vendredi 29 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2107144 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL ITINERAIRES AVOCATS- CADOZ- LACROIX- REY- VERNE |
Vu la procédure suivante :
I - Par une requête enregistrée le 20 octobre 2021 sous le n°2107144 et un mémoire enregistré le 18 janvier 2022, la société SCCV Mery Champ Berou, représentée par Me Petit, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 10 mai 2021 par lequel le maire de la commune de Mery a refusé de lui délivrer un permis de construire modificatif ainsi que la décision du 25 août 2021 rejetant son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre à la commune de Mery de lui délivrer le permis de construire modificatif sollicité ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Mery une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la compétence de l'auteur de l'acte n'est pas démontrée ;
- le dossier de demande de permis de construire modificatif était complet et les pièces du dossier de permis de construire ne sont pas incohérentes ;
- l'article UC 1.3 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) Grand Lac n'est pas opposable au permis de construire modificatif en litige qui comporte la création de 6 logements sans modification de la surface de plancher initiale ;
- l'article UC 2.1.3 du règlement du PLUi Grand Lac, qui concerne les petits volumes isolés n'est pas opposable au local vélo projeté ;
- le projet ne méconnaît pas l'article UC 2.2.2 du règlement du PLUi Grand Lac ;
- il ne méconnaît pas l'article UC 2.2.4 du règlement du PLUi Grand Lac ;
- il ne méconnaît pas l'article UC 2.3.1 du règlement du PLUi Grand Lac.
Par des mémoires en défense enregistrés le 24 décembre 2021 et le 25 février 2022, la commune de Mery, représentée par Me Lacroix, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la société SCCV Mery Champ Berou au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- aucun des moyens n'est fondé ;
- à titre subsidiaire, il doit être procédé à une substitution de motifs au regard de l'inaccessibilité de plusieurs places de stationnement.
II - Par une requête enregistrée le 1er juillet 2022 sous le n°2204048, la société SCCV Mery Champ Berou, représentée par Me Petit, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 21 février 2022 par lequel le maire de la commune de Mery a refusé de lui délivrer un permis de construire modificatif ainsi que la décision du 8 juin 2022 rejetant son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre à la commune de Mery de lui délivrer le permis de construire modificatif sollicité ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Mery une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la compétence de l'auteur de l'acte n'est pas démontrée ;
- l'article UC 2.1.3 du règlement du PLUi Grand Lac, qui concerne les petits volumes isolés, n'est pas opposable au local vélo projeté ;
- le projet ne méconnaît pas l'article UC 2.2.2 du règlement du PLUI ;
- il ne méconnaît pas l'article UC 2.2.4 du règlement du PLUI ;
- il ne méconnaît pas l'article UC 3.1.2 du règlement du PLUI.
Par un mémoire en défense enregistré le 4 août 2022, la commune de Mery, représentée par Me Lacroix, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la société SCCV Mery Champ Berou au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Naillon,
- les conclusions de Mme C,
- et les observations de Me Buffet, représentant la SCCV Mery Champ Berou, et de Me Plenet, représentant la commune de Mery.
Une note en délibéré présentée pour la société requérante a été enregistrée le 29 octobre 2024 dans chacune des deux requêtes susvisées.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 12 mai 2017, le maire de la commune de Mery a délivré à la SARL Gilles Trignat Résidences un permis de construire un programme immobilier de 39 logements individuels situé route des Briques à Mery. Le 3 janvier 2018, ce permis a été transféré à la SCCV Mery Champ Berou. Par un arrêté du 7 octobre 2020, le maire de la commune a refusé de délivrer un permis de construire modificatif ayant pour objet des " modifications diverses ". Par un arrêté du 10 mai 2021, le maire de la commune a refusé de délivrer la SCCV Mery Champ Berou un permis de construire modificatif ayant pour objet " la régularisation de diverses modifications du programme immobilier ". Le 5 juillet 2021, la SCCV Mery Champ Berou a formé un recours gracieux à l'encontre de l'arrêté du 10 mai 2021, qui a été rejeté par un courrier du 25 août 2021. Par un arrêté du 21 février 2022, le maire de la commune de Mery a refusé de délivrer la SCCV Mery Champ Berou un permis modificatif ayant pour objet des " modifications diverses " du programme immobilier dont la création de 7 logements supplémentaires et d'un local à vélo. Le 4 avril 2022, la SCCV Mery Champ Berou a formé un recours gracieux à l'encontre de l'arrêté du 21 février 2022, qui a été rejeté par un courrier du 8 juin 2022. La SCCV Méry Champ Bérou demande l'annulation des arrêtés du 10 mai 2021 et du 21 février 2022, et des décisions des 25 août 2021 et 8 juin 2022 rejetant ses recours gracieux.
