lundi 17 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2107246 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | GAILLARD OSTER ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 29 octobre 2021 et le 6 avril 2022, M. E C et Mme F A, ainsi que M. J H et Mme I H, représentés par Me Oster, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 10 août 2020 par lequel le maire de la commune de Contamine-Sarzin a délivré un permis de construire à M. K pour la construction de quatre logements pour une surface de plancher créée de 344 m2, sur un terrain situé route de Villard, cadastré section A n° 2071, ensemble la décision de rejet de leur recours gracieux du 6 septembre 2021 ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Contamine-Sarzin et de M. K une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- le dossier de demande de permis de construire est incomplet en méconnaissance des articles R. 431-8, R. 431-9 et R. 431-24 du code de l'urbanisme ;
- la prescription du certificat d'urbanisme relative à l'assainissement n'est pas respectée ;
- le maire a commis une erreur manifeste d'appréciation en n'opposant pas un sursis à statuer, alors que d'une part l'avancement du projet de PLUi était suffisant pour ce faire et classait le terrain en zone agricole et que, d'autre part, le certificat d'urbanisme du 3 juin 2019 n'a pu " cristalliser " les droits à construire ;
- la loi montagne est méconnue en ce qui concerne la protection des terres agricoles ;
- l'arrêté méconnaît les articles R. 111-2, R. 111-9, R. 111-13 du code de l'urbanisme en raison de l'insuffisance du réseau d'eau potable et des risques pour la défense incendie ;
- l'arrêté méconnaît l'article R. 111-8 du règlement national d'urbanisme du fait de l'installation d'un réseau d'assainissement non collectif ;
- l'arrêté méconnaît l'article R. 111-25 du règlement national d'urbanisme du fait d'un nombre de places de stationnement insuffisant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 février 2022, la commune de Contamine-Sarzin, représentée par Me Planchet, conclut au rejet de la requête et que soit mise à la charge solidaire des requérants la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 9 décembre 2021 et le 26 avril 2022 (non communiqué), M. D K, représenté par Me Baltazard, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants la somme de 3 600 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- le recours est tardif ;
- les requérants n'ont pas d'intérêt pour agir ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
-le rapport de Mme G ;
-les conclusions de Mme B ;
-et les observations de Me Oster, représentant les requérants et de Me Planchet, représentant la commune de Contamine-Sarzin.
Considérant ce qui suit :
1. Le 3 juin 2019, M. K a obtenu un certificat d'urbanisme opérationnel positif pour la réalisation d'une résidence de quatre appartements sur un terrain cadastré section A n° 2071. Le 9 avril 2020, il a déposé une demande de permis de construire pour la réalisation de ces quatre logements pour une surface de plancher de 344 m2 au hameau de Villard. Par un arrêté du 10 août 2020, le maire de Contamine-Sarzin a délivré le permis de construire sollicité. Les consorts C et H demandent l'annulation de cet arrêté ainsi que de la décision de rejet de leur recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la composition du dossier de demande de permis de construire :
2. En premier lieu, l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme prévoit que le projet architectural comprend un plan de masse des constructions à édifier coté dans les trois dimensions et qui fait apparaître les plantations maintenues, supprimées ou créées. Il ressort de la confrontation du plan de façade Est, du plan de masse et des vues aériennes que les arbres présents sur le terrain d'assiette soit deux arbres fruitiers sont maintenus et que plusieurs arbres seront plantés. Ainsi, le plan de masse est exempt d'insuffisance.
3. En deuxième lieu, la notice du dossier de permis de construire comporte une description de l'état initial du terrain, détaille le projet de construction et justifie les dispositions prises pour assurer une intégration dudit projet dans son environnement bâti et naturel. L'article R. 431-8 ne prévoit pas que la notice doit préciser la destination de la construction. En tout état de cause, il ressort de la rubrique 5.6 du formulaire CERFA que le bâtiment de 4 logements à une destination d'habitation et une sous-destination logement.
