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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2106904

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2106904

vendredi 5 août 2022

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2106904
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantHUARD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 15 octobre 2021, M. A, représenté par Me Huard, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision verbale du 16 septembre 2021 refusant d'enregistrer son dossier de demande de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui fixer un rendez-vous en préfecture dans un délai de 8 jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, d'enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé avec autorisation de travail ;

4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 mars 2022, le préfet de l'Isère conclut au non-lieu à statuer.

Par une ordonnance du 15 novembre 2021, le juge des référés a suspendu l'exécution de la décision en date du 16 septembre 2021 par laquelle le préfet de l'Isère a refusé d'enregistrer le dossier de demande de titre de séjour de M. A.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux (), le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux () et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. Il résulte de l'instruction que, postérieurement à l'enregistrement de la requête, le dossier de demande de titre de séjour de M. A a été enregistré et, au surplus, une carte de résident valable du 28/01/2022 au 27/01/2032 lui a été accordée. Par suite, les conclusions de la requête tendant à l'annulation de la décision verbale du préfet de l'Isère refusant d'enregistrer sa demande de titre de séjour, de même que ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte, de lui fixer un rendez-vous en préfecture, d'enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé avec autorisation de travail, sont devenues sans objet. Dès lors, il n'y pas lieu d'y statuer.

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le paiement d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

ORDONNE :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A à fin d'annulation et d'injonction.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à Me Huard et au préfet de l'Isère.

Fait à Grenoble le 3 août 2022.

Le président de la 6ème Chambre,

C.Vial-Pailler

La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2106904

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