jeudi 20 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2106971 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SELARL PAMLAW - AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 15 octobre 2021 et 15 février 2023, la société On Tower France (OTF) et la société Free Mobile, représentées par Me Martin, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 22 septembre 2021 par lequel le maire de la commune de Grenoble s'est opposé aux travaux déclarés par la société OTF le 30 août 2021 en vue du remplacement de deux antennes existantes sur un mât commun par deux nouvelles antennes et la pose d'équipements techniques devant servir au déploiement du réseau 5G sur le toit terrasse d'un bâtiment situé 13 rue Ampère à Grenoble ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Grenoble de délivrer à la société OTF une décision de non-opposition dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Grenoble une somme de 5 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- l'arrêté a été pris par une autorité incompétente ;
-le maire a, de façon incompétente, fondé sa décision sur les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ;
- le maire a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article R.111-2 du code de l'urbanisme en s'opposant au projet pour des considérations relatives à la salubrité et à la sécurité publique en ce qui concerne les effets des ondes électro-magnétiques dans l'attente des conclusions de l'ANSES ; le projet ne génère aucun risque sanitaire ;
- les dispositions de l'article UC.5.2. du règlement de la zone UB du PLUi ont fait l'objet d'une appréciation erronée car, d'une part, il est prévu que les antennes soient implantées en retrait des façades et, d'autre part, le projet est parfaitement intégré au paysage ;
- la substitution de motifs demandée en défense doit être écartée.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 5 janvier 2022 et 27 juin 2023, la commune de Grenoble, représentée par Me Lahalle, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des sociétés OTF et Free Mobile la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle demande au tribunal de procéder au besoin à une substitution de motifs.
La commune de Grenoble soutient que :
- les moyens soulevés par les sociétés requérantes ne sont pas fondés ;
-la décision peut être fondée sur un nouveau motif : d'une part, l'article 5.2 du règlement de la zone UB du PLUi, qui impose que la moitié au moins de la surface des bâtiments soit végétalisée, ne permet pas de rendre la construction initiale plus conforme à ses dispositions ; d'autre part, l'article 4.6.1 du règlement de la zone UB du PLUi qui pose des règles de hauteur maximale, limitant la hauteur des constructions, ainsi que la hauteur des antennes-relais de téléphonie mobile.
Par ordonnance du 20 novembre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 20 décembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- la loi n°2018-1021 du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique ;
- le code des postes et des communications électroniques ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Paillet-Augey,
- les conclusions de M. Lefevre, rapporteur public,
- et les observations de Me Colas représentant la commune de Grenoble.
Considérant ce qui suit :
1. Le 30 août 2021, la société On Tower France (OTF), ayant pour domaine d'activité la gestion et l'exploitation de réseaux de télécommunications, a déposé une déclaration de travaux en vue du remplacement de deux antennes existantes sur mât commun par deux antennes distinctes et déplacement d'une antenne FH, avec installation d'équipements techniques complémentaires, devant servir au déploiement du réseau 5G sur le toit terrasse d'un bâtiment situé 13 rue Ampère à Grenoble. Par un arrêté du 22 septembre 2021, la commune de Grenoble s'est opposée à cette déclaration préalable de travaux. La société OTF et la société Free mobile, cette dernière ayant signé un contrat de partenariat avec la société OTF afin de déployer son réseau mobile et prévoyant notamment la réalisation d'actes par la société OTF pour son compte, sollicitent l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'insertion du projet dans l'environnement et la position des antennes en retrait des façades :
2. Aux termes de l'article 5.2 du règlement de la zone UB du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de Grenoble Alpes Métropole : " () L'implantation des antennes d'émission ou de réception, de leurs accessoires d'exploitation et de maintenance et de leurs équipements techniques doit être assurée en recherchant la meilleure intégration possible au regard de l'architecture du bâtiment et des vues depuis l'espace public. Lorsqu'ils sont implantés en partie supérieure des bâtiments, ils doivent être situées en retrait des façades ".
