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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2107570

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2107570

mardi 18 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2107570
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantALDEGUER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 9 novembre 2021, et 8 septembre 2022, M. C B, représenté par Me Aldeguer, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision du 9 septembre 2021, par laquelle le directeur des ressources humaines du centre hospitalier Pierre Oudot l'a suspendu sans traitement de ses fonctions à compter du 15 septembre 2021 ;

2°) d'enjoindre au centre hospitalier de le rétablir à compter du jugement à intervenir et rétroactivement dans ses fonctions et dans le versement de sa rémunération et notamment de ne procéder à aucune demande de remboursement des salaires perçus durant sa suspension ;

3°) de mettre à la charge du centre hospitalier Pierre Oudot une somme d'un montant de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est entachée d'un vice de procédure en ce qu'il s'agit d'une sanction n'ayant pas fait l'objet d'une procédure contradictoire ;

- elle est entachée d'un vice de procédure en ce que l'employeur ne l'a pas informé des conséquences qu'emporte l'interdiction d'exercer son emploi ainsi que des moyens de régulariser sa situation ;

- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit en ce qu'elle le suspend alors qu'il se trouve en congé de maladie ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en ce que l'administration se serait cru en situation de compétence liée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 31 mai 2022, le centre hospitalier Pierre Oudot, représenté par Me Tissot conclut à l'irrecevabilité de la requête ou, à titre subsidiaire, à son rejet et à la condamnation de M. B à lui verser une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la requête est irrecevable, en l'absence de conclusion à fin d'annulation ;

- la requête est irrecevable, en ce qu'elle méconnaît l'autorité de la chose ordonnée qui s'attache aux décisions du juge des référés ;

- les conclusions à fin d'injonction du requérant sont irrecevables, en ce qu'elles ne sont pas les conséquences nécessaires de l'annulation ;

- aucun des moyens invoqués n'est fondé.

Par ordonnance du 2 septembre 2022 la clôture d'instruction a été fixée au 26 septembre 2022.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- l'ordonnance n°2107563 du 2 décembre 2021 du juge des référés.

Vu :

- la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n°2021-1040 du 5 août 2021 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Vial-Pailler,

- les conclusions de M. Argentin, rapporteur public,

- et les observations de Me Aldeguer, représentant M. B, et de Me Leroy, substituant Me Tissot, représentant le centre hospitalier Pierre Oudot.

Considérant ce qui suit :

1. Par une décision du 9 septembre 2021, notifiée le 11 septembre 2021, le directeur des ressources humaines du centre hospitalier Pierre Oudot a suspendu de ses fonctions sans traitement M. C B, technicien supérieur hospitalier, à compter du 15 septembre 2021, pour défaut de présentation d'un certificat médical de contre-indication, d'un certificat de rétablissement ou d'un certificat de statut vaccinal attestant avoir reçu au moins une dose de vaccin contre la Covid-19. Par ordonnance du 2 décembre 2021, le juge des référés du tribunal a rejeté la demande de suspension pour défaut d'urgence. Par la présente requête M. B demande l'annulation de la décision attaquée.

Sur les fins de non-recevoir opposées en défense s'agissant des conclusions aux fins d'annulation :

2. D'une part, le centre hospitalier soutient qu'en se bornant à demander au tribunal de suspendre l'exécution de la décision attaquée, le requérant formule une demande ne relevant pas de l'office du juge de l'excès de pouvoir. Toutefois, M. B a intitulé son mémoire introductif d'instance en " recours pour excès de pouvoir " contre la décision du 9 septembre 2021. En outre, dans son mémoire en réplique, il conclut expressément à l'annulation de la décision attaquée. Par suite, la fin de non-recevoir du centre hospitalier doit être écartée.

3. D'autre part, le centre hospitalier soutient que M. B n'est pas recevable à contester la décision le suspendant sans rémunération eu égard à l'autorité de la chose jugée résultant de l'ordonnance du juge des référés du tribunal administratif du 2 décembre 2021, devenue définitive, et qui aurait déjà rejeté les conclusions identiques du demandeur. Toutefois, si les décisions du juge des référés sont exécutoires, elles ne sont pas revêtues de l'autorité de la chose jugée et conservent un caractère provisoire. Par suite, elles ne s'imposent ni au juge qui les a rendues, ni au juge du principal et cette deuxième fin de non-recevoir du centre hospitalier doit être écarté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