2. Les requêtes n°2107144 et n°2204048 présentent à juger des mêmes questions, ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Une décision rejetant une demande d'autorisation d'urbanisme pour plusieurs motifs ne peut être annulée par le juge de l'excès de pouvoir à raison de son illégalité interne, réserve faite du détournement de pouvoir, que si chacun des motifs qui pourraient suffire à la justifier sont entachés d'illégalité. En outre, en application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, le tribunal administratif saisi doit, lorsqu'il annule une telle décision de refus, se prononcer sur l'ensemble des moyens de la demande qu'il estime susceptibles de fonder cette annulation, qu'ils portent d'ailleurs sur la légalité externe ou sur la légalité interne de la décision. En revanche, lorsqu'il juge que l'un ou certains seulement des motifs de la décision de refus en litige sont de nature à la justifier légalement, le tribunal administratif peut rejeter la demande tendant à son annulation sans être tenu de se prononcer sur les moyens de cette demande qui ne se rapportent pas à la légalité de ces motifs de refus.
En ce qui concerne l'arrêté du 10 mai 2021 et la décision du 25 août 2021 :
4. Par arrêté du 10 mai 2021, le maire de la commune de Mery a refusé de délivrer à la SCCV Mery Champ Berou le permis de construire modificatif sollicité aux motifs de l'incomplétude et l'incohérence du dossier de demande de permis, de la méconnaissance de l'article UC 1.3 du règlement du PLUi Grand Lac relatif à la mixité sociale, de la méconnaissance de l'article UC 2.1.3 du règlement du PLUi relatif à l'implantation des petits volumes isolés concernant le local à vélo projeté, de la méconnaissance de l'article UC 2.2.2 du règlement du PLUi relatif aux toitures concernant le local à vélo projeté, de la méconnaissance de l'article UC 2.2.4 du règlement du PLUi relatif à la performance énergétique et de la méconnaissance de l'article UC 2.3.1 du règlement du PLUi relatif au stationnement des véhicules.
5. En premier lieu, l'arrêté en litige a été signé par M. B A, premier adjoint au maire de la commune de Mery, qui avait reçu, à cette fin, une délégation consentie par arrêté du maire de la commune de Mery du 25 mai 2020, transmis au contrôle de légalité le 2 juin 2020. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte doit être écarté.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article UC 1.3 du PLUi Grand Lac relatif à la mixité sociale, dans sa rédaction applicable à la date de l'arrêté attaqué : " Les dispositions ci-dessous s'appliquent aux opérations de logement () 2. Toute opération significative à l'échelle de la commune doit comprendre un minimum de 20% de logements locatifs sociaux. () 4. Par opération significative, il est compris une opération supérieure à 10 logements sauf pour les communes " Sentinelles jardins " où le nombre de logements doit être supérieur à 20 () ".