3. Le projet de la société OTF prévoit que les équipements de radiotéléphonie mobile seront installés sur la toiture terrasse d'un immeuble du centre-ville de Grenoble qui comporte déjà des installations similaires relevant d'autres opérateurs. L'environnement proche du quartier ne présente pas de caractère remarquable. Les antennes sont intégrées dans des fausses cheminées et sont implantées en retrait des façades. Bien que certaines cheminées soient visibles depuis l'espace public, notamment depuis la rue Ampère qui est une artère passante, l'impact visuel depuis ces espaces de ces équipements est limité. Dès lors, le projet répond à l'exigence de la meilleure intégration possible des équipements dans l'architecture du site compte tenu, par ailleurs, des contraintes techniques s'imposant pour leur bon fonctionnement. Ainsi, les sociétés requérantes sont fondées à soutenir que la commune de Grenoble a entaché sa décision d'opposition à déclaration préalable d'une erreur d'appréciation en se fondant sur les dispositions de l'article 5.2 précité.
En ce qui concerne l'impact du projet sur le voisinage :
4. Aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ".
5. Contrairement à ce que les sociétés soutiennent, le maire est compétent pour appliquer les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme en matière d'antennes-relais de téléphone mobile, sans qu'y fasse obstacle la circonstance qu'il existe une police spéciale en matière de communications électroniques confiés à l'Etat.
6. Toutefois, il ressort des termes de la décision attaquée que la commune a fait application des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme dans l'attente des conclusions de l'agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSE). Or, la commune de Grenoble ne pouvait légalement se fonder sur l'impossibilité en découlant de porter une appréciation sur les risques d'exposition aux champs électromagnétiques du projet, pour s'opposer à la déclaration préalable. Par ailleurs, la commune de Grenoble ne verse au dossier aucune pièce permettant d'établir l'existence de risques sur la santé humaine résultant des effets des champs électromagnétiques provoqués par la pose d'antennes-relais de téléphonie mobile devant servir au déploiement du réseau 5G. Par suite, en l'absence de risque avéré pour la salubrité ou à la sécurité publique, la commune de Grenoble ne pouvait se fonder sur les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme pour s'opposer à la déclaration préalable.
7. Ainsi, aucun des deux motifs précisés dans l'arrêté d'opposition préalable en litige ne pouvait légalement justifier celui-ci.
8. Pour l'application de l'article L. 600-4 du code de l'urbanisme, le moyen tiré du vice d'incompétence présenté à l'appui de leur requête par la société OTF et la société Free mobile n'est pas de nature à fonder l'annulation de l'arrêté qu'elles contestent.
Sur la demande de substitution de motif sollicitée par la commune de Grenoble :
9. L'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative, il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
10. Aux termes du préambule du règlement des zones urbaines mixtes, dont la zone UB fait partie : " Les constructions établies préalablement à l'approbation du PLUi (le 20 décembre 2019) qui ne respectent pas les règles du règlement du PLUi peuvent faire l'objet de transformations, d'extensions ou de changements de destination, à condition que les travaux rendent la construction existante plus conforme aux dispositions réglementaires ou bien qu'ils soient sans effet vis-à-vis de ces dispositions ".
11. En premier lieu, la commune de Grenoble fait valoir que l'article 5.2 du règlement de la zone UB du PLUi, qui impose que la moitié au moins de la surface des bâtiments comprenant un toit terrasse soit végétalisée, peut fonder légalement l'arrêté attaqué, dès lors que le projet ne permet pas de rendre le toit terrasse initial, qui ne comporte aucune végétalisation, plus conforme à ces dispositions. Toutefois, le projet litigieux n'a pas vocation à la construction ou à la modification du toit terrasse, mais seulement à remplacer les antennes-relais existantes par de nouvelles, si bien que les antennes-relais en litige restent sans effet sur la végétalisation du toit terrasse. Par suite, le projet ne méconnaît pas les dispositions de cet article.
12. En second lieu, la commune de Grenoble se prévaut de la méconnaissance de l'article 4.6 du règlement de la zone UB du PLUi, qui dispose que, " La hauteur maximale des constructions est limitée à : 20 m au faîtage ou au sommet du dernier acrotère en cas de toiture terrasse sans dépasser R+5. ". et que " Lorsqu'ils sont installés sur des bâtiments : la hauteur des ouvrages et accessoires de production d'électricité, des antennes relai, des antennes d'émission ou de réception (radios, télévisions, radiotéléphones) et des éoliennes, est limitée à 3,50 m au-dessus de la hauteur atteinte par la construction, avec possibilité éventuelle de dépasser la hauteur maximale. () • Règles alternatives : Des dispositions autres que celles prévues par la règle ci-dessus peuvent être imposées : - Pour les constructions destinées aux équipements d'intérêt général et aux services publics dans la limite de 5 m supplémentaires. ()".
13. Il résulte des dispositions précitées que l'article 4.6 du PLUi de Grenoble, qui limite à 20m maximum la hauteur des constructions en zone UB, limite également à 3m50 la hauteur des antennes relais implantées sur un bâtiment, par rapport à la hauteur maximum atteinte par ledit bâtiment, étant entendu qu'il convient de mesurer la hauteur des antennes implantées sur un toit terrasse non pas par rapport à la terrasse du toit, mais par rapport à l'acrotère. L'ensemble constitué par le bâtiment et l'antenne relais ne peut dépasser 20m de hauteur totale, sauf possibilité éventuelle de dépassement de la hauteur maximale des constructions qui permet d'aller jusqu'à 23m50 de hauteur totale.
14. En l'espèce, le projet porté par la société OTF vise à déposer deux antennes existantes sur un mât commun et à en créer deux nouvelles, distinctes, sur un bâtiment d'une hauteur de 24,25 mètres à l'acrotère. Les précédentes antennes culminaient à une hauteur sommitale de 27,43 mètres par rapport au sol. Les nouvelles antennes, dont la construction est projetée, culmineront à une hauteur sommitale de 27,50 mètres (+ 7 centimètres). Il s'ensuit d'une part, que la hauteur totale du bâtiment excédait déjà la hauteur maximale autorisée par le règlement du PLUi, qui est de 20 mètres et, d'autre part, que la hauteur des nouvelles antennes est plus haute que les anciennes qu'elles viennent remplacer. Par suite, le projet aggrave la non-conformité initiale de la hauteur de la construction posée à l'article UB.4.6 précité du PLUi. Par ailleurs, si le PLUi prévoit, à titre dérogatoire, une possibilité de dépassement de la hauteur maximale des constructions pour les antennes relais, seule l'autorité administrative en charge de l'autorisation d'urbanisme a la faculté d'accorder cette dérogation. Il s'ensuit que les sociétés requérantes, qui n'ont pas fait de demande en ce sens, ne peuvent invoquer, au stade du présent litige, cette possibilité de dépassement prévue par le PLUi. Enfin, la règle alternative prévue par le PLUi, qui permet de porter la hauteur de la construction à 25 mètres pour les constructions destinées aux équipements d'intérêt général et aux services publics, ne s'applique pas aux antennes-relais qui, sont expressément visées par des dispositions spécifiques du PLUi. En tout état de cause, les antennes-relais ne constituent pas des " constructions destinées aux équipements d'intérêt général et aux services publics " au sens de ce texte.
15. Ainsi, le motif tiré du non-respect de l'article UC.4.6 du règlement était de nature à fonder légalement un refus et il ne résulte pas de l'instruction que le maire de Grenoble aurait pris une décision différente s'il s'était fondé sur cet unique motif. Dès lors que les sociétés requérantes n'ont pas été privées d'une garantie procédurale, il y a lieu de faire droit à la substitution de motifs demandée.
16. Il résulte de ce qui précède que la société OTF et la société Free Mobile ne sont pas fondées à demander l'annulation de l'arrêté du 22 septembre 2021. Leurs conclusions à fin d'injonction sous astreinte doivent, par voie de conséquence, être également rejetées.
Sur les frais d'instance :
17. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par la société OTF et la société Free Mobile doivent dès lors être rejetées.
18. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce et en application de ces mêmes dispositions, de mettre à leur charge une somme unique de 1 500 euros qu'elles verseront à la commune de Grenoble au titre de frais non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société OTF et de la société Free Mobile est rejetée.
Article 2 : La société OTF et la société Free Mobile verseront à la commune de Grenoble une somme unique de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société On Tower France en application de l'article R. 751-3 du code de justice administrative et à la commune de Grenoble.
Délibéré après l'audience du 30 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Thierry, président,
Mme Beytout, première conseillère,
Mme Paillet-Augey, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juin 2024.
La rapporteure,
C. PAILLET-AUGEY
Le président,
P. THIERRY La greffière,
A. ZANON
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 21069712
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026