LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2107290

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2107290

mercredi 15 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2107290
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème Chambre
Avocat requérantSCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... et M. A... qui demandaient l'annulation de la décision de non-opposition à déclaration préalable de travaux délivrée par le maire d'Annecy pour une extension d'habitation. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, estimant que le délai de recours contentieux avait commencé à courir le 1er juillet 2021, date d'affichage du panneau sur le terrain, et s'était achevé le 2 septembre 2021, alors que la requête n'avait été enregistrée que le 2 novembre 2021. Il a considéré que l'absence de mention de la hauteur du projet sur le panneau d'affichage n'empêchait pas les tiers d'apprécier l'importance et la consistance du projet, les autres mentions (surface créée de 8,54 m² et superficie de la parcelle de 246 m²) étant suffisantes. Les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune et 1 500 euros aux défendeurs au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 2 novembre 2021, le 18 janvier 2022 et le 10 juillet 2023, Mme B... et M. A..., représentés par Me Laumet, demandent au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 18 juin 2021 par laquelle le maire de la commune nouvelle d’Annecy n’a pas fait opposition aux travaux préalablement déclarés par M. C... sous le n° DP 074 010 21 00374 ;

2°) de mettre à la charge de la commune nouvelle d'Annecy et de M. C... une somme de 3 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :
- leur requête est recevable dès lors qu’elle n’est pas tardive et qu’ils disposent d’un intérêt pour agir ;
- la décision attaquée méconnaît l’article R. 431-36 du code de l’urbanisme ;
- elle méconnaît l’article 1.1 du règlement du plan local d’urbanisme.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 février 2022, la commune nouvelle d'Annecy, représentée par Me Poncin, conclut au rejet de la requête et à ce qu’il soit mis à la charge des requérants la somme de 2 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- à titre principal, la requête est irrecevable dès lors qu’elle est tardive et que les requérants n’ont pas d’intérêt pour agir ;
- subsidiairement, les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par un mémoire enregistré le 3 mars 2022, M. et Mme C..., représentés par Me Dursent, concluent au rejet de la requête, et à ce qu’il soit mis à la charge des requérants la somme de 4 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :
- à titre principal, la requête est irrecevable dès lors qu’elle est tardive et que les requérants n’ont pas d’intérêt pour agir ;
- subsidiairement, les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Perez,
- les conclusions de Mme Aubert, rapporteure publique,
- et les observations de Me Laumet, représentant les requérants, de Me Lombard, représentant la commune nouvelle d’Annecy et de Me Dursent, représentant M. et Mme C....


Considérant ce qui suit :

Par un arrêté n° DP 074 010 21 00374 du 18 juin 2021, le maire de la commune nouvelle d’Annecy n’a pas fait opposition aux travaux déclarés par M. C... pour l’extension limitée d’une habitation située Route des Creuses sur la commune déléguée de Seynod.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

Aux termes de l’article R. 600-2 du code de l’urbanisme dispose que : « Le délai de recours contentieux à l'encontre d'une décision de non-opposition à une déclaration préalable ou d'un permis de construire, d'aménager ou de démolir court à l'égard des tiers à compter du premier jour d'une période continue de deux mois d'affichage sur le terrain des pièces mentionnées à l'article R. 424-15 ».

En imposant que figurent sur le panneau d’affichage du permis de construire ou de la décision de non-opposition à travaux diverses informations sur les caractéristiques de la construction projetée, les dispositions pertinentes du code de l’urbanisme ont pour objet de permettre aux tiers, à la seule lecture du panneau d’affichage de l’autorisation d’apprécier l’importance et la consistance du projet, le délai de recours contentieux ne commençant à courir qu’à la date d’un affichage complet et régulier. Il s’ensuit que si les mentions prévues par le code de l’urbanisme doivent, en principe, obligatoirement figurer sur le panneau d’affichage, une erreur ou une omission affectant l’une d’entre elles ne conduit à faire obstacle au déclenchement du délai de recours que dans le cas où cette erreur ou cette omission est de nature à empêcher les tiers d’apprécier l’importance et la consistance du projet.

D’une part, il ressort des pièces du dossier, en particulier des photographies et captures d’écran produites, que le panneau a été mis en place le 1er juillet 2021 et a été affiché sur place pendant une période continue de 2 mois. Ce panneau était visible et lisible depuis la voie publique. D’autre part, il est constant que la hauteur du projet n’a pas été mentionnée sur ce panneau, ce qui conduit Mme B... et M. A... à soutenir que le délai de recours contentieux n’a pas pu commencer de courir. Toutefois, il ressort des mentions de l’affichage du permis de construire que la surface créée était indiquée, à savoir 8,54 m², et que la superficie de la parcelle de 246 m² était également indiquée. Ces seules mentions étaient suffisantes, dans les circonstances de l’espèce, pour que les tiers aient pu correctement apprécier l’importance et la consistance du projet. Par suite, le délai de recours contentieux a commencé à courir le 1er juillet 2021 et s’est achevé le 2 septembre 2021. Dans ces conditions, la requête de Mme B... et de M. A..., enregistrée 2 novembre 2021, est tardive et par suite irrecevable.

Sur les frais liés au litige :

Il y lieu de mettre à la charge des requérants, parties perdantes, le versement à la commune nouvelle d’Annecy de la somme de 1 500 euros, et à M. et Mme C... de la somme de 1 500 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


D E C I D E :


Article 1er :
La requête de Mme B... et de M. A... est rejetée.

Article 2 :
Mme B... et M. A... verseront à la commune nouvelle d’Annecy la somme de 1 500 euros et à M. et Mme C... la somme de 1 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 :
Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 4 :
Le présent jugement sera notifié à Mme B... en application des dispositions de l’article R. 751-3 du code de justice administrative, à la commune nouvelle d'Annecy et à M. et Mme C....


Délibéré après l'audience du 30 septembre 2025, à laquelle siégeaient :
- M. Sauveplane, président,
- M. Hamdouch, premier conseiller,
- Mme Perez, première conseillère.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 octobre 2025.


La rapporteure,

T. Perez

Le président,

M. Sauveplane


La greffière,




C. Jasserand


La République mande et ordonne à la préfète de la Haute-Savoie en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.






Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions