupe.
Délibéré après l'audience du 7 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Beytout, première conseillère faisant fonction de présidente,
Mme A et Mme B, premières conseillères.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 novembre 2024.
La rapporteure,
F. B
La première conseillère faisant fonction de présidente,
E. BEYTOUT
La greffière,
A. ZANON
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026