4. En troisième lieu, si la notice précise que les réseaux sont situés sur la route desservant le terrain, il ressort du plan de masse que s'agissant de l'assainissement, la construction bénéficiera d'une installation d'assainissement individuel suivant étude du cabinet Nicot jointe. En outre, cet assainissement a fait l'objet d'un avis favorable du SPANC.
5. En quatrième lieu, la parcelle cadastrée section A n° 2071 a une superficie totale de 4 286 m2. Il ressort de la notice que le projet s'implante uniquement sur la partie Nord du projet pour une emprise de 1 750 m2. La circonstance que la rubrique 3 du formulaire Cerfa indique pour la superficie de la parcelle " 1 750 m² (pour partie) " n'a pas été de nature à induire en erreur l'administration ni sur la superficie de cette parcelle ni sur l'emprise du projet de 344 m2 qui est mentionné à la rubrique 5.6 du document Cerfa.
6. En cinquième et dernier lieu, si la notice indique que la construction s'implante au Nord du terrain dans sa partie la plus étroite, il ne ressort pas des pièces du dossier de permis de construire que le projet consiste à détacher du reste du terrain la partie construite. Le permis de construire ne valant pas division, le dossier ne devait pas comporter les pièces exigibles au regard des dispositions de l'article R. 431-24 du code de l'urbanisme.
7. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'insuffisance du dossier de permis de construire doit être écarté dans toutes ses branches.
En ce qui concerne l'absence d'opposition d'un sursis à statuer :
8. En premier lieu, aux termes de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme dans sa rédaction applicable au litige : " Le certificat d'urbanisme, en fonction de la demande présentée :/ a) Indique les dispositions d'urbanisme () applicables à un terrain ;/ () Lorsqu'une demande d'autorisation ou une déclaration préalable est déposée dans le délai de dix-huit mois à compter de la délivrance d'un certificat d'urbanisme, les dispositions d'urbanisme () tels qu'ils existaient à la date du certificat ne peuvent être remis en cause à l'exception des dispositions qui ont pour objet la préservation de la sécurité ou de la salubrité publique. () ".
Aux termes de l'article L. 424-1 du même code, dans sa rédaction applicable au litige : " L'autorité compétente se prononce par arrêté sur la demande de permis ou, en cas d'opposition ou de prescriptions, sur la déclaration préalable. / Il peut être sursis à statuer sur toute demande d'autorisation concernant des travaux, constructions ou installations dans les cas prévus au 6° de l'article L. 102-13 et aux articles L. 153-11 et L. 311-2 du présent code et par l'article L. 331-6 du code de l'environnement ". Aux termes de l'article L. 153-11 dudit code : " L'autorité compétente peut décider de surseoir à statuer, dans les conditions et délai prévus à l'article L. 424-1, sur les demandes d'autorisation concernant des constructions, installations ou opérations qui seraient de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan dès lors qu'a eu lieu le débat sur les orientations générales du projet d'aménagement et de développement durable ".
9. Il résulte de ces dispositions que le certificat d'urbanisme délivré sur le fondement du a) de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme a pour effet de garantir à son titulaire un droit à voir toute demande d'autorisation ou de déclaration préalable déposée dans le délai indiqué examinée au regard des règles d'urbanisme applicables à la date de la délivrance du certificat. Parmi ces règles figure la possibilité, lorsqu'est remplie, à la date de délivrance du certificat, la condition mentionnée à l'article L. 153-11 du même code, d'opposer un sursis à statuer à une déclaration préalable ou à une demande de permis concernant un projet qui serait de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan. L'omission de la mention d'une telle possibilité dans le certificat d'urbanisme ne fait pas obstacle à ce que l'autorité compétente oppose un sursis à statuer à une déclaration préalable ou à une demande de permis ultérieure concernant le terrain objet du certificat d'urbanisme.