4. Aux termes de l'article 12 de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire : " I. - Doivent être vaccinés, sauf contre-indication médicale reconnue, contre la COVID-19 : 1° Les personnes exerçant leur activité dans : a) Les établissements de santé mentionnés à l'article L. 6111-1 du code de la santé publique ainsi que les hôpitaux des armées mentionnés à l'article L. 6147-7 du même code ; () ". L'article 13 de la même loi dispose quant à lui que : " I. - Les personnes mentionnées au I de l'article 12 établissent : 1° Satisfaire à l'obligation de vaccination en présentant le certificat de statut vaccinal prévu au second alinéa du II du même article 12. Par dérogation au premier alinéa du présent 1°, peut être présenté, pour sa durée de validité, le certificat de rétablissement prévu au second alinéa du II de l'article 12. () 2° Ne pas être soumises à cette obligation en présentant un certificat médical de contre-indication () ". Aux termes de l'article 14 de cette loi : " I. () B - A compter du 15 septembre 2021, les personnes mentionnées au I de l'article 12 ne peuvent plus exercer leur activité si elles n'ont pas présenté les documents mentionnés au I de l'article 13 ou, à défaut, le justificatif de l'administration des doses de vaccins requises par le décret mentionné au II de l'article 12. / Par dérogation au premier alinéa du présent B, à compter du 15 septembre 2021 et jusqu'au 15 octobre 2021 inclus, sont autorisées à exercer leur activité les personnes mentionnées au I de l'article 12 qui, dans le cadre d'un schéma vaccinal comprenant plusieurs doses, justifient de l'administration d'au moins une des doses requises par le décret mentionné au II du même article 12, sous réserve de présenter le résultat, pour sa durée de validité, de l'examen de dépistage virologique ne concluant pas à une contamination par la COVID-19 prévu par le même décret. () III. - Lorsque l'employeur constate qu'un agent public ne peut plus exercer son activité en application du I, il l'informe sans délai des conséquences qu'emporte cette interdiction d'exercer sur son emploi ainsi que des moyens de régulariser sa situation. L'agent public qui fait l'objet d'une interdiction d'exercer peut utiliser, avec l'accord de son employeur, des jours de congés payés. A défaut, il est suspendu de ses fonctions ou de son contrat de travail. / La suspension mentionnée au premier alinéa du présent III, qui s'accompagne de l'interruption du versement de la rémunération, prend fin dès que l'agent public remplit les conditions nécessaires à l'exercice de son activité prévues au I (). La dernière phrase du deuxième alinéa du présent III est d'ordre public ". Il résulte de ces dispositions que toute personne soumise à l'obligation vaccinale qu'elles instituent et refusant de s'y conformer se place dans l'impossibilité de poursuivre son activité professionnelle.

5. En premier lieu, la décision attaquée a été signée par M. A D, directeur des ressources humaines du centre hospitalier qui disposait d'une délégation permanente de signature par la décision du 16 septembre 2020, régulièrement publiée dans le recueil des actes administratifs du 11 février 2021. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire doit être écarté.

6. En deuxième lieu, la suspension infligée à M. B n'est pas fondée sur l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983, mais sur l'article 14 de la loi du 5 août 2021. Il s'agit d'une mesure spécifique prise dans l'intérêt du service pour des raisons d'ordre public afin de protéger la santé des personnes. Dès lors, lorsque l'autorité administrative suspend un agent public de ses fonctions ou de son contrat de travail en application des dispositions contestées et interrompt, en conséquence, le versement de sa rémunération, elle ne prononce pas une sanction mais se borne à constater que l'agent ne remplit plus les conditions légales pour exercer son activité. Cette mesure, qui ne révèle aucune intention répressive, ne saurait, dès lors, être regardée comme une sanction. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée n'aurait pas fait l'objet d'une procédure contradictoire est inopérant.

7. En troisième lieu, d'une part il ressort du III de l'article 14 de la loi du 5 août 2021 précédemment cité, lequel a fixé une procédure préalable à l'édiction d'une mesure de suspension, que l'employeur, qui constate que l'agent ne peut plus exercer son activité en application du I du même article, l'informe sans délai, avant de prononcer une telle mesure de suspension, des conséquences qu'emporte cette interdiction d'exercer sur son emploi, ainsi que des moyens de régulariser sa situation et le cas échéant d'utiliser, avec l'accord de son employeur des jours de congés payés. Cette information qui doit intervenir à compter du constat d'impossibilité d'exercer de l'agent, est nécessairement personnelle et préalable à l'édiction de la mesure de suspension.