7. La commune de Mery est incluse dans le dispositif " Sentinelles jardins ", tel que le rappelle le préambule du PLUi Grand Lac, de sorte qu'une " opération significative " doit s'entendre comme une opération de plus de 20 logements. Le projet en litige, qui augmente le nombre de logements prévus par le permis initial de 39 à 45 logements constitue une opération significative à l'échelle de la commune, qui doit donc comporter 20% de logements sociaux. Dès lors que le projet ne comporte que 7 logements locatifs sociaux sur les 45 logements prévus, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le motif de refus fondé sur l'article UC 1.3 du règlement du PLUi Grand Lac était illégal.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article UC 2.2.2 du PLUi Grand Lac relatif aux toitures, dans sa rédaction applicable à la date de l'arrêté attaqué : " () Sont autorisées : les toitures à pente, il pourra s'agir : () d'une toiture à pan, comportant au moins deux pans et une pente comprise entre 60 et 80%, et des débords de toit de 0.80m minimum (). Les dispositions relatives aux pentes, aux nombres de pans, aux matériaux et aux débords de toit ne s'appliquent pas pour () les petits volumes isolés ". L'annexe 6 du PLUi définit le " petit volume " comme : " élément isolé de toute construction, créé dans l'espace qui est défini dans les trois directions : hauteur du volume, emprise au sol. () " et l'" annexe " comme " une construction secondaire, de dimensions réduites et inférieures à la construction principale, qui apporte un complément aux fonctionnalités de la construction principale. Elle doit être implantée selon un éloignement restreint entre les deux constructions afin de marquer un lien d'usage. Elle peut être accolée ou non à la construction principale avec qui elle entretient un lien fonctionnel, sans disposer d'accès direct depuis la construction principale ".
9. Par sa dimension inférieure à la construction principale, son éloignement restreint et son apport aux fonctionnalités de cette construction principale, le garage à vélo projeté par le permis modificatif en litige constitue une annexe au sens de l'annexe 6 du PLUi de sorte que les dispositions de l'article UC 2.2.2 imposant notamment une toiture à deux pans lui sont applicables. Dès lors que le local vélo projeté comporte une toiture à pan unique, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le motif de refus fondé sur l'article UC 2.2.2 du règlement du PLUi Grand Lac était illégal.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article UC 2.2.4 du PLUi Grand Lac, dans sa rédaction applicable à la date de l'arrêté attaqué : " Les constructions neuves doivent disposer de dispositifs de production d'énergie renouvelables couvrant au moins 32% de la consommation annuelle d'énergie du bâtiment pour ses besoins de chauffage, de ventilation, de rafraîchissement d'air, d'eau chaude sanitaire, d'éclairage et de fonctionnement des appareils auxiliaires, sauf impossibilité technique justifiée par une étude ".
11. La construction autorisée par arrêté du 12 mai 2017 et devenu définitif n'est pas conforme aux dispositions de l'article UC 2.2.4 du PLUi Grand Lac approuvé postérieurement à la délivrance de ce permis. Contrairement à ce que soutient la requérante, le projet en litige porte sur la modification de cette construction dont il n'est pas contesté que celle-ci était en cours d'exécution à la date de la demande du permis de construire modificatif en cause. Ainsi, il porte sur une construction neuve au sens de l'article UC 2.2.4 du PLUi Grand Lac. Par ailleurs, le permis de construire modificatif, qui a notamment pour objet de créer six logements supplémentaires, a un impact sur la consommation d'énergie totale du projet, quand bien même la surface de plancher totale des locaux à usage d'habitation reste inchangée. Dès lors, les travaux projetés, qui ne sont pas étrangers aux dispositions de l'article UC 2.2.4 du PLUi Grand Lac, sont de nature à aggraver la non-conformité de la construction à l'article UC 2.2.4. Par suite, le maire de la commune de Mery était fondé à refuser de délivrer le permis modificatif sollicité au motif de la méconnaissance des dispositions de l'article UC 2.2.4 du PLUi.