10. La demande de permis de construire de M. K a été déposée le 9 avril 2020, soit dans les dix-huit mois suivant la délivrance d'un certificat d'urbanisme le 3 juin 2019 indiquant que toute demande d'autorisation d'urbanisme pourra être soumise à une décision de sursis à statuer en raison de l'élaboration du plan local d'urbanisme intercommunal. Les requérants soutiennent qu'au jour de la délivrance du certificat d'urbanisme, le débat sur les orientations du projet d'aménagement et de développement durables avaient eu lieu et que le projet était de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan. Le permis de construire a été délivré le 10 août 2020 au visa du plan local d'urbanisme du Val des Usses approuvé le 25 février 2020, qui a classé la parcelle cadastrée section A n° 2071 en zone A. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que le projet autorisé, au hameau de Villard consistant en la réalisation d'une construction de 4 logements destinés aux salariés du GAEC d'une surface de 344 m2 implantée uniquement sur la partie Nord du tènement qui jouxte des parcelles construites et est enserré entre deux plus larges zones UH1 était de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan. Par conséquent, le maire de Contamine-Sarzin a pu sans erreur manifeste d'appréciation ne pas opposer un sursis à statuer et délivrer le permis de construire contesté compte tenu du certificat d'urbanisme obtenu le 3 juin 2019 alors même que le plan local d'urbanisme approuvé a classé le terrain d'assiette du projet en zone A.
11. En second lieu, si le terrain d'assiette du projet n'est pas desservi par un réseau d'assainissement collectif, il n'est pas contesté qu'il est éligible à un dispositif d'assainissement individuel comme le confirme d'ailleurs l'avis favorable du SPANC du 14 février 2020. La circonstance que la communauté de communes d'Usses et Rhône a rendu, dans le cadre de l'instruction du certificat d'urbanisme, un avis favorable sous réserves indiquant que le demandeur devra attendre l'arrivée des infrastructures est sans incidence et ne saurait rendre inopposable le certificat d'urbanisme délivré le 3 juin 2019.
En ce qui concerne la protection des terres agricoles :
12. Aux termes de l'article L. 122-10 du code de l'urbanisme : " Les terres nécessaires au maintien et au développement des activités agricoles, pastorales et forestières, en particulier les terres qui se situent dans les fonds de vallée, sont préservées. La nécessité de préserver ces terres s'apprécie au regard de leur rôle et de leur place dans les systèmes d'exploitation locaux. Sont également pris en compte leur situation par rapport au siège de l'exploitation, leur relief, leur pente et leur exposition. "
13. Compte tenu de l'importance relative de l'emprise du terrain d'assiette litigieux de 1 750 m2 par rapport aux surfaces agricoles et naturelles totales de la commune, de sa localisation au sein du hameau du Villard et alors qu'il jouxte des parcelles construites, le permis de construire attaqué n'est pas de nature à porter atteinte au maintien et au développement des activités agricoles, pastorales et forestières locales. Par suite, et alors même que le commissaire-enquête a donné un avis défavorable à l'ouverture à l'urbanisation de cette parcelle dans le cadre de l'enquête publique du plan local d'urbanisme, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 122-10 du code de l'urbanisme doit être écarté.
En ce qui concerne l'insuffisance du réseau d'eau potable et du risque incendie :
14. Il ressort notamment du certificat d'urbanisme que le terrain d'assiette du projet est desservi par le réseau d'eau potable. La circonstance qu'une rupture d'alimentation en eau potable pendant trois jours en août 2020 nécessitant la rotation d'un camion-citerne tout comme un arrêté de restriction des usages de l'eau du 14 juin 2021 postérieur à l'arrêté contesté ne saurait démontrer l'insuffisance du réseau public d'eau potable pour accueillir ce projet de 4 logements ou un quelconque risque pour la sécurité publique. Dès lors, et alors même qu'un permis de construire a été refusé le 17 mars 2021 à proximité du terrain d'assiette au motif que le projet n'était pas desservi par un réseau public de distribution suffisante, les moyens tirés de la méconnaissance des articles R. 111-2, R. 111-9 et R. 111-13 du code de l'urbanisme doivent être écartés.
En ce qui concerne le réseau d'assainissement non collectif :
15. Aux termes de l'article R. 111-8 du code de l'urbanisme : " L'alimentation en eau potable et l'assainissement des eaux domestiques usées, la collecte et l'écoulement des eaux pluviales et de ruissellement ainsi que l'évacuation, l'épuration et le rejet des eaux résiduaires industrielles doivent être assurés dans des conditions conformes aux règlements en vigueur ".
16. D'une part, en l'absence d'un réseau d'assainissement collectif, le permis de construire autorise la réalisation d'une installation d'assainissement non collectif, qui a fait l'objet d'un accord de la part du Service Public d'Assainissement Non Collectif de la communauté de communes d'Usses et Rhône (SPANC). En outre, les requérants ne peuvent se prévaloir des annexes sanitaires au plan local d'urbanisme qui ne sont pas applicables au projet et qui, en tout état de cause, identifient le hameau où se situe le terrain d'assiette du projet comme une zone orange soit des terrains moyennement perméables où l'assainissement non collectif est autorisé.
17. D'autre part, alors que le dossier de demande de permis de construire indique que les réseaux sont situés sur la route desservant le terrain et que les raccordements se feront en souterrain, les requérants n'établissent ni l'insuffisance de ce dispositif ni le caractère irréalisable du raccordement. Dans ces conditions, il n'est pas établi que l'absence du défaut d'avis du gestionnaire du réseau d'eaux pluviales aurait eu une incidence sur le sens de la décision attaquée. La seule circonstance que le SPANC a conditionné son avis favorable à l'installation d'un système d'évacuation des eaux usées à l'accord du gestionnaire du réseau des eaux pluviales n'est pas de nature à entacher d'illégalité le permis de construire contesté.
18. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-8 du code de l'urbanisme doit être écarté dans toutes ses branches.
En ce qui concerne les places de stationnement :
19. Aux termes de l'article R. 111-25 du code de l'urbanisme : " Le permis ou la décision prise sur la déclaration préalable peut imposer la réalisation d'installations propres à assurer le stationnement hors des voies publiques des véhicules correspondant aux caractéristiques du projet./ Il ne peut être exigé la réalisation de plus d'une aire de stationnement par logement lors de la construction de logements locatifs financés avec un prêt aidé par l'Etat. / L'obligation de réaliser des aires de stationnement n'est pas applicable aux travaux de transformation ou d'amélioration de bâtiments affectés à des logements locatifs financés avec un prêt aidé par l'Etat, y compris dans le cas où ces travaux s'accompagnent de la création de surface de plancher, dans la limite d'un plafond de 50 % de la surface de plancher existant avant le commencement des travaux. "
20. Le projet prévoit deux garages et six places de stationnement extérieures pour quatre appartements (2 T2 et 2 T3). En se bornant à indiquer que le plan local d'urbanisme impose la création a minima de 2 places par logement en zone UH correspondant à la zone habitat, les requérants ne démontrent pas l'insuffisance du nombre de places de stationnement au regard de l'article R. 111-25 du code de l'urbanisme, seul texte applicable compte tenu du certificat d'urbanisme délivré. Au surplus, le nouveau plan local d'urbanisme prévoit à minima 2 places de stationnement par logement et le projet prévoit 8 places de stationnement pour 4 logements. Dans ces conditions, les requérants n'établissent pas que l'auteur du permis de construire en litige aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en s'abstenant d'imposer la réalisation d'installations supplémentaires propres à assurer le stationnement des véhicules en dehors des voies publiques.
21. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir opposées en défense, M. C et les autres requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêté du 10 août 2020 par lequel le maire de la commune de Contamine-Sarzin a délivré à M. K un permis de construire, ensemble la décision de rejet de leur recours gracieux.
Sur les frais liés à l'instance :
22. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit à la demande présentée par les requérants au titre des frais qu'ils ont exposés à l'occasion de cette instance.
23. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge des requérants une quelconque somme au titre des frais exposés par la commune de Contamine-Sarzin et M. K et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Le requête de M. C et autres est rejetée.
Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C et à Mme A, en application des dispositions de l'article R. 751-3 du code de justice administrative, à la commune de Contamine-Sarzin et à M. K.
Délibéré après l'audience du 3 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Jourdan, présidente,
Mme Barriol, première conseillère,
Mme Beauverger, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 octobre 2022.
La rapporteure,
E. G
La présidente,
D. JOURDAN La greffière,
C. JASSERAND
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2107246
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026