8. D'autre part, si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie.

9. En l'espèce, il n'est pas établi que M. B aurait reçu une information personnelle et préalable sur les conséquences qu'emporte cette interdiction d'exercer son emploi ainsi que sur les moyens de régulariser sa situation dès lors que le courrier de mise en demeure du 1er septembre 2021 ne mentionne pas les moyens de régulariser la situation de l'intéressé, notamment par la pose de jours de congés payés. Toutefois, il ressort des notes d'information du 26 juillet ainsi que des 13 et 25 août 2021 que le centre hospitalier a informé l'ensemble de ses personnels des conséquences qu'emportait cette interdiction d'exercer sur leur emploi ainsi que des moyens de régulariser leur situation et le cas échéant d'utiliser, avec l'accord de leur employeur des jours de congés payés. M. B ne conteste pas en avoir eu connaissance par ce biais. En outre, ainsi qu'il est dit ci-après, l'intéressé a été placé en congé de maladie. Ce placement lui ouvrait droit au versement de son traitement au même titre que le placement en congé ordinaire. Il rendait ainsi inutile la mobilisation des congés payés par l'agent préalablement à sa suspension alors qu'au surplus, cette mobilisation, à la différence du congé de maladie qui est de droit, est une faculté pour l'agent public, conditionnée à l'accord de l'employeur. Dans ces conditions, ce vice de procédure n'a ni privé l'intéressé d'une garantie, ni exercé d'influence sur la décision de suspension.

10. En quatrième lieu, il résulte des dispositions des articles 12 à 14 de la loi du 5 août 2021, que, dès lors qu'une personne exerce ses fonctions dans un établissement public de santé, elle est soumise à une obligation vaccinale contre la Covid-19. Il résulte également de ces dispositions que le directeur du centre hospitalier peut suspendre un agent qui ne respecterait pas cette obligation vaccinale, sans qu'il puisse se prévaloir être en situation de compétence liée dès lors qu'une telle décision ne résulte pas d'un simple constat mais nécessite, s'agissant de l'obligation vaccinale, non seulement l'identification du cas, parmi ceux énumérés par le I de l'article 13, dans lequel se trouve l'agent, mais également l'examen de la régularité du justificatif produit au regard de ces dispositions et de celles des dispositions réglementaires prises pour leur application. Par suite, il appartient au juge administratif, d'examiner si la décision prise par le directeur des ressources humaines du centre hospitalier Pierre Oudot de suspendre un agent en raison du non-respect de l'obligation vaccinale pesant sur lui n'est pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

11. L'émergence d'un nouveau coronavirus, responsable de la maladie coronavirus 19 ou Covid-19 et particulièrement contagieux, a été qualifiée d'urgence de santé publique de portée internationale par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) le 30 janvier 2020, puis pandémie le 11 mars 2020. En l'état des connaissances disponibles, la vaccination réduit de 95% le risque d'hospitalisation, réduit de plus de 60% le risque d'infection et les risques de circulation du virus sont également réduits lorsqu'une personne est vaccinée. En adoptant pour l'ensemble des professionnels des secteurs sanitaire et médico-social, le principe d'une obligation vaccinale à compter du 15 septembre 2021, le législateur a entendu, dans un contexte de progression de l'épidémie de Covid-19 accompagné de l'émergence de nouveaux variants et compte tenu d'un niveau encore incomplet de la couverture vaccinale, protéger, par l'effet de la moindre transmission du virus par les personnes vaccinées, la santé des patients et notamment des personnes vulnérables (immunodéprimées, âgées), protéger également la santé des professionnels de santé, qui sont particulièrement exposés au risque de contamination compte tenu de leur activité, et diminuer ainsi le risque de saturation des capacités hospitalières. Par ailleurs, l'article 13 de la même loi du 5 août 2021 prévoit que l'obligation de vaccination ne s'applique pas aux personnes qui présentent un certificat médical de contre-indication ainsi que, pendant la durée de sa validité, aux personnes disposant d'un certificat de rétablissement.

12. En l'espèce, le requérant reconnaît ne pas avoir respecté son obligation vaccinale et soutient que le simple respect des gestes barrières pouvait suffire pour lui permettre de poursuivre son activité. Toutefois, il ressort de l'article 12 de la loi du 5 août 2021 que l'intéressé exerce ses fonctions dans un établissement dont le personnel est soumis à l'obligation vaccinale et il ne fait valoir aucune contre-indication médicale l'empêchant d'être vacciné. Par suite, le centre hospitalier n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.