12. Il résulte de tout ce qui précède que les motifs de refus fondés sur la méconnaissance des articles UC 1.3, UC 2.2.2 et UC 2.2.4 du règlement du PLUi sont propres à eux seuls à fonder légalement l'arrêté attaqué et le maire de la commune aurait pris la même décision s'il n'avait retenu que ces trois seuls motifs. Par suite, les éventuelles illégalités dont seraient entachés les autres motifs de l'arrêté en litige fondés sur l'incomplétude et l'incohérence du dossier de permis et la méconnaissance des articles UC 2.1.3 et UC. 2.3.1 du PLUi sont sans incidence sur le sens de celui-ci.
13. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il y ait besoin d'examiner la substitution de motifs demandée par la commune de Mery, que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 10 mai 2021 et de la décision du 25 août 2021 de rejet du recours gracieux doivent être rejetées.
En ce qui concerne l'arrêté du 21 février 2022 et la décision du 8 juin 2022 :
14. Par arrêté du 21 février 2022, le maire de la commune de Mery a refusé de délivrer à la SCCV Mery Champ Berou le permis de construire modificatif sollicité en se fondant sur la méconnaissance de l'article UC 2.1.3 du règlement du PLUi Grand Lac relatif à l'implantation des petits volumes isolés concernant le local à vélo projeté, sur la méconnaissance de l'article UC 2.2.2 du règlement du PLUi relatif aux toitures concernant le local à vélo, sur la méconnaissance de l'article UC 2.2.4 du règlement du PLUi relatif à la performance énergétique et sur la méconnaissance de l'article UC 3.1.2 relatif au coefficient de biotope par surface.
15. En premier lieu, l'arrêté en litige a été signé par M. B A, premier adjoint au maire de la commune de Mery, qui avait reçu, à cette fin, une délégation consentie par arrêté du maire de la commune de Mery du 25 mai 2020, transmis au contrôle de légalité le 2 juin 2020. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte doit être écarté.
16. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points 8 et 9, le motif de refus fondé sur la méconnaissance des dispositions de l'article UC 2.2.2 du règlement du PLUi Grand Lac concernant la toiture à pan unique du local vélo, était légal.
17. En troisième lieu, le projet en litige porte sur une construction neuve pour le motif énoncé au point 11 et a notamment pour objet la création de sept logements supplémentaires, engendrant une consommation énergétique supplémentaire. Par suite, pour les mêmes motifs que ceux énoncés des points 10 à 11, le motif de refus fondé sur la méconnaissance des dispositions de l'article UC 2.2.4 du règlement du PLUi Grand Lac était légal.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les motifs de refus fondés sur la méconnaissance des articles UC 2.2.2 et UC 2.2.4 du règlement du PLUi Grand Lac sont propres à eux seuls à fonder légalement l'arrêté attaqué et le maire de la commune aurait pris la même décision s'il n'avait retenu que ces deux seuls motifs. Par suite, les éventuelles illégalités dont seraient entachés les autres motifs de l'arrêté en litige fondés sur la méconnaissance des articles UC 2.1.3 et UC. 3.1.2 du règlement du PLUi sont sans incidence sur le sens de celui-ci.
19. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 21 février 2022 et de la décision du 8 juin 2022 de rejet du recours gracieux doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
20. L'exécution du présent jugement n'impliquant pas de prononcer une mesure d'exécution, les conclusions présentées à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
21. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Mery, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par la société requérante au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la requérante la somme demandée par la commune de Mery au même titre.
D E C I D E :
Article 1er :Les requêtes n°2107144 et 2204048 de la société SCCV Mery Champ Berou sont rejetées.
Article 2 :Les conclusions de la commune de Mery au titre de l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administratives sont rejetées.
Article 3 :Le présent jugement sera notifié à la société SCCV Mery Champ Berou et à la commune de Mery.
Délibéré après l'audience du 29 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Bedelet, présidente,
M. Argentin, premier conseiller,
Mme Naillon, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 novembre 2024.
La rapporteure,
L. Naillon
La présidente,
A. Bedelet
Le greffier,
P. Muller
La République mande et ordonne au préfet de la Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°s 2107144 ; 2204048
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026