13. En cinquième lieu, il résulte, d'une part, de l'article 41 de la loi n°86-33 du 9 janvier 1986, d'autre part, du I de l'article 12 et du III de l'article 14 de la loi n°2021-1040 du 5 août 2021 que le directeur d'un établissement de santé public peut légalement prendre une mesure de suspension à l'égard d'un agent qui ne satisfait pas à l'obligation vaccinale contre la Covid-19 alors que cet agent est déjà en congé de maladie. Dès lors, M. B n'est pas fondé à soutenir qu'en le suspendant pour le motif d'absence de vaccination, la décision a violé les dispositions statutaires relatives au droit pour tout agent public d'être placé en arrêt maladie et de percevoir son traitement afférent.

14. Toutefois, il résulte des dispositions rappelées au point précédent, que si le directeur d'un établissement de santé publique peut légalement prendre une mesure de suspension à l'égard d'un agent qui ne satisfait pas à l'obligation vaccinale contre la Covid-19 alors que cet agent est déjà en congé de maladie, cette mesure et la suspension de traitement qui lui est associée ne peuvent entrer en vigueur qu'à compter de la date à laquelle prend fin le congé de maladie de l'agent. En l'espèce, par une décision en date du 9 septembre 2021, le directeur des ressources humaines du centre hospitalier Pierre Oudot a suspendu de ses fonctions sans traitement M. B, technicien supérieur hospitalier, à compter du 15 septembre 2021. Cependant, il est constant qu'à cette date, M. B était placé en congé de maladie ordinaire depuis le 10 septembre 2021. Par suite, la décision de suspension du 9 septembre 2021, notifiée le 11 septembre 2021, et qui n'entrait en vigueur que le 15 septembre ne pouvait être effective et devait voir son entrée en vigueur différée au terme du congé de maladie. Dans ces conditions M. B est fondé à soutenir que la décision contestée est entachée d'une erreur de droit.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

15. L'annulation de la décision attaquée, en tant qu'elle prend effet à compter du 15 septembre 2021, implique seulement que la directrice du centre hospitalier Pierre Oudot procède au versement à M. B du traitement auquel il a droit dans le cadre de son arrêt de travail entre le 10 septembre 2021 et la fin de son congé de maladie, assimile la période d'absence du service de l'intéressé à compter de cette même date à une période de travail effectif pour la détermination de la durée de ses congés payés ainsi que pour ses droits acquis au titre de son ancienneté, et prenne en compte cette même période au titre de son avancement. Il n'y a en revanche pas lieu d'enjoindre au centre hospitalier, ainsi qu'il le soutient dans le cadre de sa fin de non-recevoir, de ne pas procéder à une demande de remboursement du traitement au requérant, une telle demande ne découlant pas de l'annulation de la décision attaquée.

Sur les frais d'instance :

16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge du requérant, qui n'est pas la partie perdante, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge du centre hospitalier une somme de 1 200 euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er :La décision du directeur des ressources humaines du centre hospitalier Pierre Oudot est annulée en ce qu'elle entre en vigueur avant le retour de congé de maladie de M. B.

Article 2 :Il est enjoint à la directrice du centre hospitalier Pierre Oudot de procéder au versement du traitement de M. B auquel il a droit dans le cadre de son arrêt de travail entre le 10 septembre 2021 et la fin de son congé de maladie, d'assimiler la période d'absence du service de l'intéressé à compter de cette même date à une période de travail effectif pour la détermination de la durée de ses congés payés ainsi que pour ses droits acquis au titre de son ancienneté, et de prendre en compte cette même période au titre de son avancement.

Article 3 :Le centre hospitalier Pierre Oudot versera à M. B une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 :Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 5 :Le présent jugement sera notifié à M. C B et au centre hospitalier Pierre Oudot.

Délibéré après l'audience du 21 mai 2024, à laquelle siégeaient :

M. Vial-Pailler, président-rapporteur,

Mme Fourcade, première conseillère,

Mme Pollet, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juin 2024.

Le président-rapporteur,

C. VIAL-PAILLER

L'assesseure la plus ancienne, dans l'ordre du tableau

F. FOURCADE

Le greffier,

G. MORAND

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2107570

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